[Fiche NBA Draft 2017] Dwayne Bacon

dwayne bacon

Fiche présentation Dwayne Bacon:

Poste : Ailier

Taille: 2.01m

Poids : 100 kilos

Date de naissance : 30 août 1995 (21 ans)

Université: Florida State

PRÉSENTATION:

L’avènement d’une ligue dominée par le tir extérieur et se tournant vers le small ball pousse les franchises à rechercher certains profils et à en dénigrer certains autres, quitte à instaurer une quasi-dictature à la draft. Mais quel avenir pour les joueurs qui ne rentrent pas dans ce nouveau moule, les joueurs old school ? Éléments de réponse avec le profil de Dwayne Bacon.

Pour un ailier – même si son profil physique pourrait le faire naviguer sur d’autres postes au niveau supérieur – Bacon est très puissant, particulièrement au niveau du haut du corps. Une faculté qui lui permet de dominer les extérieurs mais aussi de pouvoir défendre les petits intérieurs sur certaines séquences. En revanche, sa surpuissance du haut du corps impacte négativement son agilité et son explosion, deux aspects du jeu où l’ailier est à peine dans la moyenne.

Un attaquant à l’ancienne

Le jeu de Bacon en attaque se base avant tout sur la pénétration, dont certaines feront le bonheur des top 10 matinaux NBA.

bacon-finition

Comme le montre cette action, il a la mauvaise habitude de pénétrer la tête baissée et de finir de manière… artistique, quitte à délaisser l’efficacité. Pour un joueur dont les capacités de finition sont réelles et le touché parfois étonnant, ses 61.6% de réussite près du cercle (d’après hoop-math) sont décevants. C’est la conséquence directe de ses pénétrations kamikazes où, malgré deux voire trois défenseurs, Bacon tente quand même de finir près du cercle, cherchant souvent une faute. A l’image de nombreuses stars NBA, l’ailier à l’habitude de pénétrer dans la raquette dans le but de trouver des fautes. Une attitude certes astucieuse pour un bon finisseur mais discutable pour un tireur de lancer-francs tout juste correct (71% de réussite).

Loin du ballon son impact est limité. C’est un passeur honnête, plus à l’aise en transition que sur attaque placée. Sa mécanique de tir est à retravailler bien que sa réussite extérieur (28,1%) soit correcte. Bacon est un shooteur de série, capable de prendre feu comme de passer à côté d’un match. Comme de l’autre côté du terrain, sa puissance lui lui permet d’être un danger aux rebonds. Enfin, se pose la question de son adaptation à une attaque autre que celle de Florida State qui – grâce aux apports de Malik Beasley, Devon Bookert ou Xavier Rathan-Mayes – lui offrait de vrais espaces.

Une défense insuffisante et des problèmes d’investissement

Ces quatre années de «prospect de la semaine» m’ont appris plusieurs choses. Parmi elles, qu’en défense, il n’y a pas de pire défaut qu’un manque d’envie car ce trait est difficilement corrigeable. A Dwayne Bacon de prouver qu’il est l’exception. Durant sa saison freshman, sa contribution défensive a oscillé entre le passable et le carrément scandaleux. Sur cette action, après une pénétration chevaleresque, Bacon fait preuve de nonchalance et préfère se plaindre à l’arbitre plutôt que défendre. La sanction est immédiate.

A l’instar de Thomas Bryant – à croire que c’est une mode – Bacon peine à défendre le pick and roll et surtout à recouvrir quand il est en retard, faute de déplacements latéraux rapides. Son intelligence de jeu en défense est suspecte et l’amène à faire de très nombreuses erreurs. A voir les progrès de l’ailier dans sa deuxième saison même s’il a déjà 21 ans. On touche là à une particularité de Dwayne Bacon qui a deux ans de retard sur la normale. S’il est drafté en 2017, il aura 22 ans à son entrée en NBA. Quand un joueur rentre en NBA aussi tard on met souvent en avant son expérience NCAA, Bacon n’aura lui que deux saisons universitaire à son actif.

Alors que le basketball NCAA reprend, il sera intéressant de surveiller la régularité de Bacon tout au long de la saison. En effet, l’année dernière, après un début tonitruant avec plus de 16 points de moyenne et 52% de réussite au tir au cours de ces dix premiers matches, il s’était petit à petit estompé. Finissant ces dix derniers matches à moins de 15 points de moyenne et 42% aux tirs.

Dwayne Bacon, en bref:

Points forts:

– Joueur puissant

– Finisseur parfois génial

Points faibles:

– Défenseur médiocre

– Nonchalance parfois criante

– Son âge ?

Auteur : Benjamin Ringuet

Créateur de Dunkhebdo en août 2012. Architecte de notre podcast éponyme, auteur de la plupart du contenu draft et bien plus encore. Ne supporte aucune équipe et déteste probablement la tienne. Allergique aux nostalgiques de l'âge d'or de la ligue. Pape du small ball. «Patron relou mais grave kiffant» selon un des rédacteurs.

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