[One and Done] Episode 6 : Top 10 des joueurs de retours en NCAA

L’heure de la rentrée est arrivée pour la saison NBA, et avec elle aussi la course au 1er choix de la Draft de juin prochain. Si comme tout les ans, ce sont des freshmen qui alimentent les débats et font les unes des médias, cet épisode de reprise sera totalement destiné à des joueurs qui ont déjà passé au moins une saison sur les parquets NCAA.

Alan fait donc la présentation des 10 joueurs ayant le plus de chances d’être sélectionné haut en juin 2019 et qui ont déjà minimum une saison universitaire dans les jambes : ces joueurs ont déjà jouer des matchs intéressants à scruter et à évaluer, ils sont de retour en NCAA par choix ou plus par obligation.

Dunkhebdo NBA Podcast: Denver Nuggets en playoffs … (encore) raté ?

Denver Nuggets

Les playoffs vont-ils encore échapper aux Nuggets de Denver ? C’est la première des nombreuses questions que se pose l’équipe du podcast basket Dunkhebdo dans ce nouvel épisode.

A quelques jours de la fin de la saison, les hommes de Mike Malone semblent très mal embarqués. Relégués un match derrière le Jazz d’Utah – franchise qui à l’avantage de disposer du tiebreaker sur eux- les Nuggets doivent en plus faire face au calendrier final le plus compliqué de la ligue. D’ici à la fin de la saison, chaque match opposera Denver à une équipe candidate aux playoffs. Difficile alors d’imaginer les coéquipiers de Nikola Jokic se qualifier in extremis pour les playoffs.

Après avoir dressé ce triste bilan pour les fans de Denver, Pierre, Tom et Ben reviennent sur la saison de l’équipe. Une saison marquée par la blessure de Paul Millsap, arrivée lors de la dernière free agency pour renforcer la défense. Une défense qui fait toujours figure de véritable point faible de cette franchise, qui va finir un nouvel exercice parmi les cancres de la ligue dans ce domaine. Une contre-performance souvent attribuée à Nikola Jokic bien que, comme les trois acolytes l’expliquent, la situation est en réalité plus compliquée.

Cependant, malgré ces problèmes défensifs et cette probable non-qualication en playoffs, l’avenir reste radieux à Denver. Cette saison 2017/2018 restera celle qui a vu la pleine éclosion de Nikola Jokic, ainsi que l’affirmation du duo Murray-Harris comme base arrière d’avenir. Reste à savoir, et c’est là un des débats les plus récurrents en NBA actuellement, s’il est possible de gagner, voire de viser le titre, avec Nikola Jokic en franchise player.

Dans l’overtime, l’équipe répond aux deux questions d’un auditeur renvoyant à l’épisode précédant du podcast concernant Orlando, avant de parler rapidement de la performance à «30-30» de Dwight Howard.

Sommaire

Introduction: 39s
Débat sur Denver: 3m27
Overtime: 50m37

Le podcast

NBA 2K18 : les nouveautés du mode MyPlayer

C’est lors d’un événement à New York que NBA 2K a dévoilé les prémices du mode MyPlayer, son atout phare depuis maintenant plusieurs opus, au travers d’un trailer de plus de 2 minutes qui nous met rapidement l’eau à la bouche…

 

Après un épisode 2017 réussi, NBA 2K remet le couvert pour cette nouvelle saison en présentant ce mode tant attendu par les fans : le MyPlayer. La question était de savoir comment 2K Sports allait pouvoir répondre aux attentes tout en innovant… et bien c’est chose faite grâce au « Run The Neighborhood » qui plongera les joueurs dans un gigantesque quartier communautaire tournant autour de la planète basket et NBA tout particulièrement.

La rue principale du "Neighborhood" et la statue d'Allen Iverson, premier "cover athlete" d'NBA 2K.

 

Un monde ouvert dans NBA 2K18

Cette idée peut paraitre folle à première vue et très ‘GTA like’ voir ‘Sims like’ cependant l’éditeur n’en n’oublie pas les racines même du jeu : le basket-ball, qui sera le point d’orgue de ce quartier puisque si l’envie vous prend d’aller faire un tour chez Foot Locker ou dans la boutique New Era (oui oui, la boutique vous avez bien lu…), il faudra gagner des VC (monnaie virtuelle du jeu) afin de pouvoir équiper son joueur de la tête au pied dans les différentes boutiques de vêtements et d’accessoires.

Le magasin Foot Locker dans le NeighborhoodSWAGS, le magasin de vêtement pour imposer son flow sur les playgrounds

Un coiffeur pour les désireux de la coupe de Jeremy Lin

2K Sports a réussi à créer un monde ouvert qui, au final, remplacera les menus d’accueil et de navigation des précédents épisodes puisque tout est désormais contenu dans le « Neighborhood » : du mode My Park à la salle d’entrainement en passant par les boutiques de vêtements et d’attributs.

Le mode MyPark toujours présent dans le Neighborhood.

 

Un système de progression similaire aux anciens opus mais efficace

L’aspect sportif reste tout de même très présent avec toujours le même objectif, celui de faire grimper son joueur sur la plus haute marche de la NBA, de lui faire gagner des titres. Il y aura bien sûr les matches, mais aussi les entraînements individuels, d’équipe ou encore la salle de musculation qui sera cette année, bien plus complète que dans les deux précédents NBA 2K où elle n’était présente que très partiellement.

La salle de musculation ou l'on pourra renforcer son joueur à notre guise.

 

Cette année 2K Sports implémente donc le défi du « Road To 99 » c’est-à-dire la note maximale qui peut être attribuée dans le jeu. Pour cela il faudra gagner des VC Points lors des entraînements, des matches…afin d’améliorer son joueur dans différentes caractéristiques (tir, passe, physique, mental…), de lui faire gagner des badges qui influenceront le cours d’un match (prendre feu, rester serein dans un match serré,…) et des récompenses à chaque dizaine passée. L’éditeur précise qu’il sera possible de faire grimper son joueur jusqu’à la note maximale seulement en jouant des matches sur les playgrounds, et pas seulement en NBA.

 

Le fameux "Road To 99" de NBA 2K18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est donc une nouvelle fois une innovation qui s’annonce très prometteuse (et très attendue) pour la franchise 2K Sports qui répond avec brio à son adversaire NBA Live et son propre mode de jeu « Run The One » que nous vous avions présenté précédemment.

Le jeu sortira le 19 Septembre sur PS4, Xbox One, PC et Nintendo Switch. Il sera possible de tester le ce mode MyPlayer en avance dès le 8 Septembre avec la démo du jeu.

Transferts, blessure, pourquoi les Cavs deviennent favoris ?


Avec l’arrivée de Kevin Durant, les Warriors étaient ultra favoris avant même le début de la saison. Pourtant, après un peu plus de 4 mois de saison régulière, les Cavs deviennent selon moi les favoris en cas de rematch. Profondeur de banc, expérience ou tout simplement la présence du King sont quelques uns des avantages que possèdent Cleveland.

Un recrutement important …

Contrairement à Golden State, Cleveland a été actif lors de la deadline, et même avant. La première recrue, Kyle Korver. Un excellent tireur en catch and shoot, notamment en sortie d’écran. La compensation est très faible pour les Hawks. Un Mo Williams qui a pris sa retraite et ne portera jamais le maillot géorgien. Mike Dunleavy a lui aussi rejoint Atlanta, en compagnie d’un choix de draft de premier tour qui ne sera pas très élevé tant que LeBron jouera pour les Cavs. Kyle Korver s’inscrit dans un projet de jeu cohérent pour Cleveland, basé sur le tir à 3 points. La greffe a pris très vite, et l’ancien shooteur de Creighton a déjà fait quelques cartons.

En plus de Korver, Cleveland a accueilli Deron Williams et Andrew Bogut. Deron Williams vient combler le manque de rotation derrière Kyrie Irving. C’est l’arrivé du playmaker tant attendu par LeBron James. Meneur d’expérience, l’ancien du Jazz a connu 8 campagnes de playoffs. Solide derrière l’arc (33.7 %), il vient rejoindre la bande de pistoleros déchainés présente dans l’Ohio. Même s’il est moins efficace que par le passé, il peut encore être utile dans la gestion en tant que vétéran. Enfin, le dernier venu est Andrew Bogut. Après un début de saison sans saveur aux Mavs, il a été tradé aux Sixers dans l’échange de Nerlens Noel. Evidemment coupé, il a pu rejoindre les Cavs dans la foulée pour densifier la raquette, bien que son arrivée coïncide aussi avec une volonté de ne pas renforcer la concurrence. Malheureusement pour l’australien, il est out pour la saison après moins d’une minute passée sous le maillot des Cavaliers. Sa seule utilité sera alors de rapporter certaines systèmes des Warriors, même si une partie d’entres eux a été changé avec l’arrivée de Durant. Derrick Williams est lui arrivé avant après avoir été coupé par le Heat pour apporter de l’intensité, et a gagné sa place après deux contrats de 10 jours. Le recrutement mené par les Cavaliers est d’autant plus intelligent que tous les joueurs ont été acquis pour presque rien. Les buyout ont beaucoup profité aux Cavs, qui bénéficient de leur attrait pour engager des vieux briscards en quête de titre pour une bouchée de pain.

… pour une rotation incroyable

Ces nombreuses arrivées viennent renforcer un effectif décimé cette année. Outre JR Smith absent depuis fin décembre, Kevin Love est lui aussi out pour une longue durée. Néanmoins, ils arrivent à passer outre pour gagner de nombreux matchs, notamment grâce à une profondeur d’effectif impressionnante. Outre le rookie Kay Felder et Deandre Liggins, les 13 autres joueurs du roster peuvent apporter beaucoup. Cet effectif rappelle celui des Warriors l’année du titre, avec un banc étoffé (Barbosa, Speights … etc). Cette profondeur va permettre de reposer les titulaires, et de faire tourner car l’équipe est vieillissante. En effet, 8 joueurs ont plus de 30 ans, soit la moitié de l’effectif. Cleveland peut choisir d’aligner différents lineups, soit de shooteurs, soit plus physique ou alors Small Ball. Ce nombre important de configurations permet de s’adapter à n’importe quel type d’adversaire, pour matcher n’importe quel type de jeu. Cette rotation importante n’impactera pas directement les Finals, le banc étant peu utilisé. Mais cette profondeur d’effectif va permettre de reposer sans risque les joueurs plus utilisés durant la fin de saison régulière, mais aussi durant les premiers tours des playoffs.

LeBron James porte les Cavs

Répondant à un journaliste l’interrogeant sur les blessures qui frappent Cleveland, le King a répondu que tant qu’il jouerait pour Cleveland, son équipe pourrait battre n’importe qui. A-t-il franchi les limites floues séparant la confiance de l’arrogance ? Pas du tout. Son affirmation est simplement la vérité. A ceux qui en doutent, allez revisionner les Finals 2015 durant lesquels il a littéralement porté son équipe sur ses épaules, en l’absence de Kevin Love puis de Kyrie Irving. Touchant le ballon sur presque chaque action, il a tenu tête aux Splash Brothers pour s’incliner 4-2, à cause d’un effectif trop faible. Le temps d’une série, il est devenu la définition vivante d’un playmaker en tournant à 36 points, 13 rebonds, 9 passes et 1 interception de moyenne en 46 minutes de temps de jeu. Il est un des joueurs les plus dominants de l’histoire, et le King associe souvent l’acte à la parole. Il est cette année en grande forme et sauf blessure, constituera l’adversaire à neutraliser des Cavs. Les Raptors ont même fait venir PJ Tucker spécialement pour être le LeBron stopper, mais c’est impossible. Personne ne peut l’arrêter, la seule manière de diminuer son impact et de faire défendre plusieurs joueurs dessus dans le même match pour qu’il doive s’adapter. Bien qu’il ait rempli son objectif en ramenant le titre dans sa ville natale, LeBron est en mission et va sans aucun doute porter à nouveau les Cavs en playoffs. Sans le patron, c’est aucune victoire pour 5 défaites en saison régulière cette année, cela laisse présager de son omniprésence.

Réadaptation après la blessure de Durant

Pour la 1ère fois sous le maillot des Warriors, Kevin Durant revenait dans sa ville natale de Washington. Malheureusement, il n’a pas pu profiter du match est s’est blessé au genou dès le début de la partie. Verdict, une entorse de niveau 2 au genou, et une absence estimée à 4 semaines minimum. Problème, Durant est le meilleur joueur des Warriors cette saison. A ceux qui disent que les Warriors ont très bien joué sans lui ces 2 dernières saisons, je me dois de rétorquer que l’effectif était bien plus complet car l’arrivée de Durant a provoqué le départ de nombreux soldats. Il est le leader de l’équipe aux points (25.3), rebonds (8.2) et contres (1.6). Pour voir son impact, il suffit de jeter un œil au tableau réalisé par Hoop Central.

Ce tableau montre que les Warriors vont devoir s’employer s’ils veulent conserver la 1ère place, avec notamment les Spurs dans le rétroviseur. L’équipe de Popovich n’a que deux victoires de retard, et il reste deux confrontations Warriors-Spurs. De plus, la blessure de Kevin Durant va laisser un vide à combler de l’ordre de 17 shoots par match. Son absence va forcer les Warriors à adapter leur jeu, et ses shoots vont être redistribués. Il est vrai que certains joueurs vont peut être retrouver confiance en prenant plus de responsabilités, par exemple Andre Iguodala. Mais le problème est que de nouvelles habitudes vont être prises, ce qui va rendre d’autant plus difficile la réintégration de Durant en playoffs. Enfin, la dernière interrogation concerne le niveau réel qu’aura l’ailier à son retour. Au-delà du manque de rythme dont il va surement souffrir au début, il faut rappeler qu’avec la même blessure l’an dernier, Curry n’avait jamais retrouvé son vrai niveau en playoffs.

Un rematch loin d’être assuré

Cependant, il est d’usage de rappeler que ce rematch est loin d’être assuré. Pour se hisser jusqu’aux Finals, les Warriors vont devoir faire face à des Rockets très bons, s’appuyant sur un style de jeu similaire mais aussi face à des Spurs toujours difficiles à battre. A l’Est, les concurrents des Cavs se nomment Raptors, Celtics et Wizards, 3 équipes ayant chacune les moyens de faire vaciller Cleveland sur une série (vous pouvez retrouver le podcast Dunk & Host sur ce sujet à cette adresse https://dunkhebdo.com/dunkhost-episode-1-cavaliers-celtics-wizards/ ). Warriors et Cavaliers devront laisser de l’énergie dans des batailles qui s’annoncent féroces. Le banc des Cavs pourraient donc être décisif s’il permet aux titulaires de souffler durant le début des playoffs, notamment pour reposer un LeBron James qui a le 2ème plus gros temps de jeu de toute la ligue.

Attention, loin de moi l’idée d’annoncer les Cavaliers déjà champions. La route est encore très longue, avec une conférence Est devenue plus dense. Favoris incontestables auparavant, les Warriors apparaissent maintenant comme légèrement inférieurs aux Cavs, depuis la blessure de Durant. La confiance des Dubs (insolente depuis 2 ans) semble être quelque peu ébranlée, en témoignent les deux défaites d’affilées. Le principal désavantage des Warriors est le manque de rotation, qui peut peser sur les organismes lors des joutes de début juin. Tout simplement, les Warriors redeviennent humains et leur statut de presque invincibilité a disparu au moment où Pachulia a involontairement écrasé KD. Les Cavaliers n’auraient pas pu rêver de meilleur scénario, à eux de concrétiser leur rêve en réalisant un back-to-back historique.

Jeunes talents : les meilleurs joueurs de 24 ans et moins !

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On le sait, la NBA regorge de jeunes talents. Souvent draftés haut, d’autres ont explosé sur le tard. Certains joueurs arrivent aussi dans la grande ligue très tôt, ceci nous faisant oublier qu’ils sont encore très jeunes. Liste non-exhaustive des meilleurs jeunes talents.

Jabari Parker

Drafté en 2nde position en 2014, il a connu une saison rookie écourtée par une grave blessure au genou (seulement 25 matchs joués). Pour sa deuxième année dans la ligue, il a été bon sans être exceptionnel avec 14.1 points et 5.2 rebonds. Néanmoins, il a passé un cap cette saison en s’imposant comme un véritable leader des Bucks en compagnie d’Antetokounmpo. En pleine santé, il a montré à tout le monde ses qualités athlétiques et son talent offensif. Comme beaucoup de joueurs blessés, il a progressé au niveau du shoot (notamment à 3-points). Il est ainsi passé de 25.7% à 36.5% de réussite longue distance avec 3 tentatives de plus par match. La défense est maintenant obligée de respecter son shoot, ce dont il profite en pénétrant avec toute sa puissance. Il forme un très bon duo avec Giannis Antetokounmpo, ce qui permet aux Bucks d’être encore en course pour les playoffs. Son impact au scoring est important (20.1 points) et il s’est nettement amélioré au niveau des passes. Malheureusement pour lui, il s’est encore blessé. Il s’est rompu les ligaments croisés, ce qui devrait le tenir hors des terrains pendant environ un an. C’est un vrai coup dur pour lui qui réalisait une très bonne saison. Nul doute qu’il reviendra plus motivé que jamais, et cela risque de faire des dégâts !

Harrison Barnes

Très critiqué pour son manque d’adresse lors des Finals, Barnes n’a pas quitté les Warriors de la meilleure des manières. Signé par les Mavs pour 94 millions de dollars sur 4ans, il a dû passer du statut de role player qui attend dans le corner à celui de franchise player attitré. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il a parfaitement réussi la transition. Dans le très mauvais début de saison de Dallas, il a été un des seuls joueurs à assumer son rôle. Devenu scoreur (20.1 points par match), il a fait de l’isolation sa spécialité. Pour un temps de jeu à peine plus conséquent que l’an passé (+ 6 minutes), son volume de shoot a presque doublé, tout comme son nombre de points. Avec la balle en main beaucoup plus longtemps, on pourrait s’attendre à des pertes de balle beaucoup plus nombreuses, mais ce n’est pas le cas. Il laisse échapper le cuir seulement 0.4 fois en plus par match, pour à peine 1 turnover de moyenne. Sa mue en scoreur est parfaitement réussie, mais il va devoir maintenir ce niveau de performance pour aider les Mavs à chercher une place en playoffs. Sa marge de progression est encore grande et pour tenir un rôle encore plus grand, il va devoir se transformer en véritable playmaker.

Joel Embiid

Tout semble avoir déjà été dit sur Embiid. Un niveau exceptionnel, une personnalité attachante, il a à lui seul redonné de l’espoir à une franchise en difficulté avec son fameux Process. Le camerounais est tout simplement incroyable, alors même qu’il est rookie. Il possède de nombreux moves redoutables, un somptueux footwork et un shoot soyeux. Il tourne à 36.7% à 3-points, ce qui est excellent pour un 7-footer. 20.2 points, 7.8 rebonds et 2.5 blocks, ce sont des statistiques impressionnantes. Mais lui les réalise en seulement 25 minutes de moyenne, et cela après deux saisons blanches en ayant commencé le basket à seulement 15 ans. A 22 ans, il s’apprête tout simplement à dominer la ligue pour la prochaine décennie … si son corps le lui permet. En effet, il a raté deux saisons complètes avant de faire ses débuts, cela à cause d’une blessure au pied droit. Fragile, son temps de jeu est limité depuis le début de la saison pour le préserver. Cependant, il n’a semble-t-il pas vaincu le signe indien et s’est blessé le 20 janvier contre Portland. Annoncée au départ comme une contusion osseuse, sa blessure s’est révélée être une petite déchirure au ménisque. La blessure n’est pas grave mais l’inquiétude est toujours prédominante concernant sa santé. Si les blessures laissent le géant camerounais tranquille, il pourrait ramener Philly en playoffs, si ce n’est plus à long terme…

Devin Booker

Agé de seulement 20 ans, Devin Booker est déjà la principale arme offensive des Suns en compagnie d’Eric Bledsoe. Très bon shooteur (36.2% à 3-points avec 5 tentatives par match), il peut rapidement prendre feu et être « in the zone ». Dernière preuve en date, un énorme coup de chaud face aux Bucks avec 27 points en 7 minutes. Earl Watson a même pensé revoir Kobe pendant cette séquence. Mais il est encore extrêmement loin du niveau du Black Mamba, notamment en défense. Encore léger, il n’est pour l’instant pas un mur infranchissable pour son adversaire direct. Néanmoins, ceci est récurrent chez les jeunes talents offensifs, et n’est en aucun cas inquiétant. Autre défaut de l’ancien Wildcat, son unidimensionnalité. Il n’impact pas le match d’autre manière que par ses points. Il ne contre presque pas, n’effectue pas beaucoup d’interceptions ou ne délivre pas énormément de passes décisives. C’est un shooteur pur et il n’est pas très polyvalent. Ainsi, les jours où il n’est pas très adroit, il est transparent. Mais son talent offensif indéniable et son shoot parfait vont sans doute en faire un joueur marquant de la NBA du futur.

Bradley Beal

Choisi en 3ème position par les Wizards lors de la draft 2012, Bradley Beal a connu de nombreux problèmes de blessure. Ainsi, il n’a jamais joué plus de 73 matchs. Pire, il n’a dépassé les 60 matchs que 2 fois en 4 saisons complètes. Cependant, il est resté en bonne santé cette année et n’a manqué que 4 matchs. Sa bonne forme coïncide avec la très belle saison des Wizards, actuellement 3èmes à l’Est grâce à une impressionnante série de victoires à domicile. Beal semble enfin avoir trouvé une bonne alchimie avec son compère John Wall, mettant fin aux différentes spéculations concernant leur avenir commun. Wall lui distribue 3.1 passes décisives par match, le plus gros total parmi tous ses coéquipiers (et de très loin). L’ancien Gator est très adroit à 3-points, tournant à 39.9% de réussite derrière l’arc. Ceci est d’autant plus impressionnant quand on sait qu’il prend 7.2 tirs longue distance par match. Mais comme beaucoup de shooteurs, il est assez unidimensionnel. Il prend peu de rebonds et distribue peu de passes, mais sa défense est correcte. Il n’a que 23 ans mais est déjà dans la ligue depuis 4 saisons et demi. Cette expérience est bénéfique, et il a déjà joué 2 campagnes de playoffs (avec beaucoup de réussite). En restant en bonne santé, il pourrait faire pas mal de dégâts en playoffs dès cette année. S’il continue sur sa lancée, il pourrait même former un des meilleurs backcourts de la ligue avec John Wall.

Andrew Wiggins

Le canadien compose un trio de feu avec Karl-Anthony Towns et Zach Lavine dans le Minnesota. L’espoir était le sentiment prédominant avant la saison pour les Wolves avec l’arrivée de Thibodeau, la confirmation de KAT et l’éclosion attendue de Wiggins. Si celle-ci a bien eu lieu, elle ne suffit pas pour porter les Wolves. L’ancien de Kansas possède de très nombreux moves, et dispose d’une très grande agilité. Ces qualités athlétiques sont indéniables et il est capable de poser de gros poster dunk. Sa meilleure progression est son shoot longue distance, lui qui tourne à 35.5 % de réussite. Ce pourcentage est en perpétuel augmentation depuis sa saison rookie. La formule est simple, lorsqu’il met ses shoots extérieurs, il est injouable. Il est à 30 points de moyenne sur les 6 matchs où il inscrit 3 tirs longue distance ou plus. Le canadien a aussi réussi des énormes cartons cette année comme un match à 47 points. Il a passé la barre des 40 points 4 fois cette saison, et il est même le 4ème joueur de moins de 22 ans à réaliser deux matchs consécutifs à 40 points après Allen Iverson, LeBron James et Kevin Durant. De plus, il a réalisé cette performance en back-to-back. Un jeune diamant à polir, qui à 21 ans est déjà dans sa 3ème saison dans la ligue.

Giannis Antetokounmpo

Le Greek Freak est incroyable. Il a seulement 22 ans, mais a déjà compilé 55 double-double et 7 triple-double en carrière. Ultra complet, il tourne à 23.4 points, 8.6 rebonds, 5.5 passes décisives, 1.8 interceptions et 2 contres. Son seul défaut est un jump shoot assez perfectible, mais ceci ne le gêne presque pas tant il est athlétique. Il réalise des coast-to-coast incroyables de facilité et traverse le terrain en 2 dribbles. De plus, il ne se repose pas sur ses lauriers et a progressé chaque saison depuis son année rookie dans 6 catégories statistiques : points, adresse au tir, passes décisives, rebonds, contres et interceptions. Jason Kidd le fait même jouer meneur par séquence, profitant de sa très bonne vision du jeu. Il formait un duo très prolifique avec Jabari Parker, avant que celui-ci se blesse. C’est un duo très athlétique parfaitement adapté à la NBA moderne, hormis le manque de shoot d’Antetokounmpo (ce qui est compensé par l’évolution de Jabari Parker). S’il commence à être adroit loin du panier, il sera tout simplement indéfendable.

Karl-Anthony Towns

Rookie de l’année en titre, KAT est un joueur phénoménal. En double-double de moyenne lors de sa première saison, il réitère la performance cette année. Ultra mobile, versatile, shooteur, il possède toutes les qualités d’un intérieur nouvelle génération. Il est très complet et s’implique dans tous les aspects du jeu, surtout les rebonds et les contres. Sa vitesse et son aisance technique sont incroyables pour un 7-footer, et il l’a démontré en remportant le Skills Challenge l’année passée. Cette mobilité lui sert aussi en défense, pouvant switcher et défendre sur un 4 ou un 5. En attaque, il étire aussi le jeu avec des pick and pop grâce à son tir extérieur redoutable (34%). Il est aussi très bon dos au panier grâce à sa vitesse d’exécution et ses bonnes mains. On peut voir l’impact qu’a eu Kevin Garnett l’an passé en observant ses moves de KAT. Il fait incontestablement partie de ces intérieurs qui vont remodeler le visage de la ligue à l’image de Porzingis ou d’Embiid. Le dominicain incarne le futur de Minnesota en compagnie de Wiggins (et de Lavine). Quand les systèmes défensifs de Thibodeau auront été assimilés, avec plus d’expérience et des meilleurs joueurs autour de lui (un autre meneur ?), KAT pourra sans doute faire retrouver les playoffs aux Timberwolves, ce qui n’a pas été le cas depuis très longtemps.

Kyrie Irving

Déjà champion NBA et dans la grande ligue depuis 5 ans et demi, on a tendance à oublier qu’il est encore très jeune. A seulement 24 ans, il occupe un rôle majeur dans une équipe candidate au titre. Il est déjà clutch, comme le prouve son tir décisif lors du Game 7 des dernières Finals. Ce tir n’était en aucun cas surprenant de sa part, lui qui est capable de séquences de dribbles incroyables et possède une excellente adresse à 3-points. S’il doit encore progresser au niveau des passes décisives, ce rôle est actuellement occupé par LeBron. C’est un formidable attaquant, mais sa défense est elle aussi très correct sans toutefois être excellente. Le seul doute pour lui et de savoir s’il va tenir physiquement. Il n’a jamais joué plus de 75 matchs dans la saison, et a manqué la quasi-totalité des Finals en 2015. Cependant cette saison, il n’a manqué que 6 matchs. L’avenir s’annonce donc brillant pour celui qui a déjà gagné de nombreuses récompenses comme un titre de rookie de l’année, un trophée du concours à 3-points ou encore un titre olympique avec Team USA.

Anthony Davis

Anthony Davis a du mal à porter sa franchise, et n’a participé qu’une seule fois aux playoffs depuis son arrivée dans la ligue il y a 4 saisons. S’il n’est pas l’unique responsable de cette faillite collective, ses nombreuses blessures (combinées à celles de Holiday ou d’Evans) empêchent les Pelicans d’avoir de la continuité dans leur jeu. Dominant dans la peinture de par son envergure, il s’est depuis 2 ans acheté un shoot extérieur et à mi-distance à force de travail. Si cela l’a beaucoup perturbé au début avec une très mauvaise sélection de tirs, il s’est acclimaté pour revenir plus près du cercle. Il assume un rôle de leader à seulement 23 ans, ceci étant d’autant plus difficile qu’il n’a passé qu’un an à l’université (à Kentucky). Habituellement poste 4, Alvin Gentry l’a repositionné en pivot pour s’adapter au small ball de la NBA actuelle. Ce repositionnement l’a servi à aspirer tous les rebonds et à sortir des stats énormes, et cela a même fait gagner des matchs aux Pels. Toutefois, Unibrow préfère évoluer au poste 4, pour avoir un impact plus fort en attaque. Il va certainement continuer à ce poste avec l’arrivée de Demarcus Cousins, pour former une raquette de folie.

Nikola Jokic

Ancien jockey en Serbie, il a bien fait de choisir le basket. Auteur d’une saison rookie plutôt discrète après avoir été sélectionné avec le 41ème choix, il s’est révélé cette année. Englué dans une rotation non-définie en début de saison, il s’est rapidement affirmé comme le titulaire en puissance. Grâce à ce nouveau rôle, il a pu démontrer toute sa qualité de passe. Disposant d’excellentes mains, il distribue les caviars (4 par match) à ses coéquipiers avec une justesse insensée. Il peut aussi artiller de loin, mais utilisé plutôt ses bonnes mains pour finir en technique près du cercle. Sa saison est d’autant plus belle qu’il joue à peine 27 minutes par match. Les Nuggets dépendent beaucoup de ses performances, et il devrait sans doute penser à prendre encore plus de shoots. C’est la révélation de l’année et le très bon choix des Nuggets. C’est un des plus gros steals de ces dernières années à la draft. Une pépite en plus dans les Rocheuses, qui va essayer de mener sa franchise en playoffs, objectif encore largement accessible.

Kristaps Porzingis

Le temps où le Letton était hué le soir de la draft semble bien loin aujourd’hui. Les fans des Knicks se réjouissent maintenant de la présence de ses 2m21 dans la raquette, si bien que certains (y compris Phil Jackson) sembleraient presque disposer à trader Melo pour lui laisser place. Ceci montre bien le talent de Porzingis, qui après une saison rookie réussie, a encore élevé son niveau d’un cran. Disposant d’une très grande taille, il reste hyper mobile comme en témoigne sa victoire au Skills Challenge. Faisant partie de cette génération d’intérieurs modernes, il peut aussi shooter à 3-points avec une grande réussite. Son avenir dans la ligue ne fait aucun doute même si sa situation collective n’est pas reluisante. Dans une saison difficile et un environnement compliqué sous tous les spotlights, il réussit à être bon ce qui fait preuve d’une maturité et d’une force mentale malgré un jeune âge (21 ans). Sans prendre trop de risques, on peut aisément affirmer qu’il fera parmi des stars de la NBA dans le futur.

Mention : Evan Fournier, Zach Lavine, Dennis Schroder, Myles Turner, Rudy Gobert

 

 

[The French Time] Mahinmi is back

 Toutes les deux semaines, retrouvez le bilan des performances de nos Français.

Mahinmi is back

Enfin ! Après un début de saison quasi vierge de tout temps de jeu (un seul match et 14 minutes de jeu le 26/11), Ian Mahinmi est de retour sur le terrain. Finalement libéré de sa blessure au genou, il a pu disputer les deux derniers matchs des Wizards, avec un temps de jeu forcément réduit (12.5min de moyenne). De quoi tranquillement se remettre en route au sein d’une équipe de Washington qui n’en finit plus de monter (3ème à l’Est). Mahinmi pourrait avoir un impact important en play-offs, s’il arrive à s’approcher du niveau qui était le sien la saison dernière, en tant que titulaire à Indiana.

Fournier, retour perdant

Malgré le retour d’Evan Fournier, son leader d’attaque, le Magic d’Orlando est à la traîne. Avec 5 victoires sur les 22 derniers matchs, Orlando s’enfonce dans le classement de la conférence Est. Fournier essaye pourtant de tout faire pour aider son équipe. Scoreur toujours prolifique (16.8pts par match), il peine cependant à rester efficace et régulier au niveau de l’adresse (38.6% dont 26.7% à 3pts en Février). Pas le retour de blessure idéal.

Ses 24pts et 8ast contre Philadelphie :

Batum surnage, Séraphin s’éclate

Après plusieurs semaines en demi-teinte et des pourcentages plus qu’irréguliers, Nicolas Batum réalise pour l’instant un début de mois de février exceptionnel au niveau statistique. Avec 16.2pts, 7ast et 6reb en 33.4min le tout à 47.4% au tir et 50% à 3pts, il n’a rien à se reprocher. Néanmoins, les Hornets restent sur 9 défaites en 10 matchs, et voient les play-offs s’éloigner. L’apport augmenté de Batum ne suffit donc pas à combler l’absence de Zeller et la baisse de régime de Kemba Walker…

Ses 25pts et 8ast contre les Clippers :

Si les Pacers restent sur 3 défaites d’affilés, ils montent tranquillement en puissance et se replacent dans le classement de la conférence Est (6ème). Et Kevin Séraphin a clairement un rôle à jouer dans cette bonne période. Utilisé 15 minutes en moyenne sur le mois de février, son décalage au poste 4, où il joue 48% du temps, lui permet de se montrer et d’avoir des responsabilités offensives. Comme l’a montré le match contre Washington le 10/02 qu’il a fini avec 16pts à 8/10 au tir, Séraphin a toujours de très bonnes mains et peut se montrer très utile en sortie de banc. Une bonne saison pour lui après une année de misère à New York.

Ses highlights contre Washington :

 Gobert ne s’arrête pas

Grand absent du All Star Game, Rudy Gobert continue d’impressionner cette saison. Toujours meilleur contreur de la ligue, Gobert semble avoir fait de vrais progrès en attaque. Parfaitement servi dans le système d’attaque du Jazz, il shoote avec énormément d’efficacité (64.5%, 2ème meilleur pourcentage en NBA) et semble même avoir passer un cap au lancers francs (71% en Février). De plus, Gobert effectue en moyenne 6 screen assists par match (écran menant directement à un panier d’un coéquipier), le meilleur total derrière Marcin Gortat. Un impact offensif qui vient se rajouter à son énorme pouvoir dissuasif dans la raquette.

Ses 26pts et 15reb contre Milwaukee :

Son gros contre sur Jrue Holiday :

Les autres : Trop d’irrégularités

Très prolifique pendant les premières semaines de l’année, Tony Parker n’est plus aussi régulier. S’il est capable d’aligner de très bons matchs (18pts et 4ast en 23 min contre Denver le 04/02 ou 18pts et 5ast en 30min contre Philadelphie le 8/02), il peine parfois à apporter au scoring (0pts contre New York hier), laissant Kawhi Leonard de plus en plus seul…

Ses highlights contre Philadelphie :

Joffrey Lauvergne est sûrement dans la période la plus importante de sa saison. Enes Kanter blessé, il se doit de se montrer et d’apporter en sortie de banc, ses responsabilités ayant augmenté. Et pour l’instant le bilan est assez mitigé. Si toutes ses stats ont augmenté, passant de 4.5pts, 2.8reb en 12.6min en Janvier à 7.0pts (53.1% au tir et 41.7% à 3pts), 5.2reb en 18.5min en Février, on aurait pu croire à une progression plus grande. Son match contre Memphis le 3 Février conclu avec 16pts et 8reb en 29min en est le parfait exemple. Lauvergne doit donc saisir toutes les opportunités qui lui sont proposées pour monter dans la hiérarchie du Thunder avant le retour de Kanter.

Ses 16pts contre Memphis :

La saison de Boris Diaw est un long fleuve tranquille. Toujours très discret, Diaw ne signe que très peu de grosses performances, et semble se suffir à son statut de role-player expérimenté chez le Jazz, avec un temps de jeu désormais stable autour des 15min.

Rien ne semble sourire à Joakim Noah cette année. En difficulté pendant toute la première partie de saison, il est pour l’instant blessé et a manqué les 4 derniers matchs de son équipe. De plus, Kyle O’Quinn et Willy Hernangomez se montrent de plus en plus intéressant, assez pour remettre en cause sa place de titulaire indiscutable.

Le rookie Timothe Luwawu-Cabarrot peine encore à confirmer tout son potentiel. Malgré une place dans la rotation des Sixers, son temps de jeu est toujours irrégulier. Une semaine après avoir été titulaire contre Dallas le 1 Février et joué 30min contre les Spurs le 2/02, Luwawu a disputé moins de 10min sur les 3 derniers matchs de son équipe. A lui d’apporter depuis le banc et de se montrer plus efficace (40% au tir et 31% à 3pts cette saison) pour s’assurer une place sur le terrain.

L’actualité d’Alexis Ajinça ne se passe pas sur le parquet. Désormais complètement sortie du roster des New Orleans Pelicans, son nom est principalement repris dans les rumeurs de trade. Sa franchise souhaiterait notamment l’échanger contre Jahil Okafor, le pivot des Sixers. Seul un trade de ce genre permettrait de débloquer la situation d’Ajinça.

[The French Time] Batum et les Hornets stagnent

 Toutes les deux semaines, retrouvez le bilan des performances de nos Français.

Charlotte Hornets v Brooklyn Nets

Batum et les Hornets stagnent

Les Hornets avaient de grandes attentes envers Nicolas Batum cette saison. Signé au prix fort, Batum se devait d’être un vrai lieutenant organisateur du scoreur Kemba Walker. Mais la saison est pour l’instant en demi-teinte pour lui. Ses statistiques moyennes sont quasiment identiques à celle de la saison dernière (seulement 1 rebond en plus), et Batum est même moins adroit, un de ses péchés mignons cette année (39.9% au tir). S’il réalise toujours de très bons matchs (comme les deux derniers avec 19pts, 7reb et 7ast contre Sacramento et 15pts, 11reb et 9ast contre New York), son apport ne suffit pas à Charlotte, qui stagne à la huitième place à l’Est. Sur le mois de Janvier, les Hornets sont à 4 victoires et 10 défaites, correspondant à l’une des pires périodes niveau adresse pour Batum (38.6% au tir et 33.3% à 3pts). Charlotte va donc devoir cravacher pour obtenir une place en play-offs.

 Ses 19pts contre Sacramento :

Sa superbe passe pour Marco Belinelli :

Gobert dit au revoir au All Star Game

Malheureusement, il n’y aura encore une fois aucun français au All Star Game. Vrai prétendant à une place à l’Ouest, Rudy Gobert peut être déçu, comme il le montre sur ces tweets et différentes sorties médiatiques.

https://twitter.com/rudygobert27/status/824864616199053313

Mais les coachs lui ont préféré son coéquipier, Gordon Hayward, qui réalise lui aussi une excellente saison.
Coté terrain, Gobert a pu passer sa rage sur les Mavericks le 20 Janvier, en signant un match monstrueux (27pts, 25reb à 8/11 au tir et 11/17 au lancers francs). Deux records en carrière suivi d’une légère baisse de régime sur les 4 derniers matchs, synonyme de 3 défaites pour le Jazz. Utah, qui se dirige tout droit en play-offs, sera l’équipe poil à gratter que tout le monde voudra éviter. Et Gobert n’y est pas pour rien…

Son énorme match contre Dallas :

Fournier blessé, Parker régulier

Toujours blessé au talon, Fournier a manqué 7 derniers matchs du Magic. Une absence qui coûte à Orlando, qui a perdu 6 matchs sur les 7 derniers.

La légère blessure au pied de Parker, le mettant sur la touche pour 4 matchs, ne l’a pas coupé de son très bon rythme de croisière depuis ce début d’année. Avec 16pts à 8/12 au tir en 23min pour son deuxième match depuis son retour, Parker semble définitivement avoir retrouvé un niveau plus que correct et avec une bonne régularité. Suffisant pour faire des Spurs un vrai prétendant au titre ? Rien n’est moins sûr….

Ses 16pts contre Dallas :

La chance de Lauvergne

Après de longs moments passés sur le banc, Joffrey Lauvergne va enfin avoir sa chance à Oklahoma City. La récente (stupide) blessure d’Enes Kanter va obliger Billy Donovan à ouvrir son banc, et Lauvergne semble une option logique. Avec 21 minutes lors du dernier match contre Cleveland, il a pu apporter malgré le mauvais match de son équipe (13pts et 6reb). De quoi emmagasiner de la confiance pour les prochains matchs.

Ses highlights contre Cleveland :

Les autres : c’est dur pour les pivots

Rien ne bouge du côté de Joakim Noah au sein de la théâtrale équipe des Knicks. Noah ne semble plus avoir la confiance de son coach, avec notamment 2 matchs sous les 15 minutes (2 victoires pour les Knicks) sur les 4 derniers. S’il semble limiter physiquement, malgré plusieurs matchs avec de nombreuses prises au rebond, Noah n’est plus le joueur d’il y a 3 ans, sur lequel semblait avoir parié New York…

Noah n’a toujours pas trouvé le temps de travailler les lancers francs…

La tendance reste aussi la même pour Boris Diaw à Utah. Avec moins de minutes en Janvier (15.2 en moyenne) dû au retour progressif et intermittent des blessés, son rôle reste toujours synonyme de discrétion, malgré un bon match contre Denver le 24/01 (16pts et 3ast). De plus, Diaw est de moins en moins une menace à 3pts, avec cette saison un douteux 28.8% dans cet exercice.

Les 16pts de The Big Croissant contre Denver :

Tout semblait aller mieux pour Kevin Séraphin aux Pacers. Alors que son temps de jeu augmenté et qu’il se montrait intéressant, il a peu à peu disparu de la rotation, et légèrement blessé, il a dû manquer les 3 derniers matchs d’Indiana. Sa position dans l’équipe n’est donc de nouveau plus acquise…

Rien ne bouge pour Alexis Ajinça. En Janvier, le pivot n’a joué que un match et 3 minutes au total… Une saison déjà catastrophique pour lui.

Au sein d’une équipe de Philadelphie de plus en plus intéressante, Timothé Luwawu-Cabarrot est toujours en progrès. Après avoir battu tous ses records en carrière sur un match, il semble avoir pleinement trouvé sa place chez les Sixers. En effet, sur les 10 derniers matchs, il n’est jamais passé en dessous des 10 minutes de jeu. Un temps de jeu très bien utilisé puisqu’il a par 3 fois passé la barre des 10pts et se montre efficace au tir (51.2% au tir dont 41.7% à 3pts en janvier). Sa saison rookie est lancé.

 Ses 12pts contre Houston :

Sophomores : Le point sur le début de saison entre confirmation et déception

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L’année rookie laisse entrevoir des futurs radieux pour certains, des départs précipités de la ligue pour d’autres. Mais certaines fois, une bonne 1ère saison peut créer des attentes beaucoup trop élevées pour certains joueurs qui ont du mal à confirmer la saison suivante. Alors parmi les sophomores, qui déçoit, qui confirme et qui s’est révélé ?

Des sophomores qui confirment

Karl-Anthony Towns

Le rookie de l’année a réalisé une saison exceptionnelle. Si les résultats collectifs des jeunes loups déçoivent, lui confirme son potentiel extraordinaire. L’ancien de Kentucky mène toujours sa cuvée pour les points marqués avec 22.3 unités en moyenne. Il peut scorer de loin (31.6% à 3-points), dans la raquette ou en contre attaque. Il possède une mobilité incroyable pour un joueur de sa taille et peut scorer des coast-to-coast comme presque aucun intérieur ne peut le faire. Sa technique n’est pas en reste puisqu’il score aussi bien des bras roulés que des hook shots ou plus rarement des finger roll. Outre pour les 3-points, son jump shot lui sert aussi à dégainer à mi-distance. Ainsi, il est une menace permanente lorsqu’il effectue des pick and pop avec son meneur. Défenseur plus que correct avec 12 rebonds par match et 1.4 contres, il prend peu de fautes (3 par match) ce qui lui permet de rester sur le terrain pendant plus de 35 minutes. Il mène sa promo (est de loin) avec 32 double-double à son actif, et il est même le seul sophomore à avoir réalisé un triple double cette année. Il est donc sans conteste le meilleur joueur de 2ème année, et il gagnerait haut la main le trophée de Sophomore of the Year, si tant est que celui-ci existe.

Kristaps Porzingis

Le letton, hué le soir de la draft, confirme tout le bien qu’on pense de luit. Le géant (2.21m) des Knicks s’affirme comme un intérieur scoreur, devenant presque la 1ère option devant Melo lors de certains matchs. Il est membre du Big Three de New York avec Carmelo et D-Rose, trio qui a mené la franchise dans le top 5 de la conférence pendant longtemps, avant de chuter depuis peu. Les interrogations étaient pourtant nombreuses avant le début de saison, allait-t-il continuer sur sa lancée ? Combien de shoots allait-t-il avoir ? La réponse est 15.5, soit moins que Melo (18.4), mais presque autant que Derrick Rose (16). Il possède une grande complicité avec Brandon Jennings (qui sort du banc), l’ancien de Detroit étant le joueur qui lui a donné le plus de passes décisives depuis le début de la saison (devant D. Rose). Avec 19.2 points de moyenne et 7.2 rebonds, sa contribution est solide bien qu’il n’ait réalisé que 8 double-double. En défense, il peut aussi bien sortir sur les postes 4 au large, que dissuader dans la raquette grâce à sa grande taille. Il réalise ainsi 2 contres par match en moyenne, ce qui est assez élevé pour un poste 4 (même s’il évolue souvent en 5). Il est à la hauteur des attentes et New York pourra compter sur lui pour revenir en playoffs prochainement (dès cette saison ?).

Devin Booker

Beaucoup de personnes parlent de déception concernant Devin Booker. Néanmoins, je ne suis pas de cet avis. Il faut remettre ses statistiques et son jeu en contexte, car il n’a que 20 ans. De surcroit, il joue dans une faible équipe de Phoenix où toutes les défenses sont focalisées sur lui. De plus, il est plus jeune que la plupart des rookies de cette année. Sa marge de progression est donc énorme, et ses 19.2 points de moyenne. Il est même le seul joueur de 20 ans ou moins à scorer plus de 18,5 points de moyenne depuis 2010-2011. S’il reste un excellent shooteur extérieur (35.7 % à 3-points mais avec 5 tentatives par match), il est cependant unidimensionnel. Hormis au scoring, son impact sur le match reste limité, et son jeu exclusivement orienté vers les points. Il prend moins de 4 rebonds et distribue moins de 4 passes par match. Néanmoins, ce n’est pas ce qu’on attend de lui. Il est pour l’instant cantonné à un rôle d’arrière shooteur et profite de la présence d’Eric Bledsoe à ses côtés pour ne s’occuper que de ses points. Le joueur de Phoenix a remis les pendules à l’heure cette saison avec 2 matchs de suite à 39 points ! Il reste même sur 8 matchs d’affilée à 20 points ou plus, preuve d’une régularité de plus en plus présente. Sa progression majeure va se situer en défense, aspect qu’il délaisse (un peu) comme tous les jeunes scoreurs. Rien de dramatique cependant, celle-ci n’étant tout de même pas rédhibitoire pour lui. Il bénéficie d’un environnement favorable à Phoenix pour se développer sur le long terme sans la pression immédiate des résultats.

Nikola Jokic

La pépite serbe s’est parfaitement acclimatée à la NBA. Drafté en 41ème choix par les Nuggets en 2014, il rejoint la NBA l’année suivante après avoir joué à Mega Leks (le club où évoluait Luwawu-Cabarrot). Dès sa 1ère saison, il en surprend plus d’un en étant 3ème au vote de rookie of the year (derrière Towns et Porzingis) alors que c’est sa première saison de basket américain (il n’a pas effectué d’université). Un temps d’adaptation si rapide est remarquable, d’autant plus qu’il fut baladé entre les titulaires et le banc (55 titularisations sur 80 matchs). Cette saison, la même chose se passe. Un temps de jeu fluctuant alternant titularisation et plus faible temps de jeu. Et Jokic prouve qu’il n’était pas en sur-régime durant son année rookie. Il confirme qu’il a des mains en or, tout en étant un super passeur (3.8 passes). Le serbe a montré sa polyvalence avec des performances incroyable comme un match à 27 points, 17 rebonds et 9 passes contre Dallas le 19 décembre. Il ne force rien en attaque et shoote à 59.7%, alors qu’il tir aussi hors de la raquette. L’ancien de Mega Leks peut même dégainer longue distance avec 37.5 % de réussite et une tentative et demi par match, même si ce n’est pas sa principale qualité. Enfin, il convertit 80% de ses lancers francs, ce qui est très bien pour un jeune intérieur. Il s’impose donc comme un futur excellent joueur, très complet et polyvalent. Les Nuggets ont réalisé un énorme steal en le sélectionnant avec le 41ème choix.

D’autres qui déçoivent

D’Angelo Russell

Libéré de Kobe Bryant, D’Angelo Russell était censé exploser cette année. Or, ce ne fut pas le cas. Ces moyennes stagnent presque toutes exceptées celles des points (1.1 de plus) et des passes décisives (1.3 de plus). La saison dernière, Kobe prenait 17 tirs par match. Logiquement, une partie de ces shoots devait revenir au n°12 de la draft 2015, mais la réalité est tout autre. Il ne prend qu’un shoot en plus. Le principal point positif de sa nouvelle campagne est qu’il tir à 34.6 % à 3-points avec 5.6 tentatives par match. L’ancien d’Ohio State distribue seulement 4.4 passes décisives par match, ce qui est très peu pour un meneur titulaire (excepté pour les meneurs scoreurs, ce qu’il n’est pas). A sa défense, il ne joue que 26.3 minutes par match, Luke Walton préférant ne pas user ses joueurs titulaires. Ce choix peut être critiquable, les jeunes joueurs ayant besoin d’un temps de jeu important pour prendre leurs marques. Sa saison n’est pas mauvaise, c’est juste que les attentes étaient très élevées après quelques grosses performances (39 points l’an dernier) et une position élevée à la draft (n°2). Il possède un énorme potentiel, on attend donc plus de lui. Même si cette saison est en-dessous des attentes, personne ne doute de sa capacité à s’imposer dans la ligue plus tard. Encore faudra-t-il attendre, l’Angeleno venant de se blesser au genou, alors qu’il avait déjà manqué 11 matchs entre novembre et décembre.

Jahlil Okafor

Englué dans une rotation à deux pivots et demi avec Nerlens Noel et le phénomène Joel Embiid, Jahlil Okafor a connu une importante baisse de son temps de jeu cette année. Il a ainsi perdu 7 minutes par match, pour n’évoluer sur le terrain que 23 minutes. Son point faible, ses blessures, n’a toujours pas disparu. Après avoir raté 29 matchs la saison dernière, il en a déjà raté 11. Il a presque divisé son apport offensif par deux (de 17.5 points à 11.2), or c’est l’attaque est son principal point fort. En effet, l’ancien Dukie n’est pas un grand défenseur, ce qui ne l’aide pas à gagner du temps de jeu. Il n’est pas non plus un grand rebondeur, ayant dépassé les 10 rebonds seulement 2 fois cette saison (pour un seul double-double). Néanmoins, il a pour lui une bonne adresse au shoot (52.7%), du fait qu’il prenne beaucoup de shoots près du cercle (225 tirs tentés dans la peinture contre seulement 49 en dehors depuis le début de saison). Il ne fait donc pas partie des intérieurs nouvelle génération, ce qui limité fortement son impact offensif. Le n°3 de la draft 2015 est donc une des déceptions de cette saison, car on attendait beaucoup plus de lui après une très bonne saison rookie. Le déblocage (s’il arrive un jour) de la raquette de Philly l’aidera sans doute à prendre ses marques et à retrouver du temps de jeu.

Justise Winslow

Il peut vous sembler étrange qu’on classe Winslow dans les déceptions alors qu’il a pratiquement doublé sa moyenne de points. Mais avec le faible effectif du Heat, le jeune ailier se devait d’être très bon, avec beaucoup plus de responsabilités que l’an passé. Titularisé seulement 8 fois la saison dernière, il l’a été 15 fois sur 18 matchs. Son temps de jeu a aussi augmenté (de 28.6 à 34.7). Dans une saison où la pression des résultats est moindre en Floride, tous les signaux étaient au vert en Floride pour qu’il réalise une très bonne saison. De surcroit, il a vanté ses progrès au shoot tout l’été, lui qui est un très bon défenseur. 3 mois plus tard, il tir à 35% de réussite plus 20 % à 3-points alors qu’il tente 2 tirs longue distance par match. Tentant aussi plus de lancers francs, il ne s’est pas non plus amélioré sur la ligne avec un très mauvais 62% (contre 68% l’année dernière). Hormis ses points, ses passes et ses interceptions, toutes ses stats sont en baisse ou stagnent (sauf les ballons perdus qui augmentent). Il est donc candidat légitime au titre non officiel de Worst Improved Player. Malheureusement pour lui, il ne pourra pas se racheter puisqu’après avoir raté 16 matchs à cause de son poignet gauche, il va vraisemblablement rater le reste de la saison à cause d’une blessure à l’épaule (déchirure du labrum). Saison sophomore à oublier pour l’ancien Dukie, qui n’a que 20 ans. La trajectoire à la Kawhi Leonard ou Jimmy Butler attendra.

Emmanuel Mudiay

Parcours atypique pour le natif de la république démocratique du Congo, qui est parti jouer un an en Chine pour être éligible à la draft plutôt que d’être un des nombreux one-and-done sorti de l’université. Il a expliqué ce choix par des raisons personnelles. Celui qui est passé de la guerre civile (son père en est mort) au All Star Game (pour le Rising Star Challenge) ne confirme pas toutes les attentes placées en lui. Toujours limité par sa très faible adresse au tir (seulement 37.3%), il possède néanmoins un shoot longue distance correct sans être exceptionnel (31.6%). Très (trop) inconstant, il n’a dépassé les 10 passes décisives qu’une seule fois cette saison contre 4 la saison dernière. Pire, il a déjà terminé 4 matchs sans aucune passe décisive, chose qu’il n’avait jamais faite l’année dernière. C’est donc une stagnation (voire une régression) véritablement préoccupante pour un joueur qui avait montré de très belles choses la saison dernière. A lui de montrer à toute la ligue que son mauvais début de saison n’est pas rédhibitoire pour lui. Car si son poste n’est actuellement pas remis en question à Denver, il finira par l’être s’il réitère trop souvent ces mauvaises performances.

Certains se révèlent

Montrezl Harrell

Sorti de Lousville après 3 saison, Montrezl Harrell a été drafté avec le 32 ème choix par les Rockets. Très discret lors de sa saison rookie, avec seulement 39 matchs, il se révèle cette année. Dans un rôle d’energizer en sortie de banc, Harrell apporte beaucoup à la second unit (voire en startant avec la blessure de Capela). Son apport statistique n’est incroyable (9.8 points), mais l’impression visuelle qu’il dégage est elle impressionnante. Se jetant sur tous les ballons, bataillant sur tous les rebonds, effectuant les box out, il accepte d’effectuer le dirty work. Il obtient du temps de jeu avec la blessure de Clint Capela, et dans un rôle différent du Suisse, il a aidé les Rockets à continuer leur série de victoires. Harrell a même réalisé une performance de choix face aux Clippers le 30 décembre avec un match à 29 points (10/14 au tir) et un +/- de 39 ! Il a même inscrit 8 de ses 11 lancers francs, un exploit pour l’ancien Cardinal qui tourne )à 64% cette saison. S’il ne sera sans doute jamais un franchise player, il montre cette saison qu’il a les capacités pour être un bon role player. Peu de monde l’attendait à se niveau, il est donc une bonne surprise parmi les sophomores.

Myles Turner

Myles Turner pourrait se placer parmi les confirmations, mais j’ai choisi de le mettre dans les surprises. En effet, si l’on connaissait déjà son potentiel, personne ne pouvait savoir s’il allait bien s’acclimater à son rôle de titulaire, s’il n’allait pas se blesser ou tout simplement baisser de régime. Il continue à scorer (15.6 points) à haut pourcentage (52.9%). De plus, il est très adroit à 3-points avec 41.8% de réussite (pour 1.6 tentatives). Encore un bonus pour un intérieur, il convertit 80% de ses lancers francs. Outre son apport offensif déjà satisfaisant, il s’impose comme un très bon défenseur de cercle en plus d’être un rebondeur correct. Avec 7.5 rebonds par match en à peine 30 minutes, il ne laisse pas beaucoup de possibilités de rebonds offensifs pour ses adversaires. Déjà bon contreur lors de sa saison rookie (1.4 blocks), il s’est considérablement amélioré avec 2.3 contres par match cette saison. C’est le quatrième meilleur total de la ligue derrière de grands intérieurs comme Anthony Davis, Joel Embiid ou Rudy Gobert. Il est donc un très bon défenseur de cercle, en plus d’être un attaquant performant. C’est un joueur sur lequel les Pacers peuvent s’appuyer pour construire leur futur, et former un duo dévastateur avec Paul George. L’avenir s’annonce radieux pour lui s’il continue sur sa lancée. Larry Bird voit aussi grand pour son jeune intérieur, qui a selon lui le potentiel pour être le meilleur joueur de l’histoire des Pacers…

Julius Randle

Officiellement, Julius Randle n’est pas considéré par sophomore par la NBA, étant dans sa 3ème saison NBA. Seulement, il n’a joué que 13 minutes dans sa saison « rookie », la faute à une blessure au tibia droit qui lui fait manquer toute la campagne. L’année dernière, il a réalisé une assez bonne saison dans le marasme de LA et il réalise cette saison une très bonne campagne. A l’image de Myles Turner, sa place se situe entre confirmation et surprise mais quelques très grosses performances comme deux gros triple double le place définitivement dans les surprises, avec une progression plus rapide que ce qu’on attendait. Ses deux énormes triple double (19 pts, 14 reb, 11 passes et 17 pts, 14 reb, 10 passes) montrent toute sa versatilité, et toute sa polyvalence. Encensé par Draymond Green qui lui voit un potentiel supérieur au sien, il est aussi un 4 facilitateur de jeu pour ses coéquipiers. La principale différence entre l’Angeleno et le Warrior est que le joueur de Luke Walton ne possède pas de tir extérieur (22.7% sur la saison). Bridé par le temps de jeu limité qu’impose Luke Walton à ses cadres (29.6 minutes pour Randle), l’ancien Wildcat est beaucoup plus à l’aise au Staples Center qu’à l’extérieur. Ainsi, 7 de ses 10 double double ont été effectués à domicile, tout comme ses 2 triple double. Il score aussi 4 points de plus par match à domicile, tout en effectuant 2 passes supplémentaires. Enfin, sa qualité de passe est très bonne pour un intérieur, et s’il s’achète un shoot, il sera très difficile à défendre pour son adversaire direct. Un diamant brut de plus à polir dans la cité des anges.

Les statistiques proviennent de : http://stats.nba.com/

[The French Time] Une soirée record pour Luwawu

Toutes les deux semaines, retrouvez le bilan des performances de nos Français.

Une soirée record pour Luwawu

Le match du 14/01 restera surement gravé dans la mémoire de Timothé Luwawu-Cabarrot pendant longtemps. S’il s’est conclu par une défaite des siens contre Washington, Luwawu a tout simplement battu tous ses records en carrière. Avec son plus gros temps de jeu (26min), il a en effet fini 12pts, 6reb 2ast à 5/10 au tir. Le genre de performance a réitérer pour avoir un rôle dans la jeune équipe des Sixers.

Ses highlights contre Washington :

Rudy Gobert #NBAVote

Rudy Gobert réalise une saison exceptionnelle. Après un mois de Décembre historique au niveau de l’adresse, Gobert a battu un record de sa franchise, avec plus de 25 matchs avec au moins 10 rebonds pris. Et même s’il est moins important en attaque avec les retours de blessures au sein de l’effectif du Jazz, il sait toujours se montrer opportuniste et bien placé pour claquer un alley-oop ou marquer sur rebond offensif, comme le prouve son game winner contre Minnesota le 7/01. De plus, son impact défensif est toujours aussi impressionnant, mis en lumière par ce schéma proposé par Nba_Math, qui montre que Gobert est l’un des meilleurs protecteurs de cercle et à le meilleur ratio entre son pourcentage au tir et l’efficacité des autres joueurs quand il défend le cercle :

https://twitter.com/NBA_Math/status/819667903775698945

Pas loin d’être All-Star, Gobert a de plus fait sa promo dans une interview donnée par…Boris Diaw !

Fournier et Batum ont du mal

L’année 2017 commence aussi très mal pour Evan Fournier. Blessé au talon, Fournier a loupé 3 matchs sur les 8 derniers du Magic et, selon ses dires, ressent toujours une gène qui pourrait le tenir éloigné des parquets un peu plus longtemps. Difficile dans ce cas-là de porter Orlando offensivement et de faire mieux qu’une pointe à 19pts contre les Lakers le 8/01. Sans un Fournier en forme, le Magic reste sur 2 victoires en 8 matchs, et s’éloigne au classement…

Son match contre les Lakers :

Ce début d’année s’avère compliqué pour Nicolas Batum. Avec deux matchs manqués à cause d’une légère blessure au genou, il peine à trouver son rythme, surtout au niveau de l’adresse avec 39.3% au tir et 23.1%. De plus, à son image, les Hornets démarrent très mal l’année avec 5 défaites en 6 matchs. Seul point positif pour l’instant : un match à 28pts pour Batum contre Oklahoma City, synonyme de victoire pour son équipe. Il se doit donc de revenir à son niveau pour aider Charlotte, désormais 8ème, à accéder aux play-offs.

Ses 28pts contre OKC :

Parker au top, Séraphin sourit enfin

Kevin Séraphin a connu une très mauvaise première partie de saison, avec un rôle quasi inexistant dans la rotation. Mais, les dernières semaines sont porteuses d’espoir pour le pivot. En effet, il reste sur 6 matchs à plus de 14min de jeu, 6 matchs dont 5 se sont terminés par une victoire des Pacers. Un bon point pour Séraphin, qui sait utiliser son temps de jeu pour se montrer efficace (8.4pts par match à 71.4% en Janvier) et précieux au rebond (4.8 par match).

On aurait pu croire Tony Parker presque fini sur le début de saison. Mais depuis une dizaine de matchs, le meneur de jeu est de retour à un niveau plus que correct, un niveau auquel il nous avait habitué. Sur le mois de Janvier, Parker tourne à 14.4pts par match, soit 3pts de plus que sa moyenne sur la saison (11.4), le tout à un pourcentage excellent (55.6% au tir dont 50% à 3pts). De quoi le rassurer avant les hostilités de la fin de saison.

Ses 21pts et 9ast contre Denver :

Les autres : Des temps de jeu en baisse

Alexis Ajinça connait lui le destin inverse. Après un mois de Décembre avec un bon temps de jeu, il est complètement sorti de la rotation des Pelicans. Avec seulement 1 entrée sur les 9 derniers matchs, Ajinça n’a plus sa place à la Nouvelle Orléans, d’autant plus après l’arrivée de Montiejunas. Un trade pourrait bien être la seule chose à espérer pour lui.

De son côté, Boris Diaw voit son temps de jeu baisser chez le Jazz, baisse due en grande partie au retour de Derrick Favors. Malgré un match à 15pts contre les Celtics le 3/01, Diaw continue de se montrer très discret cette saison, mais reste un coéquipier modèle.

Pour l’instant considéré comme l’une des pires signatures de l’intersaison, Noah, comme son équipe, est décevant cette saison. Si toutes ses stats ont augmenté ces derniers matchs (7.3pts, 10.3reb de moyenne à 55.8% en Janvier) et qu’il a réalisé plusieurs matchs intéressants (double-double contre Chicago), il semble à la peine, toujours en difficulté physiquement. Et la saison est on ne peut plus compliquée pour les Knicks, qui restent sur 13 défaites en 17 matchs…

A Oklahoma City, rien ne bouge pour Joffrey Lauvergne. A l’image du dernier match (4min de jeu), Lauvergne a toujours du mal à avoir du temps de jeu, et Billy Donovan semble lui faire de moins en moins confiance. Son trade, qui semblait cet été plutôt intéressant pour lui, ne l’est au final pas tant que ça…

[The French Time] Énorme Rudy Gobert

Toutes les deux semaines, retrouvez le bilan des performances de nos Français.

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Un mois de décembre exceptionnel pour Gobert

Comme il l’a annoncé dans la presse il y a quelques semaines, Rudy Gobert se considère actuellement comme le meilleur pivot de la ligue. Et, sur le mois de Décembre, il n’en est vraiment pas loin. En effet, sur les 15 matchs joués par le Jazz, Gobert en a fini 12 en double-doubles, et avec 14.3pts et 13.1 reb de moyenne, il est sur ses plus hauts chiffres en carrière. De plus, Gobert a réalisé un mois exceptionnel au niveau de l’efficacité avec 77.8% au tir, plus haute moyenne sur un mois depuis la saison 1983-1984 !
Cette surefficacité et ses progrès en attaque ne diminue pas pour autant son énorme impact défensif. Avec 2.59 contres par match, Gobert est le deuxième meilleur contreur de la ligue, et on le sait, gène et conteste un très grand nombre de shoots dans la raquette, comme le montre cette stat tweetée par NBA_Math :

https://twitter.com/NBA_Math/status/815267005397946368

De quoi faire de Gobert un réel prétendant au All Star Game et au titre de DPOY.

Son poster sur Jahil Okafor :

Ses highlights contre Phoenix :

Coup d’arrêt pour Fournier, du mieux pour Batum

Blessé au talon, Evan Fournier a manqué les 4 derniers matchs du Magic. Une blessure qui n’a pas fini de le frustrer et qui s’avère pénalisante pour Orlando, désormais 12ème à l’Est.

Ses 26pts contre Miami le 20 Décembre :

Nicolas Batum a signé, quant à lui, une meilleure fin d’année. Avec une régularité au tir retrouvé (43.7% sur les 10 derniers matchs), il a aussi encore augmenté son influence sur le jeu avec 17.8pts, 7.7reb et 6.9ast en moyenne. Cette influence s’est ponctuée par un triple double contre Chicago le 23/12 (20pts, 11reb et 10 ast) et plusieurs très bons matchs. Batum est le deuxième meilleur passeur et rebondeur à son poste (derrière l’exceptionnel James Harden), et permet à Charlotte de rester sur 5 victoires en 6 matchs. Seul hic : les Hornets sont à la peine face au Top 3 à l’Est (Cleveland, Toronto et Boston) avec 6 défaites en 6 matchs…

Son triple-double :

Son game-winner contre les Lakers :

Ajinça disparaît de nouveau, Parker en jambe

On avait laissé Alexis Ajinça avec une place de titulaire chez les Pelicans. Mais, depuis la période de Noël, New Orleans a décidé de jouer plutôt « petit » avec Anthony Davis au poste de pivot, ce qui repousse Ajinça sur le banc. Un choix efficace car les Pelicans restent sur 4 victoires, dont les 3 dernières auxquelles le pivot français n’a même pas pris part….

Après une période un peu creuse juste avant Noël, Tony Parker est de nouveau en pleine forme. En effet, il reste sur 3 matchs à plus de 18pts avec notamment 22pts hier contre Atlanta, le tout avec une très bonne efficacité au tir. Bien aidé en défense par Danny Green, Parker a plus de jambes en attaque, et montre qu’il peut encore scorer sur certaines séquences, outre son rôle d’organisateur.

Ses 20pts contre les Suns le 28/12 :

Les autres : Rien ne bouge, sauf pour Séraphin

Toujours irrégulier, Boris Diaw reste sur deux performances moyennes avec le Jazz avec notamment 0pts, 2reb et 1ast contre Phoenix le 31/12. Mais son rôle dans la rotation du Jazz, qui voit le retour petit à petit des blessés, reste pour l’instant important.

Après 4 défaites d’affilés, les Pacers sont sur une série de 2 matchs gagnés. Ce léger mieux profite à Kevin Seraphin, qui a joué une quinzaine de minutes sur les deux rencontres et s’est montré plutôt intéressant. De quoi lui laisser l’opportunité de se montrer pendant les prochains jours.

Son dunk contre le Magic :

Cela va un peu mieux pour Lauvergne à Oklahoma City. S’il n’a pas retrouvé son impact du début de saison, son temps de jeu est en hausse (plus de 10min sur les 6 derniers matchs) et il a de nouveau sa chance. Mais son rôle reste mineur…

Joakim Noah est en difficulté à New York. S’il reste sur un très bon match statistique (15pts, 16reb) face à l’équipe de Houston faible au poste de pivot, l’équipe des Knicks marche mieux sans lui. Et il est plutôt à la peine dans son rôle de protecteur de cercle…

Ses 15pts contre les Rockets :

– Enfin, après plusieurs matchs sans jouer, Timothé Luwawu fait de nouveau partie de la rotation des Sixers avec notamment 11 et 15min sur les 2 derniers matchs.