Dunkhebdo NBA Podcast: bilan de la saison (suprises, déceptions, All-NBA, DPOY…)

 

A quelques jours de la fin de la saison régulière, Pierre et Tom reviennent sur les prédictions du début de saison de l’équipe.

A l’est, les deux surprises de la saison sont évidemment les Sixers et les Pacers. Les joueurs de Brett Brown, souvent annoncés comme l’équipe du futur, ont su, dès la première saison de Ben Simmons, s’imposer comme un des meilleures formations de la conférence, filant vers l’avantage du terrain au premier tour. Quant aux Pacers, pressentis pour se mêler à la lutte pour les dernières places de la ligue, ils doivent eux leur succès à l’explosion de Victor Oladipo, comme au changement de philosophie de Nate McMillan dans son coaching. Côté déception, les Pistons et les Hornets, deux équipes unanimement attendus en playoffs, concluent-elles une (nouvelle) saison décevante.

A l’ouest, ce sont les Blazers et le Jazz, l’équipe de Rudy Gobert réalisant une deuxième partie de saison étincelante grâce au surprenant Donovan Mitchell. La déception de cette saison à l’ouest on l’a retrouve du côté des Grizzlies, que personne ne voyait se mêler à la lutte pour le premier choix de draft.

Pour terminer ce bilan de la saison, Tom et Pierre reviennent sur les principaux trophées. Si le couronnement de James Harden comme MVP ne fait pas de doute, le trophée de défenseur de l’année porte lui plus au débat. Au même titre que les All-NBA teams, où la compétition est rude et oblige les membres du Dunkhebdo NBA Podcast à faire des concessions.

Dans l’overtime, le duo répond à deux questions des auditeurs. Une traitant de Steven Adams et de la possible sous-médiatisation du pivot néo-zélandais d’Oklahoma City.  Une seconde s’intéressant à Devin Booker, et son avenir en tant que leader d’une équipe.

Sommaire

Introduction: 39s
Le grand bilan de la saison: 1m55
Overtime: 1h05m26

Le podcast

Dunkhebdo NBA Podcast épisode 23: Preview des trophées individuels 2016/2017

NBA: Preseason-Dallas Mavericks at New Orleans Pelicans

Dans ce dernier épisode de nos previews 2016/2017, Alan, Pierre et Benjamin prédisent les vainqueurs des trophées individuels. Du MVP – où les outsiders ont la côte – au rookie de l’année – ou Buddy Hield s’affirme comme le favori par défaut – en passant par le MIP, tout y passe.

Sommaire:

Introduction: 1m11

Prédiction MVP/Rookie de l’année: 4m46

Reste des trophées: 28m06

Top/Flop (avec des problèmes techniques): 53m44

Bonne écoute du podcast nba DH !

Le 5 Rookie de la saison 2015-2016

Jan 8, 2016; Phoenix, AZ, USA; Miami Heat forward Justise Winslow (20) and Phoenix Suns guard Devin Booker (1) at Talking Stick Resort Arena. The Heat defeated the Suns 103-95. Mandatory Credit: Mark J. Rebilas-USA TODAY Sports

 

Emmanuel Mudiay (Denver Nuggets)

Avant de mettre en avant la saison du meneur congolais, je tiens à me faire l’avocat du diable sur la cas D’Angelo Russell. Certes, le meneur a ses torts sur ses sorties extra-sportives et parfois sur son implication à la mène, mais il y a tellement de choses qui émergent et qui tendent à l’excuser. Déjà pour s’acclimater au monde professionnel, il y a mieux que de faire partie d’une équipe qui n’en est pas une et dans une saison qui se résumait plus à la tournée d’adieux de Kobe. Mais encore pire, quand on a Nick Young, Lou Williams et même Bryant dans son backcourt, il est dur pour un joueur aussi jeune de performer. Parenthèse finie, on peut maintenant s’intéresser au cas Emmanuel Mudiay.

Obligé de s’exiler en Chine l’an passé, il s’affirme comme la pièce centrale du nouveau projet de Denver, une franchise qui compte dans ses rangs de vrais bons jeunes (Nikola Jokic, Gary Harris…). Piètre shooter, son impact est surtout collectif et défensif, une chose de plus en plus rare chez les jeunes meneurs. Il est rapide, vif et incisif offensivement, tandis que son QI basket est en constante évolution, pour le plus grand plaisir de son coach Mike Malone, qui ne tarit déjà pas d’éloges sur son meneur. Depuis le All-Star Game, il affiche des statistiques vraiment bonnes, ce qui montre ses gros progrès, et cela dans tous les compartiments du jeu : il tourne depuis la mi-février à quasiment 15 unités par match, 5 passes et 4 rebonds, tout cela en shootant à 37% à 3pts, alors qu’il ne mettait qu’ un shoot sur quatre derrière la ligne durant la première partie de saison. Le futur s’annonce donc très bien dans le Colorado, et Mudiay n’y est clairement pas étranger.

 

Devin Booker (Phoenix Suns)

Ne vous fiez pas à sa baby face, Devin Booker est un véritable combattant sur un terrain. Sélectionné en 13ème position lors de la dernière Draft, il s’impose comme le meilleur shooter de cette cuvée 2015-2016. Certes, les Suns sont l’une des pires équipes de toute la NBA, mais la saison fut marquée par beaucoup de blessures, et cela très tôt dans la saison : ainsi, les deux meilleurs joueurs, Brandon Knight et Eric Bledsoe ont manqué beaucoup de matchs, T.J. Warren, qui commençait à trouver sa place, est aussi passé sur le billard, bref une saison galère du côté de l’Arizona.

Mais dans ce marasme, Devin Booker a amené un peu de fougue et de baume au cœur aux fans des Suns. Très bon shooter à Kentucky l’an passé, il était bouché dans la rotation au début de saison, mais il a parfaitement profité des absences pour jouer, performer et prétendre dès l’an prochain à être l’une des premières options offensives de sa franchise. Depuis qu’il est titulaire, il tourne à plus de 17pts par match et 40% aux tirs, ce qui est vraiment super pour un jeune arrière de son âge. Défensivement, le natif du Michigan a encore de gros progrès à faire, mais dans son rôle de gachette, il est déjà l’un des meilleurs de la NBA. Si les Suns prennent un poste 3 physique et défenseur tel Jaylen Brown, et s’attachent les services d’un intérieur de qualité, Phoenix pourrait faire de bien meilleures choses l’an prochain.

 

Justise Winslow (Miami Heat)

Le Heat possède cette saison la cinquième meilleure défense de la NBA sur le plan statistique, et ce que l’on peut dire c’est que le rookie Justise Winslow n’y est vraiment pas étranger. Champion NCAA sous les couleurs de Duke, le gaucher s’affirme cette saison dors et déjà comme l’un des tous meilleurs défenseurs de la ligue, preuve en est, à chaque fois que Miami a affronté une équipe possédant un ailier de qualité, et bien Winslow s’en est occupé en défense et a vraiment impressionné. Les DeMar DeRozan, Paul George ou encore Nicolas Batum ont eu toutes les peines du monde face au texan, qui possède tous les attributs nécessaires du défenseur moderne. C’est tout de même le troisième plus jeune joueur de la NBA, et malgré son jeune âge, il a réussi à stopper les meilleurs attaquants de la planète, dont James Harden (le All Star n’avait pas marqué un panier lors de l’affrontement entre les deux équipes quand Winslow était en défense sur lui), qui a été totalement sorti du collectif des Rockets quand le rookie était dans son short. Il est excellent pour se défaire des écrans, pour dissuader le tir grâce à ses longs bras et surtout pour garder son calme et ne pas mordre aux feintes de shoots de ses opposants.

Son « Defensive Rating » de 94.6 le plaçait à la sixième position de toute la ligue fin janvier et même s’ il a reculé dans cette catégorie statistique, son impact reste grandissant. Offensivement, il tourne à 6.4pts et plus de 5rbs, mais sa sélection de shoot et ses pourcentages restent perfectibles, ce qui lui laisse une grosse marge de progression dans les années à venir.

 

Myles Turner (Indiana Pacers)

Vous attendiez Kristaps Porzingis, la tempête médiatique venu de Lettonie et qui a remis du baume au cœur à pas mal de fans des Knicks ? Ou alors vous pensiez voir un Jahlil Okafor, qui a montré de grosses qualités offensives quand il était sur le parquet, à moins que ce soit Nikola Jokic qui vous ait tappé dans l’œil, faisant des choses très intéressantes sur de petits temps de jeu du côté du Colorado et des Nuggets. Certes ces trois joueurs ont fait une saison solide, mais c’est bel et bien Myles Turner, l’intérieur des Pacers qui se retrouve dans ce 5 des joueurs de première année. Deuxième meilleur lycéen du pays à l’aube de la saison NCAA 2014-2015, il avait eu quelques problèmes avec le jeu du championnat universitaire, sortant du banc pour Texas et ne jouant pas beaucoup. Pas mal de spécialistes avaient émis des doutes quant à son niveau avant la Draft : certes très talentueux, on questionnait sa résistance physique, sa dureté et même son implication dans un effectif professionnel. Mais le texan prouve cette saison tout le contraire, étant un des éléments intéressants de cette équipe d’Indiana, une équipe qui va jouer chez les playoffs.

Turner a commencé sur le banc avant de débuter une trentaine de matchs, bref il a rempli plusieurs tâches pour Frank Vogel. Complément intéressant d’un Ian Mahinmi, son influence est d’abord offensive, où le joueur de 20ans possède une panoplie variée : un shoot à mi-distance propre, une capacité à aller vers le cercle, bref le gamin a du basket plein les doigts. Il tourne à un peu plus de 10pts et 5rbs sur l’ensemble de sa saison, mais quand il était titulaire en milieu d’année, il mettait plus de 14pts par match, ce qui est une super marque pour un jeune de ce type. Défensivement, son impact est grandissant, comme l’a prouvé son premier match de postseason face aux Raptors, où il a été le seul à pouvoir répondre à Valanciunas. Larry Bird a donc pris un risque en sélectionnant Turner en juin dernier, un risque qui pourrait s’avérer payant bien plus vite que prévu.

 

Karl-Anthony Towns (Minnesota Timberwolves)

Il n’y a qu’à voir sa performance face aux Warriors pour comprendre que Karl-Anthony Towns est spécial, et qu’il pourrait très vite devenir l’un des tous meilleurs joueurs de la NBA, si ce n’est d’ailleurs pas déjà le cas. Durant plus de 40mins, il a anéanti tous les pick-and-roll des californiens, sortant sur les écrans et allant chasser Steph Curry bien au delà de la ligne à trois points. Leader vocal d’une jeune et talentueuse équipe des T-Wolves, l’intérieur de 20 ans possède une panoplie exceptionnelle en attaque pour un joueur de son âge. On avait déjà entraperçu ses qualités du côté de la NCAA et de Kentucky, mais tout de même, il connaît une progression fulgurante depuis quelques mois. Plus de 18pts par matchs, 10.5rbs et quasiment 2blks, tout cela en shootant à 54% aux tirs et à plus de 80% aux lancers-francs, bref les statistiques parlent d’elles-mêmes et permettent de comprendre le phénomène.

Si on le compare aux intérieurs dominants en NBA aujourd’hui, et bien KAT a réalisé une bien meilleure saison rookie que ces stars, que peuvent être les DeMarcus Cousins (14pts et 6rbs), Anthony Davis (13pts et 8rbs) et autre LaMarcus Aldridge. Offensivement, c’est l’archétype de l’intérieur moderne, capable de s’écarter, excellent à mi-distance et utile sans le ballon. Mais son impact de l’autre côté du terrain n’est pas en reste. Il pointe à la dixième place dans la ligue en terme de contres, mais c’est surtout collectivement qu’il influe, étant le véritable point d’ancrage de cette défense de Minnesota, une défense qui, si elle s’améliore aux ailes pourrait vite devenir l’une des toutes meilleures de la NBA. Statistiquement parlant, il réalise une énorme campagne 2015-2016, mais au-delà des statistiques, l’impression de facilité et d’aisance du natif du New-Jersey laisse pantois.

MIP : les joueurs à suivre pour le reste de la saison

Le titre de MIP est un des titres les plus prestigieux de la NBA et à mon goût c’est une réelle performance de le décrocher. Tout joueur aspire à progresser, à étendre son jeu et surtout l’impact qu’il peut avoir sur son équipe. De grands joueurs ont remporté cette distinction comme Tracy McGrady, Kevin Love, Gilbert Arenas ou plus récemment Paul George ou Jimmy Butler. Ce trophée peut être l’étape de départ du passage de simple joueur à star NBA, et en ce début de saison, certains joueurs se dégagent du lot. Présentation des forces en présence.

 

C.J. McCollum (Portland Trailblazers)

Seul Damian Lillard reste du cinq majeur des Blazers des deux dernières années : LaMarcus Aldrige a rejoint les Spurs, Wes Matthews les Mavs, Robin Lopez a posé ses valises du côté de la Big Apple et Nicolas Batum a été envoyé à Charlotte. La franchise de l’Oregon est donc en totale reconstruction, et il apparaît qu’elle va se construire autours de son backcourt, composé de Lillard donc, mais aussi de C.J. McCollum, joueur de troisième année. Très fort scorer en NCAA, McCollum est sorti très côté de la fac et cela car il a choisi de jouer pour une fac de seconde zone, celle de Lehigh : il était donc la star du programme et avait la quasi-totalité des ballons en attaque. Elu deux fois meilleur joueur de la Patriot League, il a tourné à plus de 21pts durant ses quatre années en Caroline et a même sorti la prestigieuse fac de Duke durant la March Madness de 2012 (Coach K comptait tout de même Seth Curry, Austin Rivers dans cette équipe). Très apprécié par les franchises NBA, il a été pris en 10ème position par Portland lors de la Draft 2013, mais il a pas mal galéré durant ses deux premières saisons, ne jouant pas beaucoup et apprenant le métier derrière les Matthews et autre Batum. Mais cette saison il a eu sa chance et il l’a parfaitement saisi : déjà les Blazers jouent un peu mieux qu’on pouvait le penser, ils pratiquent un basket de qualité et cela malgré une raquette quasi médiocre. Il a plus que doublé sa moyenne de points, passant de 10 à 21 et a surtout doublé sa moyenne de minutes jouées, passant de 19 à plus de 35 par rencontre. Son adresse est aussi en progrès, avec 44% en général et un intéressant 40% derrière l’arc. Il va devenir pour moi l’un des tous meilleurs arrières-shooteurs de toute la NBA dans peu de temps et si les Blazers développent un jeune intérieur de qualité, Portland pourrait refaire très vite du bruit dans la conférence ouest.

 

Andre Drummond/Reggie Jackson (Detroit Pistons)

Dennis Rodman 2.0 : voilà comment certains caractérisent Andre Drummond depuis le début de la saison. Si la comparaison est quelque peu exagérée, il est vrai que les statistiques de l’ancien Huskies de UConn sont très impressionnantes depuis quelques mois. Il a parfaitement profité des départs de Josh Smith et de Greg Monroe pour s’épanouir dans le Michigan, et cela car il est désormais l’intérieur phare des Pistons. C’est le pivot qui m’a le plus impressionné depuis le début de saison et son impact est énorme dans le jeu de son équipe, une équipe jeune qui monte et qui va très vite bousculer la hiérarchie à l’est. Ses statistiques sont en pleine progression : plus de 18pts par match, 16rbs et un temps de jeu plus important, et cela car Stan Van Gundy n’hésite plus à le laisser dans les fins de matchs malgré ses problèmes sur la ligne de lancers-francs. Dissuasif en défense, dominant sous le cercle, Andre Drummond apparaît comme un des ces pivots qu’on a la chance de voir à chaque génération, ce type de pivot rugueux et physiquement impressionnant.

On se doit aussi de parler de Reggie Jackson, et cela car la relation entre le meneur et le pivot est l’une des plus intéressantes de toute la NBA. L’éclosion de Drummond est en partie du à mon avis à la présence de Jackson au commande du jeu des Pistons. L’ancien de Boston College voulait être un meneur titulaire, il réclamait la possibilité d’avoir les reines d’une équipe : il a désormais cette opportunité et il performe. Plus de 20pts et 6.5asts par matchs, ses statistiques témoignent de cette progression.

 

Hassan Whiteside (Miami Heat)

Les performances de Whiteside depuis un peu moins d’un an sont une belle revanche pour un joueur qui a mal bourlingué. Passé par Marshall en NCAA, une fac plus connue pour son équipe de football, il n’a jamais été dans les plans des Kings de Sacramento et a du passé par la D-League, le Liban, la Chine… Revenue en NBA du côté de la Floride et de Miami l’an dernier, Whiteside a, il est vrai, de grosses capacités physiques et il est difficile de comprendre comment aucune franchise NBA n’a vu son potentiel avant le Heat : 2m13, 120kg, une grosse détente et des bras tentaculaires, bref le pivot est un monstre physique. Il avait, c’est vrai, montré de belles choses l’an passé, mais Miami avait raté les playoffs dans une fin de saison décevante. Cette saison, l’équipe gérée par Pat Riley est complète et pourrait faire un beau coup en postseason, avec Whiteside comme point d’ancrage défensif de la franchise floridienne. Ses statistiques sont de qualité, surtout dans une NBA en proie au symptôme du « Small Ball » et du shoot extérieur à tout va (merci Golden State) : 12.4pts, 11rbs et 4blks par matchs, soit le meilleur total de toute la ligue et de loin.

 

Nicolas Batum (Charlotte Hornets)

On connaît tous les qualités de Nicolas Batum et le voir faire une grosse saison du côté de la Caroline ne nous surprend pas totalement. Mais si on se penche réellement sur sa saison, l’ancien manceau est en réelle progression. Déjà on peut dire que son changement de franchise lui a fait le plus grand bien : il est maintenant la 2ème, voir la 1ère option offensive de son équipe, le jeu passe par lui, il crée pour les autres et ses coéquipiers affichent une réelle confiance en lui, une chose qu’il n’aurait jamais pu avoir à Portland. Ses statistiques témoignent de cette belle évolution : plus de 16 unités par match, 5 passes, 6.6 rebonds mais surtout il shoote en moyenne 4 tirs en plus par rencontre. Il s’affirme comme un joueur complet, un véritable couteau-suisse adoré des coachs et même l’un des tous meilleurs à son poste dans la conférence est : une sélection au All-star Game n’a donc jamais été aussi d’actualité pour le numéro 5 des Hornets. Mais surtout, il sera libre à l’issue de la saison et pourra donc s’engager avec la franchise qu’il souhaite : sa grosse saison pourrait donc lui faire toucher le jackpot cet été.

 

Mentions honorables : Isaiah Thomas (Boston Celtics), Will Barton (Denver Nuggets), T.J. Warren (Phoenix Suns), Bismack Biyombo (Toronto Raptors), Festus Ezeli (Golden State Warriors)

 

 

Bilan 2014-2015: Northwest Division

 

northwest division

Bilan Northwest Division

Comme l’an dernier Dunkhebdo vous propose les bilans de la saison par divisions. Pacific (Pacifique), Atlantic (Atlantique), Southwest (Sud ouest), Southest (Sud est), Central (centrale), Northwest (Nord ouest). Nouveau cette saison la rubrique sera divisée en plusieurs sous-trophées attribués à des joueurs évoluant dans cette division. Après la Pacific division du champion NBA, la Central division du vainqueur de la conférence Est, la très forte Southwest division (5 équipes sur 5 en playoffs), et la place à la Southeast division celle de la meilleure équipe de l’Est en saison régulière, place à la Northwest division la plus meurtrie par les blessures  importantes.

Bonne lecture et n’oubliez pas de commenter ;)!!

Classement

blazers-logo1- Portland TrailBlazers

Bonne, frustrante ou décevante, les fans des Blazers oscillent entre ses trois notions pour qualifier la saison de leur franchise favorite. Débutée sur les chapeaux de roue comme la précédente, les Blazers se sont tout de suite placés dans la lutte aux 1ères places grâce à une efficacité diabolique des 2 cotés du terrain (top10 ofensive and defensive effiiency) . Tout était bien parti mais voilà, comme on le sait dans l’Oregon, une saison sans blessure est une denrée rare!

La frustration est venue lorsque l’un après l’autre, Matthews ( ligaments croisés du genou), Aldridge (main) puis Afflalo (épaule) se blessaient coup sur coup et anéantissaient par la même occasion les grands espoirs suscités dans l’Oregon. Au final Portland remporte sa division pour la 1ère fois depuis sa création en 2005 et peut nourrir des regrets tant l’équipe ( au moins le 5) semblait cohérente depuis quelques saisons.

Rookie Of The Year

Andrew Wiggins

Wiggs

 

Grande star annoncée et numéro 1 de la draft 2014, Andrew Wiggins était très attendu pour sa première saison dans la grande ligue. Sur le plan défensif, en plus d’être un athlète d’élite, AW22 est déjà un défenseur référencé dans le basket professionnel. Ses premiers mois dans la ligue ont d’ailleurs été assez solides de ce coté du terrain. Offensivement, c’est autre chose. Wiggins ne semble pas être un attaquant inné mais a su développer un jeu d’attaque essentiellement fondé sur ses qualités physiques pour le moment.

Dans l’ensemble, l’ancien de Kansas aura sorti une belle saison avec de beaux duels par moment où il a su haussé son niveau de jeu face à des adversaires bien plus chevronnés (Ex : James Harden ou Lebron James). Saluons aussi sa solidité; car malgré la dureté de la transition étudiant/pro, il a effectué tout les matchs avec un gros temps de jeu (36 minutes). Voila peut-être un futur « grand » dont on risque d’entendre parler encore quelques temps.

Defensive Player Of The Year

Rudy Gobert

Gobert

Gobert or Go Home, Gobzilla et j’en passe…Ce sont les nouveaux surnoms du jeune pivot de 2m16 qui est en train de se construire une belle réputation outre-atlantique. Comme tout joueur dont la côte monte, Gobert est en train de laisser son empreinte (au moins à court terme) sur la ligue. Bridé lors de sa première saison par le 5 small ball de son coach et la présence d’Enes Kanter en tant que pivot numéro 1, il a littéralement explosé les compteurs au départ de ce dernier.

Le Jazz d’Utah était la saison dernière l’équipe qui a encaissé le moins de points par match (95) sur toute une saison. Quand on compare les stats avant (98 points encaissés sur 100 possessions) et après l’arrivée de Gobert (88 points sur 100 possessions) dans le 5, ce n’est plus du tout la même histoire. Rudy est à l’heure actuelle ce qui se rapproche le plus de l’arme fatale à l’intérieur pour une équipe avant tout défensive. Dissuasif, bon rebondeur et gros contreur, le jeune pivot ne se défile jamais lorsqu’il a affaire à un adversaire qui vient attaquer le panier, quitte à se faire parfois postériser. Dans une division composée essentiellement d’équipe offensive, l’attribution de ce trophé à Gobert semble légitime même si d’autres bons défenseurs subsistent dans la North West.

Most Improoved Player

Gordon Hayward

Hayward

Si la nba a choisi Rudy Gobert comme joueur du Jazz ayant le plus progressé, la rédaction quant à elle, a choisi de s’attarder sur Gordon Hayward. Arrivé à Salt Lake city comme simple rôle player derrière Millsap et Al Jefferson, « The new money man » comme il est surnommé par les commentateurs tv locaux, a franchi les étapes les unes après les autres pour devenir le patron et il assume totalement ce statut pour le moment.

Prolongé pour le maximum de son époque soit 63 millions sur 4 ans, le numéro 20 du Jazz n’a pas volé sa première année de contrat. Souvent classé dans le top 10 des meilleurs ailiers, Hayward apparaît aujourd’hui comme un franchise player a part entière tant sa progression est constante. Passé 5, 12, 14, 16 pour aujourd’hui être à 19 points de moyenne il incarne parfaitement la nouvelle génération débordante de talent. Tant mieux pour le Jazz et pour toute la nba.

Most Valuable Player

Russell Westbrook

russell-westbrook

En présence mais surtout en absence de Kévin Durant, Russell Westbrook s’est mué en véritable patron pour OKC. MVP du all star game avec une performance à 41 points, l’Iron man a plané statistiquement sur la saison 2014-2015 en réalisant des performances jamais vues depuis Oscar Robertson. C’est dire! Ces performances lui valent d’ailleurs de bien figurer dans notre preview des meneurs 2015-16.

S’il a été un peu court pour amener son équipe en playoffs, il a en revanche survolé les autres joueurs de la division de part son niveau de jeu mais surtout par la régularité de ce dernier. Au moment où la saison reprendra, Westbrook aura au moins une certitude c’est qu’il est un franchise player autour duquel on peut construire. Une base sur laquelle pourra s’appuyer Presti au moment de devoir entamer les discussions avec Kevin Durant.

All Northwest team

russell_westbrookArrière: Russell Westbrook

28 points 7 rebonds 9 passes

31 double doubles, 11 triple doubles

53 matchs à 20 points et plus dont 9 à 40 et plus, 17 matchs à plus de 10 passes, 62 matchs à 5 rebonds et plus , 5 matchs à 5 interceptions.

damian_lillardArrière: Damian Lillard

21 points 6 passes 4 rebonds

6 double doubles

43 matchs à 20 points et plus, 39 matchs à 5 rebonds et plus, 6 matchs à 10 passes et plus

gordon_haywardAilier:  Gordon Hayward

19 points 5 rebonds 4 passes

2 double doubles

38 matchs à 20 points et plus, 38 matchs à 5 rebonds et plus, 35 matchs à 5 passes et plus

LMAIntérieur: LaMarcus Aldridge

23 points 10 rebonds 2 passes 1 contre

39 double doubles

50 matchs à 20 points et plus, 40 matchs à 10 rebonds et plus

rudy_gobertIntérieur:  Rudy Gobert

8 points 10 rebonds 2 contres

31 matchs à 10 points et plus, 37 matchs à 10 rebonds et plus dont 13 à 15 rebonds et plus,  7 matchs à 5 contres et plus.

Des oubliés? A vos clavier!

Bilan 2014-2015: Central Division

Présentation

Comme l’an dernier Dunkhebdo vous propose les bilans de la saison par divisions. Pacific (Pacifique), Atlantic (Atlantique), Southwest (Sud ouest), Southest (Sud est), Central (centrale), Nordwest (Nord ouest). Nouveau cette saison la rubrique sera divisée en plusieurs sous-trophée attribuée à des joueurs évoluant dans cette division. Après la pacific division du champion NBA, place à la Central division celle du vainqueur de la conférence est, les Cleveland Cavaliers.

(): Bilan de division

Classement

1- Cleveland Cavaliers (56 victoires et 26 défaites) (11-5)

Quelle saison pour les Cavaliers. Après un été débuté en fanfare par le retour de l’élu, la prolongation de Kyrie Irving, la signature de Blatt et les arrivées de Kevin Love, Mike Miller, James Jones puis le futur retraité the Matrix, les Cavs ont changé le visage de leur franchise d’un seul coup. Pourtant tout n’a pas tout de suite fonctionné. Après 39 matchs les Cavs sont en négatifs et pire, viennent d’enchaîner 10 défaites en 12 matchs. Il fallait faire quelques chose.

Quelques coups de fils plus tard voila que débarquent Iman Shumpert, Jr Smith et Timophey Mozgov. Avec eux, les Cavs deviennent l’épouvantail tant redouté à l’approche des playoffs. Playoffs qu’ils vont dominer dans leur conférence en ne concédant que 2 défaites en 12 matchs malgré la perte de Kevin Love dès le premier tour. La finale fut une tout autre histoire face aux Warriors même s’ils se sont bien battus. Saison positive donc pour le retour du King sur ces terres.

2- Chicago Bulls (50 victoires et 32 défaites) (8-8)

Ca devait être leur année et encore une fois, ils se sont cassés les dents sur l’équipe de Lebron James en playoffs. Avant de parler des PO, les Bulls ont réalisé un été très intéressant en signant les deux espagnol Gasol et Mirotic qui se sont révélés être des éléments moteurs de la saison des hommes de l’illinois. Attendu comme le messi Derrick Rose a lui rassuré quant à sa capacité à toujours évoluer au très haut niveau de façon régulière.

En progression en attaque mais moins bons en défense (effet gasol), les Bulls étaient trop courts suite à la blessure de l’intérieur ibère pour faire le poids face aux Cavs. Sur le terrain, c’est tout de même une saison réussie grâce à l’avènement de plusieurs joueurs dont Jimmy Butler et Tony « Hot Sauce » Snell. Coté bureau, coach Thibs s’en est allé, remplacé dans la foulée par Hoitberg qui devra ramener la franchise en finale nba.

3- Milwaukee Bucks (41 victoires et 41 défaites) (7-9)

Turn around saison de haut vol pour les Bucks. La saison avait démarré dans l’imbroglio le plus total par la venue soudaine de Jason Kidd à la tète de l’équipe. L’addition du talent de Jabari Parker couplée à la flambée de Brandon Knight auront suffit entre autre à faire décoller la franchise du Wisconsin. Auteur d’une très belle saison, les Bucks ont ainsi réussi à rallier les playoffs dès cette année.

Plus que d’aller en playoffs c’est surtout le fait de l’avoir fait en perdant Jabari Parker après seulement 25 matchs, en tradant Knight (leur meilleur joueur) à la deadline puis en coupant Larry Sanders, le roc défensif de l’effectif. Malgré tout les Bucks ont continué de bien figurer et peuvent se targuer d’être déjà 2nd à l’efficacité défensive après la première saison du jeune groupe. N’oublions pas de mentionner Khris Middleton qui sera free agent dans quelques jours et pour qui les franchises devraient sortir le chéquier tant il a impressionné cette saison.

4- Indiana ( 38 victoires et 44 défaites) (8-8)

Le BankerlifeFieldhouse n’aura pas vibrer autant cette saison que les précédentes. Tristement entamé par la grave blessure du franchise player Paul George, elle s’est terminée au Fedex Forum sur une nouvelle blessure (bénine) de ce dernier. Tout n’a pas été rose mais il y a de beaux motifs de satisfactions pour repartir l’an prochain. Libéré de Lance Stephenson, Hill lorsqu’il a pu joué  (42 matchs cette saison) a montré qu’il avait gardé son instinct d’attaquant mais qu’il s’effaçait aux profits des autres les saisons précédentes.

Privé des playoffs par les Cavaliers qui ont très probablement choisi d’affronter les Celtics au 1er tour en perdant consécutivement 2 rencontres face à eux avant de les sweeper au 1er tour, les Pacers n’ont pas démérité tout au long de la saison. Les recrues ont su répondre présentes tels Stuckey et Cj Miles qui ont fait ce qu’ils ont pu pour maintenir l’équipe sans oublier le capitaine de route David West qui a donné tout ce qu’il a pu en dépit des blessures à répétition. La saison prochaine devrait être celle du retour au sommet pour la franchise d’Indianapolis qui a fini avec le meilleur bilan en 2013-2014.

5- Detroit  (32 victoires et 50 défaites) (6-10)

A moins de 40% de victoires pour leur 6ème saison consécutive, les Pistons viennent d’enchaîner 7 saisons de rang en dessous des 50%. Cette dernière campagne pourra tout de même laisser un goût amer aux hommes du michigan tant ils auront alterné le bon et le mauvais dans une conférence est moyenne.

Un début de saison chaotique (5 victoires en 28 matchs) a forcé Stan Van Gundy le nouvel homme fort des Pistons à prendre des mesures drastiques. En effet le président coach coupa Josh Smith en cours de saison pour laisser les pleins pouvoirs et la gestion de la balle à Jennings. Et ça marche! 12 succès en 15 matchs plutard c’est la tuile. BG7 blessé les résultats logiquement en baisse, ils ont tenté un dernier coup de poker en récupérant Reggie Jackson pour finir le job mais la tache s’est avéré plus dur qu’attendue. La saison prochaine devra être synonyme de playoffs pour eux! DETROIT BASKETBALL!!

6th Man Of The Year

Tristan Thompson

En fin de contrat rookie à la fin de cette saison, le canadien avait beaucoup à prouver. 4ème choix surprenant à l’époque d’une draft annoncé faible, il fait désormais parti des meilleurs joueurs de sa promotion avec son coéquipier Kyrie Irving. Joueur d’équipe dans l’âme il  se contente de faire ce qu’il sait faire et il le fait merveilleusement bien pour les Cavs.

Ses stats ne sont pas très ronflantes mais la rédaction à choisi de récompenser son impact sur le jeu des Cavaliers et de la seconde unit. Par sa domination au rebond, il offre d’énormes possibilités à ses coéquipiers sur les secondes chances. Véritable monstre au rebond offensif (5ème 274 prises) et gros finisseur dans la raquette (65%), ce fut l’énergizer n1 pour les champions de l’est. Il a été essentiel dans le beau parcours des Cavaliers cette saison.

Rookie Of The Year

Nikola Mirotic

Alors qu’il aurait très bien pu être le 6ème homme de la division, Nikola Mirotic apparaît comme étant le meilleur débutant sans aucune contestation possible. Jabari Parker aurait pu figurer mais il n’a joué que trop peu à cause de sa grave blessure. ThreeKola comme il est surnommé par les fans de la franchise de l’illinois a réalisé une campagne solide ponctuée par de bonnes minutes en playoffs.

Au fil de la saison Mirotic est monté en puissance, notamment au mois de mars où il a littéralement survolé les débats en compilant 20.8 pts 7.6 rebs 1.7 passes et 1.2 contre en seulement 30 minutes. Les américains ont pu découvrir un ailier de grand talent doté d’une excellente lecture du jeu et d’un sens du spectacle qui a ravit les abonnés du United Center.

Ses meilleurs actions de la saison

Defensive Player Of The Year

Jimmy Butler

Sans surprises et à l’unanimité Jimmy Butler est le meilleur défenseur de l’année dans la central division. Réputé pour être l’un des meilleur de toute la ligue dans ce domaine, l’arrière ailier n’a pas failli à sa réputation. 11ème de toute la ligue aux interceptions, Butler ne surjoue que très rarement la ligne de passe et sait très bien rester face à son adversaire direct pour le contester jusqu’au bout de son action.

Coté statistique, même si les Bulls ont été moins bon en défense cette saison que les précédentes, il a su défendre efficacement sur 4 postes toute l’année. D’ailleurs  sa présence a enlevé beaucoup de pression à Derrick Rose qui n’avait pas à garder le meilleur attaquant extérieur adverse tout le long du match.

Ses meilleures actions défensives

Most Improoved Player

Giannis Antetokounmpo

Ce titre aurait dû revenir à Jimmy Butler mais le Bull est déjà defensive player of the year. Le greak freak sort d’une saison très accomplie avec une participation en playoffs à la clé. Auteur d’une première saison à 17 victoires, il a entre autre permi aux Bucks d’atteindre la barre symbolique des 50% cette année.

Auteur de 6 points 4 rebonds à 41% l’an passé, il émarge cette année à 12,7 points 6,7 rebonds et 2.6 passes le tout à 49% au  tir, alors qu’il vient tout juste d’avoir 20 ans. L’avenir est devant lui sachant qu’il ne cesse de prendre de l’importance dans le système tandis que sa versatilité s’exprime de plus en plus sur le parquet. A n’en pas douter il sera l’un des joueurs les plus en vue dans les 5 prochaines années.

Most Valuable Player

Lebron James

Ce titre est il vraiment une surprise? Absolument pas. 3ème au trophée de MVP de la ligue, Lebron a encore banalisé l’extraordinaire cette saison. 25 points 6 rebonds 7 passes normal en changeant d’équipe et en faisant jouer tout le monde. Il s’est targué de performances extraordinaires chaque soir afin que son équipe puisse arriver là ou elle est.

Même s’il n’a pas été élu Kia MVP cette année, Lebron James demeure sans contestation possible, le meilleur basketteur de la planète tant sa domination, sa compréhension et son niveau sont loin au dessus des autres joueurs. Mené les Cavaliers en finale puis en être le meilleur joueur avec des chiffres monstrueux n’auront pas suffit à apaiser sa soif de trophée, lui qui sera encore en lice l’an prochain pour tout rafler.

All Central team

Guard: Kyrie Irving

Stat: 22 points 5 passes 3 rebonds

6 double-doubles, 45 matchs à 20 pts et plus, 5 matchs à 10 passes et plus,

Guard:  Jimmy Butler

Stats: 20 points 6 rebonds 3 passes

4 doubles doubles, 34 matchs à 20 pts et plus, 45 matchs à 5 rebs et plus, 19 matchs à 5 passes et plus

Forward: Lebron James

Stats: 25 points 6 rebonds 7 passes

22 double-doubles, 2 triple-doubles, 62 matchs à 20 pts et plus, 48 matchs 5 rebs et plus, 59 matchs à 5 passes et plus.

Forward: Pau Gasol

Stats: 18 points 12 rebonds 3 passes

54 double-doubles, 34 matchs à 20 pts et plus, 56 matchs à 10 rebs et plus

Center: Andre Drummond

Stats: 13 points 13 rebonds 2 contres

48 double-doubles, 15 matchs à 20 pts et plus, 60 matchs à 10 rebs et plus, 6 matchs à 5 contres et plus

Et vous? Selon vous qui aurait pu intégrer cette rubrique? Qui y sera l’an prochain?

Power Ranking Rookie : Episode 3

Le Power Ranking Rookie mis en ligne tous les mois classera sous forme de Top 5 les cinq meilleurs Rookies du moment. Nous nous baserons évidemment sur la performance en général du Rookie et non pas uniquement sur ses statistiques. Faire une liste étant toujours difficile, chaque choix sera bien évidemment accompagné d’un petit paragraphe justificatif.

Rendez-vous le samedi 17 janvier pour le prochain Power Ranking Rookie. Sur ce, enjoy !

 

1) Jabari Parker (=)

Jabari Parker avait pris un léger avantage sur ses concurrents au classement mais malheureusement sa rupture du ligament croisé du genou gauche le condamne à manquer le reste de la saison et le coupe dans sa course au rookie de l’année. Gros coup dur pour le Buck qui venait de faire un début de saison plus que correcte en étant le meilleur scoreur (avec Andrew Wiggins) avec 12,3 points par match et ce, avec le meilleur pourcentage 49%. Joueur important dans l’effectif des Bucks qui ont réussi à créer la surprise en étant pour l’instant classé 6eme au classement de la conférence Est, son absence devrait se faire ressentir dans les prochaines semaines. Reste à espérer que le numéro 2 de la draft revienne encore plus fort la saison prochaine à l’instar d’un Julius Randle lui aussi out pour la saison.

2) Andrew Wiggins (=)

Andrew Wiggins, l’autre candidat très sérieux de cette course au rookie de l’année va devoir gérer son avance sur ses concurrents pour espérer être le rookie de l’année. Le numéro 1 de la draft suivait de très près son candidat direct Jabari Parker et se voit désormais avoir une légère avance sur ses concurrents. Des stats prochent de celles de Parker hormis un pourcentage très peu régulier 38,9% aux shoots seulement. Wiggins a su profiter des blessures qui ont touché les Wolves : Rubio, Martin et Pekovic, pour se voir attribuer un rôle plus important dans l’effectif. Désormais si Wiggins veut réellement se détacher de cette draft, il va devoir gagner en régularité.

3) KJ McDaniels (+1)

Une place de plus pour KJ McDaniels qui continue sa progression avec Philadelphia. En sortie de banc, son explosivité et sa défense font la différence. La surprise de cette draft confirme qu’il peut se mêler à cette course au rookie de l’année. 1,6 contre par match qui le place premier dans ce domaine devant Nerlens Noel ! Tout en étant solide au scoring avec 9,3 points par match, nul doute qu’il faudra suivre le 32eme choix de cette draft jusqu’à la fin de saison. Cependant sa régularité est à revoir surtout en ce mois de décembre où il peine à dépasser les 30% aux shoots.

4) Nikola Mirotic (NEW)

Après un mois de novembre où le Bull peinait à avoir un temps de jeu régulier pouvant passer de 5 à 20 minutes d’un match à l’autre. Au fil des matchs, Nikola Mirotic commence à gagner la confiance de Tom Thibodeau et c’est très encourageant. Son match référence s’est passé contre Memphis le 19 décembre où le rookie a cumulé 27 points dont un 6/6 derrière l’arc et 8 rebonds ! Joueur à suivre car son évolution au fil de la saison devrait se faire remarquer surtout si le rookie continue de profiter de l’absence des cadres de l’équipe lors de certains matchs.

5) Nerlens Noel (NEW) 

Offensivement, nous en attendions plus de la part de Nerlens Noel qui après une saison 2013-2014 vierge avait pu développer son shoot et son jeu offensif. Malheureusement cela reste très mitigé 8,1 points à 46,1% par match et 49% aux lancers-francs. Heureusement en défense Noel confirme ses talents, meilleur rebondeur avec (6,6), second aux contres (1,45) et premier aux interceptions (1,73). Si le Sixer veut se démarquer et grappiller des places au classement, il doit faire mieux offensivement et trouver un shoot fiable.