Portrait: Le meneur (presque) parfait

Dunkhebdo vous emmène dans le laboratoire du docteur Frankenball, le cousin fou du célèbre Krankenstein qui lui est un fan de basket. Après avoir passé des heures devant la saison NBA, le docteur a remarqué une chose: l’imperfection présente chez tous les protagonistes. Aucun joueur n’est parfait et ça a le don de l’énervé. Du coup, le chimiste fou a décidé de construire ce joueur en prenant le meilleur joueur dans un aspect précis du jeu. En additionnant tous ces petites perfections dans un point du jeu, Frankenball espère construire le joueur parfait à chaque poste. Aujourd’hui, place aux meneurs.

Pour cette édition sur le portrait d’un meneur, 5 critères seront pris en compte:

– le physique qui ne prend pas seulement en compte le gabarit (taille, poids, musculature) mais bien l’ensemble des qualités athlétiques (vitesse, endurance, détente, explosivité…). Dernier point à prendre en compte: la faculté qu’à le joueur à rester en bonne santé.

– le shoot concerne lui seulement la mécanique et le taux de réussite, la sélection de shoot n’est pas prise en compte.

 la défense c’est tout simplement la faculté qu’à le joueur à bien défendre

– l’intelligence de jeu est peut-être le critère le plus important. C’est l’aptitude du joueur à faire les bons choix, comprendre ce qui se passe autour de lui et connaitre les ficelles du jeu.

– le mental s’intéresse à la force du joueur d’un point de vue psychique. C’est un joueur battant, guerrier et prêt à tout pour jouer sur le terrain.

Physique : Russell Westbrook

Russell Westbrook est critiqué et critiquable sur de nombreux points mais quand on en vient à son physique, on ne peut rester que muet. A 1 mètres 92 et 91 kilos, c’est sans conteste le meneur le plus physique actuellement en NBA et on peut même arguer qu’il tout simplement le plus athlétique de tous les temps. Ce qui fait de lui un cauchemar physiquement c’est que tous meneurs NBA se retrouvent en désavantage contre lui. Soit il domine son adversaire en taille, soit en vitesse, soit en puissance. Aucun meneurs NBA ne peut se targuer de rivaliser avec lui dans ces trois catégories. Derrick Rose le pouvait mais avant ses pépins. Ce qui nous amène à un autre point qui fait de lui le joueur le plus physique de la ligue : sa solidité. Westbrook est un Iron Man. Il n’a pas un raté un match au lycée. Il n’a pas non plus raté un match à UCLA. Après cinq saisons pleines en NBA, il a dû rater une rencontre suite à une blessure au ménisque. Après une rechute, beaucoup croyaient que c’était là la fin du «Rus» que l’on connaissait mais le marsupilami est revenu encore plus fort.

Alternatives possibles: John Wall, Eric Bledsoe

Shoot: Stephen Curry

Là aussi, le débat n’a pas lieu d’être. A l’image de Westbrook, Curry est sans conteste le meilleur dans cette catégorie et peut-être le meilleur de tous les temps. Sa mécanique est parfaite et son dégainement d’une rapidité folle. Techniquement parlant, on atteint des sommets encore inconnus. Tous les soirs, tous les joueurs en face savent la dangerosité du numéro 30 mais pourtant personne n’arrive à le stopper. Quel que soit son défenseur, il trouvera le moyen d’enfiler quelques perles longues distances et parfois dans des positions improbables. Statiquement certains le critiqueront pour sa tendance à beaucoup tenter. Mais ici il n’est question que du shoot et pas des choix. A 26 ans, c’est déjà le joueur qui a inscrit le plus grand nombre de trois points sous les couleurs des Warriors. Il détient également le record du plus grands nombres de trois points inscrits en une saison. Et parti sur ce rythme, le record en carrière de Ray Allen dans cette catégorie est plus qu’en danger.

Alternatives possibles : Jose Calderon, Chris Paul

Défense : Patrick Beverley

En défense, Patrick Beverley est un véritable [insérez-ici le nom ici d’une race de chien enragé de votre choix]. Sur le porteur de balle, aucun meneur en NBA n’est meilleur que lui. Beverley c’est un savant mélange entre agressivité et acharnement. Quand on lui attribue un adversaire à défendre, il y a fort à parier que ce dernier va connaitre une soirée difficile, qu’il s’appelle Chris Paul ou Russell Westbrook. Loin du ballon, il lui arrive encore de faire encore quelques erreurs mais l’aspect mental n’est pas noté ici. Ce qui rend le meneur des Rockets aussi exceptionnelle en défense c’est également tout l’effort qu’il y déploie. Il est constamment à 110% en termes d’intensité, quitte à certaines fois perdre les pédales. Cette saison la NBA a préféré Chris Paul pour la première All-NBA défensive team, lui devant se contenter de la seconde équipe. Ici, on a préféré Beverley car c’est plus un pur défenseur que Chris Paul, qui lui utilise sa fantastique intelligence de jeu pour faire la différence.

Alternatives possibles : Chris Paul, Rajon Rondo

Intelligence de jeu : Andre Miller

Andre Miller a 38 ans. Son shoot est très moyen et niveau qualité athlétique, très peu de meneurs sont plus faibles de lui. Pourtant, malgré tout cela, il reste un des meilleurs backups de la NBA à son poste. Comment ? Grâce à son intelligence de jeu. Andre Miller est un polytechnicien du basket. Il est capable de trouver des angles de passes que certains meneurs n’imagineraient même pas, mais surtout rend son équipe plus forte. Cette saison, Miller a dû changer de club après des différends à Denver. Arrivé à Washington, son impact n’a pas baissé. Avec lui sur le terrain, le offensive rating des Wizards gagné plus de 8 points ! Quand vous savez que l’autre meneur des Wizards, John Wall, est un des meilleurs à son poste ça vous classe un homme. Et, plus surprenant, les équipes marquent en moyenne moins quand le meneur vétéran est sur le terrain que quand il ne l’est pas. Un stat qui montre qu’il ne fait pas non plus sous-estimer son intelligence défensive.

Alternatives possibles : Rajon Rondo, Chris Paul

Mental : Rajon Rondo

7 Mai 2011. Les Celtics affrontent le Heat dans le match 3 des demi-finales de conférence alors qu’ils sont menés 2-0. Dans le troisième quart-temps, alors que son équipe mène de 10 points, Rondo se disloque le coude. Blessé, meurtri, le meneur continue de jouer dans la stupeur générale. Pas besoin d’autres preuves de son mental hors du commun. Plusieurs fois dans sa carrière, il a continué à jouer malgré des blessures qui auraient poussées beaucoup sur la touche. Dans la même série, il s’est illustré en prenant l’habitude de se glisser dans les huddles des joueurs du Heat, passant plus d’une fois à deux doigts de se prendre des coups de poings. Il n’en reste que ce petit côté insupportable, qui rend ces adversaires fou, doit être plaisant quand on joue à ses côtés.

Alternatives possibles:Mike Conley Jr, Tony Parker

1 Comment

  • Len_Bias

    Dans ma tête le meneur n’a pas le tache de scorer 30 points par match, il doit guider son équipe, mettre en place les systèmes, prendre a défaut une défense par ses décisions, faire jouer ses coéquipiers, les mettre en valeur, être tout simplement le relais du coach sur le terrain par la voie orale, par la voie des systèmes..
    J’ai toujours eu une préférence pour les meneurs passeurs, que pour les meneurs scoreurs. Et mon meneur idéal serait Steve Nash avec une bonne défense biensur.

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