The French Time #1

Après 2 semaines de compétition,  retour sur les performances de nos français.

Charlotte Hornets v Orlando Magic

Fournier, la confirmation

On le sait depuis le début de sa carrière : Evan Fournier a toujours eu un grand talent offensif et est capable de mettre des énormes cartons. Cette saison, au sein de la jeune mais assez faible équipe du Magic d’Orlando, il se devait de prendre un rôle de leader, et il ne s’est pas loupé. Avec 37min de jeu en moyenne (plus gros temps de jeu avec Oladipo) et malgré la concurrence de jeunes joueurs prometteurs à son poste (Hezonja notamment), Scott Skiles a une pleine confiance en lui et lui a donné carte blanche  en attaque.
Résultat : des stats excellentes avec en moyenne 19pts à 47.5% au tir et 38.8% à 3pts, 3.9 rebonds et 2.2 passes décisives , 2 grosses performances d’affilés  : 30 pts (record en carrière) dans la victoire face à New Orleans le 4 novembre et 29 pts face aux Rockets le 5 novembre, ainsi que plusieurs shoots clutchs permettant à Orlando d’avoir un bilan tout juste correct de 3 victoires et 5 défaites.
De quoi faire taire toutes les critiques et connaître une nouvelle popularité outre-Atlantique. Une bonne nouvelle avant un été de free-agent qui l’attend. Et si « More Champagne » (son surnom autoproclamé) continue sur sa lancée, pourquoi ne pas prétendre au titre de MIP ?

Ses 30 pts face aux Pelicans :

 

La stat : 4.0

Comme le nombre de contres par match effectué par Rudy Gobert. Rudy est une véritable tour de contrôle en défense, et se classe pour le moment premier au classement des contreurs et 3eme au classement des rebonds avec 12.7 prises. Grâce à lui, le Jazz est la meilleure défense NBA  avec 85pts encaissés par match à ce jour. Toutefois, Gobert doit progresser en attaque, où sa technique limitée et le manque de passes de la part de ses coéquipiers ne lui permet pas encore d’exprimer son potentiel.

Quand Rudy dit non, c’est non… !

Nicolas Batum, un nouveau rôle difficile à assumer

Le trade de Batum fut l’une des (bonnes?) surprises de l’intersaison. Transféré aux Hornets, Batum a changé de statut et est devenu l’option numéro 1 de l’équipe à l’aile. Mais depuis le début de saison, il peine encore à prouver qu’il a les épaules pour devenir l’un des meilleurs ailiers de la ligue. Des stats très complètes (12.5 pts, 6.8reb, 4.3passes) mais son adresse toujours très irrégulière et souvent défaillante (36.5% au tir et 32.1% à 3pts) l’empêche de scorer plus, malgré un temps de jeu conséquent et des responsabilités offensives. De plus, son équipe est pour l’instant en difficulté (2 victoires pour 4 défaites). Nico doit maintenant s’adapter à son nouvel environnement, et prouver qu’il a le niveau All-Star.

Le chiffre : 541

Si Parker ne force pas en ce bon début de saison de San Antonio et a des stats largement en deçà de son standing, il rentre toujours plus dans la légende de la NBA. Le 2 novembre, les Spurs viennent à bout des Celtics, un match plutôt anodin. Si ce n’est que cette victoire est la 541e du « Big Three » de San Antonio, record absolu. Tim Duncan, Manu Ginobili et Tony Parker dépassent le mythique trio de Boston : Larry Bird, Kevin McHale et Robert Parish. Un exemple de loyauté, de travail et qui récompense aussi l’extraordinaire organisation des Spurs. Le Big Three est en route vers le Hall of Fame, et avec l’aide de ses 2 stars montantes (Leonard et Aldridge),  vers un nouveau titre …?

Les bons débuts de Lauvergne et Mahinmi

Après un bon Euro avec l’équipe de France, et dans une équipe en pleine reconstruction, Joffrey Lauvergne montre qu’il peut être un joueur d’impact en NBA. Avec 10.7pts et 6.3 reb en seulement 20min de jeu sur les 3 premiers matchs, Joffrey ne gaspille rien. Mais une blessure au dos est venu gâcher son excellent début de saison…

Ian Mahinmi peut dire merci à Roy Hibbert. Le départ de ce dernier des Pacers a permis aux français d’être titulaire et de montrer de nouvelles choses. 6.7 pts et 5.6reb en 22min de jeu et plusieurs matchs proche du double-double, il a un vrai rôle pour Indiana, mais il souffre encore trop souvent défensivement…

Enfin, s’il y en a un qui ne force pas en ce début de saison, c’est bien Boris Diaw. Précieux et efficace dans son rôle en sortie de banc aux Spurs, il semble toujours capable de faire la différence à son entrée.

Noah et Séraphin, les déceptions

Depuis son arrivée aux Bulls, Noah a toujours été un joueur d’impact. Défenseur de l’année en 2014, il a ensuite connu une saison tronquée par les blessures et avec un rôle moins important dû à l’arrivée de Pau Gasol. Et Noah débute maintenant cette saison…. sur le banc, en remplaçant de Mirotic. Si c’est pour le bien de l’équipe et pour se servir de sa complémentarité avec Gibson qu’il n’est plus titulaire, son apport s’en retrouve fortement réduit. Très peu adroit (31.8% au tir) et quasi inexistant en attaque, il rentre exclusivement pour apporter de la défense et de l’énergie… mais il joue de moins en moins (20.6min).

Kevin Séraphin est l’une des déceptions de ce début de saison. Dans sa nouvelle équipe (New York) et avec peu de concurrence, il devait briller par ses qualités offensives. Mais après avoir manqué les 3 premiers matchs de la saison, il peine à se faire une place dans l’équipe. En seulement 6min de jeu, il compile seulement 1.5 pts et 1.5reb….

Les Pelicans réalisent un début de saison catastrophique (0-6) mais Ajinça n’a rien à se reprocher… Très efficace dès qu’il est sur le terrain, il reste très peu utilisé par son coach (12.7 min)… A lui de continuer de prouver qu’il mérite plus.

Enfin, Damien Inglis ne rentre pas dans la rotation des Bucks, où il ne peut s’exprimer que dans le garbage time. L’année s’annonce longue pour lui.

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