Dunkhebdo NBA Podcast : Qui possèdent les meilleurs noyaux de jeunes en NBA ?

Marvin Bagley IIII

Dans ce nouvel épisode du Dunkhebdo NBA Podcast, l’équipe composée de Pierre et d’Alan réfléchit sur les meilleurs noyaux de jeunes joueurs en NBA aujourd’hui. Plusieurs groupes d’équipes se distinguent et permettent aux intervenants de passer en revue les situations d’une dizaine de franchises.

Sacramento et Atlanta font office de gros morceaux du podcast, et cela du fait des récentes performances et plus globalement des saisons de leurs jeunes éléments. Les Kings sont aux portes des playoffs derrière les performances des Fox, Hield, Bagley III et autre Bogdanovic, tandis que les Hawks font mieux que beaucoup attendaient et voient la triplette Young/Huerter/Collins très bien figurée.

L’équipe revient ensuite sur d’autres équipes aux situations bien différentes mais à la constante suivante  : les jeunes joueurs font et feront l’actualité de ces franchises. Boston, Los Angeles, New-York, Brooklyn, Chicago ou encore Orlando et Phoenix, autant de situations hétérogènes mais qui méritent l’attention.

Le podcast

Dunkhebdo NBA Podcast: Kings en forme, Rockets en difficulté: le monde à l’envers !

Sacramento Kings

Sommaire

Les Sacramento Kings en forme pendant que les Houston Rockets patinent ? Non, vous ne rêvez pas ! Dans ce nouvel épisode du Dunkhebdo NBA Podcast, Pierre et Ben analysent le début de saison surprenant de ces deux équipes de l’ouest.

Dans la première partie de l’émission, le duo se penche sur le cas des Kings (4:38). Avant leur match contre les Bucks, Sacramento aborde un surprenant bilan de 6 victoires pour 3 défaites. Portés par un De’Aaron Fox très séduisant en ce début de saison, la franchise s’est enfin trouvée une identité. Une «patte» basé sur un jeu extrêmement rapide.

Les Rockets sont l’objet de la seconde partie de l’émission (39:20). Les finalistes de la dernière finale de conférence ouest connaissent un début de saison très compliqué. Leur défense, excellente la saison dernière, se classe parmi les pires de la ligue. Quant à leur attaque, si efficace la saison dernière, elle ne retrouve pas encore sa pleine puissance. Faut-il s’inquiéter pour un des principaux challengers des Warriors ?

Enfin, dans les dernières minutes de l’épisode, Pierre et Ben reviennent rapidement d’abord rapidement la performance de Derrick Rose et les Wolves (1:02:49). Puis, l’épisode se termine par un point sur le marasme actuel à Washington, où les Wizards peinent à gagner (1:08:50).

Dunkhebdo NBA Podcast: Quel avenir pour les franchises du haut de la draft ?

draft

Dans ce nouvel épisode du Dunkhebdo NBA Podcast, Ben et Tom dressent un bilan de la draft 2018 à travers une analyse des choix de la plupart des équipes du haut de la draft. Au programme: les Phoenix Suns (2:15), les Sacramento Kings (19:39), les Atlanta Hawks (28:36), les Dallas Mavericks (43:44) et le Magic d’Orlando (57:14). 

Le podcast

Dunkhebdo NBA Podcast: les jeunes Kings au rapport !

Sacramento Kings

Après une semaine de repos l’équipe du Dunkhebdo NBA Podcast est de retour ! Dans ce premier épisode depuis le all-star break Alan, Pierre et Ben s’arrêtent longuement sur le cas des Sacramento Kings. Classés parmi les cancres de la ligue à l’occasion du podcast power ranking précédent le all-star weekend, les hommes de Dave Joerger, plutôt que d’être compétitifs, cherchent avant tout à progresser. C’est dans cette optique que depuis quelques semaines, le coach met davantage sur le terrain ses jeunes pousses, et repose davantage ses vétérans. Durant ce long débat sur les Kings, l’intérêt se porte donc davantage sur les performances des jeunes joueurs qui composent l’effectif actuel et sur lesquels le front office compte pour l’avenir.

Parmi eux, c’est le vrai-faux rookie Bogdan Bogdanovic qui réalise sans doute la meilleure saison. Déjà habitué au haut niveau grâce à un début de carrière faste en Europe, le serbe réussit parfaitement la transition avec le jeu NBA. L’autre première année star chez les Kings, De’Aaron Fox connait lui un début de carrière plus délicat. En plus de souffrir des soucis d’adaptation classiques chez un rookie meneur, il doit batailler avec les blessures et ses difficultés au tir qui ne facilitent pas son acclimatation. Buddy Hield et Willie Cauley-Stein ne sont eux pas des rookies mais souffrent toujours d’une sévère inconstance. Le shooteur des Bahamas est un joueur très clivant, comme va le montrer le podcast, au même titre que son coéquipier au poste de pivot.

Après avoir disséqué les performances de ces quatre joueurs, le trio discute des directions que pourrait prendre la franchise à l’occasion de la free agency mais aussi à la draft. Enfin, les dossiers Skal Labissiere et Harry Giles, deux joueurs intrigants de l’effectif des Californiens, sont abordés.

C’est les révélations autour de la blessure de Kawhi Leonard qui viennent ouvrir la dernière partie du podcast, l’overtime. Les semaines passent et le mystère autour de l’ailier All-Nba s’épaissit. Puis, l’équipe fait un léger retour sur le weekend All-Star avant de conclure l’épisode par un peu de NCAA. Le championnat universitaire qui se voit (une énième fois) entaché par un scandale de corruption.

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Sommaire:

Introduction: 39s
Débat sur les Kings: 2m48
Overtime: 50m41

[NBA Trade Fiction] Edition spéciale contrats rookies

Alors que la majorité des joueurs ayant signés des contrats cet été sont inéchangeables avant le 15 décembre certains autres sont éligibles à un trade. Pour la plupart, ils le verraient certainement d’un bon œil pour tenter de se relancer. La nba est un business dans lequel des « valeurs » sont échangés. Un GM peut faire un trade pour des contrats (intérêts purement financiers « exemple salary dump* »). Un autre pour des droits (obtenir des exceptions ou des droits pour prolonger des joueurs au dessus du cap). Un dernier pour améliorer son effectif à court, moyen ou long terme (talent). Un trade peut donc avoir plusieurs objectifs et ne résulte pas uniquement du sportif. Dans cet article nous allons aborder le cas de certains joueurs dans leur contrat rookie, dont l’avenir se dessine déjà en pointillés.

Trade pour joueurs dont la dernière année en option a été déclinée

Cette catégorie de joueurs est assez particulière. Les joueurs suivants ont tous vu leurs options ne pas être levées par leurs franchises respectives sur la dernière année de leur contrat rookie. Décision avant tout financière, elle a d’autres conséquences. Selon la convention collective qui régit la nba, ces joueurs ne peuvent être re-signés pour plus que la valeur de la dernière année déclinée par l’équipe dans laquelle ils sont au moment de devenir agent libre. Cette restriction s’applique même si le joueur a été transféré et n’est plus dans l’équipe qui a décliné son option. De plus, elle ne contraint que la dernière équipe dans laquelle est le joueur juste avant son entrée sur le marché.

Exemple: Si Milwaukee décide de prolonger finalement Rashad Vaughn, ils ne pourront pas lui offrir plus de 2,9M (Montant de l’année de contrat en option non levée par les Bucks) pour la 1ère année. Toutes les autres franchises pourront, elles, lui proposer le montant qu’elles souhaitent sans limitations. Ce fut le cas avec Solomon Hill dont l’option n’a pas été levée par les Pacers en 2016 et qui signe aux Pélicans pour bien plus après des playoffs intéressants.

Jahlil Okafor (Sixers, pivot)

Hors de la rotation et souvent décrié pour son manque d’effort sur le parquet l’ex blue devil ne voit plus le terrain. Dépassé dans la rotation par Holmes mais déjà derrière Embiid, Johnson et Saric qui joue parfois pivot, Big Jah doit s’en aller. Il aurait demandé un rachat de contrat à Philadelphie ce qui lui permettrait de choisir sa destination. Grâce à ce potentiel rachat il pourrait peut-être signer un contrat sur plusieurs années en tant qu’agent libre ailleurs. Cette solution semble extrême et en cas de transferts 2 franchises pourraient être intéressés.

Chicago: Originaire de Chicago, les Bulls pourraient représenter un vrai point de chute pour le pivot. Les Bulls pourraient se séparer de Mirotic qui ne semble plus faire l’unanimité auprès des fans. Ce dernier possède aussi un contrat intéressant pour les Sixers puisqu’il a une option d’équipe à la fin de l’année. Cela nécessiterait qu’il accepte d’être transféré (clause de non transfert) mais aussi d’attendre le 15 janvier* où il deviendrait éligible à un transfert. Autre option le contrat de Quincy Pondexter qui permettrait aux Sixers d’économiser quelques millions en ne coupant pas Jahlil.

*Ayant été re-signé en utilisant ses birds rights, il ne peut pas être transféré avant le 15 Janvier.

Bucks: La perte de Greg Monroe laisse un vide énorme au poste de pivot. Cela même si Giannis devrait reprendre quelques une des minutes. L’acquisition d’Eric Bledsoe a créé une trade d’exception* d’environ 3,5M. Ils en possédaient déjà une de 5M pour Roy Hibbert. Elles suffisent pour accueillir Okafor. Cependant les Bucks ne sont qu’à 4,5M de la taxe de luxe qu’ils éviteront certainement de payer cette année. Celle acquise pour Monroe pourrait donc être couplé au contrat de Vaughn. Cette manœuvre serait un salary dump des deux côtés avec plus d’implications sportives coté Bucks. Ceci permettrait à Milwaukee de se renforcer dans une raquette dépeuplée sans passer au dessus de la taxe de luxe.

*Trade exception: Enveloppe disponible qui permet d’ajuster les salaires lors d’un trade entre deux équipes sans devoir envoyer plus de joueurs dans un échange déséquilibré financièrement.

Rashad Vaughn (Bucks, arrière-ailier)

En concurrence avec Malcolm Brogdon l’an dernier pour récupérer des minutes suite à la blessure de Krhis Middleton, Vaughn n’a pas été au niveau. L’avènement du ROY 2017 combiné aux arrivées de Tony Snell puis Deandre Liggins ont marginalisé l’arrière ailier qui a perdu la confiance de sa franchise. Encore très jeune (21ans), l’ex joueur d’UNLV à des qualités pour devenir un joueur de rotation utile.

Phoenix Suns: Troy Daniels est aujourd’hui le seul back up de Devin Booker. Daniels serait plus intéressant dans une équipe qui vise les playoffs. Il pourrait d’ailleurs être transféré dans une autre équipe. Vaughn pourrait représenter une solution sur du plus long terme. Les deux franchises ont déjà effectué un échange ensemble il y a quelques semaines. Un second est assez peu probable.

Houston Rockets: Dans un système comme celui de D’Anthony aux cotés de joueurs comme Harden et Paul, Vaughn pourrait se relancer. Ses qualités de shooteurs sont en sommeil et ce serait le meilleur moyen de les réanimer. Cependant vu la situation des contrats à Houston, il faudrait attendre le 15 décembre pour donner la bonne contrepartie dans un échange à 2. Vaughn contre Troy Williams?

Mario Hezonja (Magic, ailier)

Triste est le destin nba du sniper croate devenu le PJ Hairston de balcans. Ailier manquant d’humilité dans son jeu offensif Mario est souvent à l’envers sur le terrain. Son option a été déclinée et son temps de jeu est en berne (10m en moyenne plus faible total). Trouver une autre franchise devient une priorité s’il veut se relancer.

Dallas Mavericks: L’objectif de Dallas est de rajeunir son effectif tout en créant un maximum de flexibilité salarial pour l’été prochain. Seth Curry (28ans) même s’il a une valeur sportive intéressante est pour l’instant blessé et l’objectif de Dallas ne semble pas d’être bon pour le moment. En raison du fait qu’il soit agent libre restreint, il possède un cap hold d’environ 4 Millions. Celui-ci réduit l’enveloppe totale disponible des Mavs pour recruter du très lourd tout en gardant ses droits.

Sacramento Kings: Equipe remplie de vétérans et de très jeunes prospects les Kings sont à l’affût des bons coups. Un peu légers sur le poste 3 (Carter-Jackson), ils jouent régulièrement petit à l’aile avec Bogdanovic ou Temple. Cela pendant respectivement 88% et 40% de leurs temps de jeu selon basketball-référence. Mario Hezonja pourrait apporter de la taille et potentiellement du talent. Ce serait un échange contre un joueur relayé en tant qu’observateur vu les récentes arrivées.

Trade pour joueurs dont les options ont été levées pour l’an prochain.

Les joueurs suivants ont vu leurs options activées pour l’année prochaine. Contrairement à ceux cités précédemment , ils seront toujours sous le contrôle des équipes qui les récupéreront. Il n’y a aucune restriction pour l’équipe qui les recevra en cas de transferts.

Malachi Richardson (Kings, arrière-ailier)

Drafté l’an dernier à sa sortie de Syracuse après une belle March Madness, l’arrière ailier a montré des signes encourageants avant de se blesser. A son retour plusieurs arrières ont intégré l’effectif et le voilà qui passe désormais 3/4 de ses minutes à l’aile. Pas idéal pour un joueur un peu fin mais son style de jeu convient à la nba moderne. Scoreur et adepte des tirs difficiles à la draft, il est aujourd’hui un joueur analytique prenant 75% de ses shoots au cercle ou à 3pts. Son temps de jeu fluctue énormément un changement d’air pourrait être une bénédiction.

Los Angeles Clippers: A la recherche d’un joueur capable de créer sur le poste 2 mais aussi de jouer loin du ballon Malachi pourrait être une addition intéressante pour les Clippers. Sam Dekker qui est plus un joueur de catch and shoot conviendrait en apportant lui de la taille à l’aile aux Kings qui manquent cruellement de polyvalence défensive.

Cleveland Cavaliers: A la recherche d’un joueur à potentiel peu onéreux sur l’aile, les Cavs pourraient être tentés par l’idée de récupérer Malachi en échange de Cédi Osman. Malgré de belles qualités le turc joue peu et coûte près d’un million de plus que Richardson. Etant déjà dans la taxe de luxe depuis plusieurs années les Cavs sont désormais sujets à la repeater tax*. Aujourd’hui avec un peu plus de 14M au dessus de la taxe de luxe, ils sont dans la tranche pour laquelle 1$ supplémentaire coûte 3,5$. Cette transaction leur permettrait donc d’économiser près de 3,5M de dollars pour cette saison tout en ayant un jeune potentiel sous contrôle capable de contribuer dans le futur.

*Repeater tax: Taxe supplémentaire due par les équipes qui payent la taxe de luxe au moins 3 fois sur les 4 dernières années.

Sam Dekker (Clippers, ailier)

Arrivé dans le transfert de Chris Paul, l’ancien  de Wisconsin a eu du mal à prendre ses marques. La blessure de Gallinari l’a aidé à trouver un temps de jeu un peu plus régulier mais tout n’est pas rose. Il passe désormais derrière les ailiers Thornwell et Johnson dans la rotation des Clippers. Artilleur du coté de Houston, il pourrait trouver plus de temps de jeu ailleurs.

Denver Nuggets: Le poste d’ailier est un peu vide à Denver et Dekker trouverait de bonnes minutes. Jefferson ne voit pas le terrain, Chandler est légèrement touché au dos c’est désormais Will Barton qui prend des minutes à l’aile. Denver pourrait donc envoyer un potentiel pour satisfaire les Clippers et récupérer Dekker qui fitte mieux les ambitions à court moyen terme.

Sacramento Kings: Les Kings sont à la recherche d’un ailier et pourraient se laisser tenter par l’ancien Rockets un peu comme mentionné plus haut un échange contre Malachi Richardson pourrait faire sens.

Cet article n’est que spéculation mais tente simplement de trouver une porte de sortie à certains jeunes joueurs. Tous sous contrat rookie cette année ils sont actuellement barrés dans leurs franchises et mériteraient pour certains d’avoir leur chance dans un nouvel environnement.

N’hésitez pas à commenter en bas de l’article ou sur twitter, les trades qui vous semblent plausibles et qui vous plaisent. N’hésitez pas non plus à en proposer d’autres pour ces joueurs.

Dunkhebdo Nba Podcast épisode 65: Boston, Philadelphie, Indiana, deuxième bilan de la free agency

Dans ce deuxième chapitre du bilan de la free agency, Alan, Tom et Ben reviennent sur la signature de Gordon Hayward à Boston, l’événement de ces derniers jours en NBA. Cette arrivée est traitée dans une partie consacrée à Boston, où est également abordé l’échange d’Avery Bradley à Detroit (avec un second tour) contre Marcus Morris.

Puis, le trio continue la discussion basket de la semaine sur deux équipes de la conférence est: les Sixers et les Pacers. Les premiers pourraient bien se diriger vers les playoffs après l’arrivée de vétérans comme JJ Reddick et Amir Johnson. Les seconds, eux, entame une phase de transition après l’échange de Paul George.
Enfin, avant de finir avec les tops et les flops, les cas des Kings et des Spurs sont abordés. Les Californiens, dans la foulée d’une draft salué par les observateurs, ont réussi une free agency cohérente. Quant aux Spurs, fidèle à leur philosophie, ils n’ont pas chamboulé leur effectif. Mais dans une conférence ouest où pratiquement toutes les équipes se renforcent, n’est-ce pas une erreur ?

SOMMAIRE

Introduction: 39s
Boston: 2m52s
Philadelphie et Indiana: 33m32s
Sacramento et San Antonio: 1h01m25s
Tops/Flops: 1h26m18s

Bonne écoute !

Sacramento Kings : l’après Cousins, encore une reconstruction ?

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Absent des playoffs depuis 2006, les Kings ont depuis entamé plusieurs reconstructions. Problème, aucun d’entre elle n’a mené à la post-season, malgré de très bons joueurs passés dans l’effectif. Alors, après avoir tradé Demarcus Cousins, quelles options s’offrent à Vivek Ranadive dans un futur proche pour faire retrouver les sommets à la capitale californienne.

De l’instabilité et des mauvais choix

Sept ans après avoir connu leur dernière participation en playoffs, les Kings se font racheter en 2013 par un homme d’affaires indien : Vivek Ranadive. Celui-ci évitera alors le déménagement de la franchise à Seattle, qui avait été refusé par la NBA. En effet, la stabilité ne règne pas en maître à Sacto, les tractations de départ étant légion (que ce soit vers Seattle ou Anaheim). L’arrivée du nouveau propriétaire devait donner un nouvel élan à une franchise en perdition, dont le seul atout est alors un pivot aussi doué qu’immature. Malheureusement, un propriétaire impliqué n’est pas forcément la meilleure des choses lorsqu’il ne possède pas une grande expérience du basket, mais qu’il souhaite s’impliquer dans tous les choix (souvent mauvais).

Résultat, 9 coachs depuis 2006, un trade d’Isaiah Thomas contre une bouchée de pain en 2014 ou encore un forcing pour drafter Nik Stauskas (échangé un an plus tard contre presque rien) alors que Dario Saric ou Zach Lavine était encore disponibles. Autre fait d’arme de Ranadive, le licenciement de Mike Malone alors que celui-ci arrivait presque à contrôler Demarcus Cousins. La principale éclaircie dans le ciel noir des Kings est l’arrivée cette saison du nouveau complexe. Le Golden 1 center, salle ultra moderne et véritable bijou. Le bilan est donc très contrasté pour le milliardaire indien, qui a recruté Vlade Divac comme pantin pour justifier ses propres choix sportifs. Mais cela pourrait ne pas durer, les dernières rumeurs annonçant ainsi un entretien avec l’ancien GM des Sixers : Sam Hinkie. Encore une fois, le doute règne et le climat n’est pas propice à un développement serein à Sacramento.

Des draft horriblement ratées

Les Kings ont eu les clés pour reconstruire, avec un choix du top 10 de la draft dans les 7 dernières années. Malheureusement pour leurs fans, ceux-ci ont presque tous été mal utilisés. On compte 4 bons joueurs sélectionnés, Demarcus Cousins (5ème choix en 2010), Willie Cauley-Stein (6ème choix en 2015), Bismack Biyombo (7ème choix en 2011) et Marquesse Chriss (8ème choix 2016). Mais comme rien ne va, 3 ont été tradés sur les 4 (Chriss et Biyombo n’ayant jamais porté le maillot pourpre). Le trade de Biyombo a été effectué dans un deal à trois, Sacramento obtenant seulement John Salmons et Jimmer Fredette dans l’échange. Celui peut paraître absolument absurde maintenant, mais à l’époque Jimmer Fredette était attendu comme un futur grand joueur NBA. Parmi les 4 joueurs cités précédemment, seul WCS est encore présent.

Parmi les échecs les plus retentissants outre Stauskas (8ème choix), nous pouvons compter Ben Mc Lemore (7ème choix) ou Thomas Robinson (5ème choix). Pour parachever le tout, il suffit de rappeler qu’Hassan Whiteside avait été drafté (33ème choix) mais pas retenu dans les plans de la franchise. Quand on voit ce qu’il produit actuellement avec Miami, on peut se poser des questions. Si nous pouvions donner un conseil à Vivek Ranadive, il serait de changer immédiatement de scouts ! Plus sérieusement, la reconstruction dure à cause de ces échecs répétés à la Draft. Le principe d’une reconstruction étant de construire autour de plusieurs jeunes talents en les draftant. Hormis Cousins, on cherche encore les autres.

Une star ingérable

Et si l’incapacité des Kings à, retrouver les playoffs depuis 2010 était la faute de leur star, Demarcus Cousins ? Cela peut paraître paradoxal d’accuser un All Star en puissance et peut être le pivot le plus dominant depuis très longtemps. Mais derrière d’excellents chiffres (plus de 27 points de moyenne depuis 2013) se cache un caractère ingérable. Véritablement immature, « Boogie » franchi la ligne jaune en insultant son coach George Karl l’année dernière devant tout le vestiaire. Ce feuilleton entretenu par de nombreuses anecdotes sur les deux hommes a pris fin avec le licenciement de George Karl dès le lendemain de la saison.

Ces péripéties en disent long sur un leader véritablement immature. Cousins réclamait les pleins pouvoirs à Sacto, et la direction suivait en couvrant la moindre de ses frasques. De fait, le vestiaire perd confiance en son coach qui est remis en question par un leader contestable. Situation compliquée et équation jamais résolue sinon par un départ du pivot. Autre malentendu hors-terrain, un conflit avec les journalistes locaux. Il a menacé un journaliste qui avait publié un article sur lui et son frère, qui avaient eu une altercation dans un bar. Cousins est souvent impliqué dans des faits similaires, étant aussi poursuivi pour agression ainsi que son ancien coéquipier Matt Barnes.

Mais son attitude n’était pas problématique que dans les bureaux, mais aussi sur le terrain. En effet, l’originaire d’Alabama est coutumier des fautes techniques depuis son arrivée dans la ligue. Il les collectionne à une vitesse impressionnante, pour des motifs divers. Coup au visage plus ou moins volontaire, trash-talking grossier avec le coach adverse ou refus de quitter le terrain, Boogie est un monstre en la matière. Il a passé plusieurs fois le seuil des 16 fautes techniques par saison au-dessus duquel un match de suspension est automatique toutes les 2 fautes techniques. Ces excès sur le terrain n’aident pas à instaurer une bonne ambiance, c’est plutôt l’inverse.

De plus, Cousins s’est mis à accuser les arbitres de le défavoriser. Si l’on ne peut nier qu’il est parfois ciblé, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même pour être devenu ce joueur sulfureux. Néanmoins, son talent justifiait toutes ses frasques aux yeux de la direction. Sa domination et sa palette offensive font de lui un des meilleurs pivots de la ligue. Mais malheureusement, il n’a jamais eu un rôle de leader, que ce soit dans le jeu ou dans les vestiaires. Hormis ses yeux doux envers John Wall (ancien coéquipier à Kentucky), il n’a jamais pesé lors de la free-agency pour être mieux entouré. Il a donc participé à l’instauration d’un climat délétère, malgré un niveau de jeu excellent.

Un échange retentissant de Demarcus Cousins

Revenons en 2017, plus précisément aux alentours du All Star Break. Les Kings possèdent une réelle chance d’aller en playoffs avec moins de 2 matchs de retard sur le 8ème, Denver. Des rumeurs de trade apparaissent sur le joueur qui semblait intouchable, Boogie. Affaire d’état en Californie, Vlade Divac vient rassurer « DMC » pour lui dire que toutes les rumeurs de trade qui étaient sorties et toutes celles qui sortiront étaient fausses. Devant les médias, l’ancienne gloire des Kings avait aussi affirmé qu’une prolongation était très proche, pour un deal autour des 200 millions de dollars.

Mais l’impensable est devenu réel. « Le vrai peut quelques fois n’être pas vraisemblable », cette citation de Boileau est parfaite pour illustrer la situation. Imaginer Cousins partir était devenu possible avec les récentes rumeurs, mais pas pour rejoindre une raquette comptant déjà une jeune star en présence d’Anthony Davis. Ceci est d’autant plus surréaliste que les contreparties sont faibles, Buddy Hield, Tyreke Evans (retour au bercail), Langston Galloway ainsi qu’un 1er et un 2ème tour de draft en 2017 en échange de Demarcus Cousins et d’Omri Casspi. Chose incroyable, le 1er tour de draft est protégé top 3 par les Pels, ceci prouvant la naïveté de Vlade Divac !

La peur des dirigeants était que DMC refuse de prolonger et parte en 2018, d’où l’urgence d’effectuer l’échange. A quelques jours de la fameuse Trade Deadline, la valeur de Cousins diminuait. Alors que de meilleures offres auraient pu apparaître, la décision semble avoir été prise rapidement en comparaison avec l’impact qu’elle engendre. En effet, Boogie semblait enclin à prolonger, et malgré son caractère ingérable, son attachement à la ville n’était pas feint (il a pleuré dans un bar en annonçant son départ).

Ce move a enterré le futur des Kings, qui semblaient armés pour retrouver les playoffs. Au passage, les Pelicans ne s’en tirent pas mieux et vont vraisemblablement louper les playoffs avec 9 défaites depuis l’échange pour 10 victoires. Autre chose surprenante, DMC n’avait pas été prévenu de son échange et l’a appris durant une séance de question réponse avec les médias. La scène est totalement surréaliste avec un homme qui vient lui chuchoter qu’il fait ses valises.

Ici encore, la passion et l’envie de Vivek Ranadive ont surement impacté la décision. En effet, le boss des Kings est fan de Buddy Hield, obtenu dans l’échange. Comme le prouve cette déclaration du rookie, le proprio a fait tout ce qu’il a pu, quitte à sacrifier son meilleur joueur pour son plaisir personnel :

Mais il y a une logique à cela, enfin presque. L’indien pense que Hield a le potentiel pour devenir Stephen Curry. Comparer un simple rookie à un double MVP ayant révolutionné le jeu est quelque peu déplacé. Mais ceci confirme la réputation de clown à Sacto quand on sait ce qu’il déclarait lors de son forcing pour drafter Stauskas :

« Il shoote comme Stephen et il est grand comme Klay. »

Même si Hield a du potentiel, il a déjà 23 ans du fait de son cursus complet à l’université. En comparaison, Andrew Wiggins et Bradley Beal ont déjà beaucoup plus d’expérience malgré un âge similaire (23 ans pour Beal et 21 pour Wiggins). Le trade semble donc pour le moins étrange, sinon effectué sur un coup de tête (ou de cœur sur Buddy).

Quel avenir ?

L’absence de playoffs commence à être longue. Le réservoir de talent est rempli mais aucun ne semble capable d’assumer un rôle de franchise player à court terme. En effet, 3 rookies se montrent, profitant notamment de temps de jeu en fin de saison, en présence de Malachi Richardson (blessé depuis le All Star Break), de Skal Labissiere et surtout de Buddy Hield. Il faut rajouter à cela un Willie Cauley-Stein qui tarde à confirmer les belles promesses entrevues sur quelques matchs. Le temps va donc être long avant de retrouver la post-season, hormis si un blockbuster trade est effectué. Celui-ci n’aura surement jamais lieu, les contre parties offertes par les Kings étant très faibles.

Le meilleur joueur est actuellement Rudy Gay, qui même blessé au tendon d’Achille va sûrement activer son option pour devenir free agent. Autour des jeunes pousses, c’est bien faible. Arron Afflalo, Anthony Tolliver ou Garrett Temple sont des joueurs limités, l’éclaircie vient de Darren Collison qui performe en fin de saison. Problème, car rien ne va à Sacto, il est unstricted free agent à la fin de la saison. Revenu dans l’équipe où il avait gagné le titre de rookie de l’année, Tyreke Evans pourrait aussi être d’une grande aide … s’il n’était pas lui aussi free agent non protégé !

La situation s’annonce donc très compliquée pour les Kings, qui devront s’appuyer presque uniquement sur des jeunes encore inexpérimentés. Des choix de drafts bien utilisés pourraient amener des talents à Sacramento, mais ce n’est pas ce dont Dave Joerger a besoin. En outre, drafter des bons joueur (et surout les garder) ne semble pas chose aisée chez le Kings. Quant à Dave Joerger, il est bien le seul rayon de soleil dans la grisaille californienne cette année. Malheureusement pour lui, ses dirigeants ne semblent pas décidés à lui laisser des bons joueurs pour retrouver les sommets. Il est très difficile d’envisager l’avenir de manière positive, les principaux problèmes de la franchise venant d’en haut.

En effet, la passion dévorante de Vivek Ranadive le force à s’impliquer plus que de raison. Ainsi, la direction multiplie les contre sens et n’inspire confiance au reste de la ligue. Le climat pesant n’aide pas non plus pour attirer d’hypothétiques free agent. Personne n’étant en capacité de faire le ménage dans la hiérarchie (autrement dit d’exclure Ranadive), la situation va sans doute s’éterniser si le propriétaire ne décide pas de prendre du recul et de laisser la gestion à des professionnels du basket. La capitale californienne risque donc d’être l’endroit le plus risible de la NBA pour encore quelques années …

Dunkhebdo Podcast épisode 40: Le trade de Demarcus Cousins et le bilan de mi-saison

Dans ce nouvel épisode, Alan, Pierre et Tom reviennent longuement sur le trade de Demarcus Cousins vers les Pelicans à la fois du point de vue des Kings et des Pelicans. Ensuite, le trio revient à l’occasion de ce All Star Game, le meilleur match de cette saison, sur le bilan de la mi-saison avec ses surprises et ses déceptions. Enfin, l’émission de basket hebdomadaire se termine par ses tops et ses flops.

Dunkhebdo NBA Podcast épisode 39: La blessure de Jabari Parker et l’avenir des Kings

Cette semaine, Pierre, Tom et Ben réagissent à la blessure de Jabari Parker, qui sera éloigné des parquets pendant un an et l’impact de celle-ci sur l’avenir des Bucks. Dans la seconde séquence, le trio discute des Kings et surtout de l’avenir de la franchise avec les choix difficiles qui se profilent pour elle cet été. L’émission se conclue comme d’habitude par les tops et les flops.

Bonne écoute !

Sommaire:

Introduction: 1m11
La blessure de Jabari Parker et l’avenir des Bucks: 3m45
L’avenir des Kings: 26m36
Tops et Flops: 54m22

Dunkhebdo NBA Podcast épisode 28: Les possibles trades et les surprenants Lakers

trades

Dans ce nouvel épisode de notre podcast nba français, Alan, Pierre et Benjamin répondent à la question d’un des auditeurs sur les possibles trades qui pourraient secouer la NBA d’ici à la trade deadline. Puis, le trio débat du début de saison des Lakers, aussi bon qu’inattendu. L’émission se termine par les tops et les flops.

BONNE ECOUTE !

Sommaire:

Introduction: 1m11
Les possibles trades: 3m02
Débat sur les Lakers: 40m45
Tops/Flops: 1h04m01

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