[Prospect de la semaine] Skal Labissiere

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Chaque mercredi, Dunkhebdo vous propose une fiche de présentation présentant les forces et faiblesses d’un des meilleurs joueurs NCAA en prévision de la future draft.

Fiche présentation Skal Labissiere:

Poste : Intérieur

Taille: 2.11m

Poids : 102 kilos

Date de naissance : 18 Mars 1996 (20 ans)

Université: Kentucky

Présentation:

Même si vous ne suivez la draft que de très loin, le nom de Skal Labissiere vous parle surement. Ce jeune haïtien de 20 ans, deuxième meilleur lycéen de la promotion, a connu une année freshman cauchemardesque. Relégué très vite sur le banc par John Calipari, dont la patience n’est pas la qualité première, suite à des contre-performances répétées, le prospect a connu un léger mieux en toute fin de saison. Il n’en reste que la production de Labissiere est encore très loin de ce qu’on était en droit d’attendre d’un tel freshman. Analyse d’un prospect énigmatique.

Niveau athlétique, l’ancien de Kentucky a des vraies qualités. Pour un joueur de sa taille, il est très mobile et agile. Il peut par exemple suivre un arrière en pleine course en contre attaque. Oui, c’est très impressionnant. Mais il ne joue pas arrière et doit donc plus se frotter aux grands à l’intérieur et c’est là que des problèmes se posent. Si Calipari a décidé de mettre sur le banc Labissiere c’est en partie à cause de son incapacité à contenir les intérieurs. Même contre les intérieurs les moins physiques et puissant au niveau universitaire, le prospect était à la peine. Il lui manque plusieurs kilos de muscles pour être capable de se battre à l’intérieur. Pour vous donnez une idée: Skal Labissiere fait le même poids que Jaylen Brown mais 10 centimètres de plus ! Avec son poids actuel, il ne peut clairement pas prétendre être un intérieur NBA, lui qui a déjà connu d’immenses difficultés contre les bigs de la NCAA.

Le vrai défaut de Skal Labissiere est simple: il apprend encore à joueur au basket. A cause d’une blessure au dos il n’a pratiquement pas joué durant son année junior au lycée, et son année senior a été limitée par des problèmes administratifs. Résultat, on se trouve avec un joueur qui apprend à jouer au basket. On ne parle pas ici des subtilités du jeu mais vraiment des bases. Cela se voit en attaque. Il perd un immense nombre de ballon (13% de turnovers) alors qu’il ne réussi presque aucune passe décisive (3.6% de passes décisives). Sa vision de jeu en attaque est inexistante et il n’arrive pas à trouver le joueur ouvert. Ainsi, quand il joue au poste, les défenses ont juste à le doubler pour provoquer une perte de balle. Un jeu au poste qui est d’ailleurs inexistant chez Labissiere à cause de son manque de puissance. Le portrait n’est pas brillant pour un joueur promis aux lottery picks mais avec ce prospect tout se résume à une chose: le potentiel. Il a montré qu’il était capable de sanctionner les défenses à 4 ou 5 mètres grâce à un petit shoot. Avec ses qualités athlétiques, couplées à ce tir en construction, Labissiere a le potentiel pour être un stretch big, cet intérieur qui écarte les défenses, et un vrai danger sur pick and pop.

En défense, là aussi, le jeune haïtien doit encore apprendre beaucoup. Il est souvent perdu quand il doit swticher. Il tourne à un inimaginable 8.6 fautes de moyenne ramené à 40 minutes, preuve qu’il a de grosses difficultés à défendre sans se faire sanctionner par les fautes. Labissiere est très naïf de ce côté du terrain et mord beaucoup trop souvent aux feintes. La preuve:

Labisierre contre raté

Côté positif, c’est un très bon contreur (1.5 contres de moyenne cette année en seulement 13 minutes de jeu) qui sera encore plus intimidant une fois qu’il sautera moins sur les feintes. Au poste, son manque de puissance le fait souvent souffrir contre les intérieurs. A l’inverse, sa vitesse et son agilité lui permettent de pouvoir suivre les extérieurs sur le périmètre et défendre efficacement sur eux, ce qui est très rare pour un intérieur.

Enfin, il faut noter la force mentale qu’a pu déployer Skal Labissiere. Certes, ses premiers matches n’ont pas été bons mais le jeune joueur à très vite était relégué sur la banc, alors qu’il était en pleine crise de confiance. Beaucoup auraient pu craquer à ce moment mais il a su se battre pour regagner ses minutes, petit à petit. Une vraie prouesse pour un joueur de cet âge.

Notre avis 

Potentiel. Voilà à quoi se résume le profil de Labissiere. Un profil qui a de quoi effrayer les GM les plus conservateurs, mais qui pourrait rapporter gros sur le long terme et mérite un choix à la fin de la lottery. L’équipe qui sélectionnera ce prospect devra avoir de la patience, c’est une évidence. On devra surement attendre 3 ou 4 ans avant qu’il arrive à maturation, tant il est brut à l’heure actuelle.

Mais, souvenez-vous, c’est ce qu’on disait aussi d’un Giannis Antetokounmpo…

4 Comments

  • magickb24

    " Mais, souvenez-vous, c’est ce qu’on disait aussi d’un Giannis Antetokounmpo…"
    la grosse différence c'est qu'on disait ça de giannis mais labissiere était sensé être un tueur à son arriver en NCAA et qu'il a énormément déçu!pour moi il est l'exemple même du gros problème de " vision" de certains scouts : potentiel athlétique, potentiel athlétique et encore potentiel athlétique!c'est typiquement le mec qui DOIT apprendre à jouer au basket!

  • Be Beer Cs #MILF

    Vous parlez de Giannis mais moi je pense plutot au cas Myles Turner.

    Lui aussi attendu comme un tueur en sortie de high school avec son potentiel athlé + son jeu deja plutot smooth pour l'époque (top 3 de recruiting et top 5 de mock, ça se rapproche du Skal).
    Il prend une claque en NCAA a Texas, en étant peu utilisé meme si il montrait deja de grosses qualités, notamment dans la dissuasion.
    ll se présente et part en 11 sur l'étiquette potentiel.
    Et aujourd'hui je suis pret a parier qu'Indy ne regrette pas son pick.

    Pour Skal le soucis essentiel, que n'avait pas Turner, ça reste son foul trouble de malade.
    S'il a perdu aussi vite sa place c'est aussi parce qu'il se retrouvait rapidement a 5 fautes en 15 minutes. Maintenant le potentiel, les "éclairs" et les qualités athlé elles sont la, on les as vues. Son match référence (que j'ai vu en tout cas) c'est face à LSU et Ben Simmons, 18 pts a 8/10 , 9 rebonds, 6 block. En 25 minutes ça place le bonhomme.
    De manière générale il nous offre un 17 pts 8 rbds 4 blk en per 40 (bon est 7,6 PF indéniablement son soucis). C'est prometteur.

    Je l'affectionne et je serai ravi de le voir à Boston, il doit apprendre à se controler (et non pas a jouer au basket … faut vraiment ne pas l'avoir vu pour dire ça) et ça deviendra un très bon joueur!

  • La comparaison avec Myes Turner a du sens c'est vrai et j'aurais du y penser !

    Pour revenir sur ta dernière phrase, je pense que tu vois Skal un peu trop beau. On parle vraiment ici d'un joueur qui semble parfois perdu sur un terrain de basket aussi bien en attaque qu'en défense et qui doit en cela vraiment apprendre à jouer à basket. Avant d'arriver à Kentucky, il n'avait quasiment aucune expérience du 5 contre 5 et ça c'est vu. Souvent quand il reçoit en attaque on voit bien qu'il ne sait pas quoi en faire et, comme je l'ait dit dans la fiche, il est perdu quand il doit switcher en défense etc…

    Apprendre à se contrôler n'est qu'une des nombreuses choses qu'il doit apprendre.

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