Preview NBA Playoffs 2015: Les Facteurs X, conférence Ouest

Ça y’est, la période la plus excitante de la saison NBA est là! Place aux Playoffs 2015! Petit changement de paysage cette saison: Miami, quadruple finaliste lors des dernières éditions, n’est pas de la partie. Cleveland, looser de la NBA, est désormais favori au titre en compagnie des Spurs qui sont redevenus une machine à jouer au basket. Le paysage a changé en NBA avec en plus de ça la montée en puissance des Warriors à l’ouest et des Hawks à l’est.

Pour ces previews des Playoffs 2015, un peu de changement. Sous forme de 8 articles, nous allons vous présenter pour chaque conférence: les joueurs clés de chaque équipes, les joueurs facteurs x de chaque équipe, expliquer pourquoi cette équipe sera championne, et expliquer pourquoi elle ne le sera pas.

Dans cette épisode des previews des Playoffs 2015, nous allons faire un point sur les joueurs de la conférence Ouest qui pourraient faire basculer une série en la faveur de leur équipe: les Facteurs X.

1) Golden State Warriors: Andrew Bogut

 

Statistiques cette saison: 6,3 points (56,3% aux tirs), 8,1 rebonds, 2,7 passes décisives, 1,7 contre, 1,6 perte de balle en 23,6 minutes.

Premier choix de la draft 2005 à sa sortie de l’université d’Utah, sa carrière a basculé lorsqu’il a été transféré aux Warriors contre l’étincelant arrière Monta Ellis. Depuis qu’il est arrivé, la culture de l’équipe à changer et ils gagnent surtout beaucoup plus de matchs

1- Pilier défensif

Tour de contrôle de la meilleure défense de la ligue, Bogut fait moins parler que les Splash Brother, Draymond Green et son coach Steeve Kerr. Est-il moins important? Définitivement non. Quand il est sous l’arceau, ses adversaires shootent à 40.8% dans la raquette (Duncan 46.7%). De plus quand il ne joue pas l’offensive rating moyen des adversaire est de 103 mais chute à 96 lorsqu’il est sur le terrain (Énorme), on comprend bien la plus value qu’il apporte à cette équipe.

2- Rester en santé

La carrière d’Andrew Bogut est jalonné par les blessures. L’australien n’a pas été épargné par les blessures tout au long de sa carrière. Listé comme un injury prone, voila deux saison consécutives qu’il joue au moins 65 matchs (une 1ere depuis 2009-2009). Les playoffs s’annoncent longs et intenses pour atteindre le graal; à l’heure où les rotations se resserrent l’ex Buck verra sans doute son temps de jeu moyen (25min) augmenter au risque de se fragiliser. Il lui faudra rester en santé

2) Houston Rockets: Josh Smith

 

Statistiques cette saison: 12,4 points (41,9% aux tirs dont 31,6% à 3pts), 6,4 rebonds, 3,3 passes décisives, 1 interception, 1,4 contre, 2,5 pertes de balles en 27,7 minutes par match.

Arrivé de Détroit où il a été coupé par les Pistons, Josh Smith s’apprête à retrouver les playoffs pour la 7ème fois de sa carrière. Titulaire en l’absence de Terrence Jones , c’est du banc qu’il devrait commencer les matchs pour amener du punch à la seconde unit. Rapide et athlétique il peut faire passer Houston dans une autre dimension. Pour ce il doit:

1-Mettre ses lancers francs

On l’a vu face à San Antonio, le stratège qu’est Greg Popovich n’a pas hésité une seconde à commettre le hack a Smith. Il est vrai qu’avec Capela, Dorcey, Howard puis Smith, Houston est une proie facile au Hack. L’ex faucon doit s’attendre à tirer mais surtout à mettre ses lancers pour ne pas handicaper son équipe ou pire pour lui, voir Terrence Jones le remplacer dans le money time.

2-Jouer sur ses qualités

Josh Smith n’est pas un scoreur et encore moins un shooteur. Cependant c’est un excellent passeur à sa position. Souvent raillé car il jouait contre nature, Smith devra cette fois-ci rester dans son rôle pour faire franchir un cap à Houston. Son entente avec Dwight Howard est un fait, d’ailleurs ils  nous ont souvent gratifié de beaux combos. Il est attendu pour être le créateur de la 2nd Unit et non pas la première option offensive. En jouant comme il le faisait aux Hawks, Houston ne sera plus la même équipe qui a quand même terminé championne de la southwest division.

 

3) Los Angeles Clippers: Jamal Crawford

 

Statistiques cette saison: 15,8 points (39,6% aux tirs dont 32,7% à 3pts), 1,9 rebonds, 2,5 passes décisives, 1,4 perte de balle en 26,6 minutes par matchs.

Amateur de crossover, de gestes esthétique et 3+1 play, J-Crossover est votre homme. Besoin d’un carton, d’un électron libre et de points rapides ne cherchez plus c’est aussi votre homme.

1- Créer pour les autres

A l’image d’un Boris Diaw, Jamaal Crawford est le moteur de la seconde unit de son équipe. Il se doit de générer toute la création de la réserve. Pourquoi? Tout simplement parce qu’il n’y a aucun joueur capable de créer son shoot dans la réserve à part peut-être Austin Rivers. Sa propension à créer efficacement pour servir dans un fauteuil ses coéquipiers est essentiel au succès de son équipe.

2- Apporter des points du banc

Crawford est un féroce attaquant. Solliste, il est dans le cercle très fermé en compagnie de Wilt Chamberlain, Moses Malone et Bernard King des joueurs à avoir mis au moins une fois 50 points avec trois équipes différentes. Véritable scoring machine, il est capable de prendre feu à tout moment et d’écœurer ses adversaires à coup de shoots assassins.

4) Portland Blazers: CJ McCollum

Statistiques cette saison: 6,8 points (43,6% aux tirs dont 39,6% à 3pts), 1,5 rebond, 1 passe décisive, 0,8 perte de balle en 15,7 minutes par match.

Drafté l’an dernier par les blazers en dixième position, l’arrière meneur aura une réelle carte à jouer durant ces playoffs. Passé de 38 matchs joués à 62, il a tout juste 100 matchs d’expériences dans les jambes à l’arrivée en post season.

1- Mettre des points

Gros scoreur en Ncaa (21 pts à 44%) durant ses quatre années à Lehigh, Mc Collum peine à retranscrire ses capacités (6.8pts en carrière) en nba. Longtemps barré, il peut profiter d’un concours de circonstance pour enfin donner la pleine mesure de son talent. En effet, Wes Matthews et Aaron Afflalo sont blessés, Will Barton a été transféré, il a là une chance unique qu’il se doit de saisir.

2- Soulager Damian Lillard

Comparé à son coéquipier de par son parcours et son style de jeu, CJ devra être amené à le remplacer efficacement pour que Portland aille loin. Même si Steeve Blake est le back up naturel de Dam (4ème temps de jeu cette saison), il est beaucoup plus gestionnaire que scoreur. Hors avec autant de blessés la capacité à scorer est très importante. Mc Collum est l’alternative pour apporter de l’agressivité mais surtout du scoring à l’arrière nécessaires au système Stotts.

5) Memphis Grizzlies: Courtney Lee

 

Statistiques cette saison: 10,1 points (44,8% aux tirs dont 40,2% à 3pts), 2,3 rebonds, 2 passes décisives, 1 interception, 1 perte de balle en 30,6 minutes par match.

Arrière titulaire des Grizzlies depuis maintenant une saison et demi, Courtney Lee n’a cessé de prendre de l’importance dans le jeu des joueurs du Tennessee. Associé à son compère Mike Conley dans un backcourt toujours sous-estimé, il  est devenu un pion essentiel du système de Dave Jeorger pour deux raisons.

1- Sa défense

En succédant à Tony Allen dans le 5 de départ des oursons, ex celtic tout comme lui, Courtney Lee avait la pression et se devait d’ être à la hauteur défensivement. Force est de constaté qu’il a plutôt bien répondu puisqu’il est excellent dans ce domaine. Grace à son addition, Memphis possède le meilleur roster défensif à l’arrière quand on ajoute Mike Conley, Tony Allen, Nick Calathes, Jordan Adams tous de très bons défenseurs.

2- Son adresse

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Courtney Lee est une véritable balance offensive pour les Grizzlies. Jugez par vous même. Lors des victoires, il affiche des moyennes de 11 points 2 rebonds 2 passes à 50% FG et 50% à 3pts contre 8 pts à 35% FG et 21% à 3pts lors des défaites. Sa propension à rentrer des Catch and shoot (43% de ses tirs) sera essentielle pour libérer la raquette.

6) San Antonio Spurs: Boris Diaw

 

Statistiques cette saison: 8,7 points (46% aux tirs dont 32% à 3pts), 4,3 rebonds, 2,9 passes décisives, 1,6 perte de balle en 24,5 minutes par match.

L’an dernier en finale nba, Boris Diaw a explosé aux yeux du grand public de la grande ligue. Déjà élu Most Improve Player durant ces années phoenix, il avait connu un passage compliqué et une baisse de cote aux Bobcats avant de revenir sur le devant de la scène avec les Spurs.

1- Créer des shoots faciles

S’il fallait le définir en un mot ce serait « facilitateur ». Boris Diaw fait parti des créateurs les plus majestueux de  ligue actuel. Son jeu de passe, son sens de l’anticipation et son Qi basket forment un cocktail explosif qui booste le jeu collectif des spurs. Adepte du drive and kick, du tir à la cuillère mais aussi de la passe aveugle, quand il joue c’est littéralement un 2ème meneur sur le terrain, meneur qui fait toute les petites choses non quantifiables mais au combien importantes.

2- Etre agressif

S’il est reconnu pour ses qualités de créateur, le président peut parfois se muer en redoutable scoreur. A 33 ans comme son maillot et le numéro de sa ville, le capitaine de l’EDF doit se faire violence offensivement pour faire passer les champions texans dans une autre catégorie. En étant agressif, son jeu est beaucoup plus efficace pour son équipe puisqu’il brouille les pistes en libérant des positions pour ses partenaires.

7) Dallas Mavericks: Amare Stoudemire

 

Statistiques cette saison: 11,5 points (55,7% aux tirs), 5,6 rebonds, 0,5 passe décisive, 1,3 perte de balle en 21,1 minutes par matchs.

Débarqué des Knicks alors qu’il émargeait à plus de 20 millions par ans, Le Stoud a trouvé une nouvelle maison dans le texas sous les couleurs des mavericks. Recruté pour remplacer numériquement Brendon Wright sacrifié lors de l’échange pour acquérir Rondo il aura une réelle carte à jouer lors de ces playoffs.

Amener une menace poste bas

On le sait tous, le jeu se ralentit en playoffs. Pouvoir compter sur un joueur qui peut garder la balle, sans la perdre au poste est essentiel à ce niveau. Avec Dirk qui va de moins en moins au contact dans la peinture et Tyson Chandler qui ne touche la balle que pour prendre des rebonds ou faire des claquette, Amare apporte un profil qui manquait aux Texans.

Energiser en sortie de banc

Depuis les départ conjuguées de Jae Crowder et de Brendan Wright, le banc des mavericks est vieux, manque de fraîcheur mais a surtout perdu ses deux principaux moteurs. Le Stoud a maintenant l’occasion d’avoir les clefs de son équipe (la seconde Unit) pour s’assurer de trouver un bon contrat dans une équipe de haut niveau pour la saison prochaine.

8) New Orleans Pelicans: Ryan Anderson

 

Statistiques cette saison: 13,7 points (39,9% aux tirs dont 34% à 3pts), 4,8 rebonds, 0,9 passe décisive, 1 perte de balle en 27,5 minutes par match.

Most improve player lors de sa seconde saison au Magic, Ryan Anderson est depuis un pélican. Navigant entre malheur, tristesse et blessure, le strech 4 retrouve peu à peu son équilibre en cette fin de saison pour les pensionnaires du Smoothie King Center, s’il joue son meilleur basket NOLA peut aller haut.

1- De l’adresse extérieur

Si vous suivez la nba, vous connaissez sûrement Ryan Anderson. C’est le meilleur shooteur intérieur exclusif en nba actuellement. Sa palette est immense, 8 mètres, en mouvement, en catch and shoot, en spot up, en turn around! Demandez vous en aurez! Quand il est adroit (et ça arrive régulièrement), c’est une véritable machine qui peut prendre feu à n’importe quel endroit du terrain.

2- Apporter du Spacing

Véritable Kyle Korver du poste 4, Ryan est défendu comme s’il était un joueur à 20ppg. Quand il a une position favorable, les adversaires s’empressent de sortir sur lui. Sa simple présence sur le parquet ouvre le terrain pour les nombreuses options offensives que sont le pick and roll et le backdoor cut du joueur venant du coté faible. Avec lui, New-Orleans attaque à 5 (contrairement à lorsqu’Asik joue) et est bien plus dangereux pour ses  adversaires.

Auteur : ThomasF

Intéressé par la nba depuis tout jeune, c'est le dunk de Vince Carter sur Fred Weiss qui m'a définitivement fait basculer. Amoureux du jeu old school notamment celui prôné par les Kings de 2002, j'ai au fur et à mesure appris à cultiver ma culture basket jusqu'à aujourd'hui m'intéresser aux statistiques avancées. Fan de Paul Pierce, de Brandon Roy mais surtout des Memphis Grizzlies, j'ai rejoint le site en début 2013, et je vis ma passion au quotidien avec mes acolytes.