Gerald Green, parcours d’une renaissance

 

Auteur d’une saison remarquable chez les Suns après 2 années d’exil en dehors de la grande ligue, l’ailier de 28 ans signe un retour flamboyant et surprenant. Souvent rabaissé au rang de dunkeur fou et irrégulier, il prend enfin sa revanche en multipliant les coups d’éclats dans une équipe surprise, et encore en course pour les Playoffs.

Un joueur hors-normes

A 28 ans, Gerald Green voit enfin sa carrière décoller en NBA, jamais au par avant il n’avait joué a ce niveau, jamais au par avant il avait eu sa chance dans une franchise comme cette année a Phoenix. Actuellement à la lutte pour la huitième place de la relevée conférence ouest, les Suns font partit des très bonnes surprises. Catégorisé en septembre comme l’une des franchise les plus faible de la ligue après leur dernière place l’an dernier, les Suns étaient vu comme de sérieux candidats … au tanking. Mais cette année, propulsé par le rookie coach Jeff Hornacek, Phoenix a déjoué tout les pronostiques, développant un jeu offensif et spectaculaire, et montrant une impressionnante solidarité et cohésion de groupe. Les Suns a trois semaines de la saison régulière sont encore en lutte avec Memphis et Dallas pour le convoité 8ième spot des Playoffs. Accrocher les Playoffs serait là une superbe récompense pour Green, qui cette année à changé de dimension et concrétise enfin tout les espoirs placés en lui, après un parcours plus que chaotique.

Gerald Green commence tardivement le basket, il intègre l’équipe de son lycée d’Houston (sa ville natale), plus intéressé par le basket que les études, il cumule des stats impressionnantes, 33pt, 12reb, 7pas et 3blck par matchs dans sa dernière année. Gerald Green est alors considéré comme un immense talent, doté d’un physique exceptionnel lui permettant de shooter comme un arrière et dunker comme un ailier. Il est rapidement observé comme un des meilleur prospect du pays, et sélectionné dans le Mcdonalds All-Star Game 2005 regroupant les meilleurs jeunes du pays. En terminant meilleur marqueur du match, il est alors attendu à l’Université d’Oklahoma State, mais au lieu de celà Green va prendre une décision surprenante, il refuse l’université et engage un agent en vu de se présenter à la draft de 2005. Boosté par ses performances, Green se voit déjà haut en NBA, à 19ans il se sent d’entrer dans la ligue, et décide de ne négocier qu’avec les franchises possédant l’un des 6 premiers choix de draft. Cette attitude ambitieuse le desservira, car malgré un talent bien présent il ne sera sélectionné qu’en 18ieme position par les Celtics. Durant deux saisons aux Celtics, Green sera un joueur de rotation, derrière la star Paul Pierce et Wally Szczerbiak il n’a que peu l’occasion de se montrer, mais fait le spectacle, un shoot au buzzer du milieu du terrain face a Indiana, et des dunks spectaculaires qui le sélectionnent pour le Slam Dunk Contest de 2007 qu’il gagne au la main, sa détente et sa créativité faisant merveille.

Le début d’une période d’errance

Sa belle progression a Boston sera stoppée nette en 2008, les Celtics montent l’énorme deal qui amène Kevin Garnett dans la franchise. En échange comme de nombreux joueurs, il est envoyé à Minnesota, ou il reste scotché au banc face à la quantité de joueur a son poste. Ce transfert à l’ouest marque pour lui le début d’une période difficile en NBA. Trader a Houston sa ville natale, il n’est conservé que 15 jours avant d’être free-agent en juin, à la fin de son contrat de rookie. Son agent lui trouve une place a Dallas, en une saison, ses performances en Summer League le montre sérieux et appliqué (90% de réussite aux lancers-francs, 46% a trois points), mais pas assez pour avoir une place dans l’effectif de Rick Carislie. C’est alors le début de l’exil pour le dunkeur fou, tour à tour en Russie puis en Chine. Green apprend beaucoup et murit dans cette période de transition. De retour en NBA, il rejoint les Lakers, mais là encore comme a Boston il sera affecté à l’équipe de D-League. En février 2012, c’est l’heure d’un retour salvateur à l’est, les Nets lui font confiance sur deux contrats de dix jours, il retrouve les parquets avec une moyenne de 25 min par matchs, et gagner une place jusqu’a la fin de saison qu’il termine avec (12,9pt en 31 matchs). Echangé encore à Indiana, Green renoue avec les Playoffs l’an dernier, mais encore une fois, il est rétrogradé dans la rotation cumulant modestement 18 minutes de jeu de moyenne.

Cet été il arrive enfin à Phoenix, et sa patience, sa détermination sont enfin récompensée au yeux du coach Hornacek, profitant de la blessure de Bledsoe, il intègre une place de titulaire, et se transforme en joueur clé des Suns. Polyvalent, capable de prendre feu a tout moment il prend ses responsabilité offensivement, en témoigne sa performance hallucinante face à OKC le 6 mars, 41 points dont 8 paniers a 3pt, record de carrière.

Spectaculaire et talentueux Gerald Green dit aujourd’hui avoir muri de ces expériences à l’étranger, il est devenu plus professionnel, plus régulier, et aujourd’hui peut enfin s’épanouir dans une ligue qui lui a longtemps fait payer sa jeunesse, et son jeu porté vers le spectaculaire en l’asseyant sur le banc, ou en le tradant sans cesse. Hornacek à réussi a l’utiliser, au mieux pour faire de Phoenix une équipe au jeu offensif mordant, et a l’alchimie d’équipe heureuse. L’ambiance chez les Suns est à la fête, Hornacek est prétendant au titre de coach de l’année, et il pourrait bien le devoir au revanchard Gerald Green, qui lui partira favori du trophée de Most Impressed Player. Si comme bien des joueurs avant lui dans la ligue, malgré un talent brut sa carrière a pris du retard, il semble que Green ait pris un nouveau départ, suffisant pour aider les Suns a accrocher la post-saison ?

2 Comments

  • capskilla

    Quel saison de Green. Il est devenu solide en défense et a attrapé une grosse régularité en titulaire. Depuis le retour le Bledsoe qui, je pensais, allait freiner nette sa saison, ne fût rien. Il est très percutant en sortie de banc et est laissez sur le terrain plus de 10 min à chaque fois. Heureux pour lui et mon favori pour le MIP avec peut être aussi Dragic.

  • Antoine

    Effectivement, Phoenix peut beaucoup compter sur lui.

    Je pense que les Suns mériteraient vraiment ces Playoffs, même ne serait-ce que pour un tour.

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