MIP : les joueurs à suivre pour le reste de la saison

Le titre de MIP est un des titres les plus prestigieux de la NBA et à mon goût c’est une réelle performance de le décrocher. Tout joueur aspire à progresser, à étendre son jeu et surtout l’impact qu’il peut avoir sur son équipe. De grands joueurs ont remporté cette distinction comme Tracy McGrady, Kevin Love, Gilbert Arenas ou plus récemment Paul George ou Jimmy Butler. Ce trophée peut être l’étape de départ du passage de simple joueur à star NBA, et en ce début de saison, certains joueurs se dégagent du lot. Présentation des forces en présence.

 

C.J. McCollum (Portland Trailblazers)

Seul Damian Lillard reste du cinq majeur des Blazers des deux dernières années : LaMarcus Aldrige a rejoint les Spurs, Wes Matthews les Mavs, Robin Lopez a posé ses valises du côté de la Big Apple et Nicolas Batum a été envoyé à Charlotte. La franchise de l’Oregon est donc en totale reconstruction, et il apparaît qu’elle va se construire autours de son backcourt, composé de Lillard donc, mais aussi de C.J. McCollum, joueur de troisième année. Très fort scorer en NCAA, McCollum est sorti très côté de la fac et cela car il a choisi de jouer pour une fac de seconde zone, celle de Lehigh : il était donc la star du programme et avait la quasi-totalité des ballons en attaque. Elu deux fois meilleur joueur de la Patriot League, il a tourné à plus de 21pts durant ses quatre années en Caroline et a même sorti la prestigieuse fac de Duke durant la March Madness de 2012 (Coach K comptait tout de même Seth Curry, Austin Rivers dans cette équipe). Très apprécié par les franchises NBA, il a été pris en 10ème position par Portland lors de la Draft 2013, mais il a pas mal galéré durant ses deux premières saisons, ne jouant pas beaucoup et apprenant le métier derrière les Matthews et autre Batum. Mais cette saison il a eu sa chance et il l’a parfaitement saisi : déjà les Blazers jouent un peu mieux qu’on pouvait le penser, ils pratiquent un basket de qualité et cela malgré une raquette quasi médiocre. Il a plus que doublé sa moyenne de points, passant de 10 à 21 et a surtout doublé sa moyenne de minutes jouées, passant de 19 à plus de 35 par rencontre. Son adresse est aussi en progrès, avec 44% en général et un intéressant 40% derrière l’arc. Il va devenir pour moi l’un des tous meilleurs arrières-shooteurs de toute la NBA dans peu de temps et si les Blazers développent un jeune intérieur de qualité, Portland pourrait refaire très vite du bruit dans la conférence ouest.

 

Andre Drummond/Reggie Jackson (Detroit Pistons)

Dennis Rodman 2.0 : voilà comment certains caractérisent Andre Drummond depuis le début de la saison. Si la comparaison est quelque peu exagérée, il est vrai que les statistiques de l’ancien Huskies de UConn sont très impressionnantes depuis quelques mois. Il a parfaitement profité des départs de Josh Smith et de Greg Monroe pour s’épanouir dans le Michigan, et cela car il est désormais l’intérieur phare des Pistons. C’est le pivot qui m’a le plus impressionné depuis le début de saison et son impact est énorme dans le jeu de son équipe, une équipe jeune qui monte et qui va très vite bousculer la hiérarchie à l’est. Ses statistiques sont en pleine progression : plus de 18pts par match, 16rbs et un temps de jeu plus important, et cela car Stan Van Gundy n’hésite plus à le laisser dans les fins de matchs malgré ses problèmes sur la ligne de lancers-francs. Dissuasif en défense, dominant sous le cercle, Andre Drummond apparaît comme un des ces pivots qu’on a la chance de voir à chaque génération, ce type de pivot rugueux et physiquement impressionnant.

On se doit aussi de parler de Reggie Jackson, et cela car la relation entre le meneur et le pivot est l’une des plus intéressantes de toute la NBA. L’éclosion de Drummond est en partie du à mon avis à la présence de Jackson au commande du jeu des Pistons. L’ancien de Boston College voulait être un meneur titulaire, il réclamait la possibilité d’avoir les reines d’une équipe : il a désormais cette opportunité et il performe. Plus de 20pts et 6.5asts par matchs, ses statistiques témoignent de cette progression.

 

Hassan Whiteside (Miami Heat)

Les performances de Whiteside depuis un peu moins d’un an sont une belle revanche pour un joueur qui a mal bourlingué. Passé par Marshall en NCAA, une fac plus connue pour son équipe de football, il n’a jamais été dans les plans des Kings de Sacramento et a du passé par la D-League, le Liban, la Chine… Revenue en NBA du côté de la Floride et de Miami l’an dernier, Whiteside a, il est vrai, de grosses capacités physiques et il est difficile de comprendre comment aucune franchise NBA n’a vu son potentiel avant le Heat : 2m13, 120kg, une grosse détente et des bras tentaculaires, bref le pivot est un monstre physique. Il avait, c’est vrai, montré de belles choses l’an passé, mais Miami avait raté les playoffs dans une fin de saison décevante. Cette saison, l’équipe gérée par Pat Riley est complète et pourrait faire un beau coup en postseason, avec Whiteside comme point d’ancrage défensif de la franchise floridienne. Ses statistiques sont de qualité, surtout dans une NBA en proie au symptôme du « Small Ball » et du shoot extérieur à tout va (merci Golden State) : 12.4pts, 11rbs et 4blks par matchs, soit le meilleur total de toute la ligue et de loin.

 

Nicolas Batum (Charlotte Hornets)

On connaît tous les qualités de Nicolas Batum et le voir faire une grosse saison du côté de la Caroline ne nous surprend pas totalement. Mais si on se penche réellement sur sa saison, l’ancien manceau est en réelle progression. Déjà on peut dire que son changement de franchise lui a fait le plus grand bien : il est maintenant la 2ème, voir la 1ère option offensive de son équipe, le jeu passe par lui, il crée pour les autres et ses coéquipiers affichent une réelle confiance en lui, une chose qu’il n’aurait jamais pu avoir à Portland. Ses statistiques témoignent de cette belle évolution : plus de 16 unités par match, 5 passes, 6.6 rebonds mais surtout il shoote en moyenne 4 tirs en plus par rencontre. Il s’affirme comme un joueur complet, un véritable couteau-suisse adoré des coachs et même l’un des tous meilleurs à son poste dans la conférence est : une sélection au All-star Game n’a donc jamais été aussi d’actualité pour le numéro 5 des Hornets. Mais surtout, il sera libre à l’issue de la saison et pourra donc s’engager avec la franchise qu’il souhaite : sa grosse saison pourrait donc lui faire toucher le jackpot cet été.

 

Mentions honorables : Isaiah Thomas (Boston Celtics), Will Barton (Denver Nuggets), T.J. Warren (Phoenix Suns), Bismack Biyombo (Toronto Raptors), Festus Ezeli (Golden State Warriors)

 

 

2 Comments

  • Retired_B_Roy7_971

    Excellent article!
    Petite mention à Capela à Cj Miles, et au trio Thomas-Bradley-Croawder qui dans l'im^pact dans le jeu ont tous franchi un réel palier!

  • Be Beer - CeltSully

    Et pourquoi pas Draymond Green?
    2014/2015 : 12 pts 8 rbds 3,5 ast 1,3 blk 1,6 stl a 44-34-66 aux pct
    2015/2016 : 15 pts 9,5 rbds 7,5 ast 1,4 st 1,4 blk a 46-42-71.

    Très belle progression statistique le tout dans la franchise qui explose tout sur son passage!

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