Minnesota Timberwolves, l’heure de la reconstuction

Minnesota Timberwolves

Après deux pauvres participations en playoffs sur ces 15 dernières années, les Minnesota Timbewolves ont les armes pour devenir une place forte à l’Ouest.

La franchise possède déjà son franchise player en la personne de Karl-Anthony Towns. Le pivot de 24 ans a connu deux sélections au All-Star Game. Pour l’épauler, les dirigeants ont décidé de faire venir son grand ami: d’Angelo Russell. L’arrière – échangé à la place d’Andrew Wiggins – doit former avec Towns un duo dominant de la conférence. Pour les seconder, les Minnesota Timberwolves peuvent compter sur de nombreux jeunes talents. Comme Malik Beasley, transfuge des Nuggets, arrivé en cours de saison. Du prometteur Jarrett Culver à la surprise Josh Okogie, le groupe est jeune, très jeune. Le quatrième effectif le plus jeune de la ligue. Avec une moyenne d’âge en dessous des 25 ans. Un roster inexpérimenté qui pourrait d’autant plus se rajeunir, que la franchise dispose de deux choix au premier tour dans la prochaine draft.

Mais, tout n’est pas parfait au sein de la franchise. Malgré pléthore de hauts choix de draft, l’équipe peine à décoller. La faute à des trous béants dans l’effectif, notamment sur les ailes. Pire, la masse salariale s’approche dangereusement de la luxury tax. Excluant tout renfort de poids au cours de la free agency.

Pour sortir les Minnesota Timberwolves de cette situation, l’équipe du Dunkhebdo NBA Podcast a décidé de rejouer son format «reconstruction».  Un dispositif déjà expérimenté dans le passé. A l’image d’épisodes consacrés aux New York Knicks ou aux Cavaliers de Cleveland.  Dans cette quasi fiction, chaque chroniqueur endosse le rôle d’un dirigeant de la franchise en question. Le but: la faire repartir sur les bons rails. Malgré des agendas parfois contraires. Mais aussi, un propriétaire rarement satisfait.

Les Minnesota Timberwolves, face à la reconstruction

Crédits

Le Dunkhebdo NBA Podcast est un podcast de Dunkhebdo. Cet épisode a été enregistré le 5 avril 2020. Participants: Pierre Boccon, Thomas Feler, Alan Guillou et Benjamin Ringuet. Génériques: «Litty» produit par Sound MOB ; «Bryson tiller type beat x ryan trey type beat – whole thing» produit par prod. ricci. 

Dunkhebdo NBA Podcast: La saga est terminée, Jimmy Butler atterrit à Philadelphie !

Jimmy Butler

La saga Jimmy Butler est terminée !

Dans ce nouveau numéro du Dunkhebdo NBA Podcast, Alan, Tom et Ben analysent longuement les conséquences de ce trade.

D’abord, du point de vue de Philadelphie (2:52), qui réalise là un véritable tour de force en attirant un des meilleurs joueurs de la ligue. Inévitablement, la question de la complémentarité sur et en dehors du terrain de l’ailier avec Ben Simmons et Joel Embiid se pose. Tout comme celle de la profondeur de banc des Sixers, déjà inquiétante sur ce début de saison.

Puis, cet échange est réfléchi du côté des Minnesota Timberwolves (37:11). Avec son entame de saison délicate, et maintenant la nécessité d’intégrer de nouveaux éléments dans l »équipe, les playoffs semblent s’éloigner pour Karl-Anthony Towns et les siens.

Dans l’overtime, le trio se concentre pendant plusieurs minutes sur Portland (54:34), une équipe sous-médiatisée malgré son solide début de campagne. Enfin, l’épisode se termine par un débat léger sur les maillots city (1:03:47) et quelques mots sur les Brooklyn Nets (1:06:23).

Dunkhebdo NBA Podcast: Minnesota Timberwolves, chaos imminent ?

Minnesota Timberwolves

Entre tensions en interne, résultats en deçà des espérances et les situations contractuelles de Karl-Anthony Towns et Jimmy Butler, les Minnesota Timberwolves sont-ils à l’aube d’une période difficile ? C’est la question centrale de ce nouvel épisode du Dunkhebdo NBA Podcast.

Il y a encore un an, quelques semaines après l’arrivée de Jimmy Butler à Minneapolis, l’optimisme était de mise. La franchise, qui n’avait pas connu les playoffs depuis 2004, venait de s’offrir un des meilleurs joueurs de la ligue, pour compléter son jeune duo prometteur composé de Karl-Anthony Towns et Andrew Wiggins. Un an plus tard, malgré une qualification en playoffs, la lune de miel semble bien terminée. Voilà des mois que différents journalistes rapportent qu’en interne, le groupe ne vit pas bien ; des tensions qui toucheraient en particulier les joueurs majeurs de l’effectif. De plus, Tom Thibodeau, en plus de connaitre des relations difficiles avec Towns, continuer à peiner à avoir l’impact escompté, notamment en défense. Malgré son arrivée, Minnesota se classe toujours parmi les pires défenses de la NBA.

Dans l’overtime, Alan et Ben reviennent sur d’abord sur la retraite de Boris Diaw. L’emblématique capitaine de l’équipe de France de basket a tiré sa révérence après une carrière bien remplie. Le duo revient pendant quelques minutes sur la carrière de l’emblématique «babac». Enfin, en toute fin de podcast, les intronisations au Hall of Fame de Steve Nash, Ray Allen, Jason Kidd et Grant Hill sont discutés.

Le Podcast

Introduction – 0:39
Minnesota Timberwolves, chaos imminent ? – 3:45
Overtime – 46:13
Instrumental de fin d’épisode – Pierre Bourne – Marie Curie (Instrumental Remake) (Prod.ReeseyGotIt)

Dunkhebdo NBA Podcast: Portland balayé, Davis et Holiday au sommet

Dans ce nouvel épisode du Podcast NBA français, Pierre, Tom et Ben reviennent sur les premiers jours de playoffs. Ce début de premier tour marqué par le coup de balais autoritaire infligé par les Pelicans aux Blazers. Dominants défensivement, les coéquipiers d’un Jrue Holiday étincelant ont réussi un des plus gros upsets de l’histoire récente des playoffs. Logiquement, la première partie de ce podcast revient donc longuement sur cette série.

A-t-on assisté au dernier match Damian Lillard et CJ McCollum comme coéquipiers à Portland ? La question est ouverte. Le coup de balais subis par les Blazers induit, selon certains, obligatoirement un changement majeur dans la franchise. Terry Stotts, le coach, serait potentiellement menacé, selon certains journalistes américains.

Cette élimination précoce pose aussi la question de l’avenir de Jusuf Nurkic dans l’Oregon, lui qui sera agent libre en fin de saison. Côté Pelicans, sans surprise, Anthony Davis a dominé les débats. Mais ce sont surtout les performances de Jrue Holiday ou Nikola Mirotic qui ont fait basculer la série. L’ancien meneur des Sixers, qui a connu des premières saisons difficiles en Louisiane, peut prétendre au titre officieux de MVP du premier tour.

Dans la seconde partie du podcast, place aux jeunes ! Entre Ben Simmons, tournant à un quasi triple double de moyenne, ou encore un Donovan Mitchell, décisif dans le match 2 contre Oklahoma City, les jeunes pousses de la NBA sont à la fête. Victor Oladipo, plus âgé, explose lui aussi durant ces playoffs en tant que franchise player. Joel Embiid, absent durant les deux premiers matches de ces playoffs, a lui aussi fait sentir son impact, notamment dans la seconde mi-temps du match 4 contre Miami. L’occasion d’un débat sur les pivots et leur importance en playoffs.

En fin d’épisode, le trio tente de déterminer la franchise la plus frustrante actuellement de la conférence est. Concernant cette même conférence est, après une dizaine de jours de postseason, difficile de dégager une hiérarchie…

Sommaire

Introduction: 39s
Retour sur la série entre les Pelicans et les Blazers: 3m32
Prise de pouvoir des jeunes et bilan de ces premiers tours de playoffs: 44m52

Le podcast

Dunkhebdo NBA Podcast: Power ranking post-trade deadline (deuxième partie)

power ranking

Après la première partie publiée mardi dernier, Pierre, Tom et Ben reviennent pour la partie deuxième du power ranking Dunkhebdo après la trade deadline.

Dans ce second volet, les discussions se concentrent, dans un premier temps, sur la course aux playoffs à l’est et les dangers que représentent chacune des têtes de séries basses de la conférence. Entre les surprenants Pacers, le collectif du Heat et les raquettes des Sixers et des Pistons, les possibles adversaires des cadors de l’est offrent des profils disparates. Puis, le débat se porte sur les Timberwolves et les Spurs, deux équipes que le système de points place au même niveau, malgré des profils opposés.

Les nouveaux Cavaliers font logiquement l’objet d’une très longue discussion, concernant à la fois les trades mais aussi leur nouveau statut à l’est. La conférence est où les Celtics demeurent les favoris, devant les Raptors alors que les Canadiens pourraient bien terminer à la première place de la conférence. A l’ouest, l’équipe du Dunkhebdo NBA Podcast se révèle très optimiste sur le Thunder. Sans surprise, les Rockets et les Warriors viennent conclure le classement.

Enfin, le All-Star Game, toujours snobé par l’intelligentsia NBA bien qu’étant un des événements majeurs de toute saison NBA, est discuté pendant les dernières minutes  du podcast.

Pour répondre au sondage qui vise à améliorer le podcast: cliquez sur ce lien. Et n’oubliez pas de nous transmettre vos questions pour l’épisode 100 !

Bonne écoute !

Sommaire

Première partie (des Pacers aux Wizards): 39s
Deuxième partie (des Spurs aux Warriors): 43m13

 

Power ranking

Groupe 1

1. Golden State Warriors (6 points)

Groupe 2

2. Houston Rockets (12 points)

Groupe 3

3. Boston Celtics (30 points)
4. Oklahoma City Thunder (34 points)

Groupe 4

5. Cleveland Cavaliers (39 points)
6. Toronto Raptors (41 points)

Groupe 5

7. Minnesota Timberwolves (46 points)
7. San Antonio Spurs (46 points)

Groupe 6

9. Washington Wizards (72 points)
10. Portland Blazers (75 points)
10. Milwaukee Bucks (75 points)

Groupe 7

12. Denver Nuggets (88 points)

Groupe 8

13. Miami Heat (95 points)
14. Philadelphia Sixers – 98 points
15. Detroit Pistons (101 points)

Groupe 9

16. Indiana Pacers (106 points)

Podcast Dunkhebdo épisode 92: les Minnesota Timberwolves de retour au premier plan

Timberwolves

Jimmy Butler l’a affirmé après la défaite surprise des Timberwolves à Orlando: «pour l’instant, on a rien fait». En effet, la prudence est de mise pour une franchise de Minnesota qui n’a pas goûté aux playoffs depuis plus d’une décennie. Pourtant, ces Wolves version Jimmy Butler s’affirment depuis quelques semaines comme un des poids lourds à l’ouest. Toujours dominants en attaque, les hommes de Tom Thibodeau sont plus appliqués en défense. Alors que pendant ce temps, Jimmy Butler s’affirme comme un outsider sérieux au titre de MVP. Karl-Anthony Towns quant à lui montre des progrès en défense, une évolution encourageante pour la suite.

Des progrès qui leur permettent d’entrer dans le gratin des équipes NBA ? Dans notre podcast basket de la semaine la question reste ouverte.

Tyus Jones, au rayon des bonnes surprises dans le Minnesota, a réussi durant l’absence de Jeff Teague à devenir un maillon essentiel de l’armature Wolves. En revanche, toujours parmi les joueurs du banc, Shabazz Muhammad, Gorgui Dieng et Cole Aldrich sont eux, à des degrés divers, plus en difficulté.

Dans l’overtime, Pierre et Ben discutent d’abord du Orlando Magic, une équipe qui peine durant ces dernières semaines. La franchise floridienne qui peine depuis plusieurs années à retrouver les sommets de la conférence est. Puis, le duo revient sur LeBron James et la possibilité de voir le «King» dépasser un jour le record de points en carrière de Kareem Abdul-Jabbar, ainsi que sur les autres records en carrière qui semblent inatteignables. Pour conclure le podcast, enfin, les deux compères vous remercient vous, les auditeurs du podcast Dunkhebdo, puisque l’émission a passé la barre des 100 000 écoutes depuis sa création durant le weekend dernier.

Merci à vous et bonne écoute !

Sommaire

Introduction: 39s
Débat sur les Minnesota Timberwolves, leur début de saison et leur espoir: 2m24
Overtime: 47m29
Instrumental de fin d’épisode: Boggie x Sunroof type beat

Jimmy Butler : le véritable patron des Wolves

butler

Arrivé de Chicago cet été pour faire passer un palier aux jeunes loups du Minnesota, Jimmy Butler s’est parfaitement acclimaté. Ne cherchez plus le mâle alpha de la meute, ce n’est ni Andrew Wiggins, ni Karl-Anthony Towns, mais bien l’ancien Bull. 

Une arrivée marquée par des objectifs clairs

Il est nécessaire de faire un petit rappel des faits. Les Bulls sortent de plusieurs saisons difficiles et se font éliminer au premier tour l’an passé par les Celtics (malgré une belle résistance et un scénario difficile avec la blessure de Rondo). Néanmoins, Dwyane Wade n’apporte pas autant que prévu et des tensions sont apparus pendant la saison, alors qu’il a ouvertement critiqué ses coéquipiers. Le front office des Bulls décide donc d’entamer la reconstruction en tradant sa pièce maitresse : Jimmy Butler. Multiple all-star, il est échangé aux Wolves en compagnie du 16ème choix de la draft (Justin Patton) contre Kris Dunn, Zach Lavine et le 7ème choix de la draft (Lauri Markkanen). Nous étions d’ailleurs longuement revenu sur l’échange durant notre nba podcast.

Pour Minnesota, la situation est inversée. La fin de cycle et le début de reconstruction des Bulls correspondent à la fin de la reconstruction des Wolves, qui a amené Andrew Wiggins et Karl-Anthony Towns. L’objectif est clair, faire retrouver les playoffs à une franchise qui en est orpheline depuis 2004. Butler doit apporter son expérience (notamment de la post-season) aux deux jeunes talents Andrew Wiggins, et Karl-Anthony Towns qui ont entamé leur 4ème et 3ème saison dans la ligue pour qu’ils découvrent enfin la joie de jouer passée la mi-avril.

Un impact conséquent

A un peu plus de la moitié de la saison, les Wolves pointent à la 4ème place du classement à l’ouest, derrière les indéboulonnables Warriors, Rockets et Spurs. L’équipe de Tom Thibodeau possède un bilan de 29 victoires pour 18 revers, avec de très bonnes prestations à domicile notamment (18 victoires et 6 défaites) et des voyages corrects (bilan presqu’à l’équilibre de 11 victoires pour 12 défaites).

L’attaque a légèrement progressé depuis l’an passé, avec un offensif rating passé de 108.1 à 110.5 ; tout comme la défense avec l’indice qui est passé de 109.1 à 106.4. Mais si l’on s’intéresse de plus près, on peut voir une nette différence dans l’approche des matchs, qui est aisément imputable à Jimmy Butler. En effet, les jeunes équipes ont tendance à se relâcher lors des matchs à l’extérieur, surtout en défense. Ainsi, les Wolves encaissaient 111.5 points sur 100 possessions hors du Target Center, contre 106.6 dans leur enceinte. Cette saison, cette mauvaise habitude semble avoir disparue, Minnesota concédant sensiblement le même nombre de points à domicile (DEF Rating de 106.4) qu’à l’extérieur (DEF Rating de 106.3).

Parole à la défense

Pour en rester à l’aspect défensif, il faut se rappeler que c’est grâce à cela que Butler a gagné son temps de jeu en début de carrière. Drafté en 30ème position, il s’est de suite imposé comme un excellent défenseur, capable d’éteindre même les meilleurs scoreurs. En plus de ses qualités naturelles de défenseur, il connaît parfaitement le système défensif de Tom Thibodeau pour lequel il a joué sous les couleurs des Bulls.

Ainsi, Butler possède le deuxième meilleur defensive rating de son équipe avec 103.7 points encaissés sur 100 possessions (à égalité avec son ancien coéquipier aux Bulls Taj Gibson) derrière Tyus Jones. Mais contrairement au jeune meneur, lui joue majoritairement contre les starters et possède surtout un temps de jeu deux fois supérieur. Cela montre bien que son impact défensif ne se montre pas que dans ses statistiques individuelles, mais bien en entrainant toute l’équipe dans son sillage.

Sa hargne est aussi symbolisée par son nombre de ballons déviés (3.6 par match, soit le troisième meilleur total) et le nombre de duels gagnés lorsque le ballon est au sol (1.8 par match, soit le deuxième meilleur total). Là où des stars rechignent à plonger sur un ballon perdu, lui est souvent le premier dessus. Il est le modèle parfait à suivre en des termes de combattivité, ce qui sera important dans l’expérience prochaine des playoffs.

Patron dans le crunch

Plus expérimenté que ses comparses Wiggins et Towns, c’est logiquement Butler qui aimante tous les ballons dans les situations de clutch (ici, une différence de 5 points ou moins dans les 5 dernières minutes d’une rencontre). Minnesota qui avait du mal dans ses situations l’an passé (15 victoires pour 29 défaites dans cette situation) s’est nettement amélioré, avec 13 victoires et 11 défaites lors de ces situations.

Butler est le joueur qui joue le plus dans ce moment (devançant de peu Wiggins, Towns et Teague). Surtout, il prend les choses en main et est le meilleur marqueur avec 4.4 points de moyenne, loin devant les 2.2 de Wiggins ou l’unique point par match d’un Towns fantomatique.

Butler : une présence hors terrain pour encadrer les louveteaux

Mais l’apport de Butler est aussi ultra important hors du terrain. Elle permet à Wiggins et à Towns d’accélérer leur développement extra sportif (hygiène de vie, exigence). Cela a été particulièrement visible après la défaite concédé face à un Magic pourtant en grande difficulté le 16 janvier dernier. Voilà ce qu’il avait déclaré :

Cette prise de parole montre l’exigence que Butler veut inculquer à ses coéquipiers, exigence nécessaire pour atteindre le très haut niveau. Cela est d’autant plus vrai cette année, où n’importe quelle équipe peut vous battre sur un match.

Butler s’est donc imposé comme le leader évident des Wolves sur le terrain et en dehors, malgré la présence de deux coéquipiers très talentueux. Il est la touche finale d’une reconstruction bien menée qui va (sauf cataclysme) permettre à Minnesota de retrouver les play-offs. Défenseur, clutch, leader, Butler est la pièce maitresse de l’effectif de Tom Thibodeau.

Le regard est donc maintenant tourné vers l’avenir avec un franchise player dans son prime, et deux des plus grands talents de la NBA moderne qui arrivent progressivement à maturité. Si cette année ne sera sans doute pas l’année du titre, elle peut néanmoins marquer le retour pour un bon moment de Minnesota sur le devant de la scène, et pas que pour les highlights, mais pour les résultats …

[Playoffs à l’ouest] Sélection naturelle et coup de tonnerre?

Des playoffs déjà joués à l’ouest? Renforcée à l’intersaison, la conférence ouest est aujourd’hui bien moins forte qu’attendue. Secouée par de multiples échanges à l’intersaison, elle était vue comme une jungle mais s’avère être pour l’instant un simple terrain synthétique. Comptablement parlant, plusieurs équipes déçoivent alors que d’autres semblent être bien placées par défaut. Petit coup d’oeil sur le découpage de l’ouest en vue des playoffs au quart de la saison.

Les positions 1 à 3 pour les playoffs déja connues?

Comme prévu dans notre  podcast basket francophone, le haut de la conférence ouest est très fort. Malgré les blessures qui touchent ou ont touché Spurs, Warriors et Rockets, ces équipes sont solidement accrochées tout en haut de l’ouest. Elles cumulent à 3 un net rating moyen de +9,7 selon nba.com. Cela alors même qu’elles ne sont pas épargnées par les pépins physiques. Cette lutte à 3 équipes relance l’enjeu d’obtenir le meilleur bilan de la conférence. En plus de garantir l’avantage du terrain pour tous les playoffs à l’ouest, il permet probablement d’éviter un adversaire bien plus redoutable au 2ème tour. En effet même si pour les Warriors cela semble anecdotique tant ils semblent supérieurs, Rockets et Spurs n’ont pas remportés de série de playoffs sans avoir l’avantage du terrain depuis de lustres.

La bataille du moins pire pour la 4ème place et la division nord ouest à l’honneur.

Derrière ce trio de tête devait se dégager deux équipes selon les pronostics d’avant saison. Il s’agit des Wolves et du Thunder. Les premiers malgré une inconstance chronique, arrivent à tirer leur épingle du jeu. Toujours mauvais en défense (26ème) les Wolves ne dégagent pas encore la sérénité d’un prétendant à l’avantage du terrain. Les titulaires jouent beaucoup voir trop (4 dans le top 20 aux minutes jouées) selon basketball-reférence mais le banc apporte tellement peu quand il est sur le terrain que c’est limite compréhensible.

A l’opposé le Thunder est déjà l’une des meilleures défenses du championnat (2ème). Il peine cependant à exécuter en attaque. L’une des raisons principales à cela est que les défenses leurs donnent facilement des mismatches (sur des joueurs plus petits) qu’ils s’empressent d’essayer d’exploiter en Iso sans pour autant aller au cercle. (1ère fréquence, mais 65ème percentile selon nba.com). L’infusion de talent mène souvent à une augmentation d’isolations dans le jeu. Elles sont parfois voulues par les systèmes dessinés par Donovan mais la limite est fine. L’attaque est désormais le principal problème d’OKC mais le Thunder s’en sortira grâce à ses individualités et à une hiérarchie mieux définie. Aujourd’hui, ces deux équipes ne sont pas plus que la somme de leurs parts mais le potentiel est toujours là.

Récemment abordés dans les derniers Dunkhebdo nba podcast, les Blazers et le Jazz sont aussi présents en opportunistes. Cela  principalement grâce des calendriers abordables. Ces franchises ont joués respectivement les 29ème et 23ème calendriers les plus faciles à ce jour selon le strenth of schedules de basketball-reference. Ce sont des équipes solides qui ne se battent pas elles mêmes mais cèdent face à des adversaires plus forts ou plus chanceux. En plus de ces deux équipes, les Nuggets (aussi présents dans la division nord ouest) ont réussi à bien se positionner dès le début. 10-2 à domicile, 3-9 à l’extérieur, la franchise du Colorado voyage très mal pour l’instant. Malgré tout elle  ne reste qu’à un match de la 4ème place occupée à cet instant par les Wolves.

Déjà une course à 9

En ajoutant les Pélicans qui dépassent la plupart des attentes pour l’instant, nous obtenons une course à 9. Pourquoi dont? Même si le Thunder est légèrement décroché, l’équipe possède légitimement le talent pour remonter très vite. Après eux, il y a déjà trois matchs d’écarts avec les Clippers (10ème). La cassure observée l’an dernier au niveau de la 7ème place est effective cette saison au niveau de la 9ème. Alors que le milieu de la conférence n’est pas fameux, il semble difficile d’imaginer une équipe du bas remonter. Pourtant la course est elle déjà jouée pour autant?

Les blessures en filigrane

La seule inconnue avant chaque saison a déjà frappée très fort depuis le début de saison. La all injury team de la conférence ouest est  actuellement composée de Conley-Curry-Leonard-Davis-Jokic avec Millsap et Griffin en sortie de banc. Les équipes annoncées à la lutte pour les dernières places en playoffs ne sont pas épargnées. Les blessures ont clairement précipité la chute d’équipes telles que les Grizzlies et les Clippers mais n’était-ce pas ce qui devait arriver de toute façon?

Les Nuggets et les Pélicans devraient souffrir dans les prochaines semaines à cause de la perte de leurs meilleurs joueurs. Les Blazers et le Jazz devraient eux pâtir d’un calendrier qui se corse sérieusement en décembre. Comptablement, tout semble joué mais qu’en sera t-il vraiment d’ici la trade deadline?

La trade deadline comme havre de paix

Avancée au 8 Février cette dernière pourrait être influencée par la situation actuelle. Plus il y aura d’équipes à la lutte, plus il y aura d’acheteurs sur le marché. Cette situation profitera aux vendeurs (tankers) qui verront l’offre inférieure à la demande et feront augmenter les prix. A contrario, si les écarts sont faits, il y aura de meilleures affaires à faire coté acheteurs. Cela pourrait donner lieu à des propositions fortement déséquilibrées qui favoriseront alors le statu quo.

Au final la conférence ouest semble aujourd’hui un peu surcotée. Le milieu de la conférence est remplie d’équipes moyennes ou qui se cherchent qui affrontent des équipes soit très faibles, soit blessées, soit très fortes. Les bilans sont-ils vraiment représentatifs, comment cette tendance évoluera d’ici la mi-saison? Dans une conférence ouest assez décevante pour l’instant le tanking n’a jamais semblé aussi involontaire pour certains.

Podcast Dunkhebdo épisode 78: Joel Embiid, Andrew Wiggins et Gary Harris, les nouveaux riches

Joel Embidd

Dans l’épisode 78 du nba podcast Dunkhebdo, avec une qualité sonore nouvelle, Pierre, Tom Ben reviennent sur les extensions de Joel Embiid, Andrew  Wiggins et Gary Harris. Trois prolongations pour trois cas très différents que ce trio va décortiquer.

Joel Embiid incarne lui un cas assez unique dans l’histoire récente de la NBA: un joueur avec 31 matches à son effectif. Le talent est là mais la santé est la vraie question. La question quant à Andrew Wiggins est tout autre. Véritable iron man, il n’a raté qu’un match dans sa carrière NBA, le Canadien frustre beaucoup d’observateurs puisqu’il ne semble pas maximiser son potentiel. Enfin, Gary Harris, joueur clé du système des Nuggets, va lui devoir s’affirmer comme un joueur majeur de son équipe.

Enfin, dans la dernière partie de l’épisode, Pierre, Tom et Ben reviennent sur leur previews pour la saison et livrent leurs joueurs préférés.

Sommaire

Introduction: 39s
Analyses des prolongations de Joel Embiid, Andrew Wiggins et Gary Harris: 3m40
Overtime: 46m22

Bonne écoute !

Dunkhebdo NBA Podcast épisode 38: Des Raptors malades et la blessure de Zach Lavine

Raptors

Cette semaine, dans ce trente huitième épisode de notre podcast nba français, Ben et Tom débattent des récentes difficultés des Raptors. Privés de DeMar Derozan dernièrement, les Canadiens ont néanmoins enregistré des revers qui témoignent de problèmes plus profonds. Dans une seconde partie, le duo discute de la blessure de Zach Lavine et des conséquences à court comme à long terme pour les Timberwolves. L’épisode se termine par les tops et les flops.

Bonne écoute !

SOMMAIRE:

1m11: Introduction
2m49: Les récentes difficultés des Raptors
35m37: La blessure de Zach Lavine
57m28: Tops et Flops