The French Time #3

Toutes les deux semaines, retrouvez le bilan des performances de nos français.

San Antonio Spurs v Los Angeles Clippers - Game Seven

Parker en forme

13.2pts, 5.0ast et 2.2reb en 27min. Oui, les stats de Tony sont peut être assez basses, les plus faibles de sa carrière depuis son année de rookie. Mais TP est parfaitement en jambes. Dans une franchise comprenant des jeunes stars montantes, des papys prêts à entrer au Hall of Fame et un coach légendaire, Parker est parfait dans son rôle de gestionnaire, créant sans cesse des décalages pour ses coéquipiers. Depuis mi-novembre, il alterne les très bons matchs où il prend le jeu et le scoring à son compte, et des matchs sans importance, avec de larges victoires où il est laissé tranquillement au repos. De plus, il est particulièrement propre dans le jeu, avec notamment le 5e meilleur pourcentage (56.9%) au tir de la NBA, le meilleur joueur extérieur à ce niveau.

Ses 17 pts et 5ast contre Memphis :

Les nombreuses victoires des Spurs sur un score fleuve permettent à son coéquipier Boris Diaw de se montrer. D’ailleurs, après une série de match très moyen (9pts en 5 matchs du 18 au 25/11), notre bon gros Bobo semble enfin retrouver son rythme en sortie de banc et peut tirer son épingle du jeu. Pour en témoigner, sa grosse performance contre Boston avec 16pts, 3reb et 4ast en 25min. Il peut toutefois apporter encore plus à l’équipe cette saison, en tentant plus de tirs à 3pts par exemple.

Son gros match contre Boston :

Les Spurs ont un excellent bilan de 18 victoires pour 4 défaites et à l’image de TP, ils ne forcent pas et semblent déjà attendre la guerre en post-saison.

Les progrès de Noah et Séraphin

Ancien All Star et auparavant très utilisé par les Bulls, Joakim Noah a connu un début de saison très compliqué, commençant sur le banc avec un temps de jeu réduit. Entre inexistence en attaque et un grand manque d’efficacité, on pouvait se demander si à quasi 31ans il n’était pas déjà fini. Mais toujours avec son incroyable énergie, le Raging Bull est enfin sorti de sa boîte pour signer plusieurs prestations convaincantes lors des derniers match (18reb et 6ast contre Charlotte le 13/11, 8pts 11reb et 7ast contre San Antonio le 30/11). Et en prime, comme le dit si bien Jimmy Butler, Jooks a récupérer son « swag ». Euh Jimmy, on en parle de la gestuelle de tir de Joakim ?

Du côté de New York, cela s’arrange pour Kevin Seraphin . Après des premiers matchs passés blessé sur le banc, puis prêt à jouer mais toujours sur le banc, il semble avoir enfin trouver sa place dans la rotation des Knicks. De bonnes stats et un apport en points intéressant dans la second unit, Big K est enfin dans le bon tempo. De plus, il a clairement progressé dans le jeu et collectivement, comme le prouve sa plutôt bonne moyenne de 3.3ast sur le mois de décembre en seulement 18min de jeu.

Batum le métronome

« Jeremy Lin sera notre meilleur recrue », signé Michael Jordan, propriétaire des Charlotte Hornets, l’été dernier. Jeremy Lin depuis le début de saison : 10.4pts, 2.9ast et 2.7reb en 22min.
Nicolas Batum : 17.2pts, 4.5ast et 6.6reb en 35min.
Heureusement, MJ était meilleur joueur qu’il n’est dirigeant. Nicolas lui a montré qu’il était clairement plus qu’une recrue anecdotique pour Charlotte, dont il est probablement le meilleur joueur. Très régulier et avec des stats ultra-complètes, Batman est en grande forme et fait grandement monté sa valeur de futur free agent sur le marché. Capable d’apporter dans tous les domaines du jeu, il sait aussi se montrer clutch et décisif, comme le prouve le dernier QT de son 500e match en carrière face aux Bulls. Restant ainsi sur une bonne période de 7 victoires pour 2 défaites, les Hornets font figure de surprise à l’Est où ils occupent la 5ème place. De quoi probablement disputer les play-offs, et enfin offrir une place de All-Star à Batum ?

Ses 24pts 11reb et 5ast contre les Bulls :

Fournier ralentit

Enchainant les grosses performances chaque soir et très régulier au scoring, Evan Fournier était intenable en ce début de saison. Mais malgré cela, il est en baisse de régime depuis plusieurs matchs. Moins efficace et parfois dans le dur au niveau de l’adresse, cette dégression peut aussi être dû à son coach. Scott Skiles  a en  effet décidé de faire démarrer Victor Oladipo sur le banc, décalant alors Fournier sur le poste 2. Et si ce changement est pour l’instant payant pour le Magic, qui a enchainé une belle série de 5 victoires, il ne l’est pas du tout pour Evan. Moins de temps de jeu, plusieurs matchs médiocres et moins d’exploits qu’auparavant, il doit encore prouver sa capacité à jouer à l’arrière au sein de l’effectif d’Orlando. Il tourne notamment à 12.6 pts en tant que titulaire au poste 2, contre 18.7 en débutant à l’aile.

Lauvergne in, Gobert out

Lauvergne est de retour ! Après un excellent début de saison puis une dizaine de matchs manqués pour une blessure au dos, Joffrey est revenu sur le terrain. Et si ses premiers matchs de reprise ont été poussifs, il  a très vite retrouvé une place dans le 5 profitant de la blessure de Kenneth Faried, et a signé son premier double double en NBA. Une excellente performance qui reste à confirmer, Joffrey souffrant notamment d’un gros déficit d’adresse sur plusieurs matchs depuis son come-back. Mais dans une équipe en reconstruction, il peut crânement jouer sa chance.

Si Lauvergne a pu sortir de l’infirmerie, Rudy Gobert l’a probablement rejointe pour un bon moment. Blessé au genou au cours d’un entrainement (entorse), Rudy est absent pour une durée indéterminée. Si cela lui permettra de se remettre du poster-dunk de Demar DeRozan et du cross de Chris Paul, c’est une très mauvaise nouvelle pour le Jazz, Gobzilla étant la tour centrale de la défense alignant les doubles doubles. Sans lui, Utah est à 1 victoire pour 3 défaites. Avec lui, 8 victoires et 6 défaites. Un véritable coup d’arrêt dans la progression de Rudy et  son envie annoncée de disputer les play-offs.

La stat : 44%

Comme le très mauvais taux de réussite de Mahinmi au lancer franc. Au sein d’une très bonne équipe d’Indiana porté par Paul George, Ian a maintenant une place de titulaire complètement acquise. Et si ses stats (7.8pts et 7.1reb) sont ses meilleurs en carrières et témoigne de sa progression, son manque d’adresse sur la ligne de réparation permet à ses adversaires d’utiliser le Hack-a-Mahinmi. Il n’enchaine pas les briques ou les airballs comme DeAndre Jordan mais cela reste un éternel point faible pour le pivot. Faisant aussi un grand nombre de fautes, son temps de jeu peut s’en retrouver restreint. Et c’est bien dommage vu ce qu’il peut apporter sur le parquet.

Ajinça, l’incompréhension

Peu de joueurs peuvent se plaindre de vivre une situation aussi compliqué qu’Alexis Ajinça. Profitant parfois de blessures ou d’un élan de lucidité de son coach, Alexis a été plusieurs fois aligné dans le 5, signant des matchs plus que corrects et proche du double double. Mais pas de quoi lui assurer du temps de jeu apparemment, puisqu’ il est aussi resté plusieurs matchs cantonné à une place de tourneur de serviette, sur le banc d’une équipe en grande difficulté. Après s’être engagé pour 20 millions sur 4 saisons avec les Pelicans, prouvant l’intérêt que ceux-ci peuvent lui porter, cette saison s’annonce rageante pour Ajinça.