San Antonio, la longévité par excellence 

La longévité. Voilà le mot qui caractérise le mieux les San Antonio Spurs. Au fil des ans, la franchise Texane ne flanche jamais et le prouve encore une fois cette saison avec leur bilan de 47 victoires pour 16 défaites. Pourtant, rien ne laissait présager qu’ils allaient encore une fois atteindre la première place de la conférence Ouest et même de la NBA. Principalement à cause des blessures : Danny Green, Kawhi Leonard, Tony Parker Manu Ginobili ou encore Thiaggo Splitter n’ont pas été épargné et l’équipe a rarement été au complet cette année.
Alors comment font les Spurs pour parvenir à une telle longévité et ainsi faire partis des meilleures équipes de la NBA ?

Une gestion sur le long-terme

Années après années les Spurs réussissent à se hisser parmi les meilleurs, le tout sans changement important. L’équipe possède un noyau très solide composé de leur coach Gregg Popovich présent depuis 1996, du futur Hall Of Famer Tim Duncan présent depuis 1997 et de Tony Parker et de Manu Ginobili arrivés au début des années 2000. Plusieurs fois aussi, les membres du Big Three ont été cités dans des rumeurs de transfert mais San Antonio a toujours fait confiance en leurs qualités. San Antonio fait aussi fière allure au niveau de la draft. En enchainant les saisons de très haut niveau, le club texan ne possède pas de choix élevés à la draft pour récupérer d’excellents joueurs prometteurs. Ainsi, les dirigeants font un travail formidable depuis des années et San Antonio a bâti son équipe sur d’excellents choix : Parker en 28eme, Ginobili en 45eme ! Mais aussi sur le recrutement de joueurs qui n’y arrivaient pas dans leur ancienne franchise comme Boris Diaw ou même Danny Green. Sans cesse, les Spurs arrivent à se renouveler avec des joueurs auxquels on ne s’attend pas forcément et misent sur le collectif. C’est pourquoi ils sont depuis longtemps une équipe modèle en termes de recrutement. Nous pouvons aussi voir que leur pourcentage de victoires est admirable car depuis 16 ans les Spurs sont les premiers de la ligue.

Un coach sur la durée

Entraîneur de San Antonio depuis la saison 1996-1997, Gregg Popovich est l’un des principaux responsable de la réussite des Spurs. Il a su donner aux Spurs une identité basé sur le collectif. Et oui, ces dernières années Pop’ propose un jeu très offensif, en ne se reposant pas que sur une de ses stars mais sur tout l’étendue de son effectif et c’est ainsi la philosophie de San Antonio. Chaque joueur connait son rôle et c’est comme ça que San Antonio fait la différence. La force c’est le collectif.

Entre autre, Gregg Popovich n’a jamais hésité à donner du repos à ses meilleurs joueurs au cour de la saison régulière et c’est encore le cas cette année avec Tony Parker. Et même s’il a dû payer une amende de 250 000 dollars en décembre 2012, en gâchant l’affiche entre les Spurs et le Heat car il avait demandé à Tony Parker, Tim Duncan, Manu Ginobili et Danny Green de ne pas jouer, Pop’ est persuadé d’employer la bonne méthode. C’est ce qu’il avait expliqué au Boston Globe.

Personne ne veut être taxé de 250 000 dollars, donc ce n’est pas une bonne chose évidemment. Mais ça fait 20 ans que je suis ici, et ça fait 20 ans qu’on ménage nos joueurs. Je pense que ça leur permet de prolonger des carrières. Lorsque vous jouer quatre matchs en cinq nuits, huit matchs en douze nuits et que vos gars deviennent plus vieux, vous faites ce qui est le plus logique.

Un Big Three historique

Depuis l’arrivée de Tim Duncan en 1997, les San Antonio Spurs ont disputé cinq finales, pour quatre titres et n’ont jamais manqué les playoffs. Sans aucun choix de draft parmi les quinze premiers mise à part Kawhi Leonard, échangé contre George Hill en 2011. Depuis longtemps maintenant, San Antonio maintient un grand niveau d’excellence, et ce malgré le temps qui passe. Depuis les arrivées de Tony Parker et Manu Ginobili, au côté de Tim Duncan, les Spurs peuvent se vanter d’avoir conservé son Big Three pendant plus de dix ans. La franchise a beau être méritante, elle est fréquemment qualifiée »’d’ennuyeuse ». Souvent, on pense les San Antonio Spurs au bout du rouleau. Et pourtant, ils sont toujours présents au plus haut niveau. D’ailleurs Gino’ avait plaisanté à ce sujet l’année dernière.

Oui, nous sommes vieux. Ça fait déjà huit ans que nous sommes vieux. Je me souviens qu’en 2007 après notre dernier titre, on disait de nous que nous étions trop vieux. Je pense que c’est vrai, on est vieux. Mais on joue en équipe et chaque année on se bat pour le titre.

Le Big Three va aussi rentrer dans l’histoire. Parker, Ginobili et Duncan vont prochainement devenir le deuxième trio le plus victorieux de l’histoire de la ligue. Pour cela, il leur faut gagner encore deux matches pour ainsi détrôner Kareem Abdul-Jabbar, Magic Johnson et Michael Cooper le trio époustouflant des Lakers

Kawhi Leonard : le futur de la franchise

Drafté par San Antonio en 2011, Kawhi Leonard ne cesse de progresser. Surement l’un des meilleurs défenseurs à son poste de la ligue, il représente le futur des Spurs. Le Big Three connaît ses dernières années ensemble et l’ancien de San Diego est le joueur sur qui reposera la franchise Texane. En réelle progression depuis son arrivée dans la ligue, le numéro 2 fait déjà l’unanimité en faisant en majeur partie le sale boulot. Il défend dur mais peut aussi attaquer le cercle, shooter à mi-distance et claquer des gros dunks. L’ancien de San Diego State a même fait forte impression durant les playoffs en cumulant 13 points et 9 rebonds de moyenne. Lors des finales NBA il a fait encore mieux en cumulant 14,6 points et 11 rebonds de moyenne. De quoi être très optimiste à son sujet, le seul point négatif que nous pouvons constater reste les blessures. La dernière en date : en janvier où il s’est fracturé la main droite et a loupé quatre semaines de compétitions. Si Kawhi parvient à les éviter, il ne fait aucun doute qu’il a tout pour s’imposer et être l’avenir de San Antonio.

Et maintenant ?

En juin dernier, la série de finales NBA victorieuses s’est donc arrêtée à quatre, après avoir commencé en 1999 puis s’être prolongée en 2003, 2005 et 2007. Cette année, San Antonio ne baisse pas de régime. Auteur d’une saison pour le moins remarquable étant donné les nombreuses blessures, il faudra encore compter sur les Spurs en playoffs ! La défaite de la saison dernière a dû laisser un goût amer et ils seront plus que revanchard. La tâche s’annonce tout de même difficile mais pas impossible tellement nous savons que cette équipe peut encore une fois aller en finale. Caractériser l’équipe de  »trop vieille » ne sert désormais plus à rien, nous le savons Pop’ fera tout pour que son effectif arrive au meilleur de sa forme en avril prochain. La tâche s’annonce par contre plus ardu car les équipes de la conférence Ouest sont encore plus renforcées que l’an passé. Actuellement, Oklahoma City mais surtout Houston, Los Angeles Clippers et Portland sont montés en puissance cette année et les playoffs s’annoncent mouvementés.

A la quête d’un cinquième sacre, San Antonio veut marquer une nouvelle fois l’histoire et remporter ce cinquième trophée passé si près l’année dernière.

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