(NCAA Hebdo) : Kris Jenkins et Nova pour la postérité !

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Chaque lundi, Dunkhebdo vous propose une rubrique 100% NCAA. Résumé de la semaine, matchs à suivre, joueurs de la semaine, highlights : c’est cela que vous pourrez retrouver tous les jeudis sur Dunkhebdo. Vous pouvez également retrouver chaque semaine la présentation d’un acteur du championnat NCAA, un prospect qui attire déjà les recruteurs NBA.

 

Retour sur le Final Four

On avait donc deux demie-finales ce samedi pour entamer ce Final Four, avec pour débuter un Oklahoma/Villanova, un match qui sentait la poudre entre l’attaque de feu des Sooners de Buddy Hield et le collectif expérimenté des Wildcats. Et là, on a assisté peut-être à la plus grosse fessée de l’histoire du Final Four, un véritable clinique de la part de Jay Wright, qui a mis en place le plan parfait pour stopper Buddy Hield, la machine à scorer venue des Bahamas. 95/51, 44pts d’écart, 71% de réussite aux shoots, bref les chiffres seuls permettent de visualiser la démonstration des étudiants pennsylvaniens. Après une première période dominée, Nova a passé un 25/0 aux pauvres Sooners, qui étaient totalement dépassés, auteurs de seulement 8 passes décisives pour 17 ballons perdus ! Hield restait sur des performances historiques mais il a été parfaitement défendu par Josh Hart et Mikal Bridges, le limitant à 9 toutes petites unités. Le bahaméen n’a pas eu d’air et d’espace durant toute la partie, et cela grandement car Wright a mis en place une presse harassante. Offensivement, 6 joueurs ont mis plus de 10pts pour Nova, avec un Josh Hart quasi-parfait (23pts à 10/12 aux tirs). Bref, une énorme déroute et le plus gros écart dans l’histoire du Final Four, avec une grosse impression laissée par Villanova durant cette première demie-finale.

Dans l’autre affiche, deux équipes de l’ACC se retrouvaient du côté de Houston. Syracuse, la surprise de ce tournoi retrouvait UNC, champion de la saison régulière et du tournoi de l’ACC, et surtout dernière tête de série numéro 1 en liste dans le tableau. Après un début de match accroché, grandement du à la maladresse des Tar Heels à 3pts, l’équipe de Roy Williams a petit a petit accéléré pour n’être jamais réellement inquiété. +11 à la mi-temps, +17 au coup de sifflet final, bref North Carolina a fait les choses bien. Theo Pinson, le sophomore a été vraiment bon et incisif en sortie de banc, attaquant le cercle et distribuant bien le jeu (5pts et 5asts en moins de 15mins sur le parquet), Joel Berry II a parfaitement géré la mène, distribuant le cuir et faisant vivre l’attaque des Tar Heels (8pts, 7rbs et 10asts). Brice Johnson a été comme à son habitude solide dans la peinture, bref un effort total de la part du collectif de la Caroline du Nord. En face, Cuse a semblé atteindre sa limite, mais c’est surtout le non-match de Michael Gbinije, le leader des Orangemen qui a sonné le glas du programme de Jim Boeheim. Seulement 12pts à 5/18 aux tirs pour l’arrière sénior, alors que les autres pistoleros de l’équipe ont fait leur match. Logique donc respectée et on s’attendait à une superbe affiche avec ce Villanova/North Carolina pour le titre tant convoité.

Chats sauvages et Tar Heels se retrouvaient donc pour la grande finale, une finale qui s’annonçait vraiment serrée car nous avions deux équipes au profil similaire et très complète. Les premières minutes sont disputées, avec des réussites dans la peinture du côté de UNC et un Ryan Arcidiacono vraiment en forme pour Nova. Mais les sophomore Joel Berry II et Justin Jackson commencent à enfiler les tirs primés comme des perles, permettant à l’équipe de Roy Williams de regagner les vestiaires avec 5pts d’écart, sur le score de 39/34 : en panne de réussite sur cette March Madness et même sur l’ensemble de la saison sur l’adresse à 3pts, North Carolina a été énorme durant cette première période, avec un beau 7/9. Nova entame parfaitement la seconde période, avec un 12/3, un run qui fut mis en place par les arrières des Wildcats, surtout Phil Booth, le sixième homme que Jay Wright va lancer tôt dans cette période et qui va influer grandement sur le match. Villanova prend l’avantage mais Marcus Paige, qui joue son dernier match, sous les couleurs des Tar Heels, se réveille et permet aux siens de recoller. La fac pennsylvanienne semble avoir le match en main mais la pression rattrape les Wildcats, incapables de jouer propre dans cette fin match, permettant à leurs opposants de revenir dans le match. Il y a trois points d’écart à dix secondes de la fin quand Marcus Paige hérite du cuir et inscris un shoot monumental, mettant Michael Jordan, Vince Carter et tous le clan des anciens de UNC en folie. Le score est de 74/74, il reste une poignée de secondes, Ryan Arcidiacono hérite du ballon, la suite se passe de commentaires.

Félicitations donc à Jay Wright et à ses Wildcats. Félicitations à Ryan Arcidiacono, MOP de ce Final Four et véritable légende de Villanova après ses quatre ans passés du côté de la Pennsylvanie. Et puis que dire de Kris Jenkins, le héros de tout un campus, un joueur sous-médiatisé mais tellement propre depuis trois ans dans ce championnat NCAA. Enfin, on peut dire merci aux Tar Heels de Roy Williams, qui nous ont offert un superbe affrontement et qui ont réalisé une saison de haute voltige.

 

Le 5 de la March Madness

Ryan Arcidiacono (Villanova) : Le leader des champions méritait une place dans ce 5, et que dire de Ryan Arcidiacono ? Il représente la superstar NCAA par excellence, ce joueur qui a passé quatre saisons à jouer pour sa fac et qui donne tout durant 40mins à chaque rencontre. Véritable maestro de Nova, il a terminé sa carrière en apothéose avec un titre de champion national ! (15.8pts et 3asts à 65% aux shoots, 61% à 3pts et 94% aux lancers-francs par matchs durant le tournoi)

Buddy Hield (Oklahoma) : Le meilleur joueur de la saison a effectué une superbe March Madness, durant laquelle il a réécrit les livres de records du tournoi NCAA. Shooter fou, sa côte pour la Draft de juin prochain ne cesse de monter, ce qui est amplement mérité pour un joueur qui a tellement progressé depuis son arrivée des Bahamas il y a quatre ans. (25.2pts et 6.6rbs à 53% aux tirs et 52% à 3pts par rencontres durant le tournoi)

Malachi Richardson (Syracuse) : Le meilleur freshman de cette March Madness c’est lui, Malachi Richardson, l’ailier de Syracuse. Bon shooter, driver de qualité, Richardson a impressionné malgré des pourcentages aux tirs douteux. Il a une côte intéressante en vue de la prochaine Draft, mais ce qui est sûr c’est qu’il a montré de belles choses aux observateurs NBA. (15pts, 4.2rbs à 36% à 3pts par match durant le tournoi)

Kris Jenkins (Villanova) : Le héros de tout un campus, Kris Jenkins, l’ailier des Wildcats de Villanova. Joueur très propre, adroit et bon défenseur, le junior a inscrit au buzzer le shoot de la gagne pour son équipe, un shoot à 3pts qui le fera rester dans l’histoire de la March Madness. (15.5pts, 4.3rbs à 56% aux tirs et 48% à 3pts par rencontres durant le tournoi)

Brice Johnson (North Carolina) : L’un des meilleurs intérieurs de tout le pays, le sénior des Tar Heels a été le meilleur joueur de son équipe durant toute la saison. Intérieur hyper physique, il pèse défensivement mais aussi offensivement, et devrait trouver une place dans une rotation NBA dès l’an prochain. (19pts, 9.3rbs et 2.6blks à 61% aux tirs et à 82% aux lancers-francs par match durant le tournoi)