Denver Nuggets, forts en saison régulière, destinés à décevoir en playoffs ?

Les Nuggets de Denver sont-ils les nouveaux Toronto Raptors de la Conférence Ouest ? Toujours placés en saison régulière, jamais étincelants en playoffs ?

A priori, un tel questionnement peut paraître sévère, et trop prématuré. En effet, l’ascension des Nuggets s’inscrit dans une conférence bien plus relevée que celle des Raptors de l’époque de DeMar DeRozan. Par ailleurs, le noyau actuel de jeunes joueurs n’a connu qu’une seule participation en playoffs. Parcours qui les a vu passer un tour, une première victoire pour une équipe si jeune.

Il n’empêche, difficile de pas voir certaines similitudes quant aux destins de ces deux équipes.

Le joueur au centre la construction pose, dans les deux cas, question. Contrairement à DeMar Derozan, ce n’est pas le niveau intrinsèque de Nikola Jokic qui interroge mais plutôt son style de jeu. Si particulier, peut-il mener une équipe au bout en playoffs ? Plus largement, où se situe le serbe dans le classements des meilleurs joueurs NBA ?

Son compère, Jamal Murray, a lui reçu une juteuse extension. Mieux encore, pendant les playoffs, il a su, l’espace de quelques fulgurances, se muer en option numéro prioritaire de son équipe. Mais là encore, des interrogations subsistent quant à capacité à être une pièce majeure d’une équipe qui gagne en NBA.

Enfin, plus largement, c’est le potentiel de cette équipe qui questionne. Où trouver les compléments à ces deux stars installées ? Est-ce que Michael Porter est le chaînon manquant ?

Après deux bonnes saisons régulières des Nuggets, l’équipe du Dunkhebdo NBA Podcast dresse le tableau de la situation actuelle de la franchise des Rocheuses.

LE PODCAST

CRÉDITS

Le Dunkhebdo NBA Podcast est un podcast de Dunkhebdo. Cet épisode a été enregistré le 13 avril 2020. Participants: Madian Al Abbas, Thomas Feler et Adrien Randon. Génériques: «Litty» produit par Sound MOB ; «Bryson tiller type beat x ryan trey type beat – whole thing» produit par prod. ricci.

Jamal Murray | Podcast Profil #4

Jamal Murray

Actuellement dans sa troisième saison NBA, sa deuxième en tant que titulaire, Jamal Murray (Denver Nuggets) est devenu un élément clé d’une des meilleures formations de la ligue. Cependant, Blue Arrow, fait souvent la une pour ces frasques sur le terrain ou ses déclarations. Une couverture médiatique au détriment de son jeu, un des plus fascinants parmi les arrières de la ligue.

Dans ce nouveau numéro de profil, notre scout de la semaine, Tom, revient en longueur sur le jeu de Jamal Murray, accompagné de Alan et Ben.

Retrouvez notre nouveau format «profil», tous les mercredis à 20h, en direct, sur notre chaîne YouTube. Puis, en fin de journée de jeudi, sur les plateformes de podcasting. 

Dunkhebdo NBA Podcast: Toronto et Denver, pépites du début de saison

 Toronto

Dans cet épisode du Dunkhebdo NBA Podcast, le binôme Pierre et Thom revient sur deux équipes qui ont bien débuté leurs saisons respectives. Les deux équipes étaient sous la pression avant la saison et répondent pour l’instant aux attentes élevées qu’ont placées sur eux le microcosme de la nba.

Le podcast débute avec Toronto. Les Raptors sont invaincus à l’Est et jouent avec une facilité déconcertante. Nous faisons un focus sur les hommes forts de ce début en fanfare. De Kyle Lowry à Danny Green en passant par Kawhi Leonard, nous revenons en détails et en statistiques sur le succès des hommes du Canada. De l’autre coté, habitués aux débuts de saisons poussifs, les Nuggets sous la houlette du duo Jokic-Harris sont en forme. Ils ont signé un succès retentissant face aux Warriors dans un match peu prolifique gagné en défense. Néanmoins, si la défense rassure l’attaque est inquiétante comme les niveaux de Murray et Millsap.

Dans l’overtime le duo entame une discussion sur les Pélicans et les Pistons et réagit en direct au limogeage de Tyron Lue.

Le podcast

Dunkhebdo NBA Podcast: Free agency 2018, les principaux mouvements dans la conférence ouest

Denver Nuggets

Dans ce nouvel épisode du Dunkhebdo NBA Podcast, Alan et Ben reviennent sur l’actualité de nombreux franchises de la conférence ouest.

Sommaire

  • Introduction – 0:39
  • L’été de Denver – 2:58
  • L’arrivée de DeAndre Jordan à Dallas – 29:54
  • DeMarcus Cousins à Golden State – 41:35
  • Julius Randle à New Orleans – 49:21
  • L’été des Suns – 55:20

Dans un premier temps, le cas des Nuggets est longuement abordé. La franchises de Rocheuses a prolongé son joueur star en Nikola Jokic avec un contrat maximum de cinq ans et 148 millions de dollars. Mais aussi un des principaux lieutenants de leur génial pivot avec Will Barton (4 ans et 54 millions de dollars). Enfin, Denver s’est également séparée de Wilson Chandler, envoyé à Philadelphie.

Dans un second temps, le duo discute de l’arrivée de DeAndre Jordan aux Mavericks. Parmi les cancres de la NBA au niveau du secteur intérieur depuis de nombreux années, les Texans voient dans l’arrivée de l’ancien pivot des Clippers un moyen de combler un de leurs points faibles. Assez pour jouer un rôle important à l’ouest, malgré un effectif plutôt court ?

Puis, l’événement de la semaine dernière, la signature de Demarcus Cousins chez les doubles champions en titre est brièvement discuté. Par rapport à son importance réel, a-t-on trop parlé de ce move ?

Enfin, dans l’overtime, Alan et Ben discutent de l’arrivée de Julius Randle aux Pelicans, un autre franchise difficile à cerner. Mais aussi, des derniers mouvements des Suns de Phoenix.

Le Podcast

Dunkhebdo NBA Podcast: Power ranking post-trade deadline (deuxième partie)

power ranking

Après la première partie publiée mardi dernier, Pierre, Tom et Ben reviennent pour la partie deuxième du power ranking Dunkhebdo après la trade deadline.

Dans ce second volet, les discussions se concentrent, dans un premier temps, sur la course aux playoffs à l’est et les dangers que représentent chacune des têtes de séries basses de la conférence. Entre les surprenants Pacers, le collectif du Heat et les raquettes des Sixers et des Pistons, les possibles adversaires des cadors de l’est offrent des profils disparates. Puis, le débat se porte sur les Timberwolves et les Spurs, deux équipes que le système de points place au même niveau, malgré des profils opposés.

Les nouveaux Cavaliers font logiquement l’objet d’une très longue discussion, concernant à la fois les trades mais aussi leur nouveau statut à l’est. La conférence est où les Celtics demeurent les favoris, devant les Raptors alors que les Canadiens pourraient bien terminer à la première place de la conférence. A l’ouest, l’équipe du Dunkhebdo NBA Podcast se révèle très optimiste sur le Thunder. Sans surprise, les Rockets et les Warriors viennent conclure le classement.

Enfin, le All-Star Game, toujours snobé par l’intelligentsia NBA bien qu’étant un des événements majeurs de toute saison NBA, est discuté pendant les dernières minutes  du podcast.

Pour répondre au sondage qui vise à améliorer le podcast: cliquez sur ce lien. Et n’oubliez pas de nous transmettre vos questions pour l’épisode 100 !

Bonne écoute !

Sommaire

Première partie (des Pacers aux Wizards): 39s
Deuxième partie (des Spurs aux Warriors): 43m13

 

Power ranking

Groupe 1

1. Golden State Warriors (6 points)

Groupe 2

2. Houston Rockets (12 points)

Groupe 3

3. Boston Celtics (30 points)
4. Oklahoma City Thunder (34 points)

Groupe 4

5. Cleveland Cavaliers (39 points)
6. Toronto Raptors (41 points)

Groupe 5

7. Minnesota Timberwolves (46 points)
7. San Antonio Spurs (46 points)

Groupe 6

9. Washington Wizards (72 points)
10. Portland Blazers (75 points)
10. Milwaukee Bucks (75 points)

Groupe 7

12. Denver Nuggets (88 points)

Groupe 8

13. Miami Heat (95 points)
14. Philadelphia Sixers – 98 points
15. Detroit Pistons (101 points)

Groupe 9

16. Indiana Pacers (106 points)

[Playoffs à l’ouest] Sélection naturelle et coup de tonnerre?

Des playoffs déjà joués à l’ouest? Renforcée à l’intersaison, la conférence ouest est aujourd’hui bien moins forte qu’attendue. Secouée par de multiples échanges à l’intersaison, elle était vue comme une jungle mais s’avère être pour l’instant un simple terrain synthétique. Comptablement parlant, plusieurs équipes déçoivent alors que d’autres semblent être bien placées par défaut. Petit coup d’oeil sur le découpage de l’ouest en vue des playoffs au quart de la saison.

Les positions 1 à 3 pour les playoffs déja connues?

Comme prévu dans notre  podcast basket francophone, le haut de la conférence ouest est très fort. Malgré les blessures qui touchent ou ont touché Spurs, Warriors et Rockets, ces équipes sont solidement accrochées tout en haut de l’ouest. Elles cumulent à 3 un net rating moyen de +9,7 selon nba.com. Cela alors même qu’elles ne sont pas épargnées par les pépins physiques. Cette lutte à 3 équipes relance l’enjeu d’obtenir le meilleur bilan de la conférence. En plus de garantir l’avantage du terrain pour tous les playoffs à l’ouest, il permet probablement d’éviter un adversaire bien plus redoutable au 2ème tour. En effet même si pour les Warriors cela semble anecdotique tant ils semblent supérieurs, Rockets et Spurs n’ont pas remportés de série de playoffs sans avoir l’avantage du terrain depuis de lustres.

La bataille du moins pire pour la 4ème place et la division nord ouest à l’honneur.

Derrière ce trio de tête devait se dégager deux équipes selon les pronostics d’avant saison. Il s’agit des Wolves et du Thunder. Les premiers malgré une inconstance chronique, arrivent à tirer leur épingle du jeu. Toujours mauvais en défense (26ème) les Wolves ne dégagent pas encore la sérénité d’un prétendant à l’avantage du terrain. Les titulaires jouent beaucoup voir trop (4 dans le top 20 aux minutes jouées) selon basketball-reférence mais le banc apporte tellement peu quand il est sur le terrain que c’est limite compréhensible.

A l’opposé le Thunder est déjà l’une des meilleures défenses du championnat (2ème). Il peine cependant à exécuter en attaque. L’une des raisons principales à cela est que les défenses leurs donnent facilement des mismatches (sur des joueurs plus petits) qu’ils s’empressent d’essayer d’exploiter en Iso sans pour autant aller au cercle. (1ère fréquence, mais 65ème percentile selon nba.com). L’infusion de talent mène souvent à une augmentation d’isolations dans le jeu. Elles sont parfois voulues par les systèmes dessinés par Donovan mais la limite est fine. L’attaque est désormais le principal problème d’OKC mais le Thunder s’en sortira grâce à ses individualités et à une hiérarchie mieux définie. Aujourd’hui, ces deux équipes ne sont pas plus que la somme de leurs parts mais le potentiel est toujours là.

Récemment abordés dans les derniers Dunkhebdo nba podcast, les Blazers et le Jazz sont aussi présents en opportunistes. Cela  principalement grâce des calendriers abordables. Ces franchises ont joués respectivement les 29ème et 23ème calendriers les plus faciles à ce jour selon le strenth of schedules de basketball-reference. Ce sont des équipes solides qui ne se battent pas elles mêmes mais cèdent face à des adversaires plus forts ou plus chanceux. En plus de ces deux équipes, les Nuggets (aussi présents dans la division nord ouest) ont réussi à bien se positionner dès le début. 10-2 à domicile, 3-9 à l’extérieur, la franchise du Colorado voyage très mal pour l’instant. Malgré tout elle  ne reste qu’à un match de la 4ème place occupée à cet instant par les Wolves.

Déjà une course à 9

En ajoutant les Pélicans qui dépassent la plupart des attentes pour l’instant, nous obtenons une course à 9. Pourquoi dont? Même si le Thunder est légèrement décroché, l’équipe possède légitimement le talent pour remonter très vite. Après eux, il y a déjà trois matchs d’écarts avec les Clippers (10ème). La cassure observée l’an dernier au niveau de la 7ème place est effective cette saison au niveau de la 9ème. Alors que le milieu de la conférence n’est pas fameux, il semble difficile d’imaginer une équipe du bas remonter. Pourtant la course est elle déjà jouée pour autant?

Les blessures en filigrane

La seule inconnue avant chaque saison a déjà frappée très fort depuis le début de saison. La all injury team de la conférence ouest est  actuellement composée de Conley-Curry-Leonard-Davis-Jokic avec Millsap et Griffin en sortie de banc. Les équipes annoncées à la lutte pour les dernières places en playoffs ne sont pas épargnées. Les blessures ont clairement précipité la chute d’équipes telles que les Grizzlies et les Clippers mais n’était-ce pas ce qui devait arriver de toute façon?

Les Nuggets et les Pélicans devraient souffrir dans les prochaines semaines à cause de la perte de leurs meilleurs joueurs. Les Blazers et le Jazz devraient eux pâtir d’un calendrier qui se corse sérieusement en décembre. Comptablement, tout semble joué mais qu’en sera t-il vraiment d’ici la trade deadline?

La trade deadline comme havre de paix

Avancée au 8 Février cette dernière pourrait être influencée par la situation actuelle. Plus il y aura d’équipes à la lutte, plus il y aura d’acheteurs sur le marché. Cette situation profitera aux vendeurs (tankers) qui verront l’offre inférieure à la demande et feront augmenter les prix. A contrario, si les écarts sont faits, il y aura de meilleures affaires à faire coté acheteurs. Cela pourrait donner lieu à des propositions fortement déséquilibrées qui favoriseront alors le statu quo.

Au final la conférence ouest semble aujourd’hui un peu surcotée. Le milieu de la conférence est remplie d’équipes moyennes ou qui se cherchent qui affrontent des équipes soit très faibles, soit blessées, soit très fortes. Les bilans sont-ils vraiment représentatifs, comment cette tendance évoluera d’ici la mi-saison? Dans une conférence ouest assez décevante pour l’instant le tanking n’a jamais semblé aussi involontaire pour certains.

[NBA Trade Fiction] Edition spéciale contrats rookies

Alors que la majorité des joueurs ayant signés des contrats cet été sont inéchangeables avant le 15 décembre certains autres sont éligibles à un trade. Pour la plupart, ils le verraient certainement d’un bon œil pour tenter de se relancer. La nba est un business dans lequel des « valeurs » sont échangés. Un GM peut faire un trade pour des contrats (intérêts purement financiers « exemple salary dump* »). Un autre pour des droits (obtenir des exceptions ou des droits pour prolonger des joueurs au dessus du cap). Un dernier pour améliorer son effectif à court, moyen ou long terme (talent). Un trade peut donc avoir plusieurs objectifs et ne résulte pas uniquement du sportif. Dans cet article nous allons aborder le cas de certains joueurs dans leur contrat rookie, dont l’avenir se dessine déjà en pointillés.

Trade pour joueurs dont la dernière année en option a été déclinée

Cette catégorie de joueurs est assez particulière. Les joueurs suivants ont tous vu leurs options ne pas être levées par leurs franchises respectives sur la dernière année de leur contrat rookie. Décision avant tout financière, elle a d’autres conséquences. Selon la convention collective qui régit la nba, ces joueurs ne peuvent être re-signés pour plus que la valeur de la dernière année déclinée par l’équipe dans laquelle ils sont au moment de devenir agent libre. Cette restriction s’applique même si le joueur a été transféré et n’est plus dans l’équipe qui a décliné son option. De plus, elle ne contraint que la dernière équipe dans laquelle est le joueur juste avant son entrée sur le marché.

Exemple: Si Milwaukee décide de prolonger finalement Rashad Vaughn, ils ne pourront pas lui offrir plus de 2,9M (Montant de l’année de contrat en option non levée par les Bucks) pour la 1ère année. Toutes les autres franchises pourront, elles, lui proposer le montant qu’elles souhaitent sans limitations. Ce fut le cas avec Solomon Hill dont l’option n’a pas été levée par les Pacers en 2016 et qui signe aux Pélicans pour bien plus après des playoffs intéressants.

Jahlil Okafor (Sixers, pivot)

Hors de la rotation et souvent décrié pour son manque d’effort sur le parquet l’ex blue devil ne voit plus le terrain. Dépassé dans la rotation par Holmes mais déjà derrière Embiid, Johnson et Saric qui joue parfois pivot, Big Jah doit s’en aller. Il aurait demandé un rachat de contrat à Philadelphie ce qui lui permettrait de choisir sa destination. Grâce à ce potentiel rachat il pourrait peut-être signer un contrat sur plusieurs années en tant qu’agent libre ailleurs. Cette solution semble extrême et en cas de transferts 2 franchises pourraient être intéressés.

Chicago: Originaire de Chicago, les Bulls pourraient représenter un vrai point de chute pour le pivot. Les Bulls pourraient se séparer de Mirotic qui ne semble plus faire l’unanimité auprès des fans. Ce dernier possède aussi un contrat intéressant pour les Sixers puisqu’il a une option d’équipe à la fin de l’année. Cela nécessiterait qu’il accepte d’être transféré (clause de non transfert) mais aussi d’attendre le 15 janvier* où il deviendrait éligible à un transfert. Autre option le contrat de Quincy Pondexter qui permettrait aux Sixers d’économiser quelques millions en ne coupant pas Jahlil.

*Ayant été re-signé en utilisant ses birds rights, il ne peut pas être transféré avant le 15 Janvier.

Bucks: La perte de Greg Monroe laisse un vide énorme au poste de pivot. Cela même si Giannis devrait reprendre quelques une des minutes. L’acquisition d’Eric Bledsoe a créé une trade d’exception* d’environ 3,5M. Ils en possédaient déjà une de 5M pour Roy Hibbert. Elles suffisent pour accueillir Okafor. Cependant les Bucks ne sont qu’à 4,5M de la taxe de luxe qu’ils éviteront certainement de payer cette année. Celle acquise pour Monroe pourrait donc être couplé au contrat de Vaughn. Cette manœuvre serait un salary dump des deux côtés avec plus d’implications sportives coté Bucks. Ceci permettrait à Milwaukee de se renforcer dans une raquette dépeuplée sans passer au dessus de la taxe de luxe.

*Trade exception: Enveloppe disponible qui permet d’ajuster les salaires lors d’un trade entre deux équipes sans devoir envoyer plus de joueurs dans un échange déséquilibré financièrement.

Rashad Vaughn (Bucks, arrière-ailier)

En concurrence avec Malcolm Brogdon l’an dernier pour récupérer des minutes suite à la blessure de Krhis Middleton, Vaughn n’a pas été au niveau. L’avènement du ROY 2017 combiné aux arrivées de Tony Snell puis Deandre Liggins ont marginalisé l’arrière ailier qui a perdu la confiance de sa franchise. Encore très jeune (21ans), l’ex joueur d’UNLV à des qualités pour devenir un joueur de rotation utile.

Phoenix Suns: Troy Daniels est aujourd’hui le seul back up de Devin Booker. Daniels serait plus intéressant dans une équipe qui vise les playoffs. Il pourrait d’ailleurs être transféré dans une autre équipe. Vaughn pourrait représenter une solution sur du plus long terme. Les deux franchises ont déjà effectué un échange ensemble il y a quelques semaines. Un second est assez peu probable.

Houston Rockets: Dans un système comme celui de D’Anthony aux cotés de joueurs comme Harden et Paul, Vaughn pourrait se relancer. Ses qualités de shooteurs sont en sommeil et ce serait le meilleur moyen de les réanimer. Cependant vu la situation des contrats à Houston, il faudrait attendre le 15 décembre pour donner la bonne contrepartie dans un échange à 2. Vaughn contre Troy Williams?

Mario Hezonja (Magic, ailier)

Triste est le destin nba du sniper croate devenu le PJ Hairston de balcans. Ailier manquant d’humilité dans son jeu offensif Mario est souvent à l’envers sur le terrain. Son option a été déclinée et son temps de jeu est en berne (10m en moyenne plus faible total). Trouver une autre franchise devient une priorité s’il veut se relancer.

Dallas Mavericks: L’objectif de Dallas est de rajeunir son effectif tout en créant un maximum de flexibilité salarial pour l’été prochain. Seth Curry (28ans) même s’il a une valeur sportive intéressante est pour l’instant blessé et l’objectif de Dallas ne semble pas d’être bon pour le moment. En raison du fait qu’il soit agent libre restreint, il possède un cap hold d’environ 4 Millions. Celui-ci réduit l’enveloppe totale disponible des Mavs pour recruter du très lourd tout en gardant ses droits.

Sacramento Kings: Equipe remplie de vétérans et de très jeunes prospects les Kings sont à l’affût des bons coups. Un peu légers sur le poste 3 (Carter-Jackson), ils jouent régulièrement petit à l’aile avec Bogdanovic ou Temple. Cela pendant respectivement 88% et 40% de leurs temps de jeu selon basketball-référence. Mario Hezonja pourrait apporter de la taille et potentiellement du talent. Ce serait un échange contre un joueur relayé en tant qu’observateur vu les récentes arrivées.

Trade pour joueurs dont les options ont été levées pour l’an prochain.

Les joueurs suivants ont vu leurs options activées pour l’année prochaine. Contrairement à ceux cités précédemment , ils seront toujours sous le contrôle des équipes qui les récupéreront. Il n’y a aucune restriction pour l’équipe qui les recevra en cas de transferts.

Malachi Richardson (Kings, arrière-ailier)

Drafté l’an dernier à sa sortie de Syracuse après une belle March Madness, l’arrière ailier a montré des signes encourageants avant de se blesser. A son retour plusieurs arrières ont intégré l’effectif et le voilà qui passe désormais 3/4 de ses minutes à l’aile. Pas idéal pour un joueur un peu fin mais son style de jeu convient à la nba moderne. Scoreur et adepte des tirs difficiles à la draft, il est aujourd’hui un joueur analytique prenant 75% de ses shoots au cercle ou à 3pts. Son temps de jeu fluctue énormément un changement d’air pourrait être une bénédiction.

Los Angeles Clippers: A la recherche d’un joueur capable de créer sur le poste 2 mais aussi de jouer loin du ballon Malachi pourrait être une addition intéressante pour les Clippers. Sam Dekker qui est plus un joueur de catch and shoot conviendrait en apportant lui de la taille à l’aile aux Kings qui manquent cruellement de polyvalence défensive.

Cleveland Cavaliers: A la recherche d’un joueur à potentiel peu onéreux sur l’aile, les Cavs pourraient être tentés par l’idée de récupérer Malachi en échange de Cédi Osman. Malgré de belles qualités le turc joue peu et coûte près d’un million de plus que Richardson. Etant déjà dans la taxe de luxe depuis plusieurs années les Cavs sont désormais sujets à la repeater tax*. Aujourd’hui avec un peu plus de 14M au dessus de la taxe de luxe, ils sont dans la tranche pour laquelle 1$ supplémentaire coûte 3,5$. Cette transaction leur permettrait donc d’économiser près de 3,5M de dollars pour cette saison tout en ayant un jeune potentiel sous contrôle capable de contribuer dans le futur.

*Repeater tax: Taxe supplémentaire due par les équipes qui payent la taxe de luxe au moins 3 fois sur les 4 dernières années.

Sam Dekker (Clippers, ailier)

Arrivé dans le transfert de Chris Paul, l’ancien  de Wisconsin a eu du mal à prendre ses marques. La blessure de Gallinari l’a aidé à trouver un temps de jeu un peu plus régulier mais tout n’est pas rose. Il passe désormais derrière les ailiers Thornwell et Johnson dans la rotation des Clippers. Artilleur du coté de Houston, il pourrait trouver plus de temps de jeu ailleurs.

Denver Nuggets: Le poste d’ailier est un peu vide à Denver et Dekker trouverait de bonnes minutes. Jefferson ne voit pas le terrain, Chandler est légèrement touché au dos c’est désormais Will Barton qui prend des minutes à l’aile. Denver pourrait donc envoyer un potentiel pour satisfaire les Clippers et récupérer Dekker qui fitte mieux les ambitions à court moyen terme.

Sacramento Kings: Les Kings sont à la recherche d’un ailier et pourraient se laisser tenter par l’ancien Rockets un peu comme mentionné plus haut un échange contre Malachi Richardson pourrait faire sens.

Cet article n’est que spéculation mais tente simplement de trouver une porte de sortie à certains jeunes joueurs. Tous sous contrat rookie cette année ils sont actuellement barrés dans leurs franchises et mériteraient pour certains d’avoir leur chance dans un nouvel environnement.

N’hésitez pas à commenter en bas de l’article ou sur twitter, les trades qui vous semblent plausibles et qui vous plaisent. N’hésitez pas non plus à en proposer d’autres pour ces joueurs.

Dunkhebdo NBA Podcast épisode 64: Chris Paul, Paul George et les autres, premier bilan de la free agency

Chris Paul

La free agency 2017 a débuté depuis moins d’une semaine mais les dossiers à aborder dans cet épisode sont déjà nombreux ! Le plus important d’entre eux est sans doute, l’arrivée de Chris Paul à Houston, dans un échange venu de nul part. Le trio Alan, Pierre et Ben discute de cette arrivée, ainsi que de l’avenir des Clippers dans une première partie.

Ensuite, l’équipe aborde l’arrivée de Paul George à Oklahoma City à l’intérieur d’une séquence qui se concentre sur la division nord ouest, qui s’affirme comme la plus relevée de la ligue.

Enfin, pour finir le podcast nba de la semaine les cas des Warriors et des Raptors, deux équipes qui jouent la stabilité, sont traités dans la dernière partie, avant que les tops et les flops viennent conclure l’émission.

Sommaire:

Introduction: 1m11
Chris Paul à Houston et l’avenir des Clippers: 3m47
Paul George à Oklahoma City et la division northwest: 31m10
Les Warriors et les Raptors et les tops et flops: 1h16m47

 

[Bilan Dunkhedo 2016-17] Northwest Division

Bilan Northwest division

northwest division

Comme pour la saison 2015-16,  Dunkhebdo vous propose les bilans de la saison par divisions. Toutes seront passés en revues Pacific (Pacifique), Atlantic (Atlantique), Southwest (Sud ouest), Southest (Sud est), Central (centrale), Nordwest (Nord ouest). Le bilan prendra la forme d’un petit résumé sur chaque équipe puis sera divisée en plusieurs sous-trophées attribués à des joueurs évoluant dans cette division. Aujourd’hui nous nous attaquons à la northwest division, celle du finaliste malheureux de la finale de conférence ouest le Thunder.

Northwest division Classement

okc logo  1- Oklahoma City Thunder (55 victoires – 27 défaites)

Une saison après avoir manqué les playoffs, le Thunder a attaqué cet exercice tambour battant. Avec 55 victoires, ils se sont assurés l’avantage du parquet en playoffs le tout en faisant figure d’épouvantail à l’ouest.

Sans Scott Brooks pour la première fois de leur carrière, le duo Durant-Westbrook a continué sa domination. Nuance cependant sous Donovan, les roles players sont plus en vue. C’est ainsi que les Adams, Robertson et Waiters ont pris confiance pour se révéler très utiles en playoffs.

blazers-logo  2- Portland Trailblazers (44 victoires – 28 défaites)

Candidats au 1rst pick dans la plupart des previews d’avant saison les blazers ont totalement déjoués les pronostics. La perte de 4 titulaires puis du 6ème homme n’a donc pas entravé le niveau de jeu des Trailblazers. Ils se sont brillamment qualifiés en playoffs et contrairement à la saison d’avant ont réussi à passer un tour de playoffs.

Tout au long de la saison, Terry Stotts aura su s’appuyer sur un Damian Lillard « MVPiesque » très bien soutenu par CJ Mc Collom alors qu’il était dans sa première saison en tant que titulaire. A côté du duo d’autres jeunes ce sont révélés être très utiles tels que Allen Crabbe et Mason Plumlee qui ont eu aussi réalisés de bons playoffs.

Jazz Logo  3- Utah  Jazz (40 victoires – 42 défaites)

Programmée pour retrouver les playoff, la franchise du Jazz a échoué dans sa quête. Plombée par les blessures, et malgré le talent de coach Snyder se sont vite retrouvés en difficulté notamment à la mène.  En dépit d’un groupe talentueux, et d’une conférence ouest affaiblie, le Jazz comme ses joueurs phares n’a pas su passer le cap attendu.

Plus jeune équipe de la ligue l’an dernier, le Jazz s’est injecté du talent et de l’expérience cette intersaison. Ils sont désormais la seule équipe de l’ouest dont le 5 majeur figure dans le top 100 de Sports Illustrated de cette année.

Denver Logo  4- Denver Nuggets (33 victoires – 49 défaites)

Après avoir débuté par une mauvaise nouvelle (la blessure pour la saison de Chandler), Denver a pris un nouveau départ sous la houlette de coach Mike Malone. De retour sur un banc, l’ancien coach des Kings n’a pas tardé à modifier la culture en ralentissant le jeu par rapport au reste de la ligue. 4ème au Pace en 2014-15, les Nuggets étaient 16ème en 2015-16 selon nba.com.

Par conséquent, le trio de jeunes (Mudiay, Harris, Jokic) a bénéficié d’un cadre sain pour s’exprimer. L’équipe a probablement connu sa meilleure saison depuis son dernier run en playoff. Malgré le potentiel des jeunes espérons pour eux qu’ils pourront compter sur un Gallinari (19,5p/m) en santé l’an prochain, lui qui provoquait le plus de faute sur drive derrière Harden.

wolves_Logo  5- Minnesota Timberwolves (29 victoires – 53 défaites)

Dure saison que fut celle des Wolves l’an dernier. La mise en retrait puis le décès de coach Saunders au tout début de la saison ont propulsé Sam Mitchell sur le devant de la scène. Dans ce climat, l’espoir ne pouvait venir que du terrain et de l’excitation suscitée par les jeunes et la possible dernière saison de Kevin Garnett.

L’arrivée de Karl-Anthony Towns était attendu mais nous n’étions pas préparé à voir un tel phénomène. En à peine 6 mois il a relayé Andrew Wiggins a un simple rôle de lieutenant. Malgré une saison, compliqué sportivement, tous les espoirs sont permis pour ces jeunes Wolves dont Tom Thibodeau dirigera la meute l’an prochain.

Northwest division 6th man

Enes Kanter

Kanter Northwest Division

Moyen en défense et hyper talentueux offensivement c’est sur le banc du Thunder que s’épanouit le pivot turc. En santé cette saison, (82 matchs joués) le jeune intérieur a pesé sur les défenses adverses malgré un temps de jeu limité. Il est néanmoins resté sur le banc en raison de sa défense et son incapacité à contenir les petits.

5ème meilleur rebondeur offensif au total de rebonds pris, il s’adjuge le 3ème PER de sa position avec 24.04. Cette dernière stat est à nuancer en sachant qu’il jouait face à des remplaçants la plupart du temps mais elle classe quand même l’efficacité du joueur.

Northwest division Rookie of the year

Karl-Anthony Towns

Karl+Anthony+Towns Northwest Division

Woaw ! Après quelques minutes de visionnage du jeu du pivot c’est le seul son qui sort de nos bouches. A  seulement 20 ans, KAT progresse à vitesse grand V. Il y a une énorme différence de niveau entre son 1er et son dernier match de saison régulière sans compter celui contre les Warriors qui lui vaut le nouveau surnom de « small ball killer ».

Énorme en attaque et en défense il a été élu Rookie de l’année à l’unanimité et c’est absolument mérité. Top 10 à sa position dans toutes les catégories statistiques (pts, rebonds, %, contre), seuls Drummond et Westbrook ont cumulé plus de double-doubles que lui cette saison.

Northwest division Defensive Player of the year

Rudy Gobert

Gobert

Dernier rempart défensif du Jazz, le pivot français est incontournable en défense. Bien épaulé par sa garde rapprochée (Hayward, Favors), le seven footer est l’un des joueurs les plus dissuasifs en nba selon Nylon Calculus.

Jamais impressionné par les athlètes en haute altitude, il lui arrive parfois de se faire violemment postériser. Qu’importe Rudy Gobert ne recule jamais. Très fort en second rideau il doit désormais devenir plus fort au sol et dans les anticipation pour devenir  plus qu’élite.

Northwest division Most Improoved Player

CJ Mc Collum

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Barré par la profondeur de l’effectif des Blazers les saisons précédentes, CJ n’a pas manqué de saisir sa chance. Cette saison, il s’est imposé comme un des dix meilleurs arrières de la ligue et de loin. Le plus remarquable dans sa progression est son adresse et sa rentabilité offensive puisqu’il possède l’une des plus belle shotchart de la ligue. Tout ça sans s’économiser car c’est le joueurs qui a parcouru le plus de miles cette année sur le terrain selon nba.com (205.7).

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Son duo avec Damian Lillard a porté les Blazers jusqu’en playoffs en glissant au passage quelques cartons. D’une propreté rare offensivement, il devra cependant passer à la vitesse supérieure en défense pour que son équipe passe dans une autre catégorie. Soit, il sera surveillé l’an prochain et attendu pour la confirmation.

Northwest division Most Valuable Player

Russell Westbrook

 

russell-westbrook

Docteur Russell et Mister Westbrook, un joueur, deux modes et des avis partagés. Aussi frustrant que génial RW0 à une nouvelle foi été extra-ordinaire cette saison. Toujours plus agressif mais aussi plus passeur, le meneur de jeu du Thunder a guidé les siens jusqu’à la finale de la conférence ouest.

3ème du vote au dernier MVP, il est désormais seul maître à bord du vaisseau Thunder. De plus il voit exploser sa côte de popularité alors qu’il a réalisé avant tout une manœuvre financière en prolongeant cet été.  Le Marsupilami a dominé la division et c’est naturellement qu’il est élu mvp de la Northwest division.

Northwest division All NBA TEAM

damian_lillardArrière : Damian Lillard

25 points 4 rebonds 7 passes  à 41%FG et 37% à 3pts en 36 minutes

15 double-doubles

51 matchs à 20 pts et plus, 14 matchs à 10 passes et plus, 27 matchs à 5 rebonds et plus

 

russell_westbrookArrière : Russell Westbrook

24 points 8 rebonds 10 passes  à 45%FG et 30% à 3pts en 34 minutes

54 Double-Doubles, 18 Triple-Doubles

59 matchs à 20pts et plus, 48 matchs à 10 passes et plus, 24 matchs à 10 rebonds et plus

 

gordon_haywardAilier : Gordon Hayward

20 points 5 rebonds 4 passes  à 43%FG et 35% à 3pts en 36 minutes

15 double-doubles

43 matchs à 20pts et plus, 27 matchs à 5 passes et plus, 46 matchs à 5 rebonds et plus

 

kevin-durantIntérieur : Kevin Durant

28 points 8 rebonds 5 passes  à 51%FG et 39% à 3pts en 36 minutes

27 Double-Doubles, 1 Triple-Double

71 matchs à 20pts et plus, 42 matchs à 5 passes et plus, 26 matchs à 10 rebonds et plus

 

townsIntérieur : Karl-Anthony Towns

18 points 11 rebonds 2 passes  à 54%FG et 34% à 3pts en 32 minutes

51 double-doubles

32 matchs à 20pts et plus, 6 matchs à 10 passes et plus, 53 matchs à 10 rebonds et plus

 

[Billet du lundi] Match NBA à Londres ou quand la ligue se fout gentiment de nos gueules

Tous les lundis, la rédaction de Dunkhebdo vous propose un billet. Dans cet article, un auteur du site émet un avis personnel en moins de 700 mots sur l’actualité NBA sans les contraintes journalistiques.

Ah le match NBA à Londres !

Avouez, vous aussi vous y avez pensé ?

Bah voyons !

Excusez le ton agressif, c’est la frustration du jeune fan déçu qui ne pourra peut-être pas aller réaliser son rêve (voir un match NBA). Mais commençons par le commencement (alerte redondance !).

La NBA a annoncé il y a quelques jours la rencontre de saison régulière qui aura lieu à Londres. 95% des lecteurs pensent que je vais partir dans une tirade contre une affiche «moyenne». Raté. Je trouve cette affiche très alléchante. D’un côté, une équipe prometteuse de Denver et de l’autre les Pacers de Paul George, un des dix meilleurs joueurs du monde. Sachant que – contrairement à de nombreux fans NBA – j’ai imprimé que pour de multiples raisons la ligue n’enverra jamais une de ses 3/4 meilleures équipes à Londres, cette affiche me plait.

A tel point que j’ai pensé économiser mes maigres ressources d’étudiant pour partir à Londres voir cette rencontre.

Match NBA à Londres + étudiant = Erreur 404

C’est alors que je me suis lancé dans une recherche de billets … pas encore en vente. Alors, j’ai voulu connaitre le prix d’un billet, pour tabler sur le nombre de semaines de pâtes que je devrais m’infliger. Première remarque, bizarrement, trouver une estimation du prix d’un des précieux sésames s’avère difficile. Après plusieurs dizaines de minutes de confrontation des sources, la sentence tombe: les billets sont atrocement chers.

«AH il va se plaindre du prix des billets».

Et oui.

D’après mes recherches (les commentaires sont en bas si mes prix sont faux), les billets les moins chers commencent à plus de 110 euros. Ils se situent à trois mille mètres d’altitude du parquet. Ensuite, on monte très vite dans les 200 euros. Paradoxalement, les billets courtside sont proportionnellement «donnés» à un peu plus de 1000 euros.

Ici, deux types de lecteurs se séparent. Ceux qui sont d’accord avec la folie des prix et qui acquiesceront à tous mes arguments. Merci à vous. Et puis, ceux qui pensent que le prix est justifié. Oh je vous voir venir avec vos arguments !

  • Plus de 100 euros pour un match c’est raisonnable ! (bon je ne peux rien pour vous, je parle pour les revenus «normaux»)
  • Un match de NBA en Europe ça se paye

Permettez moi de ne pas être d’accord.

Si la NBA est en avance sur les autres ligues américaines dans de nombreux domaines, elle est ici en retard. La NFL proposera cette année TROIS matches à Londres. A titre de comparaison, la saison régulière NFL est constituée de 256 matches contre 1230 pour la NBA. Cinq fois moins de matches et trois fois plus de rencontres à Londres ! Quant au prix en lui-même, à titre indicatif, il est un peu près égal (pour les billets les moins chers) au prix MOYEN d’un billet au MADISON SQUARE GARDEN.

«On leur offre un match NBA et ça irait se plaindre ?»

Le plus horripilant dans cet abus, c’est la communication de la ligue. Elle laisse penser que ces rencontres à Londres sont des cadeaux inestimables qu’elle offre aux fans européens. C’est faux. Elle a largement la possibilité de proposer plus d’un match NBA à Londres (épargnez-moi l’excuse des calendriers qui sont de plus en plus dilués). Les prix baisserait-il ? Sans doute pas.

Au niveau de l’image, la multiplication des matches pourrait révéler des failles dans l’implantation de la NBA à Londres (comprenez: tribunes vides). Tout le paradoxe de ces matches à Londres qui se jouent dans le pays d’Europe de l’Ouest où le basket est le moins implanté. Fort à parier qu’une partie non négligeable du public londonien n’est pas anglais, nation dont le seul représentant NBA n’est pas né sur son sol. La NBA doit le savoir et ça rend le prix du billet encore plus honteux puisqu’il s’ajoute à des lourds frais de déplacements.

(Promis je vous parle un jour de l’hypocrisie de la NBA vis-à-vis du niveau des infrastructures qu’elle demande. Processus qui lui permet d’éliminer des pays beaucoup plus basket mais pas assez intéressant niveau marché. Je n’ai que 700 mots !)

Pourtant, malgré tout cela, 20 000 personnes rempliront la O2 Arena le 12 janvier, résultat de l’immense pouvoir d’attraction de la NBA. Et j’en ferais peut-être partie.