Nos meilleurs souvenirs basket, par les rédacteurs

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J’ai toujours pensé qu’on étais fan de basket pour ça. Ces quelques secondes, minutes ou heures de bonheur intense et pur, uniquement procuré par le basket et ce qui viens de se passer devant nos yeux. Des années passées à admirer ce jeu pour ces quelques instants qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires. Voici ces quelques instants vus par les rédacteurs de Dunkhebdo.

 

Alan: Celtics/Lakers, NBA Finals 2008 Game 6

Le souvenir, par Alan: « En véritable souvenir, je dirais le match 6 des Finales NBA 2008. Fan des Celtics depuis un voyage à Boston en 2006, ce match a confirmé mon amour pour les Celtics et plus, pour la balle orange en général. On sortait de saisons vraiment mauvaises avec un Paul Pierce qui était tout seul, puis en un été, Danny Ainge a fait venir Garnett et Allen, ce qui a redonné espoir à toute la Green Nation. Et puis on arrive à ce match 6 des Finales face au rival californien après des playoffs délicat. Le TD Garden est chauffé à blanc, le trophée NBA est en logo énorme sur le parquet, l’intensité est folle, ça défend le plomb et en attaque c’est un véritable clinique. Los Angeles a la tête sous l’eau pendant les 48 minutes, le match est fini au bout du 3ème quart-temps et les dernières 12 minutes sont a appréciées sans stress, surtout que çà continue d’artiller de loin. 40pts d’écart si ma mémoire est bonne, une réussite à 3pts extraordinaire, un « and one » monumental de Garnett en première mi-temps, un Ray Allen en fusion avec 7 shoots primés, un banc de qualité avec les James Posey, Eddie House ou encore P.J. Brown, bref un souvenir mémorable. Et puis un titre, un titre pour la franchise la plus prestigieuse du basket US. »

Boxscore et récap du match

 

Anton: Warriors/Spurs, Playoffs 2013 Demie finale de conférence, Game 1

Le souvenir, par Anton: « Si je ne devais retenir qu’UN seul souvenir NBA, ça serait la nuit ou j’ai plongé dans son univers. Un retour de soirée du début du mois de mai 2013, ma curiosité m’emmène sur un match entre les Spurs du big three Parker/Ginobili/Duncan (les seuls joueurs que je connaissais à l’époque) et les énigmatiques GSW. Je m’attendais à voir une démonstration du Barça de la NBA que sont les Spurs, je n’étais curieux que de voir la performance de TP. Sans m’y attendre j’allais assister à l’un des plus beau match de ma vie. Un chassé croisé constant, du jeu ultra rapide dans tout les sens, des shoots d’une autre planète (les BAAAAAANG du superbe Mike Breen) un money time dantesque avec double prolongation, et un buzzer beater assassin de Manu Ginobili. Après ces 3 heures de dépucelage, la fascination pour cette ligue m’avait contaminée. L’intensité des Playoffs NBA en pleine face, je me jurais de suivre la série entre les deux équipes jusqu’au bout. Les bribes de basket européen que j’avais jusque là vu ne correspondait en rien à ce spectacle hallucinant. Au delà de la victoire des Spurs, c’est une nouvelle définition du basket que j’ai aperçu ce soir là grâce à un duo d’arrière bien connu aujourd’hui Curry/Thompson. A eux deux ils ont tenu le suspens jusqu’au bout, frôlant un upset magnifique, les shoots lointains impensables, leur fougue et leur envie pour rester dans le match face aux favoris. Curry déjà impressionnant, impossible à défendre et jamais je n’aurai imaginé qu’il repousse à ce point les records NBA. »

Boxscore ici

 

Arthur: Duke vs Butler, Final Four 2010

Le souvenir, par Arthur: « Des beaux souvenirs avec le basket-ball j’en ai beaucoup mais quand j’y repense, celui qui m’a le plus marqué, c’est certainement la victoire de Duke en finale NCAA en 2010 face aux Bulldogs de Butler. C’était au tout début…début de quoi ? Le début de ma passion pour la NCAA, en 2010 ça paraît proche mais pas tant que ça finalement, j’avais alors 12 ans et déjà fan des Blue Devils. Alors pourquoi est-ce le plus beau ? Tout simplement parce que c’est un match de folie dans une enceinte quasiment conquise à la gloire des Bulldogs de Butler (Lucas Oil Stadium d’Indianapolis oblige), car il y a la star d’un état, Gordon Hayward, en face, car les Blue Devils sortent d’une disette de victoire au Final Four (2001) et enfin parce que Duke n’est pas le grand favori mais supporter l’outsider m’a toujours plu. Au terme d’un match long et riche en suspens, Duke s’imposa de 2 petits points (61-59). Les Blue Devils n’avaient pas la plus belle équipe que la Fac ai connue mais surtout des types avec du cœur, et le fait de se souvenir de Nolan Smith, Jon Scheyer ou encore le massif Brian Zoubek sous les couleurs bleues et blanches me file les frissons, une équipe ou aucun des joueurs n’a aujourd’hui connu la gloire en NBA ou même en Europe me prouve à moi-même que j’avais bien fait de rester éveiller cette fameuse nuit du 5 Avril… »

Boxscore et récap du match

 

Thomas: Portland/Dallas, Playoffs 2011, Premier tour, Game 4

Le souvenir, par Thomas: « Nous sommes lors des playoffs 2011. C’est la dernière saison de Brandon Roy (l’un de mes joueurs préférés) à Portland et ses derniers playoffs. Fan inconditionnel du joueur, j’ai été très ému par ses déclaration durant la série dans lesquelles il expliquait qu’il comprenait son coach mais que c’était difficile de ne plus jouer dans une équipe qu’il portait seul sur ses épaules quelques mois plus tôt. Au premier tour face à Dallas, le futur vainqueur de l’édition Portland est mené 2-1 dans la série et sur le terrain de 23 points à la fin du 3ème qt dans un Rose Garden éteint au moment où surgit la lumière! 

Je m’apprête à couper mon stream quand tout à coup, Roy est lancé par Mc Millan et la suite est digne des plus grandes success story! Après un 3 points chanceux pour se lancer, Roy remet ses habits de FP et va littéralement remonter le temps et m’offrir la performance live la plus chargée en émotion de ma vie de fan! Tout et tout le monde y passe! Drive sur Terry, Au poste sur Kidd, Fall away jumper devant Dirk, Crossover step back sur Marion, Roy étale sa palette offensive et réveille le Rose Garden. Les fans sont debout mais le meilleur reste à venir. Il enchaîne, Drive main gauche, long 2 dans le corner, avant un 3+1 qui remet Portland à égalité à l’entrée dans la dernière minute. Pour que l’histoire soit belle jusqu’au bout, il inscrit le panier vainqueur sur un Drive main droite sur Marion pour finir avec 18pts dans le 4ème qt. Portland égalise la série, Roy en pleurs tombe dans les bras de ses coéquipiers, je reste figé un instant devant mon écran et je me souviens ne pas avoir dormi de la journée. J’ai encore des frissons en revoyant les images aujourd’hui! »

Boxscore ici. Revivez ce souvenir avec ce somptueux mix de Maxamillion:

 

Antoine: Spurs/Clippers, Playoffs 215, Premier tour Game 7

Le souvenir, par Antoine: « Pour ma part ce sera plutôt le plus intense même si il n’est pas très heureux :). En tant que fan inconditionnel des Spurs, je ne pouvais pas rater le match 7 du premier tour des playoffs face aux Clippers. À cause d’une défaite face aux Knicks lors de la dernière ligne droite avant les les playoffs et de la densité de la Conférence Ouest, les Clips qui avaient l’avantage du terrain. Bien qu’ayant fait une série exceptionnelle, les protégés de Doc Rivers n’ont pas réussi à conclure plus tôt face à des Spurs dont on imagine pas vraiment qu’ils puissent sortir. C’est donc plein d’espoir que je m’éveillais au doux son du réveil qui annonçait le début imminent de la rencontre. Une très belle rencontre d’ailleurs, dont la dramaturgie va atteindre son paroxysme dans le money time. 2 lancers pour Tim Duncan : l’inoxydable Timmy ne tremble pas et je ne manque pas de le qualifier immédiatement de légende, de meilleur joueur du monde et de GOAT pour finir. Cruel destin, c’est justement sur Tim Duncan que CP3 s’élance pour la dernière possession Californienne : le drive est maîtrisé, la défense est bonne mais Chris Paul parvient à envoyer une sorte de bras roulé après être allé chercher Duncan. Planche, panier, 2 points. Quelques dixièmes de secondes restants seulement. Je me dis pendant le temps mort que ce n’est pas possible, les Spurs ne peuvent pas être éliminé par les Clips, raillés pour leur incapacité à leur potentiel. Sur la remise en jeu, le chronomètre se dérègle.

Les Clippers connaissent désormais le système préparé par Pop qui vient donc d’être exécuté dans le vide. Rien d’étonnant dès lors à ce qu’ils l’anticipe lors de la véritable remise en jeu. Les panneaux s’allument, le buzzer retentit, la salle exulte. Pas moi. Dégouté que les Spurs, dont la montée en puissance en fin de saison était impressionnante, aient été arrêtés dans leur quête par une équipe toujours incapable à rallier une finale de Conférence. Ça devait être l’année des Spurs, d’un back-to-back historique, du départ en grâce de Timmy et de Manu. Il n’en sera rien. Ce sera finalement l’année de l’éclosion d’une dynastie dont l’hégémonie semble se poursuivre. À moins qu’elle ne soit contesté par un Big Three qui ne peut se retirer sans avoir effacé une telle désillusion. »

Boxscore ici.

 

Benjamin: Heat/Celtics, Finales de conférences 2012, Game 6

Le souvenir, par Benjamin: « Le basket est un sport qui se joue à 5 contre 5… mis à part en cette soirée du 8 Juin 2012. Ce soir là au TD Garden LeBron James affrontait une équipe entière… et il a gagné.  Grand amateur de sport, c’est l’unique fois de ma vie où j’ai vu un seul joueur écrasé une équipe entière. Erik Spolestra aurait pu aligner des joueurs de N3, des poussins ou des cheerleaders le Heat aurait gagné. C’est à ce moment là que j’ai pris conscience de la grandeur d’un LeBron James. Cette impression de domination totale restera marqué dans mon esprit. Je me rappelle regarder ce match en différé, avec mon père, en rentrant du lycée et rester bouche bée pendant 3 quart temps devant ce qui se passait. LeBron a dominé la rencontre du début à la fin, ne laissant transparaître aucune émotion. Cet homme là était en mission et a délivré la plus grande performance de l’Histoire des playoffs C’est aussi ce jour-là que j’ai réellement commencé à croire que LeBron James était un cyborg (ce n’est pas une blague, je le pense vraiment).

Mention spéciale à Doris Burke qui a réussi une brillante interview pour un match historique. »

Pierre: France Espagne, demie finale de l’Euro 2013

Le souvenir, par Pierre:  » Après les évènements des matchs de 2011 et de 2012, je suis déjà surexcité  et remonté avant la match. Dans mon salon, devant la TV, cette fois c’est bon, on va les taper ces Espagnols. Dès le début de la rencontre, je suis tendu et concentré, comme sous pression. A la mi-temps, avec 14pts de retard pour les Bleus, je suis déjà désespéré et dépité.

Puis le come-back commence, je me lève et serre le poing à chaque panier, les insultes sur Rodriguez et Fernandez pleuvent malgré moi…  Quand Parker marque à 3pts à 2min de la fin, pour prendre l’avantage, je suis fou, sautant et tapant partout. L’ambiance est irrespirable, je ne peux souffler ne serait-ce qu’une seconde. Prolongations.  Dans la dernière minute, j’encense d’abord Diot pour ses lancer francs, et le traite de tous les noms sur sa faute stupide sur Rodriguez. Dernière possession, 10s à jouer, +3 pour la France et balle à l’Espagne. Je suis debout en transe, moi aussi prêt à défendre sur Gasol. Pas de faute, les Bleus décident de laisser jouer, et Gasol envoie un sous-marin à 3pts. Victoire ! Cette fois, c’est la libération, je cours en criant tel un footeux marquant un but. Je termine le match au bords des larmes et il me faudra toute la nuit à reprendre haleine… »

Boxscore ici.

 

Jérémy: La fin de Heat/Spurs, NBA Finals 2013 Game 7

Le souvenir, par Jérémy: « Souvent, on me dit que mon meilleur souvenir de fan doit être le fameux shoot de Ray Allen lors du game 6 des finales 2013. C’est un sacré souvenir, mais non, ce n’est pas celui qui reste gravé dans ma mémoire. Certes, j’ai crié de joie sur ce shoot, mais moins de 10 secondes après, la réalité est revenue à moi: le match n’était pas terminé, et la série non plus même après la victoire du Heat au match 6. En faite, j’étais tellement tendu qu’il m’était (pour le moment) impossible de savourer cette victoire à sa juste valeur, celle d’un des plus gros matchs de l’histoire. Le match 7 arrive, et le constat est simple: impossible de dormir avant, impossible de dormir après. Je suis sur un vieux streaming, mais à fond dedans, le match est irrespirable, les équipes prennent l’avantage et se le rende et l’écart monte rarement au dessus des 5 points. Le Money Time arrive, la pression monte d’un cran jusqu’à ce shoot de LeBron James à 30 secondes de la fin apportant un avantage de 4 points à Miami. Je n’ai même pas pensé au game 6 et à notre remonté, pour moi, on avais gagné et 30 secondes plus tard ça s’est confirmé. J’avais réveillé mon frère pour qu’il puisse voir la fin du match, je l’ai aussitôt renvoyé se coucher. Il fallait que je savoure seul. Pendant que les joueurs soulevaient le trophée et que le public exultait, moi j’avais les larmes qui montaient sous l’effet de la chute de tension et de l’émotion. 1h30 plus tard, j’étais toujours devant mon écran, le cul vissé sur ma chaise, à savourer ce titre inespéré. »

Cette victoire et cet après match, ça a définitivement scellé mon attachement au Heat de Miami, et je ne pense pas revivre cette décharge là un jour. Maintenant encore, le fait d’y penser me donne les frissons et la larme à l’œil. Je le souhaite à chaque fan de Basket, au moins une fois dans leur vie. »

Boxscore ici

 

Et vous? N’hésitez pas à nous racontez votre meilleur souvenir basket dans les commentaires en dessous de l’article!