[Preview] Finales NBA: Golden State Warriors – Cleveland Cavaliers

Bilan de la saison régulière:

Golden State Warriors: 73 victoires / 9 défaites (Premier de la division Southwest ; Premier de la conférence Ouest)

Cleveland Cavaliers : 57 victoires / 25 défaites (Premier de la division Centrale ; Premier de la Conférence Est)

Statistiques de la saison régulière:

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Calendrier:

Match 1: Dans la nuit du 2 au 3 juin à Golden State (3h)

Match 2: Dans la nuit du 5 au 6 juin à Golden State (2h)

Match 3: Dans la nuit du 8 au 9 juin à Cleveland (3h)

Match 4: Dans la nuit du 10 au 11 juin à Cleveland (3h)

Match 5 (si nécessaire): Dans la nuit du 13 au 14 juin à Golden State (3h)

Match 6 (si nécessaire): Dans la nuit du 16 au 17 juin à Cleveland (3h)

Match 7 (si nécessaire): Dans la nuit du 19 au 20 Juin à Golden State (2h)

Affrontements en saison régulière:

Golden State Warriors – Cleveland Cavaliers (25.12.2015): 89-83

Cleveland Cavaliers – Golden State Warriors (18.01.2016): 132-98

Les Cavaliers gagneront si:

Ils défendent à haut niveau. Les Cavaliers n’ont pas vraiment défendu durant ces playoffs, profitant de leur attaque dominatrice pour disposer de leurs adversaires. Opposés à la meilleure attaque de la ligue, ils ne pourront plus se cacher. Or, la tache défensive ne compte pas parmi les points forts des coéquipiers de LeBron James. J.R Smith et LeBron James peuvent défendre à très haut niveau, le premier le fait d’ailleurs depuis le début des playoffs. Tristan Thompson, du fait de sa petite taille et de son manque de qualités athlétiques, n’est pas un bon protecteur de raquette et devrait souffrir face aux pénétrations adverses. Reste Kevin Love et Kyrie Irving. Souvent catalogués comme de mauvais défenseurs – et les statistiques confirment cette idée – ils devront faire directement face au duo Draymond Green/Stephen Curry, redoutables sur pick and roll. Phase de jeu où les statistiques du duo Love/Irving sont parmi les pires de la ligue (ils concèdent plus d’un point de moyenne sur chaque pick and roll). A Tyronn Lue de trouver un moyen de ne pas constamment céder des points sur cette phase de jeu. Face aux remplaçants, les Cavaliers doivent espérer qu’Iman Shumpert et Matthew Dellavedova, deux des meilleurs défenseurs de l’effectif, haussent aussi leur niveau de jeu défensif. La mission sera dure pour Cleveland, aucun repos défensif n’est permis contre ces Warriors.

L’impact d’Andre Iguodala est réduit. «Iggy», véritable Colt Seavers des Warriors, aura encore un rôle prépondérant dans cet affrontement. Au cours des dernières finales, l’ailier s’était mué en véritable kryptonite des Cavaliers et plus particulièrement de LeBron James, qui voyait ses pourcentages de réussite s’effondrer une fois gardé par le musculeux Warrior. A l’image de son équipe, Iguodala a connu un début de finale de conférence 2016 difficile, pour ne pas dire catastrophique, avant de se réveiller sur les trois derniers matches. Si Kevin Durant n’a pu mettre en place son jeu au cours des trois dernières rencontres c’est bien à cause Iguodala. Cependant l’impact actuel de l’ancien Sixers dépasse la défense. Il shoote à presque 43% de réussite à trois points sur ces playoffs. Des pourcentages qui devraient dissuader les Cavaliers de le laisser tout seul comme au cours des derniers finales. Choix tactique catastrophique qui avait offert le trophée de MVP à Iguodala. Les Cavaliers devront trouver un moyen, surement via des systèmes ingénieux, d’éloigner Iguodala de LeBron James ou alors ce dernier devra provoquer des fautes. S’ils sont privés d’Iguodala, les Warriors se trouveraient sans solution contre LeBron James. Une aubaine pour Cleveland.

– Ils dominent la bataille des rebonds. Les Warriors n’ont que très peu de point faibles. Cleveland doit réussir à exploiter la moindre faille dans l’armure de son adversaire à son avantage. Parmi ses failles on trouve le rebond. La serie contre le Thunder – dont les Cavaliers ont beaucoup d’enseignements à tirer – l’a illustré, la basket petit proposé par les Warriors est très vite mis en difficulté face à une équipe dominante sous les panneaux. Aux intérieurs des Cavs de réussir à dominer dans la raquette quand Steve Kerr alignera sa death lienup. L’intérêt pour Cleveland est double. L’équipe obtiendra des secondes chances et donc des possibilités de scorer supplémentaires. Mais surtout, une réelle domination des Cavs dans ce domaine obligerait le retrait de la death lineup, ce qui soulagerait considérablement leur défense. Attention cependant, si les Cavaliers venaient à trop se concentrer sur les rebonds offensifs ils mettraient en danger leur défense de transition, si importante contre les Warriors. Tristan Thompson et Kevin Love, les deux meilleurs rebondeurs des Cavaliers, devront réussir à dominer leurs vis-à-vis.

Leur réussite à trois points perdure. Depuis le début des playoffs les Cavaliers shootent à 43%, bien qu’étant l’équipe ayant tenté le plus de tirs extérieurs. Et la série contre le Thunder l’a mis en lumière, la réussite extérieure est primordiale contre les champions en titre. La bonne nouvelle pour LeBron James et ses coéquipiers c’est qu’ils semblent être les seuls rivaux des Warriors capables de ne pas s’écrouler devant les séquences de shoots à trois points dévastateurs des Californiens. Sans dire que leur puissance de feu derrière l’arc est supérieure voire même égale à celle des champions en titre, elle peut leur permettre de ne pas s’écouler. La clé pour Cleveland sera surtout de trouver des shoots ouverts, ce qui ne sera pas chose facile contre Golden State, deuxième meilleur défense contre le tir à trois points en saison régulière (33.2% de réussite concédé). Le mouvement du ballon des Cavaliers avait permis à l’équipe de se défaire d’une autre très forte défense contre le trois points: les Hawks. A eux de faire de même dans ces finales.

LeBron James joue son meilleur basket. Le mot «exploit» est galvaudé dans le sport de haut niveau. Utilisé à toutes les sauces, souvent pour des simples surprises, il perd son sens originel. En revanche, si les Cavaliers s’imposent dans ces finales, le mot «exploit» sera idoine. Et cette prouesse les Cavaliers ne pourront l’a réussir sans un LeBron James de très haut niveau. Oui, LeBron James dispute une énième finale NBA – la septième pour les plus pointilleux – et a rarement failli. Mais ici, on ne demande pas à la star des Cavs de ne pas faillir mais bien de jouer son meilleur basket. James n’a surement jamais affronté tel adversaire en finales NBA – quand on voit les équipes qu’il a déjà combattu, c’est vous dire la taille de défi – et devra répondre présent à un niveau proche de la perfection. Face à ses Warriors la marge de manœuvre est minime, quasiment inexistante. A James de porter son équipe, sa franchise, sa ville vers la terre promise.

Les Warriors gagneront si:

– Stephen Curry et Klay Thompson continuent sur la lancée de leur fin de série contre le Thunder. Soyons-honnête, si les Splash Brothers continuent à shooter comme au cours des deux derniers matches contre Oklahoma City la série sera courte. Très courte. Deux matches où les deux arrières ont compilé un absurde 30/55 à trois points. «Absurde» car ces shoots sont bien souvent contestés par un ou plusieurs défenseurs. Pourtant, et ça en deviendrait presque banal, ces shoots ils les rentrent.

Kyrie Irving est stoppé. Un secret de polichinelle. LeBron James ne sera jamais stoppé, le ralentir relève déjà de la prouesse, la tradition veut donc que l’équipe adverse s’attelle à étouffer ses coéquipiers et en premier lieu son lieutenant. Kyrie Irving – le dit lieutenant – qui est injustement oublié quand on parle de cette finale alors qu’il a réussi des playoffs de très haute facture. Avec presque 25 points de moyenne et des pourcentages de réussite affolants (48% aux tirs et 49% à trois points), le meneur est l’option «1bis» des Cavaliers en attaque. En défense, il est aussi plus concentré que jamais. Un Irving revanchard, souvenez-vous, il était sorti du match 1 des dernières finales après une blessure au genou. Un match où il avait tenu tête à Stephen Curry (23 points, 7 rebonds et 6 passes décisives). Kyrie Irving c’est surtout ce relais qui manquait terriblement aux Cavaliers durant les dernières finales, un joueur capable de marquer sans l’aide d’un LeBron James. S’il venait à faire de grandes finales, LeBron James aurait plus de place pour opérer et les Warriors seraient en danger.

Ils ne tombent pas dans une caricature d’eux-mêmes. Cet argument est presque valable pour les deux équipes. Les Warriors, toujours un poil arrogants, ont tendance de voir dans le shoot extérieur la solution à tout leurs maux. Contre le Thunder, ils ont eût parfois la tendance à trop abuser du shoot à trois points pour recoller quand ils étaient menés, jusqu’en a devenir trop prévisible et totalement oublier le jeu intérieur. Dans ce genre de cas, le travail de la défense est largement facilité car elle n’a qu’à défendre la ligne extérieur. Dans ce genre de séquence où les Warriors ne contrôlent plus leur libido de tirs extérieurs, l’adversaire est moins en danger…à part qu’en tout les tirs extérieurs rentrent. La clé pour les Warriors reste de savamment alterner le shoot et les pénétrations. Quand ils le font, ils deviennent pratiquement inarrétable.

Draymond Green joue à son niveau et reste calme. Aimez-le, détestez-le, idolâtrez-le, haïssez-le, le fait est que Draymond Green est vital pour son équipe. Quand il déjoue, toute l’équipe des Warriors fait de même, le tour précédent contre le Thunder l’a attesté. Or, ce même Draymond Green avait failli durant les trois premiers matches des finales l’année dernière ; l’on peut cependant mettre ces débuts difficiles sur le compte de l’appréhension. Plus que dans le jeu, le fantasque hybride des Warriors doit réussir à rester calme et ne pas laisser les difficultés qui seront rencontrées par son équipe le rendre chèvre. Car il n’est qu’à une faute flagrante ou deux fautes techniques d’une suspension automatique, autant dire très peu pour lui qui exprime souvent ses émotions sur le terrain. Un match de suspension qui aurait de lourdes conséquences pour l’avenir de son équipe.

Leurs intérieurs répondent présents. Andrew Bogut – c’est surement à cause de son look raté de bûcheron du Montana – n’est pas vraiment apprécié dans le microcosme NBA. Pourtant, son importance est colossale dans le succès des Warriors, comme celle de Festus Ezeli. Contre une équipe de la qualité des Cavaliers, les champions en titre ne pourront pas se reposer sur un basket petit, Tristan Thompson pourraient leur faire payer sous les panneaux. Ça sera donc aux intérieurs des Warriors de répondre présents et de museler les intérieurs des Cavaliers. La série contre le Thunder l’a prouvé, un Bogut absent équivaut à des Warriors prenables. Les deux pivots auront aussi la mission importante de limiter la réussite de LeBron James à l’intérieur, le seul vrai danger offensif dans la raquette des Cavaliers.

Facteurs X de la série:

Harrison Barnes. L’ailier de Golden State peut se féliciter de la qualification de son équipe pour la finale, une élimination lui aurait attirer beaucoup de critiques (enfin, plus qu’il en connait déjà). Ses statistiques de playoffs sont toutes en nettes recules par rapport à la saison régulière ou même par rapport aux playoffs de l’an dernier. Dans le jeu, il est rarement efficace quand son équipe a besoin de lui, particulièrement en défense. Des playoffs affreux qui l’ont relégué sur le banc au profit d’Iguodala. On ne sait pas encore si Steve Kerr renouvellera l’expérience en finale. Dans tous les cas, Barnes devra améliorer son niveau de jeu drastiquement en finale. Quand il est en réussite, les Warriors en deviennent pratiquement imbattable. Plus important, des playoffs calamiteux infligeraient une violente baisse à sa côte cet été.

Matthew Dellavedova. Le cinq de remplaçant des Warriors est dévastateur et aide souvent son équipe à creuser l’écart quand les titulaires des deux côtés sont sur le banc. Le banc des Cavaliers devra répondre présent et en particulier «Delly», meneur de cette deuxième unité. Tyronn Lue a l’habitude de faire jouer LeBron James avec ses remplaçants durant ses playoffs, mais c’est bien Dellavedova qui pose la plupart des systèmes. Or, face à aux remplaçants de Golden State, les équipes sont souvent soumises à une forte pression défensive et perdent beaucoup de ballons. Au meneur des Cavs de prendre soin du ballon pour mettre aux remplaçants californiens pour que le banc de son équipe ne prenne pas l’eau.

Le concours Dunkhebdo

 

Le pronostic de la rédaction:

Alan: victoire de Cleveland en 6 matches

« You can’t be king without a crown » : la vendetta, voilà ce qui anime LeBron James depuis un an maintenant, après la défaite de son équipe, de sa ville, Cleveland face aux Warriors en Finale NBA. Admirable de combativité, James avait tourné à plus de 35pts, 13rbs et 9asts face à la machine de guerre californienne, une machine incroyablement bien huilée qui avait fini par triompher en 6 rencontres. C’était un peu David contre Goliath, non pas que LeBron serait un petit David, mais il affrontait tout seul la bande des Curry, Thompson, Iguodala, Green et compagnie. Cette fois-ci, le natif d’Akron est entouré, il a Kyrie Irving à la mène pour l’aider dans les fins de matchs (plus de 24pts à quasiment 48% aux tirs sur l’ensemble de ces playoffs), il a un Kevin Love capable de mettre dedans de loin lorsqu’il pénètre pour ressortir le cuir, tandis qu’un J.R. Smith peut péter des crises extérieures à tout moment. Je met l’accent sur LeBron James, non pas que ce soit lui la clé de la série, il fera toujours ses statistiques et portera toujours son équipe, mais avec ses fantassins et les vieux grognards qui l’entourent, il se doit de remporter cette Finale, sinon sa legacy sera tintée. Petit problème, il affronte l’équipe aux 73 victoires, l’équipe au premier MVP unanime, l’équipe qui a réussi à renverser une situation incommensurable face au Thunder pour accéder à cette finale, bref le duel s’annonce épique, homérique : messieurs faites nous rêver !

Léo: victoire de Golden State en 6 matches

Golden State va gagner ses deux premiers matchs à l’Oracle grâce à un Klay Thompson solide, un Steph Curry qui retrouve les sommets et un Draymond Green un peu en dessous de ses standards. Les Cavaliers vont réagir et remporter tranquillement le match 3 grâce à un gros match du duo Kyrie/LeBron et une grosse perf’ de Channing Frye (Et oui!). Grâce à ce regain de confiance, les Cavs prennent la grosse tête et J.R. Smith s’emballe en conférence de presse en annonçant « I’m the real MVP. Stephen who ? ».

A cause de cet abus de confiance, les Cavaliers prennent une fessée à domicile au match 4 et Smith sort sous les huées de la Quicken Loans Arena.

C’est alors que le tournant de ces finales va surprendre tout le petit monde de la NBA. Après une soirée un peu arrosée pour fêter leur quasi-titre, les Warriors perdent Klay Thompson qui se blesse en sortant d’un night-club de l’Ohio. Il déclarera par la suite qu’il a fait exprès pour que le journal L’Équipe puisse titrer : « La Klay de la série ».

Malgré cela et grâce à un Draymond Green retrouvé (16rbds, 11rbds, 12pds, 4blks), les Warriors s’imposent à Oakland et remporte le titre NBA 4-1 face à un LeBron James qui annoncera dans la foulée son retour à Miami.

En exclusivité, voici les stats de ces finales NBA :

S.Curry : 28pts, 6pds, 5,5rbds.

K.Thompson : 23pts, 3pds, 3rbds, 1 Une de l’Équipe.

D.Green : 12pts, 7rbds, 5pds.

K.Irving : 14pts, 8pds, 2rbds.

L.James : 33pts, 7pds, 8rbds.

K.Love : 20pts, 2pds, 6rbds.

Désolé pour le spoil.

Pierre: Victoire des Warriors

Golden State va décrocher le titre d’abord parce qu’il revienne de nulle part. Menés 3-1 contre Okc, plus personne ne les donnait gagnant et pourtant… Ils ont su s’adapter, défensivement notamment et changer de tactique (Bogut plus présent) pour remonter le Thunder.
Les Cavs ne pourront pas stopper Klay Thompson, qui marche sur l’eau, et Curry, de retour en forme après sa blessure. Au contraire, les Warriors ont des défenseurs à envoyer sur LeBron (Iguodala notamment) et je pense que Kevin Love va nous faire des Finals justes catastrophiques.
De plus, après une série aussi compliqué, Golden State arrive lancer et tellement déterminé et confiant. Les Warriors savent de quoi ils sont capables et peuvent prendre feu à tout moment. Ils n’ont pas gagné 73 matchs pour rien et veulent le titre pour confirmer cette saison historique.

Enfin, Steve Kerr va outcoacher Lue.

Antoine B: Cleveland

LeBron face à la « meilleure équipe de tous les temps », voilà une affiche de rêve. Les finales de conférences ont livré des enseignements cruciaux. Les Warriors sont loin d’être invincibles et même si la remontée fût belle, certaines interrogations se  sont soulevées. Les Cavs ont eux avancé relativement tranquillement, bien qu’ils doivent se méfier de l’utilisation d’isolations à outrance. Les Cavs semblent tout de même plus solides qu’OKC : par exemple, JR Smith est bon défenseur et ne refusera, lui, pas les shoots ouverts à 3 points. À peu près aussi physique mais plus structurés qu’OKC et surtout au complet, Cleveland peut faire mieux que l’année dernière. Les Californiens s’avancent plus ou moins sûr d’eux mais pour moi, les Cavs (et LeBron) ont les armes et l’envie (finalistes défaits l’an dernier) pour s’imposer et montrer que LeBron peut bien (enfin)amener un titre à la ville de Cleveland.

Jeremy: Golden State en 6 matches

Ne vous méprenez pas, si cette finale est un remake de l’an passé ce n’est que par le nom des équipes qui y figurent. Depuis la dernière fois qu’ils se sont présentés en finale NBA, les Warriors ont été sacré champions et on battu le record des Bulls en saison régulière en affichant un bilan de 73W/9L. Les Cavs eux, ont de nouveau écrasé la Conférence Est, mais alors que James était seul contre Golden State l’an passé (Irving n’a joué qu’un match et Love était blessé), il aura cette fois ses lieutenants Love et Irving à ses côtés. Grosse confrontation en prévision donc.

Et pourtant, la franchise de la baie d’Oakland semble encore au dessus, malgré les résultats de Cleveland, et malgré le fait qu’ils étaient menés 3/1 en Finale de conf. Leur effectif est complet, le banc est bon, et leur duo de shooteur est plus qu’en forme, en atteste les performances de Curry et Thompson dans les Game 6 et 7 contre OKC.

Ce n’est pas forcément évident de faire un pronostic, mais je vais dire victoire de Golden State en 6 matchs, 4/2 donc. Par contre, si jamais Cleveland arrache un Game 7, je suis prêt à parier qu’ils le remporteront, même à l’Oracle Arena.

Thomas: Golden State en 6 matches

Ce duel est le meilleur auquel on aurait pu prétendre au début de la saison. Les deux équipes les plus dominantes de chaque conférence ces deux dernières années (no offense aux Hawks) se retrouvent en finale. Le terme «rematch» est beaucoup utilisé mais dans les faits les deux équipes n’ont plus rien à voir tant dans le jeu et dans leurs niveaux après leurs récents parcours.Les Warriors sont favoris mais attention aux Cavs qui ont tout autant de talent et de densité que les Wariors sur des postes clés. Les roles players auront un rôle prépondérant dans cette série Jr Smith, Frye et Dellavedova d’un coté, Livingston Ezeli et Barnes de l’autre! Les stars seront toutes au rendez-vous dans des matchs qui sentent orgie à 3pts et 1vs1 basketball. Les deux équipes sont le symbole d’une ligue qui évolue et sont ce qui se fait de mieux dans ce basket. Chacune d’elle est à quatre victoires de la « très grande histoire de la nba » mais je vois les Warriors s’imposer 4-2 après avoir été mené 2-1 dans la série. Ils reviennent de très loin face au Thunder et je pense que plus rien ne peut plus leur arriver pendant ces playoffs.

Antoine Bo: Golden State en 7 matches

La série va aller en 7 matchs car:

les Cavaliers sont très forts et se sont renforcés à 3 points. Il ne faut pas oublier que les Warriors sont souvent menés de +10 points et qu’ils font un gros run sauf que LeBron possède l’expérience pour garder cet avantage. Même si les Cavs sont performants, les Splash Brothers vont être fantastique. Avec une saison régulière comme ils ont fait, ils ne peuvent pas perdre et tout leur réussi.

 

Dalil: Cleveland en 6 matches

Le remake…qui n’en est pas un. En effet des Cavs au complet plus la touche Frye sont désormais prêt pour cette revanche qui s’annonce dantesque. Côté Warriors un homme a sauvé le navire : Klay Thompson. Plus en verve que son « Splash Bro » il m’impressionne dans sa capacité à lire le jeu pour scorer et son endurance en se tapant le meilleur extérieur adverse pour laisser Curry au repos. Mais voilà face à un backcourt Irving-Smith, la paire de la Baie risque de se casser les dents. Smith est autre joueur désormais capable de prendre feu et de défendre dur. Avec un Irving retrouvé à son meilleur niveau comment Steve Kerr va-t-il s’adapter? Justement plus que LBJ (que je vois faire une série en GodMode) le facteur X sera selon moi ce backcourt sur lequel GSW va devoir choisir son poison. Mettre Thompson sur Irving et donc laissé Smith avoir le mismatch offensivement ou laisser Steph au risque qu’il se fasse balader via les écrans et les dribbles chaloupés de Uncle Drew.
Mais attention les Warriors ont aussi du répondant avec des joueurs comme Green et Iggy qui peuvent limiter l’apport du Quadruple MVP ( attention à Green qui ne fait pas une grande série face au Thunder).
Autant l’an dernier LeBron James a fait illusion à lui tout seul, autant cette année mon ressenti est assez clair : 4-2 Cavs. Personne pour stopper LBJ, un groupe au complet et soudé derrière Tyronn Lue. Klay Thompson assurera cette année mais Curry et Green me paraissent en dessous de leur standards.

Benjamin: Golden State en 5 matches

Il me semble tout d’abord important de rappeler en préambule la différence entre cette série et celle de l’année dernière. Pardon ? Ah oui tout le monde le dit donc merci de m’épargner cette remarque que l’on voit partout.

Plus sérieusement, la défense de Cleveland m’effraie, surtout contre une attaque comme les Warriors. Kevin Love est à la peine dès que la jeu s’accélère et se durcie, quant à Kyrie Irving, même s’il a fait des progrès défensivement, il ne me semble pas capable de tenir les pyromanes adverses. Globalement, j’ai la sensation que cette série se résumera à une équipe de Cleveland qui fait du Warriors mais en bien moins fort. Les Cavaliers ne battront pas les Warriors a leur propre jeu (le shoot extérieur), surtout qu’il n’ont pas ce joueur capable de briser le small ball des Warriors. Les Cavaliers jouent un basket lent (28ème équipe au niveau de la «pace»), beaucoup plus facile à défendre pour les Warriors. Enfin, histoire d’achever les dernières poches de résistances pro-Cavaliers, je tiens à rappeler la difficulté qu’à un LeBron James contre Iguodala. Marrant penseront certains en regardent les stats de LeBron sur les dernières finales. Moins quand on jette un œil à ces stats quand il est opposé directement à «Iggy»

Il ne faut pas sous-estimer le supplément d’âme qu’auront les Warriors après être passé tout près de élimination contre le Thunder. Oui? Ah ça aussi tout le monde le dit…