Top 10 des flops de la Draft depuis 2000

David Stern

Après vous avoir présenté le top 20 des plus gros steals de la draft depuis 200 (Partie 1 ici et Partie 2 là), Dunkhebdo vous présente son top 10 des plus gros flops de la draft depuis 2000. Après une constatation simple, nous avons décidé de nous baser uniquement sur le top 5 de chaque draft, sachant que tout les plus grosses déceptions se situent dans cette zone. L’exercice étant moins abrupt que le top 20 des steals, pas besoin cette fois d’une longue explication de la méthode du classement: seulement quelques critères sont importants. Le premier est évidemment la place dans la draft. Enfin, le niveau réel du joueur de ses débuts à aujourd’hui par rapport au niveau attendu est le deuxième critère intéressant. Passons à ce top ten!

10: Shaun Livingston, 4ème pick de la draft 2004 par les Los Angeles Clippers

Stats en carrière en 22,8 minutes par matchs: 6,8 points (46% aux tirs, 20% à trois points), 2,6 rebonds, 3,4 passes.

Lors de la Draft 2004, Shaun Livingston est choisis en 4ème position par les Los Angeles Clippers. Ce grand meneur de jeu apporte peu lors de ses deux premières saisons, au point de décevoir complètement: à peine 6,3 points de moyenne sur les deux saisons. Les Clippers commencent fortement à douter de leur choix mais Livingston met la machine en route lors de sa saison sophomore et apporte 9 points et 5 passes en sortie de banc.  Mais en février 2007, le bide Livingston se confirme: le joueur se blesse contre les Bobcats et le bilan est sévère: il se casse la jambe et se disloque la rotule gauche. Le verdict tombe: il manquera 8 à 12 mois de compétition selon les médecins. Mais la réalité est pire et le joueur sera absent… quasiment 16 mois! Par la suite, Livingston passe par Miami, Memphis, la D-League, et OKC. Sans grand succès. En Novembre 2009, le meneur se fait de nouveau opérer au genou. Il reviendra quelques mois plus tard et continuera sa tournée des équipes: Washington, Charlotte, Milwaukee, Houston (où il ne disputera d’ailleurs aucun match), de nouveau Washington, puis Cleveland, où Shaun réalise une saison correcte pour un joueur de banc. Mais pas pour un top 5 Draft… Maintenant à Brooklyn, Livingston remplit parfaitement son rôle de back up de Deron Williams, mais restera tout de même comme une des plus grosses déceptions de la draft 2004.

Les images d’un matchs de présaison 2013/2014 contre les Sixers où Livingston avait été particulièrement brillant:

9: Shelden Williams, 5ème pick de la draft 2006 par les Atlanta Hawks

Stats en carrière en 15,5 minutes par matchs: 4,5 points (46% aux points, 22% à 3pts), 4,3 rebonds, 0,5 passes.

Shelden était une véritable star universitaire, à tel point que les fans des Blue Devils le surnommait « The Landlord » (le propriétaire) et saluaient ses contres par un « Pay your rent! » (Paye ton loyer) en référence à sa domination dans la raquette. Cet ailier fort de 2m06 et 113 kg avait tout pour s’imposer en NBA. Lors de sa quatrième et dernière année à Duke, Williams valait quasiment 19 points (à 58%) et 11 rebonds! Malgré tout, le cinquième pick de la draft 2006 déçoit lors de sa saison rookie. Il ne rentabilise pas les 19 minutes par matchs que son coach lui offre (seulement 5,5 points et 5,4 rebonds) et disparait petit à petit en bout de banc. Après 36 matchs à Atlanta lors de sa saison sophomore, il est envoyé à Sacramento dans le cadre du transfert de Mike Bibby. Aux Kings, Williams ne relancera pas sa carrière et ne grattera que quelques bouts de matchs pour un apport quasiment négligeable. Après un début de saison dans la continuité de son année sophomore, Shelden Williams est envoyé à Minnesota dans le cadre d’un échange mineur et termine la saison sans réelle évolution. Williams est un homme qui aime voyager et qui est constant dans la performance. En deux ans, il connait trois franchises (Boston, Denver, puis enfin New York) pour des résultats toujours indignes d’un numéro 5 de draft. Il quitte ensuite la NBA pour des expériences en Chine et en France (Chalon-sur-saône). Le lot de consolation pour Williams? Il est marié avec Candace Parker qui est… une star WNBA!

Pour les intéressés, voici un match de Shelden Williams avec Duke lors de la March Madness 2006, contre LSU (Glen Davis y jouait). Williams finit le match avec 23 points, 13 rebonds et 4 contres en y montrant l’étendu de ses qualités:

8) Nikoloz Tskitishvili, 5ème pick de la draft 2002 par les Denver Nuggets

Stats en carrière en 11,3 minutes par matchs: 2,9 points (30% aux shoots, 23% à 3pts), 1,8 rebonds, 0,7 passes.

Nous sommes au début des années 2000 et les équipes NBA n’osent pas tellement drafter des jeunes joueurs européens. Pas Denver! Avec le 5ème choix de la draft 2002, les Nuggets sélectionnent un jeune Géorgien de tout juste 19 ans au nom quasiment inécrivable (faites le test…): Nikoloz Tskitishvili. C’est un énorme pari bien que cette draft soit assez faible (seuls Yao Ming, Carlos Boozer, Amare Stoudemire et Caron Butler sortent du lot). Très tôt professionnel et tout juste champion d’Italie, Nikoloz (appelons le par son prénom) débarque donc en NBA. Soyons honnêtes, « médiocre » est un terme trop gentil pour qualifier ses prestations: lors de son année rookie, l’ailier géorgien joue 16 minutes par matchs pour un rendement ultra faible de 4 points, 2 rebonds et une passe. Nikoloz reste deux saisons et demie à Denver (pour un temps de jeu et un rendement de plus en plus faible) avant d’être transféré à Golden State, où il n’effectue que 12 matchs (16 points, 12 rebonds et 6 passes… au total) puis de faire un petit passage chez les Timberwolves (5 matchs) et enfin d’aller bronzer sous le soleil de l’Arizona, à Phoenix (12 petits matchs à 2,8 points, 1,7 rebonds et 0,3 passes). Tchiki-Tchika poursuit ensuite sa carrière en Europe et reste comme un des plus gros flops de la draft 2002.

Voici quelques Highlights de Nikoloz. Désolé, mais c’est difficile de trouver mieux:

7) Stromile Swift, 2ème pick de la draft 2000 par les Vancouver Grizzlies

Stats en carrières en 20 minutes par matchs: 8,4 points (47% aux tirs, 7% à 3pts), 3,6 rebonds, 0,6 passes.

La darft 2000 a beau ne pas être très fameuse, Stromile Swift a réalisé une carrière indigne d’un second choix de draft. Malgré cela, si saison rookie à Vancouver est assez faible (5 points et 3,6 rebonds), il réalise l’année suivante, à Memphis (la franchie a déménagé entre temps), une bien meilleure saison sophomore: 12 points, 6,3 rebonds et 1,7 contres, ce qui est loin d’être nul pour un deuxième année qui joue 26 minutes par matchs. Malheureusement pour lui, lors des trois saisons qui suivirent, l’intérieur des Grizzlies ne parvient pas à s’améliorer, il stagne et voit logiquement son temps de jeu diminuer. En 2005, Memphis envoie son intérieur à Houston, mais le récupère finalement une saison plus tard. Swift n’aura d’ailleurs pas profité de ce changement d’équipe pour faire décoller sa carrière, l’intérieur, plutôt défensif, continuant sa lente chute statistique. A partir de 2007, Stromile ne joue plus beaucoup et va se perdre successivement à New Jersey et à Phoenix. Il stoppe sa carrière en 2009  après 12 matchs chez les Suns pour des moyennes de 3 points et 2,5 rebonds. Si l’on regarde, le numéro 2 de la draft 1999 (un an avant Swift) est Steve Francis, All Star, et le numéro 2 de la draft 2001 (un an après Swift) est Tyson Chandler, All Star ausi. Stromile Swift n’aura jamais répondu aux attentes placées en lui.

Voici un top 100 de ses dunks et contres, spectacle assuré!

6) Jay Williams,2ème pick de la draft 2002 par les Chicago Bulls

Stats en carrière en 26,1 minutes par matchs: 9,5 points (40% aux shoots et 32% à 3pts), 2,6 rebonds, 4,7 passes.

Dans ce top 10 (ou plutôt « flop 10 ») Jason David Williams est un cas à part. Contrairement à Tchiki Tchika, il n’a pas été ridicule en NBA. Contrairement à Shaun Livingston, il ne s’est pas blessé dans l’exercice de ses fonctions. Il a juste jouer avec sa vie. Commençons par le commencement: celui qui se fait appeler Jay Williams est un très bon meneur lors de ses années en NCAA (à Duke) où il remporte le trophée de rookie de l’année dans l’ACC. En 2001, il mène sa fac jusqu’au titre suprême, celui de champion NCAA, en tournant à presque 26 points par match, et en profite pour recevoir le Naismith Trophy (équivalent au MVP en NBA). A la fin de son cursus, son maillot est même retiré par la légendaire université de Duke. Tout, absolument tout, laissait entrevoir une belle carrière. 2ème choix par les Bulls, Jay Williams dispute même les championnats du monde 2002 sous le maillot des USA. Ses premières performances avec les Bulls sont assez irrégulières mais il réalise de beaux matchs avec notamment un triple double et on se dit qu’il a une jolie marge de progression. Mais le 19 Juin 2003, Jay va faire la plus grosse bêtise de sa vie: il prend une moto, sans casque, et sans licence l’autorisant à conduire  en Illinois (de plus, son contrat stipulait qu’il n’était pas autorisé à conduire une moto). C’est l’accident. Le bilan est très sévère: un nerf de la jambe sectionné, une fracture au bassin, une fracture du tibia, et une rupture des ligaments du genou. Il ne rejouera jamais en NBA malgré une summer league disputée avec les Nets en 2006. Williams n’aura donc évolué qu’une saison dans la grande ligue et laissera derrière lui un énorme sentiment d’inachevé.

Excellent mix sur la carrière de Jay Williams: « Broken Dreams »

5) Adam Morrison, 3ème pick de la draft 2006 par les Charlotte Bobcats

Stats en carrières en 20 minutes par matchs: 7,5 points (37% aux tirs et 33% à 3pts),2,1 rebonds, 1,4 passes.

On a affaire ici à une réelle star universitaire. Lors de la saison 2005/2006, Adam Morrison score 28 points par matchs à plus de 50% aux shoots! Ses performances lui permettent d’être sélectionné en 3ème position de la draft 2006 derrière Andrea Bargnani et LaMarcus Aldridge. Lors de sa première saison en NBA, Morrison ne parvient pas à s’imposer en tant que titulaire dans la médiocre franchise des Bobcats. Titulaire à seulement 23 occasions tout en ayant disputé 78 matchs, il ne score que 12 points par matchs à 37% aux tirs ce qui est indigne d’un troisième choix de draft qui se veut être un scoreur. Car soyons honnête, la principale qualité d’Adam Morrison, celle qui lui a permit d’être pris dans les top picks de la draft 2006, c’est son talent offensif. Talent offensif qu’il n’a jamais montré en NBA. D’autant plus qu’il passe sa deuxième saison NBA sur le banc de touche à cause d’une blessure malheureusement assez commune: rupture des ligaments croisés. Il effectue donc son retour la saison 2008/2009 mais ne pourra jamais relancer sa carrière: seulement 4,5 petits points par matchs et un pourcentage à faire rougir de jalousie le Allen Iverson de la grande époque. Transféré en cours de saison chez les Lakers, il disparaitra petit à petit et stoppera sa carrière de joueur NBA à la fin de la saison 2009/2010. Dans les souvenirs des fans, Morrison restera surtout comme un des plus gros mauvais choix de Michael Jordan à la tête des Bobcats (Jordan a fait pire, vous le découvrirez plus bas).

Ses 37 points en une mi temps avec Gonzaga:

4) Hasheem Thabeet, 2ème pick de la draft 2009 par les Memphis Grizzlies

Stats en carrière en 10,6 minutes par matchs: 2,2 points (à 57% aux tirs), 2,7 rebonds, 0,1 passe.

Au début de la saison 2006/2007, ce géant Tanzanien de 2m21 est recruté par Connecticut, en NCAA. Lors de son année freshman, il dispose de 26 minutes de temps de jeu pour des faibles moyennes de 6 points et 6 rebonds. Il progresse l’année suivante et encore lors de sa troisième et dernière saison NCAA où il vaut 13,5 points (à 64% aux shoots) et 11 rebonds en 31,5 minutes de jeu. Sélectionné en deuxième position de la draft 2009 par Memphis ( Devant James Harden, Tyreke Evans, Ricky Rubio, Stephen Curry, DeMar Derozan, Brandon Jennings, Jrue Holiday, Ty Lawson, et Jeff Teague notamment) Hasheem Thabeet va prouver que oui, la moyenne de points en carrière d’un numéro 2 de draft peut être égale à sa taille en mètres. Lors de sa première saison à Memphis, Thabeet n’arrive à obtenir la confiance de son coach et ne joue que 13 minutes par matchs pour un apport faiblard: 3,1 points, 3,6 rebonds et 1,3 blocks. Il joue de moins en moins et rejoint en cours de saison les Houston Rockets. Là bas, à cheval sur deux saisons, il ne disputera que 7 matchs pour tout juste 1 point et 1 rebond de moyenne. Au cours de la saison 2011/2012, il continue son périple dans la conférence Ouest lorsque Houston l’échange en compagnie de Jonny Flynn contre Marcus Camby, à Portland. Toujours aussi peu prolifique, il quitte l’Oregon et s’engage avec le Thunder d’Oklahoma City lors de l’intersaison 2012. Actuellement encore membre de l’effectif du Thunder, il est toujours aussi peu performant et ne joue que des bouts de matchs, profitant même à peine de l’actuelle absence de Kendrick Perkins. Lorsqu’il arrêtera sa carrière, il restera dans les mémoire scomme un énième joueur sélectionné pour sa taille et qui a déçu par la suite.

3) Darko Milicic, 2ème choix de la draft 2003 par les Detroit Pistons

Stats en carrière en 18 minutes par matchs: 6 points (à 46% aux tirs), 4,2 rebonds, 0,9 passes.

Issu de la fabuleuse draft 2003, Darko Milicic a été choisis en deuxième position derrière LeBron James mais devant des multiples all star comme Dwyane Wade, Carmelo Anthony,  Chris Bosh ou encore David West. Pourquoi ce choix de la part de Detroit? Parce que le pivot Serbe, en plus d’être grand (2m13) et massif, est technique et véloce. Doté d’un grand potentiel, les Pistons ont opté pour Milicic pour assurer leur avenir. Mais ce fut une énorme erreur. Premièrement parce que Larry Brown, leur coach, n’est pas réputé pour donner un grand temps de jeu à ses rookies. Ensuite parce que la raquette des Pistons est très bien fournie avec Ben et Rasheed Wallace. Lors de sa première année, le jeune Darko ne joue que 34 matchs pour des moyennes de 5 minutes, 1,4 points et 1,3 rebonds. Un rendement ultra faible comparé à ses compère du top 5 de la draft. Problème, il ne décolle ni lors de sa saison sophomore, ni lors de la première partie de sa troisième saison où ses statistiques sont toujours aussi basses. Le flop commence à se faire sentir, et les dirigeants des Pistons l’envoie à Orlando. Sous le soleil de Floride, le Serbe reprend un peu des couleurs et signe une saison et demie à environ 8 points et 5 rebonds de moyennes. Les deux saisons suivantes, Darko Milicic jouera pour Memphis mais continuera sa stagnation. Il démarre la saison 2008/2009 avec les Knicks mais ses moyennes sont toujours faibles. Il rejoint Minnesota après 8 matchs. Là bas, il trouve un certain équilibre et signe les meilleures performances de sa carrière (8,8 points et 5,2rebonds). Oui, les meilleures performances de sa carrière. Rappelons qu’il a été sélectionné avant Wade… Il finira sa carrière sur un match avec les Celtics, où ses seules actions seront un rebond, une faute, et deux pertes de balles. Un match dont la nullité n’a d’égal que la déception qui entoure sa carrière.

Son top 10 en carrière:

2) Greg Oden, 1er choix de la draft 2007 par les Portland Blazers

Stats en carrière en 20 minutes par matchs: 8,3 points (à 58% aux shoots), 6,4 rebonds, 0,5 passes.

Greg Oden était un monstre. Était. Actuellement, le pivot culmine à 2m13 et 123kg, mais n’a plus l’impact qu’il pouvait avoir lors de ses jeunes années. Pour sa dernière année au lycée, il pointe à 22 points et 10,5 rebonds par matchs et conduit son équipe à un troisième titre consécutif de champions de l’État d’Indiana (27 points et 26 rebonds en finale!), le tout sans aucune défaite. Oden est élu Mister Basketball dans l’Indiana et obtient une place dans la « McDonald’s All-American Team » qui récompense les meilleurs lycéensLe géant s’en va étudier à Ohio State et jouera donc en NCAA. Il ne restera qu’une saison pour quasiment 16 points, 10 rebonds et 3,5 contres par matchs, mais surtout une domination énorme dans la raquette qui permet à Ohio State d’atteindre la finale du championnat NCAA contre Florida. Lors de cette finale, Oden marque 25 points, prend 12 rebonds et contre 4 tirs mais ce sont les Gators de  Joakim Noah et Al Horford qui s’imposent. Le monstre se présente à la draft 2007 et est sélectionné par les Blazers. Ils ne le savent pas encore, mais après avoir laissé passer Michael Jordan en sélectionnant Sam Bowie quelques décennies plus tôt, ils viennent de refaire une terrible erreur en laissant passer Kevin Durant. Les problèmes commencent déjà pour Greg Oden: lors de la pré-saison 2007/2008, il se blesse (micro fracture au genou) et manque toute la saison. Cette blessure ne le quittera plus: lors de la saison d’après, il marque 9 points et prend 7 rebonds par matchs mais se blesse à de multiples reprises aux genoux et manque 21 matchs. La saison d’après, il n’en joue que… 21, en raison d’une fracture de la rotule gauche contre les Rockets en décembre 2008. Après une opération du ménisque et deux ans de convalescence, le pivot ne rejouera plus pour les Blazers qui le coupent en mars 2012. Un an plus tard, le Heat de Miami tente un gros pari en le faisant signer. Après une petite apparition en pré-saison, il est conservé puis lancé dans le grand bain en début d’année 2014. Au jour d’aujourd’hui, Oden a disputé 20 matchs de saison régulière avec Miami, pour des moyennes de 3 points, 2,3 rebonds, et 0,6 contres en 9 minutes de jeu. Nous ne reverrons jamais le Oden ultra dominateur du lycée et de NCAA. Il restera comme une des plus grandes déceptions de l’histoire du basket, même si ce sont les blessures qui lui ont fait défaut.

Long résumé de la finale NCAA 2007 entre Ohio State et Florida:

1) Kwame Brown, 1er choix de la draft 2001 par les Washington Wizards

Stats en carrière en 22,1 minutes de jeu: 6,6 points (49% aux shoots), 5,5 rebonds, 0,9 passes, 0,6 contres.

Dans l’esprit des jeunes fans NBA, le nom de Kwame Brown rime avec loose. Pourtant, le pivot sélectionné en première position de la draft 2001 par les Wizards n’a pas toujours été mauvais. Au lycée, il évoluait au Glynn Academy High School. Là bas, il a pété tout les records. Les plus impressionnants? Meilleur rebondeur (1235) et contreur (605) lycéen de tout les temps. Il termine aussi deuxième meilleur scoreur lycéen de tout les temps. Comme Greg Oden quelques années plus tard, il est lui aussi nommé dans la McDonald’s All-American Team en 2001. C’est presque logiquement que l’équipe dirigeante des Wizards, Michael Jordan en tête, décide de le sélectionner à la draft. Brown a la pression: c’est le premier lycéen sélectionné en numéro 1 (LeBron James suivra deux ans plus tard). Et il ne résistera pas à cette pression: lors de sa saison rookie, il déçoit énormément en ne prenant que 3,5 rebonds pour 4,5 points marqués. Lors des deux saisons suivantes, Brown semble allez mieux, même si ses performances sont largement en dessous de ce qu’on attend d’un first pick: 7,4 points et 5,3 rebonds lors de sa saison sophomore, puis 10,9 points et 7,4 rebonds l’année suivante. Cette dernière saison est tout de même encourageante et les Wizards lui proposent une prolongation de contrat (30 millions de dollars sur 5 ans) que Brown refuse. Le joueur, en voulant tester le marché, se met à dos les fans de Washington. Sa quatrième saison sera celle du début de la fin: à cause de quelques blessures, il ne dispute que 42 matchs lors desquels il rend une copie très faible: 7 points et 5 rebonds de moyenne. Le pivot jouera encore 8 ans dans la grande ligue. Jamais il ne redécollera et partout où il passera, que ce soit à Los Angeles chez les Lakers, à Memphis, à Charlotte, ou encore à Philadelphie, il laissera un énorme sentiment de gâchis. En tout cas, c’est lui qui remporte notre trophée de pire flop des années 2000.

Un peu d’humour pour finir: le pire de la carrière de Kwame Brown!

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