Dunkhebdo NBA Podcast: Memphis Grizzlies, coup de griffe retrouvé ?

Memphis Grizzlies

Sommaire

Après une saison 2017/2018 cauchemardesque, les Memphis Grizzlies sont-ils de retour ? Peut-être. En revanche, il est certain que cette équipe est bien meilleure qu’annoncée au cours des prédictions d’avant saison. Des pronostics qui n’étaient pas vraiment en faveur des Grizzlies.

Dans ce nouveau numéro du Dunkhebdo NBA Podcast, Tom et Ben reviennent donc logiquement sur les bons débuts de Memphis (3:37). Les Grizzlies bénéficient d’abord d’un duo Marc Gasol-Mike Conley retrouvé. Deux joueurs historiques de la franchise épargnés par les blessures. Deux joueurs qui dominent en début de saison. Mais la bonne forme actuelle ne se limite pas aux bons débuts de saison de ces deux leaders. Memphis profite aussi de roles players inspirés. Shelvin Mack offre enfin un bonne solution au poste de meneur remplaçant. Garrett Temple se mue en complément parfait pour Mike Conley. Sans parler du bon apport de Kyle Anderson, l’ancien Spur, ou des débuts prometteurs de Jaren Jackson, le très attendu rookie.

Dans l’overtime, Tom et Ben discutent dans un premier temps des troubles en interne du côté des Warriors (48:03). Puis, du destin croisé de deux équipes du Texas: les San Antonio Spurs (54:03) et les Dallas Mavericks (1:00:00). Les premiers, habitués à une régularité infaillible, connaissent des semaines  difficiles, après une bonne entame de saison. A l’inverse, Dallas est actuellement sur une dynamique très positive. Enfin, l’épisode se termine par un constat assez alarmant sur le Jazz (1:08:58).

Podcast Dunkhebdo épisode 91: comment l’été 2016 a changé le visage de la NBA

Dans l’épisode du nba podcast Dunkhebdo de cette semaine, Arthur, Tom et Ben reviennent sur l’été 2016. Des semaines folles durant lesquelles les franchises NBA ont dépensées sans (vraiment) compter au cours de la free agency. Un an et demi plus tard, les conséquences de cet été dépensier se font ressentir. Entre la domination des Warriors et les difficultés financières de certaines équipes – qui risque de s’accentuer à moyen terme – l’été 2016 a clairement redessiné le visage de la NBA.

Dans l’overtime, le trio s’intéresse aux difficultés récentes des Cavaliers, aux dernières révélations autour de la relation tendue entre LaMarcus Aldridge et Gregg Popvich et de la composition des équipes pour le All Star Game.

Sommaire:

Introduction: 39s
Débat sur l’été 2016: 2m08
Overtime; 44m12

[Playoffs à l’ouest] Sélection naturelle et coup de tonnerre?

Des playoffs déjà joués à l’ouest? Renforcée à l’intersaison, la conférence ouest est aujourd’hui bien moins forte qu’attendue. Secouée par de multiples échanges à l’intersaison, elle était vue comme une jungle mais s’avère être pour l’instant un simple terrain synthétique. Comptablement parlant, plusieurs équipes déçoivent alors que d’autres semblent être bien placées par défaut. Petit coup d’oeil sur le découpage de l’ouest en vue des playoffs au quart de la saison.

Les positions 1 à 3 pour les playoffs déja connues?

Comme prévu dans notre  podcast basket francophone, le haut de la conférence ouest est très fort. Malgré les blessures qui touchent ou ont touché Spurs, Warriors et Rockets, ces équipes sont solidement accrochées tout en haut de l’ouest. Elles cumulent à 3 un net rating moyen de +9,7 selon nba.com. Cela alors même qu’elles ne sont pas épargnées par les pépins physiques. Cette lutte à 3 équipes relance l’enjeu d’obtenir le meilleur bilan de la conférence. En plus de garantir l’avantage du terrain pour tous les playoffs à l’ouest, il permet probablement d’éviter un adversaire bien plus redoutable au 2ème tour. En effet même si pour les Warriors cela semble anecdotique tant ils semblent supérieurs, Rockets et Spurs n’ont pas remportés de série de playoffs sans avoir l’avantage du terrain depuis de lustres.

La bataille du moins pire pour la 4ème place et la division nord ouest à l’honneur.

Derrière ce trio de tête devait se dégager deux équipes selon les pronostics d’avant saison. Il s’agit des Wolves et du Thunder. Les premiers malgré une inconstance chronique, arrivent à tirer leur épingle du jeu. Toujours mauvais en défense (26ème) les Wolves ne dégagent pas encore la sérénité d’un prétendant à l’avantage du terrain. Les titulaires jouent beaucoup voir trop (4 dans le top 20 aux minutes jouées) selon basketball-reférence mais le banc apporte tellement peu quand il est sur le terrain que c’est limite compréhensible.

A l’opposé le Thunder est déjà l’une des meilleures défenses du championnat (2ème). Il peine cependant à exécuter en attaque. L’une des raisons principales à cela est que les défenses leurs donnent facilement des mismatches (sur des joueurs plus petits) qu’ils s’empressent d’essayer d’exploiter en Iso sans pour autant aller au cercle. (1ère fréquence, mais 65ème percentile selon nba.com). L’infusion de talent mène souvent à une augmentation d’isolations dans le jeu. Elles sont parfois voulues par les systèmes dessinés par Donovan mais la limite est fine. L’attaque est désormais le principal problème d’OKC mais le Thunder s’en sortira grâce à ses individualités et à une hiérarchie mieux définie. Aujourd’hui, ces deux équipes ne sont pas plus que la somme de leurs parts mais le potentiel est toujours là.

Récemment abordés dans les derniers Dunkhebdo nba podcast, les Blazers et le Jazz sont aussi présents en opportunistes. Cela  principalement grâce des calendriers abordables. Ces franchises ont joués respectivement les 29ème et 23ème calendriers les plus faciles à ce jour selon le strenth of schedules de basketball-reference. Ce sont des équipes solides qui ne se battent pas elles mêmes mais cèdent face à des adversaires plus forts ou plus chanceux. En plus de ces deux équipes, les Nuggets (aussi présents dans la division nord ouest) ont réussi à bien se positionner dès le début. 10-2 à domicile, 3-9 à l’extérieur, la franchise du Colorado voyage très mal pour l’instant. Malgré tout elle  ne reste qu’à un match de la 4ème place occupée à cet instant par les Wolves.

Déjà une course à 9

En ajoutant les Pélicans qui dépassent la plupart des attentes pour l’instant, nous obtenons une course à 9. Pourquoi dont? Même si le Thunder est légèrement décroché, l’équipe possède légitimement le talent pour remonter très vite. Après eux, il y a déjà trois matchs d’écarts avec les Clippers (10ème). La cassure observée l’an dernier au niveau de la 7ème place est effective cette saison au niveau de la 9ème. Alors que le milieu de la conférence n’est pas fameux, il semble difficile d’imaginer une équipe du bas remonter. Pourtant la course est elle déjà jouée pour autant?

Les blessures en filigrane

La seule inconnue avant chaque saison a déjà frappée très fort depuis le début de saison. La all injury team de la conférence ouest est  actuellement composée de Conley-Curry-Leonard-Davis-Jokic avec Millsap et Griffin en sortie de banc. Les équipes annoncées à la lutte pour les dernières places en playoffs ne sont pas épargnées. Les blessures ont clairement précipité la chute d’équipes telles que les Grizzlies et les Clippers mais n’était-ce pas ce qui devait arriver de toute façon?

Les Nuggets et les Pélicans devraient souffrir dans les prochaines semaines à cause de la perte de leurs meilleurs joueurs. Les Blazers et le Jazz devraient eux pâtir d’un calendrier qui se corse sérieusement en décembre. Comptablement, tout semble joué mais qu’en sera t-il vraiment d’ici la trade deadline?

La trade deadline comme havre de paix

Avancée au 8 Février cette dernière pourrait être influencée par la situation actuelle. Plus il y aura d’équipes à la lutte, plus il y aura d’acheteurs sur le marché. Cette situation profitera aux vendeurs (tankers) qui verront l’offre inférieure à la demande et feront augmenter les prix. A contrario, si les écarts sont faits, il y aura de meilleures affaires à faire coté acheteurs. Cela pourrait donner lieu à des propositions fortement déséquilibrées qui favoriseront alors le statu quo.

Au final la conférence ouest semble aujourd’hui un peu surcotée. Le milieu de la conférence est remplie d’équipes moyennes ou qui se cherchent qui affrontent des équipes soit très faibles, soit blessées, soit très fortes. Les bilans sont-ils vraiment représentatifs, comment cette tendance évoluera d’ici la mi-saison? Dans une conférence ouest assez décevante pour l’instant le tanking n’a jamais semblé aussi involontaire pour certains.

Podcast Dunkhebdo épisode 84: le Jazz, encore des blessures, pas de problèmes ?

Utah

Dans l’épisode de cette semaine, Pierre, Tom et Ben analysent l’état actuel d’une franchise dont on parle peu: le Jazz d’Utah. Comme chaque année, malheureusement, l’effectif est miné par les blessures. Pourtant, privés de Rudy Gobert depuis quelques semaines, l’equipe renoue avec le succès, grâce, en grande partie, a un calendrier très abordable.

Alors que leur calendrier va considérablement se compliquer, le Jazz peut-il se maintenir dans la course aux playoffs ?

Dans l’overtime, le trio revient sur le passage difficile des Grizzlies et le dossier DeAndre Jordan, que les Clippers cherchent à échanger.

Bonne écoute de votre podcast basket français de la semaine !

Memphis Grizzlies : Du Grit and Grind au Grind Data?

Après une énième sortie la tête haute en playoffs, les Memphis Grizzlies continuent le renouvellement des forces. Il y a tout juste un an lors d’un billet nous expliquions que les Grizzlies étaient sur un run de 3 ans. Le tout en attendant de récupérer la propriété de leurs futurs choix de draft pour reconstruire sereinement. La conférence ouest s’étant renforcée, il semble aujourd’hui plus compliqué de jouer les playoffs. Si bien que Las Vegas et Kévin Pelton ne voient pas les Grizzlies passer les 38 victoires. Un total sous lequel ils ne sont pas passés depuis la saison 2008-2009.

Le renouvellement des forces continue

L’an dernier malgré l’insertion de jeunes joueurs, les Memphis Grizzlies étaient parmi les équipes les plus âgées en moyenne (27,9). Aujourd’hui suite au départ de certains cadres, l’effectif est clairement rajeuni (25,8). En y regardant de plus près, il n’y a qu’un joueur de plus de 30 ans. Il s’agit de Marc Gasol (32ans). Dans une ligue d’homme comme la NBA le rajeunissement n’est pas signe de véritable amélioration. C’est pourtant là un vrai choix de la franchise. Il faut passer à autre chose.

Les départs de vétérans respectés comme Randolph et Carter vers Sacramento pour 20 Millions l’année cumulées ont été compensés par des points d’interrogations pour 9 Millions. Memphis ne devait pas s’aligner sur de telles offres pour des joueurs sur la pente descendante. C’est logiquement que la franchise a pris le virage de l’incertitude et du potentiel. Pour sa deuxième saison sur le banc, David Fizdale qui trouvait l’équipe beaucoup trop lente (93 en Mars puis 91 de Pace en Avril) pourra compter sur de plus jeunes jambes au détriment de l’expérience du jeu.

Du Bully Ball au Space Ball

Pour les nostalgiques du jeu au poste du numéro 50 et 4 joueurs dans la raquête c’est désormais du passé. La franchise du Tennessee met à jour son basket et son roster. Il faut désormais pouvoir avoir des joueurs capables de complémenter les jeux des deux meilleurs joueurs de la franchise. Mike Conley et Marc Gasol. Revenant tout deux de blessures, ils ont ainsi modifié leurs jeux respectifs pour donner vie à la philosophie de Fizdale.

L’émergence de Jamychal Green

Le choix d’insérer Jamychal Green dans le 5 majeur fut le premier choix d’impact du coach. Dans ce virage l’ailier fort apporte la panoplie attendue d’un ailier fort moderne en terme de polyvalence défensive. Jugez par vous même, selon les stats de nba.com, Bleach Report rapporte que Jamy a défendu 111 isolations, 50 fois sur le porteur de balle sur pick and roll, et 45 fois le poseur d’écran sur le pick and roll. Un seul joueur en a fait autant dans les trois catégories et celui-ci a le même nom « Draymond Green ».

Véritable couteau suisse de la défense Jamychal Green s’est imposé comme une pièce maîtresse du système défensif de la 6ème meilleure défense de la ligue l’an dernier. Offensivement c’est encore un joueur très précieux pour les Grizzlies puisqu’il est capable de sanctionner de loin (39% à 3pts) et sur catch and shoot comme en témoigne son Efficiency Field Goald % au dessus de 60% . Simplement le joueur de l’équipe le plus efficace derrière Mike Conley sur ce type d’action pour les Grizzs.

L’arrivée du spacing et du shoot 3 pts

Fizdale a insisté, l’équipe doit shooter plus à trois points si elle veut survivre dans la nba moderne et c’est chose faite. Il y a d’ailleurs même un semblant de spacing dans l’équipe puisqu’elle fini la saison avec 7 joueurs au dessus des 35% à 3pts. Le nombre peut tout de même être réduit à 6 en raison du nombre très limité de tentatives de Jarell Martin.

Pour la première fois en 16 saisons à Memphis, les Grizzlies ont dépassé les 750 3pts marqués et les 2500 tentés. Ils explosent les précédents records de la franchise (620 et 1779). L’équipe n’a pourtant pas atteint le maximum de son potentiel puisque Chandler Parsons et Brandan Wright deux joueurs importants pour cette transition vers un jeu plus moderne ont été longuement blessés.

Du volume et peu d’efficience pour Z-BO

En absence de contribution de leurs parts, les Grizzlies ont du se reposer sur Zach Randolph en 3ème option offensive. Il fini même avec le plus gros usage de l’équipe 28,5 et un True Shooting de 49%. Cette marque de 49% le place 199ème de la ligue parmi les joueurs qui ont joué au moins 20 minutes de moyenne et 60 matchs. Il se classe donc derrière des joueurs comme Andre Robertson, Tony Allen et Evan Turner mais légèrement devant Brandon Ingram et Luol Deng à l’efficience au scoring.

Les Memphis Grizzlies ont donc fini avec la 19ème attaque de la ligue mais sont encore très mauvais dans plusieurs compartiments clés du jeu offensivement. En effet, l’équipe a le pire pourcentage de réussite au tir dans la restricted area , mais aussi le 25ème total de shoots réussi dans cette zone par match. Pire, elle est 28ème sur les drives et 28ème au scoring sur isolation avec un piètre 0.79 points par possession.

Deux recrues qui vont dans ce sens de cette évolution…

Dans l’effectif actuel des Memphis Grizzlies, se retrouve une flopée de joueurs unidimensionnels et un manque criant de two way players. Ce constat évoqué lors du podcast nba Dunkhebdo est terrible notamment sur le poste d’arrière. Au début de la free agency étaient répertoriées un « D no 3 » avec Wayne Selden (14% à 3pts) et un « 3 no D » avec Troy Daniels (80ème sur 96 arrières au défensive RPM « -2.10 »).

Aucune de ces deux options n’aident à compléter le nouveau jeu de Conley. D’un coté en raison de ses nouvelles responsabilités offensives, il est essentiel pour lui de ne pas avoir à défendre sur le meilleur extérieur adverse. De l’autre, il est aussi important qu’il soit associer à un bon shooter à 3pts pour lui ouvrir plus facilement les lignes de pénétration. A cet effet Memphis avait absolument besoin d’un 3 and D qui permettrait de libérer « Le conducteur ». La franchise a donc jeté son dévolu sur Ben McLemore.

Le cas Mc Lemore

Ne nous leurrons pas BM23 n’est globalement pas ce que l’on peut appeler un bon joueur de basket au niveau nba. Moins il a le ballon en main mieux son équipe se porte. Il doit surement encore être traumatisé par Kawhi Leonard.

A maintenant 24 ans, et à l’image d’un Jeff Green son rang à la draft, ses attributs physiques et son « potentiel » lui permettent d’être jugé sur ce qu’il peut faire et non sur ce qu’il fait. Pourtant en s’intéressant à ce qu’il sait faire, il « peut » correspondre à la définition d’un 3 and D.

Potentiel 3 and D?

C’est un solide tireur à 3pts (38%), bon spot up shooteur (78 percentile), bon finisseur au cercle (64% dans la restricted area). Il est aussi bon en transition (78 percentile) et tire à 39% au catch and shoot dont 37% à 3pts. A la vue de ces statistiques, il peut visiblement contribuer au spacing et donc remplir la colonne 3.

Et la D? Ne veut pas, ne peut pas, ou ne sait pas?

En défense c’est beaucoup plus compliqué et ça commence par un défensive RPM de -1,58. Ajouté à cela une défense sur les tirs à 2 points et à 3pts sur laquelle les joueurs à sont poste son légèrement plus adroit quand il défend que sur la moyenne de la ligue.

Il ne suffit pas que de ces quelques statistiques pour affirmer que Ben McLemore est un défenseur en dessous de la moyenne. Pourtant elles mettent en avant un apport défensif moyen. Etre souvent associé à Hield, Afflalo et Barnes à l’aile ne l’ont pas beaucoup aidé c’est la raison pour laquelle le faire évoluer aux coté de Chandler Parsons ne devrait pas non plus rassurer.

Encore une fois Mc Lemore possède à l’image d’Andrew Wiggins des attributs physiques de haut vol. Il possède la 4ème vitesse moyenne en défense parmi les arrières mais la 5ème pire distance parcourue. Il lui faudra désormais traduire ses capacités sur le plan défensif. Ce sera là à David Fizdale de le faire progresser à ce niveau s’il veut en faire son titulaire aux cotés de Conley. Il lui faudra donc définir dans quelle catégorie de mauvais défenseurs identifiée par Ben Falk il se classe le « doesn’t want to » (ne veut pas), le « can’t » (ne peut pas), le « doesn’t know how » (ne sait pas).

Tyreke Evans et le playmaking en sortie de banc

Le changement de style recommande d’avoir une multitude de créateurs pour eux et pour les autres. Au moment où la défense élève son niveau et qu’il n’y a aucune autre solution; c’est le talent balle en main qui fait la différence et la capacité à être efficace à prendre ce que la défense donne. Mike Conley a prouvé l’an dernier sa capacité à pouvoir évoluer sans ballon et être un redoutable shooter. La saison dernière cette équipe des Memphis Grizzlies a désespérément eu besoin d’un arrière étant capable de faire quoi que ce soit avec la balle en dehors de MC11. Parmi les joueurs qui ont eu à le suppléer deux rookies (Andrew « brique » Harrison, Wade « turnover machine » Baldwin) et le vétéran Toney Douglas (meilleur ami de Tony Allen) c’est tout ce qu’il y a à retenir…

A la lecture de ce tableau peu de doute possible Conley n’était pas remplacé par des joueurs de niveaux nba l’an dernier. Même s’il n’est pas meneur de jeu, Evans s’impose comme le principal manieur de ballon quand il est sur le terrain. En sortie de banc à la manière d’un Lance Stephenson, c’est un soliste très agressif au cercle. Il n’hésite d’ailleurs pas à prendre les intervalles. Parmi les joueurs qui ont joué en sortie de banc il a le deuxième plus haut total de drives en moyenne par match.

Une progression au shoot

Avec une production en carrière de 16 pts 5 rebonds 5 passes, même s’il n’est pas à son meilleur niveau, Evans peut difficilement faire pire. Une chose est sûre, Il n’a pas besoin des autres pour se créer son shoot (70% de ses shoots sans passes décisives). Il a aussi laissé entrevoir une progression statistique au niveau du shoot notamment à 3pts. En effet, après le all star game et son retour, il a connu la meilleure période d’adresse de loin de sa carrière.

Un scoring plus rapide?

Memphis ne fait pas encore dans le Pace and Space comme mentionné plus haut. Puisqu’en terme de scoring, les Grizzs prenaient 9% de leurs shoots entre 22 et 18 secondes restantes sur l’horloge (28ème). Et seulement 13% de leurs shoots entre 18 et 15 secondes restantes (28ème). Il manque donc un accélérateur de particule que peut représenter Tyreke Evans. Entre 24 et 15 secondes, les défenses sont généralement moins efficaces et c’est quelque chose dont Memphis devrait à son tour profiter.

L’ex-Kings a pris la saison dernière près de 40% de shoots très tôt sur l’horloge. Qualité dont l’équipe du Tennesse aura véritablement besoin pour compenser le départ de Randolph. Il permettra à des joueurs comme Brandon Wright de courir et à Troy Daniels de jouer le trailer à 3pts. Ces deux joueurs possèdent 96 de percentile en transition .

 

…Et dans la pure tradition de l’injurypronisme 🙂

Après avoir lu tout ça il est limite possible de se trouver incompris face au traitement médiatique que subit l’équipe.  La première chose mise en avant est l’énorme contrat de Chandler Parsons et rien d’autres. Memphis n’a aucune hype malgré ses bons résultats et 7 ans consécutifs en playoffs. Pourtant les inquiétudes pointées du doigts par les média sont légitimes et se résument en deux mots. LES BLESSURES, THE INJURIES, LOS LESIONES. En santé, difficile de se dire que cette équipe ne va pas dans la bonne direction en terme d’évolution. La vérité est cependant toute autre car les Grizzlies sont une équipe fragile.

Faisons la liste des joueurs de l’effectif ayant un contrat garanti pour la saison prochaine. Cumulons cela au facteur de l’expérience (3 saisons d’expérience avec des minutes régulières). Après, enlevons simplement MC Lemore qui est déjà blessé qui reste-il? Mike Conley, Marc Gasol, Brandon Wright, Tyreke Evans, Chandler Parsons. Ces 5 joueurs font partie des joueurs les plus souvent blessés de la ligue. Pour la saison 2015-16 le quinté cumule 199 matchs manqués. C’est l’équivalent de 2 saisons et demi en nombre de matchs.

Entre playoffs et top 10 pick

Les certitudes sont donc basés sur des incertitudes de santé et vu l’historique il est facile de comprendre les inquiétudes qui entourent cette équipe. Les Memphis Grizzlies sont à l’année 2 de la transition évoquée l’an dernier. A cet instant, ils ont perdu 50% du core 4. D’ici la fin de saison il ne pourrait en rester qu’un voir peut-être aucun. Mais l’équipe semble avoir véritablement pris le virage qu’il fallait vu sa situation. La saison qui s’annonce peut marquer un vrai tournant puisque l’équipe peut aussi bien gagner 48 matchs que moins de 30. En attendant d’être fixé TAKE THAT FOR DATA!

 

Dunkhebdo NBA Podcast épisode 48: Preview de San Antonio/ Memphis et Houston/Oklahoma City

Suite du #MarathonDunkhebdo et début de nos previews playoffs! Dans cet épisode, Pierre, Tom et Ben s’intéressent à deux affrontements à l’ouest: San Antonio (#2) face à Memphis (#7) et Houston (#3) face à Oklahoma City (#6). Dans la première partie, l’équipe, et tout particulièrement Tom, spécialiste de Memphis, analyse les chances de la franchise du Tennessee dans cet affrontement. Dans une seconde partie, Pierre, spécialiste d’Oklahoma, ainsi que Tom et Ben débattent de l’affrontement au sommet entre les deux favoris pour le MVP.

Bonne écoute !

Sommaire

Introduction: 1m11
Preview San Antonio Spurs/Memphis Grizzlies: 2m47
Preview Houston Rockets/Oklahoma City: 30m07

Dunkhebdo NBA Podcast épisode 20: Quels Bucks sans Middleton? La fin du grit and grind ?

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Les Bucks – après avoir signé Giannis Antetokounmpo pour 4 ans – ont appris avec effroi l’absence de Khris Middleton pour 6 mois. Sans ce joueur clé, que peuvent espérer les hommes de Jason Kidd? Du côté de Memphis, les mouvements de l’été – qui ont fait beaucoup parler – traduisent-ils une évolution dans le jeu de l’équipe ?

Ces deux débats sont menés par Thomas et Benjamin dans le vingtième épisode du podcast Dunkhebdo.

SOMMAIRE:

Intro: 1m11
Débat sur Milwaukee: 3m21
Débat sur Memphis: 33m21
Quiz: 1h0m12

[Billet du lundi] Memphis Grizzlies: Des ambitions qui traduisent un manque d’ambition

Memphis Grizzlies

Tous les lundis, la rédaction de Dunkhebdo vous propose un billet. Dans cet article, un auteur du site émet un avis personnel en moins de 700 mots sur l’actualité NBA sans les contraintes journalistiques.

Fans des Memphis Grizzlies vous n’êtes pas seuls!! L’an dernier 28 joueurs ont fait parti du roster (je peux tous vous les citer). Malgré tout Memphis a pu atteindre les playoffs grâce à la qualité du coaching staff et des vétérans présents dans l’équipe. Croyez-le ou pas mais  mais  il était plaisant de voir ces Memphis Grizzlies évoluer à partir de 2h du matin avec les Jamychal Green, Xavier Munford et autes Briante Weber. Conclue par un sweep habituel face aux Spurs, la saison à laisser place à de grosses interrogations déjà soulevées en début de saison. Faut-il conserver Joerger? Que faire de Mike Conley? Comment passer un cap sportivement? Comment se rendre attractif? Renouvellement ou reconstruction?

« 247 millions sur 2 joueurs  mais 19M sur 6 autres Grizzlies »

En faisant une croix sur l’année en option à 9M de Lance Stephenson, il était évident que le front office se préparait à surpayer Mike Conley. Pour la deuxième fois en deux ans, les Memphis Grizzlies ont décidé de signer un contrat max pour conserver un joueur majeur. Signataire du plus gros contrat de l’histoire de la nba, le meneur non-all star et en fin de top 10 à sa position a aussi joué les recruteurs auprès de Chandler Parsons. Opportuniste l’ex-Mavericks a profité de sa côte et du désespoir de la franchise qui cherchait depuis plusieurs saison un ailier (capable de shooter efficacement, de créer pour lui et pour les autres) de haut niveau pour empocher un joli cachet.

A coté de ça les Grizzlies ont misés sur des joueurs de complément en développement comme Troy Daniels (53% à 3 pts en catch and shoot) et James Ennis qui joue  des deux cotés du terrain auteur d’une grosse fin de saison avec les Pélicans. Les non draftés Troy « no D » Williams, Wayne Selden ainsi que les spectaculaires Tony Wroten est DJ Stephens sont venus conclure le recrutement de Memphis pour cette intersaison.

Les Memphis Grizzlies 2016-17 : un beau château de carte

A l’abord du training camp dans quelques semaines, ce sont donc des Grizzlies renouvelés et dépecés de 266 Millions de dollars garantis qui se présenteront pour la première fois depuis 9 ans sous la houlette d’un tout nouveau coaching staff (Beaucoup de changements non!!). Ajouter Chandler Parsons au core four (Conley-Allen-Randolph-Gasol) est un mariage parfait sportivement mais n’est-ce pas un trop gros risque vu ses antécédents médicaux (2 opérations sur le même genou et 2 playoffs consécutifs manqués)?

L’an dernier Memphis a été avec les Pélicans la franchise la plus touchée par les blessures. Seuls deux joueurs ont joué plus de 70 matchs (Matt Barnes et Jamychal Green). Le plus gros doute qui pèse donc sur ce roster est « la santé » puis-qu’entre les joueurs âgés et les joueurs sujets aux blessures l’effectif des Memphis Grizzlies est un joli château de carte.

Une finale de conférence au max mais guère plus pour ces Memphis Grizzlies

En repoussant la reconstruction Memphis a fait le meilleur choix possible à court moyen terme. Laisser partir Mike Conley aurait certainement poussé à échanger Marc Gasol alors qu’après sa blessure au pied sa valeur est au plus bas. Les Grizzlies aurait donc dû partir sur un tanking sauf que 2 de leurs 3 prochains 1er tour de draft iront respectivement à Denver et à Boston (oui encore eux).

Se doter d’un joueur comme Parsons en conservant Conley change clairement la donne puisqu’en plus d’être le meilleur j parfait (En dessous en 73 victoires oubliez Durant) c’est le premier agent libre notable qui signe dans le Tennessee. Pourtant malgré tout cet argent dépensé les Memphis Grizzlies ne semblent pas en mesure de jouer autre chose que la finale de conférence au maximum de leur potentiel.

En l’état la franchise s’est donc donné 3 ans pour continuer sa progression dans la hiérarchie de la conférence ouest. C’est un vrai pari mais aujourd’hui, le manque de talent est toujours criant surtout quand on voit que le champion de conférence vient d’enregistrer  l’arrivée d’un des 5 meilleurs joueurs de la ligue. Pourvu que les jeunes draftés Andrew HarrisonJordan Adams, Jarell Martin, Wade Baldwin et Deyonta Davis surpassent tous les attentes pour que la franchise puisse viser plus haut car sinon les Memphis Grizzlies ne resteront qu’un poil à gratter mais guère plus.

[Power Ranking 2015-16] Conférence Ouest: Episode 4

Logo_Conférence_Ouest

 

Bonjour à tous et bienvenue dans notre rubrique Power ranking. Le Power Ranking cherche à établir un ranking des équipes de chaque conférence à un instant T; sur une période donnée. Il est différent d’un classement classique, même s’il peut y avoir des similitudes entre les 2. Le Power Ranking prend aussi en compte, les séries (victoires ou défaites), le calendrier et les blessures. Comme chaque année nous reviendrons 2 fois par mois (EST-OUEST) sur la forme des équipes Nba sur une période d’un mois. Aujourd’hui, place à l’ouest pour prendre des nouvelles du champion. Bonne lecture!

N’hésitez pas à commenter ce classement en commentaire! Cet espace vous appartient 🙂

Power Ranking conférence ouest (1 à 5)

Warriors Logo1-Golden State Warriors (59 victoires/6 défaites) (=)

Les warriors sont-ils déja champions? Même s’il faudra attendre encore 2 mois pour le savoir, le numéro 1 de notre Power Ranking depuis 2 saisons est le grandissime favori. Leur bilan (58-6) à cette date est exceptionnel. C’est même l’équipe la plus précocement qualifiée pour les playoffs de l’histoire.

Bien qu’ils soient moins dominateurs (+4 de différentiel post all star contre +12 avant), les Warriors viennent d’enchaîner une 45ème victoires consécutives à domicile (Record Nba). Le record de (72-10) des Bulls est a portée de fusil mais ils ne leurs restent que 3 jokers et 3 affrontements face aux Spurs.

 

Spurs Logo2-San Antonio Spurs  (56 victoires/10 défaites) (=)

Nous avons pris l’habitude de le dire mais les Spurs réalisent une saison exceptionnelle (5ème équipe de la plus rapide de l’histoire à atteindre 55 victoires) à l’abri des regards. Le duo Leonard-Aldridge assume parfaitement la transition du big three originel qui répond toujours présents dans les moments où il faut.

Plus effrayant pour la concurrence, les Spurs sont toujours invaincus à domicile cette saison (32 matchs). Ils viennent de récupérer Andre Miller et Kevin Martin qui pourrait aider vu la difficulté du calendrier à venir (13 matchs sur 16 contre des équipes virtuellement en playoffs). 

 

clippers_logo_33-Los Angeles Clippers (42 victoires/23 défaites) (=)

Annoncé grand gagnant de la deadline en récupérant Jeff Green contre Lance Stephenson et un TDD; les Clippers sont revenus sur les talons du Thunder au classement, le tout sans Blake Griffin qui devrait revenir d’ici la fin du mois.

Mené par un Chris Paul de gala (23 pts 12 passes 5 rebond à 51-39-95) depuis le all star break, les Angélinos montent sur le podium de notre Power Ranking avant de débuter un road trip délicat. Après un match à domicile face aux Cavaliers, ils enchaînent Spurs, Rockets, Grizzlies, Pelicans et Warriors en 10 jours…

 

okc logo4-Oklahoma City Thunder (44 victoires/22 défaites) (=)

Touché par de multiples tragédies hors terrain, le Thunder n’est pas non plus au mieux sur le parquet. En dépit de leurs superstars Okc n’arrive pas à finir les matchs. Ils ont d’ailleurs perdu 12 matchs cette saison alors qu’ils menaient à l’entrée dans le 4ème Qt (Personne ne fait pire en NBA).

En légère difficulté post all star (4 victoires et 8 défaites) notamment dû à certaines options de coach Donovan (Singler? Foye? Disparition de Payne), le Thunder peut toujours compter sur un Kevin Durant au plus haut niveau. Déjà 51 matchs consécutifs à 20 points ou plus (série en cours) pour l’agent libre le plus courtisé de l’été prochain.

 

Memphis Grizzlies5- Memphis Grizzlies (39 victoires/27 défaites) (=)

Mais quand s’écrouleront les Grizzlies? Après la confirmation de l’absence de Gasol pour la saison les résultats sont restés constant malgré une cascade de blessures. En effet réduits à 8 en début de semaine suite aux forfaits de Conley, Wright, Adams, Barnes, Andersen et Randolph, les Grizz ont pu s’appuyer sur un Tony Allen (26 pts, 1ère depuis 2011) de retour après 8 matchs d’absences pour s’imposer à l’extérieur face à des Cavaliers au complet.

Arrivé à la deadline, Lance Stephenson revit dans le Tennessee où il est utilisé en électron libre. Notons aussi qu’en l’absence de Gasol, JaMychal Green (15 pts 7 rebonds à 57% en Mars) est devenu une pièce maîtresse du système de Joerger. Les Grizzlies devront batailler jusqu’au bout pour conserver leurs 5ème place à l’ouest où rien ne leur est acquis.

Power Ranking conférence ouest (6 à 10)

blazers-logo6- Portland Trailblazers (35 victoires/22 défaites) (+2)

Parmi les bonnes surprises, je demande les Portland Trailblazers. En course pour la 6ème place voir plus, les Blazers sont capables du meilleur comme du pire. Ils ont réussi  une belle série de 6 victoires consécutives mi Février (dont une de 30 points sur les Warriors) qui les a installer dans le top 8 à l’ouest.

Leur leader Damian Lillard (snobbé du dernier all star game) déchaîne son Kourou (32 pts 4 rebonds 6 passes) depuis sa non sélection. Il en a profité pour devenir le 3e joueur dans l’histoire avec au moins 1500 points & 400 passes dans chacune de ces 3 premières saisons. Les deux autres, Oscar Robertson et Lebron James, rien que ça…

 

Rockets Logo7-Houston Rockets (33 victoires/33 défaites) (-1)

Si la saison s’arrêtait ici, Houston serait l’épouventail de la deuxième partie de classement. Ils sont tout juste à 50% sur les 16 derniers matchs. Les Rockets ont bien profité des mauvaises séries des Mavericks et du Jazz, ils regardent désormais vers les Grizzlies qui risquent de glisser en fin de saison.

Le transfert avorté de Motejiunas est un lointain souvenir puisque celui-ci est désormais titulaire au poste d’ailier fort (4v-2d depuis). Les Rockets ont retrouvé une âme autour d’un James Harden superstar (32 point 6 rebonds 7 passes depuis 11 matchs) ou même Michael Beasley de retour de chine apporte son écot.

Dallas Logo8-Dallas Mavericks (33 victoires/33 défaites) (-1)

Dire que les Mavericks sont en difficultés est un doux euphémisme tant leur situation est délicate. Pour la première fois depuis 2008, les texans ont perdu 5 matchs consécutifs avec Dirk (25 pts à 55% sur la période) en tenue. Les paris tentés étaient audacieux mais cette fois-ci Carlise n’y arrive plus.

Avec 11 défaites sur les 16 derniers matchs, Dallas a glissé dans la conférence ouest et voit se profiler un calendrier très compliqué à l’horizon. Heureusement, qu’ils peuvent compter sur le soutien de leurs fans très investis  puis qu’ils possèdent aujourd’hui la 2ème attendance de la ligue avec 700 935 spectateurs à l’Américan Airline Center.

 9- Utah Jazz (31 victoires/35 défaites) (+1)

Malgré une période délicate, le Jazz gagne une place dans notre Power Ranking. Plombé par les blessures ces deux derniers mois, Utah n’est toujours pas au complet à l’heure d’aborder le sprint final. La franchise a enregistré l’arrivée de Mack à la deadline mais ce dernier est pour l’instant très décevant.

Sur les 10 derniers matchs seuls les Kings font pires pourtant le Jazz est toujours en course pour les playoffs. Ils jouent sur le tempo le plus lent de la ligue et chaque ballon perdu (25ème) coûte cher. Coach Snyder n’est pas encore inquiété mais la saison de la confirmation est bien compliqué pour Utah.

10- Denver Nuggets (28 victoires/38 défaites) (-2)

Cocorico!!  Axel Toupane a fait son entré dans notre French Time. Il vient suppléer la blessure de Danilo Gallinari. Son duo avec Lauvergne en sortie de banc est peut-être le début d’une association durable en NBA comme en équipe de France.

Denver n’a perdu qu’un match depuis le début du mois (en prolongation face à Brooklyn) et voit s’affirmer le trio Jokic-Mudiay-Harris. Mike Malone à pour mission d’amener ses joueurs au plus haut niveau et pour l’instant il se révèle être un parfait mentor.

Power Ranking conférence ouest (11 à 15)

Pelicans Logo11-New-Orleans Pélicans (24 victoires/41 défaites) (+3)

Equipe la plus touchée par les blessures cette saison, les Pélicans ont de nouveau perdu deux joueurs importants en la personne d’Eric Gordon et Norris Cole. En leur absence, Jrue Holiday s’est rappelé au temps de ses années all stars en compilant 21 points 3 rebonds 7 passes en Mars.

Gentry a déclaré qu’il ne croyait désormais plus aux playoffs et pour être honnête nous non plus. Ceci étant dit c’est clairement un coup d’arrêt dans la progression des coéquipiers d’Anthony Davis dont le monstrueux contrat 145M/5ans rentre en vigueur l’été prochain. 

Sacramento Kings logo12-Sacramento Kings (25 victoires/40 défaites) (-2)

Éternel recommencement pour les Californiens. Ils n’ont pas fait les playoffs depuis 2006 et cette année est en passe de prolonger cette mauvaise série. Sur le terrain personne ne fait pire sur les 10 derniers matchs pourtant les joueurs majeurs se gavent statistiquement.

En interne, la franchise n’est pas loin de l’implosion. Cousins s’est fait suspendre pour une altercation avec son coach, Karl lui est inquiété par sa santé et le rookie Caulley-Stein se plaint de son temps de jeu. Bref Divac a pas mal de pain sur la planche.

wolves_Logo13-Minnesota Timberwolves (21 victoires/45 défaites) (=)

Les Timberwolves sont-ils l’avenir de la nba? Le duo Towns-Wiggins (41 points sur 104 en Mars) est déjà un des meilleurs one-two punch offensif de la ligue alors que ces deux joueurs ne sont que rookie et sophomore. A leur coté Zach Lavine prouve qu’il n’est pas qu’un dunkeur au grand bonheur de Sam Mitchell.

La franchise a gagné 7 de ses 17 derniers matchs alors qu’en 32 matchs entre Décembre et Janvier elle n’en avait remporter que 6. La dynamique est positive pour la 27ème défense de la ligue qui termine sa saison bien mieux qu’elle ne l’avait commencée.

suns logo14-Phoenix Suns (17 victoires/49 défaites) (=)

Englués dans une opération tanking de grande échelle, les Suns sont freinés dans leur course au pire bilan. Le retour des blessés conjugué aux bonnes performances du duo Len-Booker a permis de gagner des matchs (notamment face à Memphis, qu’il n’avait pas battus depuis 5 ans).

Coach Watson a décidé d’aller à l’encontre du Small Ball en jouant avec deux pivots et petit à petit amène des idées neuves. Ils pourraient bien devenir plus qu’un simple intérimaire à ce poste.

 

Lakers Logo15-Los Angeles Lakers (14 victoires/53 défaites)

Franchise historique, voila 3 ans maintenant que les Lakers sont en grande difficultés. En mission tanking déguisé, jamais ils n’avaient été éliminés des PO aussi tôt dans une saison à 82 matchs. Malgré les défaites, il y a de quoi être optimistes car les jeunes montrent enfin leurs meilleurs visages.

Les « Swag Brothers »(Russell-Clarkson) font renaître l’espoir chez les fans tout autant que la victoire inespérée obtenue face aux Warriors. Kobe peut partir en paix, le futur est déjà là…. ou pas.

 

Les Grizzlies ont toujours de la griffe

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Marc Gasol « out » pour le restant de la saison, on pouvait émettre de sérieux doutes sur la capacité des Grizzlies à se maintenir dans le top 8 de la conférence Ouest. Pourtant, l’équipe coachée par David Joerger est toujours solidement accrochée à la cinquième place à dix-sept matchs du terme de la saison régulière.

Toujours aussi solide

Depuis le 9 février et la blessure de leur pivot star (défaite 106-112 face à Portland), les joueurs du Tennessee possèdent un bilan plutôt flatteur avec neuf victoires pour seulement quatre défaites. Cette belle série leur permet d’afficher aujourd’hui un bilan de 39 victoires pour 26 défaites. Même s’ils sont trop loin pour envisager chiper la quatrième place et donc l’avantage du terrain aux Clippers (cinq défaites d’écart), The River city a de quoi se protéger d’un retour de Portland ou de Houston (trente-deux défaites chacun). L’absence du pivot ibérique ne semble donc pas enrayer la mécanique défensive des Grizzlies, actuellement 8ème meilleure défense de la ligue avec tout juste cent points encaissés en moyenne par match.

Une Trade deadline bien négociée

Avant la date fatidique du 18 février, le Front Office des Grizzlies s’était déjà activé en échangeant notamment Beno Udrih contre Mario Chalmers, un pari plutôt réussi jusque-là. Contraints à agir de nouveau à cause de la blessure de Gasol, les Grizz’ ont recruté intelligemment. Chris Andersen est venu renforcer la raquette apportant sa dureté et son énergie au rebond et en défense alors que P.J Hairston et Lance Stephenson sont venus pour apporter un peu de folie en attaque. Certes, Jeff Green et Courtney Lee sont partis, et Lance Stephenson représente une vraie énigme, mais pour l’instant la mayonnaise prend. Les statistiques de Stephenson depuis son arrivée (13.8 points à 51% au tir, 4.6 rebonds, 2.5 passes décisives) rappelant parfois celles qu’il produisait au Pacers. De manière globale les trois nouvelles recrues s’acclimatent parfaitement au collectif de David Joerger.

Les cadres et le banc au rendez-vous

La blessure de Marc Gasol a obligé les cadres de l’équipe à élever leurs niveaux de jeu. Mike Conley assume parfaitement ses nouvelles responsabilités, son impact est décuplé depuis le 9 février accentuant le leadership du meneur au sein de l’équipe. Sur les dix derniers matchs, il tourne à 18 points, 3 rebonds et 6 passes et ce avec d’excellents pourcentages 48% à 2 points, 42% à 3 points, des statistiques se rapprochant de son excellente saison 2013. Zach Randolph, le compère de Marc Gasol dans la raquette à également compris que la fin de saison de Memphis serait conditionnée par son niveau de jeu. Z-Bo tourne à 17 points 7 rebonds et 3 passes depuis dix matchs, s’imposant de facto dans le cinq majeur. Non seulement, les cadres de l’équipe sont au rendez-vous mais il ne faut pas oublier le banc des Grizz’. Celui-ci apporte une force offensive indéniable à l’équipe du Tennessee, depuis dix matchs c’est le banc le plus prolifique de la NBA avec plus de 43.2 points en moyenne. Toute l’équipe est donc mobilisée des deux côtés du terrain pour combler l’absence du pivot All-Star.

Les Grizzlies peuvent toujours rêver de play-offs.  D’un côté, la réactivité et l’intelligence du front office ont permis de combler judicieusement le vide laissé par Gasol et d’un autre côté, à la fois les cadres, le banc et les recrues s’unissent et élèvent leur niveau pour maintenir ce rang. Reste à savoir maintenant si cela sera suffisant pour être encore une fois « le poil à gratter » de ces play-offs.