(NCAA Hebdo) : March Madness nous voilà !

Chaque lundi, Dunkhebdo vous propose une rubrique 100% NCAA. Résumé de la semaine, matchs à suivre, joueurs de la semaine, highlights : c’est cela que vous pourrez retrouver tous les lundis sur Dunkhebdo. Vous pouvez également retrouver chaque semaine la présentation d’un acteur du championnat NCAA, un prospect qui attire déjà les recruteurs NBA.

 

La semaine en bref

C’était Championship Week du côté de la planète NCAA, et on peut dire qu’on a vécu une grosse semaine de basket et que certaines équipes ont montré qu’il fallait compter avec elles pour le tournoi final, tournoi qui débute dès jeudi.

Dans la Big 12, et bien c’est sans surprise que Kansas a remporté le trophée et cela après un tournoi qui n’a pas vraiment réservé de surprises. Les Jayhawks se sont hissés en finale après des succès sur Kansas State et Baylor en demi-finale, tandis que dans l’autre partie du tableau, Oklahoma et West Virginia se retrouvaient dans une demie très relevée. Buddy Hield (6pts à 1/8 aux shoots) a totalement déjoué face à la défense de l’équipe Bob Huggins, une presse tout terrain qui a gêné les Sooners (20 ballons perdus) et qui a permis des paniers faciles à West Virginia. Hield a mis un panier venu de nulle part au buzzer qui aurait permis à Oklahoma de remporter le match, mais l’ailier a lâché le cuir un poil trop tôt. Kansas et West Virginia se retrouvaient donc en finale, une finale marquée par 39 ballons perdus et deux équipes qui ont joué en deçà de leurs niveaux réels. West Virginia manque de talent c’est vrai, mais le système des trappeurs de West Virginia doit leur permettre de faire la différence : seul Devin Williams a été au niveau, en sur-régime même, avec un énorme double (31pts et 10rbs à 9/12 aux tirs), tandis que le deuxième meilleur marqueur de l’équipe était à seulement 7pts. Kansas a réalisé un bel effort collectif, faisant déjouer la presse adverse en l’attaquant au centre du terrain, permettant une circulation fluide du ballon. Perry Ellis a été au niveau à l’intérieur avec 17pts, Wayne Selden JR a mis 21pts tandis que Devonte’ Graham a été encore une fois le meilleur Jayhawks, autant offensivement que défensivement. Titre mérité pour Kansas, qui sera l’une des quatre premières têtes de série lors de la March Madness.

Au sein de l’ACC, North Carolina a remporté le tournoi après s’être adjugé la saison régulière, comme Kansas dans la Big 12. C’était un gros tournoi avec pas mal d’équipes de qualité, et à la fin, UNC s’est imposé face à Virginia dans une finale plutôt décevante. Les Tar Heels ont triomphé de Pittsburgh en 1/4 de final, avant de dépecer Notre Dame en demie, dans un remake de la finale de l’an passé. Les Irish ont joué la tête sous l’eau durant toute la partie, prenant à un moment un salvateur 24/0. 30% aux shoots, 26% derrière l’arc, bref l’équipe de Mike Brey n’a rien mis dedans, alors même qu’elle avait très bien joué face à Duke au tour précédent. North Carolina retrouvait donc Virginia en finale, les Cavaliers qui avaient triomphé de Georgia Tech puis de Miami pour se retrouver en finale. 28 partout était le score après 20mins d’un match dominé par les défenses. Malcolm Brogdon, le joueur de l’année dans l’ACC a planté 15pts mais en shootant à un horrible 6/22, parfaitement pris en défense par Justin Jackson. Le duo à l’arrière Berry II/Paige a mis 32pts, Brice Johnson a dominé Anthony Gill dans le combat et la dissuasion défensive, bref l’équipe de Roy Williams a fait le boulot et sera bel et bien tête de série numéro 1 d’une des quatre zones du tournoi NCAA.

Les Ducks d’Oregon se sont quand à eux adjugés le titre dans la PAC 12, à l’issu d’un tournoi qui s’annonçait très relevé et disputé. Dillon Brooks et ses coéquipiers ont vraiment montré un niveau de jeu de grande qualité, triomphant de Washington, d’Arizona puis d’Utah en finale. Grosse impression laissée en finale par les canards de l’Oregon, avec les pauvres Utes de Utah qui ont pris un gros bouillon, étant totalement impuissants face à la puissance physique et au jeu rapide des Ducks : Jakob Poeltl, la star autrichienne d’Utah et joueur de l’année dans la PAC 12 a été impuissant, avec seulement 13pts. Utah avait pourtant battu California-Berkeley en demie, à l’issue d’un match de qualité et au suspense fou, tandis qu’Oregon triomphait d’Arizona dans une prolongation pleinement maîtrisée. L’effectif est profond pour Dana Altman, avec des joueurs de grand talent : Dillon Brooks à l’aile, Chris Boucher le canadien aux bras tentaculaires au poste 4, Elgin Cook, Dwayne Benjamin en sortie de banc ou encore le freshman Tyler Dorsey, un arrière qui s’est fait un nom ces derniers temps. 88/57, +31 en finale face à Utah donc, et une grosse impression laissée avant la March Madness.

Si dans ces trois conférences la logique a été parfaitement respectée, on peut dire qu’on a été choqué de l’issue du tournoi de la Big East. On attendait Villanova ou Xavier, ou pourquoi Providence, mais c’est la fac du New-Jersey de Seton Hall qui a dicté sa loi et qui a coupé les filets d’un tournoi pour la première fois depuis 1992 ! Les Pirates ont surpris tout leur monde en tapant Creighton en 1/4 de finale, puis Xavier en demie, dans un match d’une haute intensité. Seton Hall avait déjà battu les mousquetaires de Xavier il y a quelques semaines, mais on pensait l’équipe d’Isaiah Whitehead inférieure, et bien mal nous en a pris. Nova avançait plutôt tranquillement dans l’autre partie du tableau, avec un beau succès sur Providence en demie, dans un match où le tandem Kris Dunn/Ben Bentil (qui compte en saison pour plus de 37pts) a été limité par les Wildcats de Villanova à 12 petites unités. Pirates et chats sauvages se retrouvaient donc en finale, et Seton Hall a mené la plupart du match, avec une pointe à +12 en première période. Mais Nova est revenue derrière un super Kris Jenkins et un Arcidiacono de qualité à la baguette. Whitehead, l’un des tous meilleurs combo-guard du pays a pris les choses en main en fin de match, avec des drives hargneux et un superbe « and one » dans la dernière minute pour donner la victoire aux siens, qui vont arriver à la March Madness chaud bouillant.

Sinon, Kentucky a triomphé dans la SEC, une SEC où deux équipes se sont réellement détachées, UK donc mais aussi Texas A&M, finaliste malheureux mais équipe à suivre lors du tournoi NCAA. L’équipe de John Calipari compte sur sa doublette Tyler Ulis/Jamal Murray pour bien figurer, un duo qui forme le meilleur backourt de toute la NCAA. 29ème titre de la SEC donc pour les chats de Lexington, une SEC où Ben Simmons et LSU ont totalement sombré, se faisant tabasser par Texas A&M en demie-finale, dans un non match, un match où Ben Simmons a semblé non concerné, bref un vrai carnage, 71/38 pour les Aggies. Michigan State a fait respecter sa loi dans la Big Ten, avec de gros succès sur Ohio State, Maryland et finalement Purdue en finale, avec un Denzel Valentine toujours au top de sa forme. Indiana, champion de la saison régulière a été sorti lors de son premier match, au buzzer par Michigan, une équipe qui avait besoin de victoires pour impressionner le comité de sélection avant « Selection Sunday » !

 

Le 5 de la semaine

Isaiah Whitehead (Seton Hall) : Meilleur joueur du tournoi de la Big East, le sophomore a illuminé le Madison Square Garden de son talent, pesant et étant le leader de son équipe dans leurs trois rencontres. Meneur de qualité, il a totalement pris les choses en main dans les fins de matchs, que ce soit face à Xavier ou encore Villanova. Il est à suivre lors de la March Madness, où les Pirates de Seton Hall pourraient faire du dégât. (23.3pts, 6.3rbs et 5.6asts à 42% aux tirs par matchs cette semaine)

Joel Berry II (North Carolina) : C’est lui le meilleur joueur de UNC depuis un moment, pas Marcus Paige ou Brice Johnson, mais Joel Berry II, le meneur de deuxième année. Il peut shooter, driver et amène de la sérénité au poste de meneur, mais son émergence a surtout permis de décaler Paige au poste 2, où il peut shooter de loin à sa guise. Trois bons matchs et des supers pourcentages en ont fait le MVP du tournoi de l’ACC. (17pts à 70% aux shoots et 70% à 3pts par matchs cette semaine)

Jamal Murray (Kentucky) : « The Blue Arrow », voilà le surnom de Jamal Murray depuis quelques semaines, des semaines où le canadien pique à quasiment tous les matchs de grosses crises offensives. Le canadien est le meilleur joueur offensif à l’aile de la prochaine Draft et a été avec Tyler Ulis l’élément essentiel de la victoire des siens lors du tournoi de la SEC. (22pts, 4.6rbs à 51% aux tirs et 42% derrière l’arc par matchs cette semaine)

Denzel Valentine (Michigan State) : Le joueur le plus complet et sûrement le meilleur joueur de la saison. Buddy Hield en est le meilleur scorer, mais Valentine plane cette saison et a bouclé sa carrière dans la Big Ten avec un titre, après une grosse semaine et une ligne de stats qui révèle son impact colossal dans l’équipe dirigée par Tom Izzo. (17.3pts, 9.3rbs et 9asts par matchs cette semaine)

Elgin Cook (Oregon) : Joueur extrêmement complet, Cook a été le grand artisan du titre des Ducks d’Oregon dans la PAC 12. Ailier puissant, il peut créer pour ses coéquipiers et est un défenseur acharné, faisant de lui l’une des pièces maîtresses de cette excellente équipe d’Oregon. Petit 5 donc cette semaine, il faut bien céder aux modes actuelles ! (17.3pts, 5.3rbs, 3.3asts et 2.6stls à 50% aux shoots par matchs cette semaine)

 

Présentation du tournoi final

South : La partie des Jayhawks de Kansas et une partie où figurent des programmes intéressants. Un éventuel match face à UConn au troisième tour, avant un gros affrontement au Sweet Sixteen face à Maryland ou California-Berkeley. Dans l’autre partie du tableau, on retrouve Villanova, Miami, Arizona ou encore Iowa, qui reste sur une série de défaites. Kansas devrait sortir de cette zone, l’équipe est complète, elle roule bien et les équipes qui pourraient embêter les joueurs de Bill Self sont sur des pentes délicates, même si Villanova ou Maryland sont des programmes complets et vraiment talentueux.

My Pick : Kansas

West : Oregon est tête de série numéro de cette partie Ouest du bracket, la partie la plus ouverte du tournoi. Un potentiel duel face Baylor ou Duke au Sweet Sixteen pour les Ducks, et attention aux hommes de Coach K, champion en titre et une équipe dangereuse en attaque, emmenée par un Grayson Allen et un Brandon Ingram qui a besoin de se montrer avant la Draft. Oklahoma fait office de favori dans la partie basse et Buddy Hield et ses coéquipiers ont une route délicate vers le Final Four, même si ils devraient se défaire de Texas A&M au Sweet Sixteen et potentiellement jouer lors du Elite Eight.

My Pick : Oklahoma

East : North Carolina occupe la 1ère tête de série, et les Tar Heels sont en forme et possèdent une grosse équipe, une équipe complète. Un potentiel gros match face à Providence au troisième tour, face au duo Dunn/Bentil. Mais la route sera complexe pour UNC, avec de potentiels affrontements contre Indiana, champion de saison régulière de la Big Ten ou Kentucky, champion de la SEC et possédant le meilleur backourt de la NCAA (Tyler Ulis/Jamal Murray). Dans la partie basse, Xavier ou encore West Virginia sont à suivre, tandis que Notre Dame est un bel épouvantail et possède le collectif pour embêter pas mal de monde.

My Pick : Kentucky

Midwest : L’aberration de ce « Selection Sunday » ! Comment les Spartans de Michigan State ne peuvent- ils pas être tête de série numéro 1 dans cette zone ? Denzel Valentine et ses potes sont dans l’une des trois meilleurs équipes de toute la NCAA, et je compte sur eux pour aller au Final Four. Ils devront passer des programmes comme Syracuse, Seton Hall ou encore Utah avant l’Elite Eight. Dans la partie haute, Virginia est favori mais les deux dernières années les Cavs avaient déçu après des saisons convaincantes. Ils devront donc bien figurer, mais d’éventuels matchs face à Purdue ou encore Iowa State seront délicats à gérer. Michigan State est la meilleure équipe de cette zone, les hommes de Tom Izzo devraient donc être de la partie du côté d’Indianapolis pour le Final Four.

My Pick : Michigan State

1 Comment

  • Tom Izzo.

    Plus sérieusement, la MM se gagne sur les lignes arrières. C'est un fait. Kemba, Siva-Smith, Napier, Allen-Jones. Je pense que Denzel Valentine, bien que son poste ne se situe peut-être pas forcément à l'arrière, peut en endosser ce rôle de mec en feu qui porte son équipe. Surtout que derrière lui, y a Tom Izzo, le meilleur coach du pays et un collectif solide qu'il peut sublimer.

    En outre, je pense que Kentucky peut tuer n'importe qui. Cette équipe me fait penser, toutes proportions gardées, à l'équipe de Kentucky de 2012, en moins stacked bien évidemment. Je fais cette compa parce que y a des forts joueurs (Ullis et Murray sont en fusion en ce moment) mais surtout Skal Labissierre. Skal c'est un peu le Terrence Jones de 2012. Quand T-Jones était dedans, on savait que KU devenait imbattable. Si Skal fait une bonne March Madness, et il a intérêt pour la draft, le gros point faible de Kentucky sera effacé et l'équipe deviendrait un sérieux outsider. C'est un long shot mais je pense que personne veut taper Kentucky dans cette March.

    Mes Picks:

    Final Four: Kansas – OU- Kentucky- Michigan State
    Kansas- Michigan State
    Michigan State

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