Jabari Parker, l’autre prodige de Chicago

Jabari Parker

Troisième ville des Etats-Unis, Chicago se place comme l’un des berceaux du basket-ball. Cité dotée d’une impressionnante quantité de playgrounds avec pas moins de 500 terrains disséminés partout dans la ville, « Windy City » fournit tout naturellement un important contingent de joueurs NBA. Parmi les joueurs du passé on compte de sacrés gros clients tels que George Mikan, Isiah Thomas et Tim Hardaway. Plus récemment, ce sont notamment Dwyane Wade, Derrick Rose et Anthony Davis qui ont vu le jour à « Chi-Town ». Le

15 mars 1995 y naît Jabari Parker, l’actuel ailier des Bucks de Milwaukee en qui sont placés de nombreux espoirs et qui semble enfin avoir atteint une nouvelle dimension depuis le All Star Break comme l’en attestent ses stats depuis : 19 points (à 52%, 39% à trois points et 79% aux lancers-francs), 6.2 rebonds, 2.3 passes et 1.3 interceptions de moyenne en 22 matchs.

1. Une carrière prédestinée

Jabari Parker vit donc le jour en ce 15 mars 1995 de l’union de Robert « Sonny » Parker et de Folola Finau-Parker et grandit dans une famille nombreuse puisqu’il se situe au milieu d’une fratrie de sept enfants. Le père est un ancien basketteur professionnel ayant fait ses gammes à l’Université A&M du Texas, dans laquelle se sont aussi illustrés DeAndre Jordan et Khris Middleton, et qui eut une modeste carrière NBA aux Warriors de Golden State entre 1976 et 1982 pour un rendement correct : 9.9 points, 4.1 rebonds et 2.1 passes de moyenne. La mère, originaire des Tongas, émigre vers les Etats-Unis à l’âge de trois ans. Deux des grands frères de Jabari sont également allés jusqu’au niveau universitaire. Le plus vieux Darryl a évolué à l’Université de l’Oregon tandis que Christian a joué aux Golden Eagles de l’Idaho. Parker a également deux oncles qui ont étés joueurs de NFL. Le sport de haut niveau est donc la coutume chez les Parker.

 

2. Une ascension fulgurante

C’est tout naturellement que le jeune Jabari se tourne vers la balle orange après avoir découvert son existence lors de ligues organisées par son père. A partir de là, il ne cessera de monter les échelons à grande vitesse. A 11 ans, il mesure déjà 1m83 et évolue déjà au plus haut niveau possible à ce stade. Un an plus tard et quelques centimètres en plus, il rencontre Derrick Rose lors d’une visite dans son futur lycée, le Simeon High School de Chicago. A Simeon, lycée qui a formé Derrick Rose donc, mais aussi Nick Anderson, il affole les compteurs. En première année, il tourne à 19.3 points, 5 rebonds et 3 passes de moyenne, remporte le titre de meilleur freshman de l’année d’ESPN et intéresse déjà les grosses écuries NCAA telles que Kansas, Florida, Kentucky, Duke et North Carolina. L’année suivante, et malgré un rendement plus faible, Parker fait partie de l’équipe de l’Etat d’Illinois de l’année en compagnie notamment d’Anthony Davis et de Frank Kaminsky. Lors de sa troisième année, Jabari Parker participe à la célèbre Lebron James Skill Academy en compagnie de nombreux joueurs aujourd’hui NBAers tels que Shabazz Napier, Thomas Robinson, Michael Kidd-Gilchrist ou encore Jared Sullinger. Cette année est celle de la consécration pour lui : un troisième titre d’État, l’accès à des premières pages flatteurs pour SLAM magazine et Sports Illustrated ainsi qu’une seconde place au vote de Mr. Basketball USA d’ESPN derrière Shabazz Muhammad.

JaBari Parker

Avant d’entamer sa quatrième et dernière année au lycée, Parker participe aux championnats du monde des moins de 17 ans avec les USA, participation qui sera pourtant tronquée par une blessure au pied, mais qui ne sera finalement que de courte durée. Le 20 décembre 2012, il annonce sa décision de rejoindre les BlueDevils de Duke pour l’année suivante. Avec Simeon, il gagne encore le titre de l’État et réalise une saison dans les standards de ses précédentes. Parker est alors logiquement sélectionné pour participer aux traditionnels Mc Donalds All Star game, Jordan Brand Classic et Nike Hoop Summit dans lesquels il fait bonne impression, notamment au Jordan Brand Classic où il est co-MVP du match avec Julius Randle. A la fin de l’année, il est considéré comme l’un des quatre meilleurs lycéens du pays. Les attentes placées en lui sont donc importantes au crépuscule de sa carrière universitaire. Sa saison à Duke sous les ordres de Mike Krzyzewski n’est finalement pas la meilleure pour Parker, car malgré de bonnes performances individuelles, l’année est marquée par une élimination précoce lors de la March Madness face à Mercer, une équipe pourtant inférieure sur le papier. Néanmoins, Jabari Parker confirme son potentiel et termine l’année avec une moyenne de 19.1 points, 8.7 rebonds, 1.2 passes, 1.1 interceptions et 1.2 contres en 35 matchs joués avec les BlueDevils. Longtemps en concurrence avec le Canadien Andrew Wiggins pour être le premier choix de la draft 2014, il est finalement dépassé par ce dernier et est sélectionné par les Bucks de Milwaukee à la deuxième position de la draft. A l’époque, les Bucks ont terminé la saison avec le plus mauvais bilan de la ligue soit 15 victoires pour 67 défaites. L’arrivée de Parker est donc une aubaine pour la franchise qui avait accédé aux playoffs lors de l’année précédente.

 

3. Un début de carrière difficile

En tant que second choix d’une classe de draft très médiatisée, les attentes placées en Parker sont légitimes et tout le monde scrute les débuts de celui que l’on compare à Carmelo Anthony. Après une summer league satisfaisante et déjà l’émergence du surnom « The Boogie Man » en raison de son handle fulgurant, Jabari Parker fait ses débuts NBA face aux Hornets. Des débuts qui se soldent par une défaite sur le fil 108 à 106 avec une contribution modeste à 8 points, 4 rebonds, 1 passe et 1 interception. Après de belles performances face aux Grizzlies (18 points) puis face aux Nets (23 points) et après seulement 25 matchs joués, il se blesse gravement au genou, ce qui est synonyme de fin de saison. Ses débuts dans la grande ligue s’avèrent donc être compliqués. Au total, cette blessure au genou lui fera manquer les 57 matchs restants de sa saison rookie puis les 6 premiers de sa saison sophomore. Pour son retour, le 7 novembre 2015, les Bucks affrontent les Nets à domicile. Parker réalise en ce jour une timide performance avec 8 points et 2 rebonds.

La suite s’annonce encore plus compliquée en raison de la difficulté pour Parker de se fondre dans un collectif déjà bien huilé et une équipe qui est maintenant menée par Giannis Antetokounmpo et par Khris Middleton. Le départ de Brandon Knight pour Michael Carter-Williams lors de l’hiver dernier n’arrange pas la donne non plus. L’arrivée de Greg Monroe également. Parker doit en effet s’intégrer rapidement dans un effectif profondément changé qui est en plus suivi par les médias puisqu’à la surprise générale, les Bucks avaient atteint les playoffs l’année d’avant. Les circonstances font donc du retour de Parker un moment difficile. Finalement, les choses s’améliorent à partir de janvier et il termine celui-ci avec une modeste moyenne de 12.9 points, 5.8 rebonds, 1.8 passes et 1 interception par match. En février c’est encore mieux avec 17.1 points de moyenne et un gros travail face aux Hawks (28 points, 13 rebonds) le 20 février puis une pointe à 34 points (record en carrière) face à Houston le 29. Depuis, il enchaîne et n’est resté que deux fois sous la barre des 10 points marqués, et en terminant la saison avec plusieurs bonnes performances. La renaissance semble donc être en marche pour Jabari Parker ou l’autre prodige de Chicago.

3 Comments

  • NastyKCP_Celtic#MILF

    Jabari….ce bonhomme est destiné à un très grand futur.

    Article agréable, j'y apprend rien (bon, je connais toute sa vie au garçon en même temps) mais pas mal pour un début !

  • JabariParker

    Oui j'espère qu'il arrivera à user de l'intégralité de son potentiel!

    Merci Nasty ça fait plaisir 🙂

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