[Mock Draft Dunkhebdo 1.0] 2017, l’année des meneurs


 

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La mi-saison passée en NBA et alors que la saison universitaire va entrer dans le dur, il est temps pour Dunkhebdo de vous proposer une première mock draft qui se concentre sur les 20 premiers choix de la future draft.

Après une année où deux prospects se sont rapidement séparés du reste de la mêlée, la cuvée 2017 semble offrir plus d’homogénéité en haut, malgré un détachement progressif de Markelle Fultz du reste de la meute. La particularité de cette draft 2017 se trouve dans la domination des freshmen, qui accaparent les premières places dans cette mock draft. On peut aussi noter l’absence de très bon pivot comme d’arrière vraiment dominants, à la place on trouve pléthore d’ailiers et de meneurs. Même si pour ces derniers on remarque une chute de niveau vertigineuse passé un quintet de tête. Au niveau des joueurs internationaux, la cuvée semble plutot bonne avec en tête d’affiche le français Frank Ntilikina.

L’ordre de la draft est établi sur le classement NBA du milieu de la semaine dernière. Classement déjà caduc – merci Miami- cependant, énième rappel, l’objectif ici n’est pas de prédire les choix mais de faire un premier pointage alors que la saison NBA entre dans sa deuxième partie. Tous les joueurs éligibles pour la prochaine draft sont possiblement sélectionnables. Les besoins futures des franchises sont également pris en compte. Pour ne pas compliquer un exercice qui l’est déjà assez, aucun trade n’est inclus.

1. Boston Celtics (via Brooklyn Nets): Markelle Fultz (Meneur, Washington, Freshman)

Détenteurs du premier choix virtuel – merci Billy – les Celtics sont devants une situation qui devrait leur donner des maux de tête. Il est temps pour la franchise du Massachusetts de trouver sa nouvelle star mais la classe, comme dit précédemment, est rempli de meneurs talentueux. Or, au poste de meneur, la franchise dispose d’Isaiah Thomas, un des cinq meilleurs meneurs de la ligue cette saison, qui, cerise sur le gâteau, a un des meilleurs contrats de la ligue. Mais Markelle Fultz a trop de potentiel pour que Danny Ainge tergiverse. Le meneur de l’université de Washington est clairement un des meilleurs prospects à son poste de ces dernière années. Il n’a pratiquement aucune faiblesse dans son jeu – mis à part sa sélection de tirs – et dispose des qualités athlétiques parfaites du meneur moderne. Les Celtics tiennent peur-être leur superstar.

2. Los Angeles Lakers: Josh Jackson (Ailier, Kansas, Freshman)

Les Lakers et Celtics aux deux premières places d’une draft, c’est une première. Pourtant, les deux équipes ne sont pas dans des situations  similaires. Pour les Lakers, l’objectif est de consolider une défense qui pointe à la dernière place de la ligue en terme de rating. Sélectionner Josh Jackson avec ce deuxième choix est un léger reach pour des Lakers qui pourraient être séduit par la possibilité de descendre. L’ailler de Kansas est un spécialiste défensif, un prospect athlétique et polyvalent. Son shoot et son incapacité à créer pour les autres sont deux vraies faiblesses de son jeu mais, au sein du collectif des Lakers, ses missions seront assurés par d’autres joueurs que lui.

3. Miami Heat: Lonzo Ball (Meneur, UCLA, Freshman)

Le franchise de Pat Riley a besoin de talents. Si l’on excepte Hassan Whiteside et Justise Winslow, aucun joueur présent dans l’effectif ne constitue une vraie assurance dans le futur. Le Heat va donc surement adopté la stratégie du meilleur joueur disponible, qui à ce stade se nomme Lonzo Ball. Le phénomène de UCLA est un meneur passeur dans le plus strict sens du terme, ce qui peut poser problème dans une équipe où les talents offensifs se font rares. Cependant, le très long et très grand meneur est un vrai général sur le terrain capable de scorer grâce à de très bonnes qualités athlétiques et un shoot très bon. Alors que les jours de Goran Dragic à South Beach semblent comptés, le Heat drafte son meneur du futur.

4. Dallas Mavericks: Dennis Smith (Meneur, NC State, Freshman)

L’approche qu’adopteront les Mavericks en juin prochain constitue un des plus grands mystères de cette draft. La franchise n’a pas obtenu de choix dans le top 5 de la draft depuis 1994 ! Alors, à l’image son attitude à la free agency, Marc Cuban pourrait tenter le diable et aller viser un des plus gros potentiels de cette draft. Mais dans ce scénario, la chute de Dennis Smith amène les Texans à se rabattre sur le choix du meilleur joueur disponible. Smith Jr un est meneur moderne, capable de passer mais surtout scorer, en témoigne ses 32 points inscrits contre Duke récemment. Il demeure parfois incontrôlable sur le terrain et manque de sang froid. Mais le besoin qu’ont les Mavericks à la mène est trop important pour passer sur ce prospect.

5. Phoenix Suns: Jonathan Isaac (Ailier, Florida State, Freshman)

Oui, les Suns ont sélectionné deux ailiers à la dernière draft et souffrent toujours d’un manque au poste de pivot. Mais cette draft n’offre aucun pivot destiné au top 10 et le potentiel d’Isaac est trop grand pour être ignoré avec ce cinquième choix. Douzième meilleur lycéen du pays l’année dernière, le grand ailier (2m08) est un excellent shooteur pour un joueur de son âge avec plus de 80% de réussite aux lancers, presque 40% à trois points et plus de 70% de réussite dans la raquette. Ses qualités de rebondeur sont aussi indéniables avec plus de 10 prises par 40 minutes. Ce choix d’un potentiel sur le long terme ne ravi surement pas les fans des Suns mais c’est le plus logique sur le court et long terme pour une franchise qui manque de talent.

6. Philadelphie 76ers: Malik Monk (Arrière, Kentucky, Freshman)

Les Sixers ont besoin d’aide sur les lignes arrières, après avoir adressé les postes intérieurs  au cours des dernières drafts. Mais, c’est là la spécificité des Sixers, ils doivent éviter de sélectionner un meneur qui accapare le ballon car ce rôle sera endossé par Ben Simmons. Le choix de Malik Monk est donc le plus évident ici. L’arrière de Kentucky est un véritable feu d’artifice offensif qui n’a pas besoin du ballon pour scorer. Celui qui tourne à plus de 20 points de moyenne, avec des taux de réussite excellents compte tenu de sa sélection de tirs, pourrait apporter de la puissance de feu offensive à la ligne arrière des 76ers.

7. Minnesota Timberwolves: OG Anunoby (Ailier, Indiana, Sophomore)

Le phénomène Lauri Markkanen pourrait avoir du sens ici, le géant finlandais viendrait combler le besoin des Timberwolves au poste d’ailier fort. Mais, plus qu’un ailier fort, Minnesota a besoin de joueurs défensifs pour renter dans le système Thibodeau. Ce qui élimine aussi le meilleur joueur encore disponible: Jayson Tatum. OG Anunoby quant à lui est un spécialiste défensif, extrêmement polyvalent et qui pourra donc soulager quelques unes des jeunes stars des Wolves, pas forcément toutes très inspirées en défense.  Ce choix n’est pas le plus flashy mais il répond aux besoins des Timberolves. OG correspond à merveille au profil des joueurs que le coach de Minny apprécie.

8. Sacramento Kings: De’Aaron Fox (Meneur, Kentucky, Freshman)

A l’instar des Suns, les Kings ont souvent accueili des joueurs en provenance de Kentucky et continuent ici avec le choix de Fox. La franchise de Californie dispose d’un réel besoin à la mène. Darren Collison, qui réalise une saison moyenne, sera agent libre cet été et n’a pas montré le niveau suffisant pour être reconduit en titulaire la saison prochaine. Ty Lawson, le meneur remplaçant, sera lui aussi agent libre. Bref, il faut un nouveau meneur aux Kings, a fortiori quand on joue dans la division pacifique. De’Aaron Fox – les américains nous surprendront toujours niveau prénom – a un sérieux défaut: son shoot. En dehors de cela, le meneur de Kentucky est très complet et devrait colmater les besoins des Kings à la mène.

9. Orlando Magic: Jayson Tatum (Ailier, Duke, Freshman)

L’expérience Aaron Gordon au poste 3 est un échec cuisant (est-ce une surprise?). Pour le Magic, il est temps d’équilibrer son roster à l’aube d’une intersaison où la franchise joue gros. A ce stade, Jayson Tatum semble être assez largement le meilleur prospect. Avec ce choix, Orlando trouve enfin un joueur capable d’occuper le poste 3. Ainsi qu’un scoreur pour ce qui constitue la deuxième pire attaque de la NBA cette saison. Tatum dispose d’une palette offensive variée et peut marquer des points en sortie de dribble, un profil qui manque cruellement au Magic actuellement. En outre, la possibilité de le faire jouer en tant que poste 4 dans un cinq small ball offre à Orlando une dimension supplémentaire.

10. New Orleans Pelicans: Bam Adebayo (Pivot, Kentucky, Freshman)

Cette année, les Pelicans payent plus de 15 millions deux pivots – Asik et Ajinça – qui peuvent à peine poser le pied sur le parquet sans mettre leur équipe en difficulté. Malgré la disponibilité de très bons joueurs à ce stade, les Pelicans se doivent de sélection un pivot capable de jouer pour décaler Anthony Davis à son poste naturel, celui d’ailier fort. Bam Adebayo est un phénomène athlétique qui peut parfaitement complémenter Davis dans une raquette. Il est encore très brut et son jeu offensif est pratiquement inexistant mais il pourrait s’insérer dans un rôle de finisseur.

11. Portland Trail Blazers: Robert Williams (Intérieur, Texas A&M, Freshman)

Vu par beaucoup comme une équipe d’avenir, Portland connait une saison décevante avant tout à cause d’une défense pitoyable, particulièrement au niveau du poste d’ailier fort, d’où ce choix de Robert Williams. Capable de jouer sur les deux postes à l’intérieur, le pensionnaire de la faculté de Texas A&M apporterait aux Blazers la dimension athlétique et la défense dont ils manquent tant. En attaque, il manque encore de maturité et glane la majorité de ses points en tant que finisseur. Mais dans un collectif comme celui de Portland, son rôle ne sera clairement pas de scorer mais de faire toutes ses petites choses loin du ballon que beaucoup de membres de l’effectif semblent rechigner à faire.

12. Denver Nuggets: ​Lauri Markkanen (Ailier fort, Arizona, Freshman)

Les Nuggets qui sélectionnent un intérieur européen. Oui, ça en deviendrait presque cliché mais le choix de la sensation finlandaise a beaucoup de sens. Après un début de saison piano, Nikola Jokic s’affirme comme un des meilleurs jeunes intérieurs de la ligue, à tel point que les dirigeants des Nuggets pensent à échanger Nurkic. Maintenant qu’ils ont leur pivot du futur, ces mêmes Nuggets doivent trouver leur ailier fort du futur, d’où la sélection de Markkanen. Avec une réussite de plus de 50% à trois points, malgré un nombre de tirs pris considérable, l’intérieur est un des meilleurs shooteurs de la draft qui peut aussi dribbler et passer le cuir. La question de son acclimatation à la NBA sur le plan physique, athlétique et défensif est quant à elle réelle.

13. New York Knicks: Frank Ntilikina (Meneur, France, 1998)

On aurait pu souhaiter une meilleure destination pour le prodige français. Ntlikina paye grandement la densité de meneurs dans cette classe ainsi que le peu d’équipes souffrant d’un besoin à ce poste. Mais les Knicks font partie de cette minorité après l’échec de expérience Derrick Rose. Compte tenu des prétentions salariales de l’ancien MVP, pas sûr de le voir à New York la saison prochaine, Phil Jackson aurait donc le nez fin de combler ce besoin pour les années à venir avec le jeune meneur français. Ultra dominant durant l’Euro des U18 en décembre dernier, Ntlikina est un meneur très long, capable de défense et de scorer. Bref, un prospect complet.  Élément intéressant: certains scouts américains parlent de lui comme d’un futur poste 2, plutôt qu’un meneur, comme ça déjà était le cas avec la SIG.

14. Detroit Pistons: Harry Giles (Intérieur, Duke, Freshman)

Dans un monde parfait, Harry Giles n’aurait pas subis tant de blessures et – celui que certains comparaient à Kevin Garnett – serait drafté numéro 1. Mais le monde n’est pas parfait et Giles a des genoux très endommagés. Présent sur les terrains universitaires depuis décembre, Giles n’impressionne pas, même si on peut entrevoir son immense potentiel. Pourquoi donc un tel choix pour ces Pistons ? Deux raisons à cela. Tout d’abord, il n’y a pas à ce stade d’arrières pouvant intéresser Detroit, qui aurait la bonne idée de se renforcer à ce poste avant le possible départ de Caldwell-Pope. De plus, c’est là une simple supposition, les franchises NBA vont peut-être voir en la réussite de Joel Embiid une source d’inspiration et se laisser tenter par la sélection de gros potentiel avec un haut risque de blessure.

15. Milwaukee Bucks: Justin Patton (Pivot, Creighton, Freshman)

Les Bucks réalisent une excellente saison, alors qu’ils ont perdu Kris Middleton avant le début de celle-ci. Mais l’équipe continue d’avoir des faiblesses, notamment au poste de meneur et a celui de pivot. Si les solutions au poste de meneurs sont inexistantes à ce stade, il y a de bonnes options à celui de pivot avec en particulier Justin Patton. L’imposant pivot de Creighton – faculté plus connue pour ses shooteurs – est un bon attaquant, qui laisse apparaître les débuts d’un shoot à trois points.

Ultra efficace près du panier avec plus de 80% de réussite près du cercle, il peut aussi joué dos au panier grâce à de bonnes mains. Côté défensif en revanche, il protège très mal la raquette. A ce stade de la draft, le potentiel de Patton est trop attractif, surtout pour une franchise qui a offert un contrat 50 millions de dollars sur 5 ans à Miles Plumlee.

16. Chicago Bulls: Ivan Rabb (Ailier-fort, California, Sophomore)

Peu d’équipes sont plus prévisibles à la draft que les Bulls ces dernières saisons qui sélectionnent souvent des stars universitaires. Comme avec Denzel Valentine la saison dernière que Dunkhebdo avait annoncé aux Bulls dans chacune de ces mocks draft. Dans ce scénario, les dirigeants des Bulls pourraient se laisser séduire par Ivan Rabb. Un ailier fort chez les Bulls ? Oui car Taj Gibson et Nikola Mirotic seront agent libre. Quant à Bobby Portis – avouez, vous l’aviez oublié celui-là – il heurte un mur de deuxième année de la taille de la muraille de Chine. Ivan Rabb est un poste 4 aux faiblesses clairement identifiées – un manque de qualités athlétiques et une défense moyenne – mais qui compense grâce à une grande intelligence de jeu et de bons fondamentaux.

17. Indiana Pacers: Terrance Ferguson (Arrière, Etats Unis, 1998)

Dans cette seconde moitié de la draft, où la chance de trouver des talents est moindre, les franchises ont le loisir de tenter des paris comme le font les Pacers avec cette sélection. En forme depuis la mise sur le banc de Monta Ellis, Indiana ne peut néanmoins pas voir dans Glenn Robinson III une solution sur le long terme. Terrance Ferguson, le prospect qui a préféré le championnat australien à la NCAA, joue très peu cette année, ce qui rend son évaluation particulièrement difficile. Il est projeté comme un 3AndD moderne, un joueur qui évolue principalement loin du ballon en attaque en s’appuyant sur un tir extérieur correct. et une bonne défense. Tout ce dont les Pacers ont besoin.

18. Charlotte Hornets: Jarrett Allen (Intérieur, Texas, Freshman)

Les Hornets ont besoin de renfort à l’intérieur. Tyler Zeller réalise une saison correct mais derrière lui les options sont trop faibles. Roy Hibbert sera libre de tout contrat cet été et Frank Kaminsky continue à faire du Frank Kaminsky. Le renfort de Jarrett Allen ne serait pas de trop L »intérieur de Texas monte en puissance au cours de sa première saison universitaire après des débuts difficiles. On entrevoit dans son jeu un début de shoot à mi-distance ainsi que des mouvements dos au panier. Sa défense n’est pas toujours excellente mais à ce stade, les prospects ont toujours des défauts. A noter que le profil d’Allen fait un peu penser à un ancien joueur de Texas, un certain Myles Turner.

19. Washington Wizards: Miles Bridges (Ailier, Michigan, Freshman)

Dans le processus de l’écriture d’une mock draft, il arrive parfois que l’auteur voient les fits s’enchaîner logiquement, ce qui entraîne souvent la chute d’un ou plusieurs prospects. Chute incompréhensible aux yeux du lecteur mais qui prend du sens dans la logique de la mock draft. Miles Bridges fait partie de ces cas là, lui qu’on annonce souvent à la fin des lottery picks. Le tweener – oui on peut encore utiliser ce terme à l’ère du basket polyvalent – de Michigan State est un puissant athlète. Mais il semble trop petit pour se mêler à la bataille dans la raquette et pas assez rapide pour tenir les extérieurs dans le périmètre. Excellent rebondeur et très bon finisseur près du panier, Bridges permet aux Wizards d’ajouter de la profondeur à l’aile, eux qui pourraient voir Otto Porter filer cet été.

20. Denver Nuggets (via Memphis): Thomas Bryant (Pivot, Indiana, Sophomore)

Jusuf Nurkic sur le départ, Denver doit adresser le poste de pivot avec ce second choix, dans l’optique de trouver une doublure à Nikola Jokic. Malgré une saison décevante- il n’a pas réussi les progrès que beaucoup attendaient – Thomas Bryant demeure le meilleur pivot à ce stade de la draft. La star de l’université d’Indiana est un  pivot au profil très atypique. Il est extrêmement long (envergure de 2m26) et très rapide dans les espaces. Dominant aux rebonds, c’est un piètre défenseur, particulièrement au niveau de la protection de la raquette. Son tir à trois ponts, en constante progression depuis son arrivée en NCAA, ajoute un soupçon d’intrigue autour de ce prospect.

Auteur : Benjamin Ringuet

Créateur de Dunkhebdo en août 2012. Architecte de notre podcast éponyme, auteur de la plupart du contenu draft et bien plus encore. Ne supporte aucune équipe et déteste probablement la tienne. Allergique aux nostalgiques de l'âge d'or de la ligue. Pape du small ball. «Patron relou mais grave kiffant» selon un des rédacteurs.

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