Dunkhebdo NBA Podcast: Coup de froid sur le Miami Heat

Miami Heat

Un bilan peu reluisant et des blessures en cascade, l’entame de saison du Miami Heat se révèle être particulièrement compliquée.

Dans ce nouvel épisode du Dunkhebdo NBA Podcast, Tom et Ben abordent longuement le cas de la franchise floridienne (2:34), qui vient d’achever un road trip de 6 matches à l’ouest.

Si les blessures peuvent expliquer partiellement le mauvais départ du Heat, le mal pourrait être plus profond. La franchise continue de voir les éléments qu’elle a prolongé au cours des derniers étés ne pas produire au niveau souhaité. Et si sa défense fait bonne figure, l’animation offensive peine, en particulier en l’absence de Goran Dragic. Faut-il d’ores et déjà s’inquiéter pour les playoffs ?

En fin d’émission, dans l’overtime, le duo revient d’abord sur le trade entre les Wizards et les Suns, qui voit Trevor Ariza retrouver les couleurs de Washington (56:28). L’émission se termine par quelques mots sur la prolongation de Spencer Dinwiddie avec les Brooklyn Nets.

Dunkhebdo NBA Podcast: Portland balayé, Davis et Holiday au sommet

Dans ce nouvel épisode du Podcast NBA français, Pierre, Tom et Ben reviennent sur les premiers jours de playoffs. Ce début de premier tour marqué par le coup de balais autoritaire infligé par les Pelicans aux Blazers. Dominants défensivement, les coéquipiers d’un Jrue Holiday étincelant ont réussi un des plus gros upsets de l’histoire récente des playoffs. Logiquement, la première partie de ce podcast revient donc longuement sur cette série.

A-t-on assisté au dernier match Damian Lillard et CJ McCollum comme coéquipiers à Portland ? La question est ouverte. Le coup de balais subis par les Blazers induit, selon certains, obligatoirement un changement majeur dans la franchise. Terry Stotts, le coach, serait potentiellement menacé, selon certains journalistes américains.

Cette élimination précoce pose aussi la question de l’avenir de Jusuf Nurkic dans l’Oregon, lui qui sera agent libre en fin de saison. Côté Pelicans, sans surprise, Anthony Davis a dominé les débats. Mais ce sont surtout les performances de Jrue Holiday ou Nikola Mirotic qui ont fait basculer la série. L’ancien meneur des Sixers, qui a connu des premières saisons difficiles en Louisiane, peut prétendre au titre officieux de MVP du premier tour.

Dans la seconde partie du podcast, place aux jeunes ! Entre Ben Simmons, tournant à un quasi triple double de moyenne, ou encore un Donovan Mitchell, décisif dans le match 2 contre Oklahoma City, les jeunes pousses de la NBA sont à la fête. Victor Oladipo, plus âgé, explose lui aussi durant ces playoffs en tant que franchise player. Joel Embiid, absent durant les deux premiers matches de ces playoffs, a lui aussi fait sentir son impact, notamment dans la seconde mi-temps du match 4 contre Miami. L’occasion d’un débat sur les pivots et leur importance en playoffs.

En fin d’épisode, le trio tente de déterminer la franchise la plus frustrante actuellement de la conférence est. Concernant cette même conférence est, après une dizaine de jours de postseason, difficile de dégager une hiérarchie…

Sommaire

Introduction: 39s
Retour sur la série entre les Pelicans et les Blazers: 3m32
Prise de pouvoir des jeunes et bilan de ces premiers tours de playoffs: 44m52

Le podcast

Dunkhebdo NBA Podcast: Power ranking post-trade deadline (deuxième partie)

power ranking

Après la première partie publiée mardi dernier, Pierre, Tom et Ben reviennent pour la partie deuxième du power ranking Dunkhebdo après la trade deadline.

Dans ce second volet, les discussions se concentrent, dans un premier temps, sur la course aux playoffs à l’est et les dangers que représentent chacune des têtes de séries basses de la conférence. Entre les surprenants Pacers, le collectif du Heat et les raquettes des Sixers et des Pistons, les possibles adversaires des cadors de l’est offrent des profils disparates. Puis, le débat se porte sur les Timberwolves et les Spurs, deux équipes que le système de points place au même niveau, malgré des profils opposés.

Les nouveaux Cavaliers font logiquement l’objet d’une très longue discussion, concernant à la fois les trades mais aussi leur nouveau statut à l’est. La conférence est où les Celtics demeurent les favoris, devant les Raptors alors que les Canadiens pourraient bien terminer à la première place de la conférence. A l’ouest, l’équipe du Dunkhebdo NBA Podcast se révèle très optimiste sur le Thunder. Sans surprise, les Rockets et les Warriors viennent conclure le classement.

Enfin, le All-Star Game, toujours snobé par l’intelligentsia NBA bien qu’étant un des événements majeurs de toute saison NBA, est discuté pendant les dernières minutes  du podcast.

Pour répondre au sondage qui vise à améliorer le podcast: cliquez sur ce lien. Et n’oubliez pas de nous transmettre vos questions pour l’épisode 100 !

Bonne écoute !

Sommaire

Première partie (des Pacers aux Wizards): 39s
Deuxième partie (des Spurs aux Warriors): 43m13

 

Power ranking

Groupe 1

1. Golden State Warriors (6 points)

Groupe 2

2. Houston Rockets (12 points)

Groupe 3

3. Boston Celtics (30 points)
4. Oklahoma City Thunder (34 points)

Groupe 4

5. Cleveland Cavaliers (39 points)
6. Toronto Raptors (41 points)

Groupe 5

7. Minnesota Timberwolves (46 points)
7. San Antonio Spurs (46 points)

Groupe 6

9. Washington Wizards (72 points)
10. Portland Blazers (75 points)
10. Milwaukee Bucks (75 points)

Groupe 7

12. Denver Nuggets (88 points)

Groupe 8

13. Miami Heat (95 points)
14. Philadelphia Sixers – 98 points
15. Detroit Pistons (101 points)

Groupe 9

16. Indiana Pacers (106 points)

Dunkhebdo NBA Podcast épisode 69: Miami l’insaisissable franchise à l’est

Miami Heat

Dans ce nouvel épisode du podcast Dunkhbedo, Ben et Tom se penchent sur le cas du Miami Heat. La franchise de Pat Riley a connu un exercice 2016/2017 en deux temps, passant d’une équipe de bas de classement à l’une des équipes en forme de la fin de saison. Après une intersaison placée sous le signe de la continuité, que faut-il attendre des hommes d’Erik Spoelstra ?

Dans une deuxième partie, le duo réagit aux prédictions d’ESPN, publiées il y a quelques jours et qui ont fait beaucoup de bruit. Enfin, l’émission se termine par le quiz.

Bonne écoute !

SOMMAIRE:

Introduction: 39s
Débat sur le Miami Heat: 3m43s
Réactions aux projections d’ESPN: 38m05s
Quiz: 1h02m46s

Miami Heat : le point sur une situation compliquée

 

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Après un été compliqué marqué par le départ de Dwyane Wade, la saison prochaine s’annonce difficile pour le Heat. Faisons le point sur l’été mouvementé de la franchise et projetons nous sur la saison prochaine.

Un été difficile au Heat

Après s’être fait éliminé par Toronto en 7 matchs, Miami savait que l’été allait être difficile. Tout d’abord, Pat Riley avait pour mission de prolonger le géant Hassan Whiteside. Il était courtisé par les Mavs après une saison très réussie avec 14.2 points, 11.8 rebonds et 4 contres. Très gourmand, le pivot avait laissé entendre qu’il pouvait signer pour moins que le maximum. Mais la réalité fut tout autre, et l’ancien de Sioux Falls empochera le salaire maximum, c’est à dire 98 millions de dollars sur 4 ans. C’est un prix acceptable pour un pivot aussi dissuasif que lui (sachant que peu de pivots de qualité étaient disponibles lors de la free agency).

Ensuite, 2 départs importants se produisent, ceux de Luol Deng et de Joe Johnson. Les deux joueurs apportaient de bonnes minutes sur le poste 3 voire même le poste 4. Ils sont deux très bons vétérans (Deng a 31 ans et Johnson 35 ans) qui s’en vont après une saison réussie. L’anglo-soudanais signe dans la cité des anges (72 millions de dollars sur 4 ans) pour épauler les jeunes angelenos (notamment Brandon Ingram). Quant à lui, Joe Johnson fait ses valises pour Utah (22 millions de dollars sur 2 ans). Les deux joueurs ayant profités de l’opportunité d’avoir un dernier gros contrat dans leur carrière (surtout pour Deng).

Puis, l’impensable se produisit, Flash s’en est allé. L’enfant chéri du Miami Heat accepte mal que Pat Riley priorise Hassan Whiteside et ne souhaite plus faire de concessions financières. L’homme qui a connu tous les titres de sa franchise retourne au bercail pour jouer dans sa ville natale : Chicago. C’est un véritable coup de massue pour tous les fans de la franchise mais c’est aussi et surtout une incroyable perte sur le plan sportif. Bien que vieillissant, Flash avait retrouvé son niveau d’antan en étant un leader hors pair lors des playoffs avec une adresse à 3 points invraisemblable. Ainsi, ce départ marque le début d’une nouvelle ère en Floride.

Après ces nombreux départs, c’est une prolongation de contrat qui a mis le Heat dans l’embarras. En effet, les Brooklyn Nets ont fait une offre de 50 millions de dollars sur 4ans à Tyler Johnson. Il s’est empressé de la signer et le Heat a donc eu trois jours pour s’aligner et conserver son jeune talent. Si Dwyane Wade n’était pas parti, nul doute que Tyler Jonhson aurait fait ses valises pour la Big Apple mais dans l’urgence, la franchise floridienne s’est alignée. C’est un salaire conséquent pour un joueur de 24 ans qui a peu d’expérience (2 saisons seulement) et qui a été souvent blessé cette saison (46 matchs manqués). Ceci réduit donc la marge de manœuvre pour signer des free agents dans les années à venir.

Toujours prompt aux renversements de situations, Pat Riley a cette fois ci perdu sa magie et les arrivées ne compenseront jamais les départs. Ainsi, Dion Waiters, Derrick Williams ou encore Luke Babbitt rejoignent la franchise floridienne. Si ils sont de bons « role player », il n’y a parmi eux aucun all star. Il manque une véritable superstar dans l’effectif après le départ de Wade et personne ne semble en mesure d’assumer ce rôle.

Le cas Chris Bosh

Le cas Chris Bosh est très spécial. En effet, l’ancien Raptor a été victime de caillots sanguins au mollet et fût contraint de stopper sa saison en février. Ayant déjà subi une embolie pulmonaire la saison précédente, sa santé commençait à être problématique pour le Heat. Pendant les playoffs, des vidéos le montrant en train de s’entrainer circulaient sur les réseaux sociaux. Il semblait déterminé à rejouer mais cela était impossible. Effectivement, son traitement étant à base d’anticoagulants, il était inenvisageable de jouer avec contact, ce qui rendait son retour impossible.

La situation fût très compliquée à gérer, avec de nombreuses rumeurs. De plus, les médias font croire à un bras de fer entre le Heat et Bosh pour que celui-ci ne joue pas. Une fin de carrière fût évoquée très tôt, mais elle a laissé place à l’hypothèse d’un retour. Ainsi, Dan Le Batard (journaliste au Miami Herald) avait confié avoir un reçu un message concernant la santé de Bosh :

« J’ai reçu un message me disant que Bosh allait être capable de jouer l’an prochain. Donc, le Heat espère pouvoir récupérer Bosh pour la saison 2016-2017. Le joueur est déterminé à revenir, et le Heat souhaite vraiment que ce soit le cas. »

Ensuite, plusieurs coéquipiers ont pris la parole pour exprimer leur ressentit. Parmi eux, l’ailier fort emblématique du Heat Udonis Haslem s’est aussi exprimé :

« Je m’attends à ce qu’il soit là. Je ne suis pas au courant de la partie médicale, mais je m’attends clairement à ce qu’il soit là. »

Mais alors qu’il avait commencé une série vidéo sur son retour au jeu, le Heat l’interdit de s’entrainer. Après de nouveaux examens médicaux poussés, d’autres caillots de sang ont été découverts dans son mollet. Cette fois-ci, sa vie n’est pas en danger mais son absence au training camp apparaît comme certaine. C’est un véritable coup dur pour celui qui devait s’entrainer avec le reste de l’équipe dans un futur proche. Il semblait ainsi persuadé d’être en tenue pour le début de saison, il avait même prévu de diffuser le 2ème épisode de sa web-série dans la journée. Il s’est ensuite exprimé sur Instagram :

« Les petits contretemps arrivent, mais ça ne change rien à mes intentions et à ce que je souhaite accomplir. C’est un mauvais moment à passer mais tout ira bien. »

Mais la série de l’été vient sans doute de prendre une fin prématurée. L’annonce choc de la rentrée est venue de Pat Riley qui tranche sur le cas Bosh :

« Je pense que Chris est toujours ouvert (à un retour) mais nous ne le sommes pas. Vu le dernier examen, nous avons le sentiment que sa carrière au Heat est sans doute terminée. Pour nous, il n’y a pas d’autres étapes, c’est défintif. » 

Le grand patron du Heat a donc sonné le glas de l’aventure floridienne de Bosh. Personne ne sait vraiment ce qui va se passer, notamment au niveau contractuel. Si la retraite semble la piste la plus sérieuse, il n’est pas impossible qu’une équipe lui fasse confiance, au point de mettre en danger sa santé ? Cette piste fût relancée par Chris Bosh récemment :

« Ça ne signifie pas que ma carrière en NBA est terminée. Il y a 29 autres équipes, c’est une ligue complète. L’avis d’une équipe n’est pas celui de tous. Quand on pense à une fin de carrière, on pense au soleil qui se couche, que tout va bien, on s’embrasse, et il y a peut-être quelques larmes et tout le monde vous fait ses adieux. Mais ce n’est pas trop mon cas. J’imagine que ma carrière à Miami est terminée. Ma carrière n’est pas finie. Je ne l’envisage absolument pas. »

Rebondir dans une autre équipe semble donc être la piste envisagée par le désormais ex-joueur du Heat. Si sa présence pour l’ouverture de la saison est impossible, reste à savoir s’il va réellement réussir à relancer sa carrière. Le cas échéant, arrivera-t-il à retrouver son niveau de All Star ?

Personne ne le sait mais si une chose est sûre, c’est cette perte est considérable pour Miami. Prolongé au prix fort après le départ de LeBron James, avec 118 millions de dollars sur 5 ans (contrat max pour l’époque), il avait retrouvé un nouveau souffle depuis le départ du King. Ainsi, il réalisait une bonne saison avant de se blesser avec 19.1 points et 7.4 rebonds. De plus, la présence de Whiteside aurait pu lui permettre de se concentrer presque uniquement sur les tâches offensives en laissant son jeune second s’occuper de la défense.

La perte de David Fizdale

En plus de tous les joueurs cités précemment et de Chris Bosh, Erik Spoelstra a aussi perdu David Fizdale. Assistant coach au Heat depuis 2008 (assistant en NBA depuis 2003), David Fizdale a quitté la Floride pour avoir son premier boulot de head coach à Memphis. Il laisse donc Erik Spoelstra après 8 années de collaboration.

« J’ai vraiment beaucoup appris à Miami, ils mettent tout en place là-bas pour créer une culture de la gagne. » raconte le néo-coach sur NBA.com. C’est une grosse perte pour la franchise, l’assistant étant de qualité mais aussi l’homme. »

Il est connu pour tisser des relations très fortes avec ses joueurs pour les tirer vers le haut :

« Le premier appel que j’ai reçu venait de Dwyane Wade, Gabrielle Union, Chris Bosh et Adrienne Bosh, qui étaient en vacances ensemble. Ils pleuraient presque au téléphone. Quand on voit l’amour des gars avec qui on a passé autant de temps, ça vous touche. »

C’est donc une perte non négligable, d’autant plus que sa propension à souder un groupe aurait-pu être très utile lors de la saison à venir.

La jeune garde au pouvoir

Après tous ces départs, il faut maintenant envisager l’avenir. Celui-ci ne s’annonce pas brillant et rempli de victoires, mais plutôt semé d’embûches. En effet, se relever après le départ d’un des meilleurs joueurs de l’histoire de sa franchise et toujours difficile. D’autant plus que celui-ci fût soudain. L’effectif de l’an prochain est très jeune, ceci étant dû aux départs de joueurs âgés (comme Deng ou Wade) et aux arrivés de jeunes joueurs (comme Derrick Williams ou Willie Reed). Cette jeunesse est synonyme de manque d’expérience, bien que beaucoup de joueurs aient déjà connus les playoffs.

Outre l’âge, la principale question reste le niveau de jeu. Actuellement, le Heat manque de talent pour pouvoir espérer quelque chose l’année prochaine. Les départs des cadres n’ont pas été compensés et tous les éléments forts de l’équipe (Whiteside, Winslow ou Dragic) étaient déjà présents l’an passé. Cela veut dire que la franchise floridienne a perdu des éléments forts sans en recruter de nouveau. Or, avec une équipe plus talentueuse la saison dernière, le Heat a échoué en 7 matchs lors des demi-finales. Si l’on suit un raisonnement purement logique, la franchise de Pat Riley n’a donc aucune chance de passer les demi-finales de conférence. Revenons maintenant au côté sportif, le Heat a beaucoup de chance de squatter les bas-fonds de la conférence Est. L’année dernière, l’objectif était le titre, cette année, c’est de ne pas être ridicule et si possible de lutter pour une place en playoffs.

Une rotation trop faible

Après un été plein d’incertitudes, les conditions ne sont pas optimales pour aborder la saison prochaine. Le cinq majeur devrait être composé de cette lineup : Goran Dragic – Dion Waiters – Justise Winslow – Mc Roberts ? – Hassan Whiteside . Sans joueur de génie, le cinq majeur est tout de même assez équilibré. L’alternance intérieur-extérieur devrait être respecté grâce à un Goran Dragic qui joue juste. En l’absence de Bosh, c’est Dion Waiters qui devrait bénéficier de beaucoup de shoots. Toujours sur le plan offensif, il faudra voir les progrès de Justise Winslow qui affirme avoir travaillé son shoot et changé sa mécanique.

Point fort lors de la saison dernière, la défense sera toujours au rendez-vous. En effet, la présence de Whiteside est très dissuasive dans la peinture. De plus, Winslow s’est d’ores et déjà imposé comme un défenseur très solide. Dragic étant aussi un défenseur correct, la marge de progression est pour Dion Waiters. Pas connu pour sa défense acharnée, il devra s’améliorer sur ce point pour ne pas être le fardeau de toute une équipe. Pour le banc, un backcourt jeune et talentueux composé de Tyler Johnson et Josh Richardson (quand il sera remis de sa blessure) sera disponible pour apporter de la vivacité et de l’énergie.

Cependant, le secteur intérieur risque d’être assez faible en terme de rotations. En effet, Josh Mc Roberts sort de deux saisons compliquées (et il est très souvent blessé). Les options les plus fiables sont James Johnson (arrivé en provenance de Toronto) et Derrick Williams, deux joueurs capables d’apporter de bonnes minutes sur les postes 3 et 4. Luke Babitt peut aussi performer sur de courtes séquences mais l’absence d’un pivot de qualité sur le banc va être très préjudiciable. Même si cela peut être réglé par un trade, le Heat ne possède aucun poste 5 remplaçant. Le seul joueur potentiellement pivot est Willie Reed, ce qui est ultra-limité pour une rotation sérieuse en NBA.

Enfin, sans Chris Bosh, qui sera le leader et qui prendra les shoots dans le money time ? Whiteside pourrait prétendre à ce rôle au vu de son contrat max mais il ne dispose pas de la palette offensive pour prendre les choses en mains dans le crunch. Dion Waiters et Goran Dragic sont donc les héritiers légitimes du dernier ballon. Soit, ce sont deux très bons joueurs mais pour assassiner l’équipe adverse dans le money time, ce n’est pas du top niveau NBA.

Malgré un cinq majeur convenable, l’absence de banc (et de talent ?) combinée à des changements trop importants en seulement 2 mois d’été vont rendre la saison de Miami difficile. La rotation très faible et les nombreuses blessures risquent de toucher le Heat cette saison. L’objectif va vraisemblablement être d’accrocher les playoffs même si cela va être très compliqué. Enfin, l’avenir de la franchise à long terme s’annonce très couvert avec des choix de draft très limités.

 

 

Dunkhebdo NBA Podcast n°9: Kevin Durant, Dwyane Wade et la free agency

Dans ce neuvième épisode, Alan, Pierre et Benjamin discutent longuement de l’arrivée de Kevin Durant à Golden State ainsi que du départ de Dwyane Wade. Le reste de la free agency est aussi abordé. Comme à l’accoutumée, l’émission se conclue par les tops et les flops.

Sommaire:

1m11: Kevin Durant
41m18: Dwyane Wade
56m: Free Agency
1h21: Tops/Flops

 

Le 5 Rookie de la saison 2015-2016

Jan 8, 2016; Phoenix, AZ, USA; Miami Heat forward Justise Winslow (20) and Phoenix Suns guard Devin Booker (1) at Talking Stick Resort Arena. The Heat defeated the Suns 103-95. Mandatory Credit: Mark J. Rebilas-USA TODAY Sports

 

Emmanuel Mudiay (Denver Nuggets)

Avant de mettre en avant la saison du meneur congolais, je tiens à me faire l’avocat du diable sur la cas D’Angelo Russell. Certes, le meneur a ses torts sur ses sorties extra-sportives et parfois sur son implication à la mène, mais il y a tellement de choses qui émergent et qui tendent à l’excuser. Déjà pour s’acclimater au monde professionnel, il y a mieux que de faire partie d’une équipe qui n’en est pas une et dans une saison qui se résumait plus à la tournée d’adieux de Kobe. Mais encore pire, quand on a Nick Young, Lou Williams et même Bryant dans son backcourt, il est dur pour un joueur aussi jeune de performer. Parenthèse finie, on peut maintenant s’intéresser au cas Emmanuel Mudiay.

Obligé de s’exiler en Chine l’an passé, il s’affirme comme la pièce centrale du nouveau projet de Denver, une franchise qui compte dans ses rangs de vrais bons jeunes (Nikola Jokic, Gary Harris…). Piètre shooter, son impact est surtout collectif et défensif, une chose de plus en plus rare chez les jeunes meneurs. Il est rapide, vif et incisif offensivement, tandis que son QI basket est en constante évolution, pour le plus grand plaisir de son coach Mike Malone, qui ne tarit déjà pas d’éloges sur son meneur. Depuis le All-Star Game, il affiche des statistiques vraiment bonnes, ce qui montre ses gros progrès, et cela dans tous les compartiments du jeu : il tourne depuis la mi-février à quasiment 15 unités par match, 5 passes et 4 rebonds, tout cela en shootant à 37% à 3pts, alors qu’il ne mettait qu’ un shoot sur quatre derrière la ligne durant la première partie de saison. Le futur s’annonce donc très bien dans le Colorado, et Mudiay n’y est clairement pas étranger.

 

Devin Booker (Phoenix Suns)

Ne vous fiez pas à sa baby face, Devin Booker est un véritable combattant sur un terrain. Sélectionné en 13ème position lors de la dernière Draft, il s’impose comme le meilleur shooter de cette cuvée 2015-2016. Certes, les Suns sont l’une des pires équipes de toute la NBA, mais la saison fut marquée par beaucoup de blessures, et cela très tôt dans la saison : ainsi, les deux meilleurs joueurs, Brandon Knight et Eric Bledsoe ont manqué beaucoup de matchs, T.J. Warren, qui commençait à trouver sa place, est aussi passé sur le billard, bref une saison galère du côté de l’Arizona.

Mais dans ce marasme, Devin Booker a amené un peu de fougue et de baume au cœur aux fans des Suns. Très bon shooter à Kentucky l’an passé, il était bouché dans la rotation au début de saison, mais il a parfaitement profité des absences pour jouer, performer et prétendre dès l’an prochain à être l’une des premières options offensives de sa franchise. Depuis qu’il est titulaire, il tourne à plus de 17pts par match et 40% aux tirs, ce qui est vraiment super pour un jeune arrière de son âge. Défensivement, le natif du Michigan a encore de gros progrès à faire, mais dans son rôle de gachette, il est déjà l’un des meilleurs de la NBA. Si les Suns prennent un poste 3 physique et défenseur tel Jaylen Brown, et s’attachent les services d’un intérieur de qualité, Phoenix pourrait faire de bien meilleures choses l’an prochain.

 

Justise Winslow (Miami Heat)

Le Heat possède cette saison la cinquième meilleure défense de la NBA sur le plan statistique, et ce que l’on peut dire c’est que le rookie Justise Winslow n’y est vraiment pas étranger. Champion NCAA sous les couleurs de Duke, le gaucher s’affirme cette saison dors et déjà comme l’un des tous meilleurs défenseurs de la ligue, preuve en est, à chaque fois que Miami a affronté une équipe possédant un ailier de qualité, et bien Winslow s’en est occupé en défense et a vraiment impressionné. Les DeMar DeRozan, Paul George ou encore Nicolas Batum ont eu toutes les peines du monde face au texan, qui possède tous les attributs nécessaires du défenseur moderne. C’est tout de même le troisième plus jeune joueur de la NBA, et malgré son jeune âge, il a réussi à stopper les meilleurs attaquants de la planète, dont James Harden (le All Star n’avait pas marqué un panier lors de l’affrontement entre les deux équipes quand Winslow était en défense sur lui), qui a été totalement sorti du collectif des Rockets quand le rookie était dans son short. Il est excellent pour se défaire des écrans, pour dissuader le tir grâce à ses longs bras et surtout pour garder son calme et ne pas mordre aux feintes de shoots de ses opposants.

Son « Defensive Rating » de 94.6 le plaçait à la sixième position de toute la ligue fin janvier et même s’ il a reculé dans cette catégorie statistique, son impact reste grandissant. Offensivement, il tourne à 6.4pts et plus de 5rbs, mais sa sélection de shoot et ses pourcentages restent perfectibles, ce qui lui laisse une grosse marge de progression dans les années à venir.

 

Myles Turner (Indiana Pacers)

Vous attendiez Kristaps Porzingis, la tempête médiatique venu de Lettonie et qui a remis du baume au cœur à pas mal de fans des Knicks ? Ou alors vous pensiez voir un Jahlil Okafor, qui a montré de grosses qualités offensives quand il était sur le parquet, à moins que ce soit Nikola Jokic qui vous ait tappé dans l’œil, faisant des choses très intéressantes sur de petits temps de jeu du côté du Colorado et des Nuggets. Certes ces trois joueurs ont fait une saison solide, mais c’est bel et bien Myles Turner, l’intérieur des Pacers qui se retrouve dans ce 5 des joueurs de première année. Deuxième meilleur lycéen du pays à l’aube de la saison NCAA 2014-2015, il avait eu quelques problèmes avec le jeu du championnat universitaire, sortant du banc pour Texas et ne jouant pas beaucoup. Pas mal de spécialistes avaient émis des doutes quant à son niveau avant la Draft : certes très talentueux, on questionnait sa résistance physique, sa dureté et même son implication dans un effectif professionnel. Mais le texan prouve cette saison tout le contraire, étant un des éléments intéressants de cette équipe d’Indiana, une équipe qui va jouer chez les playoffs.

Turner a commencé sur le banc avant de débuter une trentaine de matchs, bref il a rempli plusieurs tâches pour Frank Vogel. Complément intéressant d’un Ian Mahinmi, son influence est d’abord offensive, où le joueur de 20ans possède une panoplie variée : un shoot à mi-distance propre, une capacité à aller vers le cercle, bref le gamin a du basket plein les doigts. Il tourne à un peu plus de 10pts et 5rbs sur l’ensemble de sa saison, mais quand il était titulaire en milieu d’année, il mettait plus de 14pts par match, ce qui est une super marque pour un jeune de ce type. Défensivement, son impact est grandissant, comme l’a prouvé son premier match de postseason face aux Raptors, où il a été le seul à pouvoir répondre à Valanciunas. Larry Bird a donc pris un risque en sélectionnant Turner en juin dernier, un risque qui pourrait s’avérer payant bien plus vite que prévu.

 

Karl-Anthony Towns (Minnesota Timberwolves)

Il n’y a qu’à voir sa performance face aux Warriors pour comprendre que Karl-Anthony Towns est spécial, et qu’il pourrait très vite devenir l’un des tous meilleurs joueurs de la NBA, si ce n’est d’ailleurs pas déjà le cas. Durant plus de 40mins, il a anéanti tous les pick-and-roll des californiens, sortant sur les écrans et allant chasser Steph Curry bien au delà de la ligne à trois points. Leader vocal d’une jeune et talentueuse équipe des T-Wolves, l’intérieur de 20 ans possède une panoplie exceptionnelle en attaque pour un joueur de son âge. On avait déjà entraperçu ses qualités du côté de la NCAA et de Kentucky, mais tout de même, il connaît une progression fulgurante depuis quelques mois. Plus de 18pts par matchs, 10.5rbs et quasiment 2blks, tout cela en shootant à 54% aux tirs et à plus de 80% aux lancers-francs, bref les statistiques parlent d’elles-mêmes et permettent de comprendre le phénomène.

Si on le compare aux intérieurs dominants en NBA aujourd’hui, et bien KAT a réalisé une bien meilleure saison rookie que ces stars, que peuvent être les DeMarcus Cousins (14pts et 6rbs), Anthony Davis (13pts et 8rbs) et autre LaMarcus Aldridge. Offensivement, c’est l’archétype de l’intérieur moderne, capable de s’écarter, excellent à mi-distance et utile sans le ballon. Mais son impact de l’autre côté du terrain n’est pas en reste. Il pointe à la dixième place dans la ligue en terme de contres, mais c’est surtout collectivement qu’il influe, étant le véritable point d’ancrage de cette défense de Minnesota, une défense qui, si elle s’améliore aux ailes pourrait vite devenir l’une des toutes meilleures de la NBA. Statistiquement parlant, il réalise une énorme campagne 2015-2016, mais au-delà des statistiques, l’impression de facilité et d’aisance du natif du New-Jersey laisse pantois.

Miami, ou le dilemme des équipes moyennes en fin de cycle

Dwyane Wade

Des exemples de reconstructions, ce n’est pas ce qui manque dans la grande ligue: Orlando depuis le départ de Dwight Howard, les Lakers depuis les blessures (et avec l’âge) de Kobe Bryant, Minnesota ou Sacramento qui n’ont plus vu les Playoffs depuis des siècles… Et puis il y a Miami. Une équipe qui a perdu en 2014 le meilleur joueur du monde, et qui pourtant va disputer les Playoffs moins de deux ans après. La reconstruction express de Miami, bonne ou mauvaise idée?

Après le show « The Decision » en 2010, qui voit atterrir LeBron James à South Beach,  Miami entre dans une période faste: quatre finales de suite pour deux titres de champion sous l’impulsion du Big Three composé de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh. Une période de quatre ans qui se termine par une cinglante défaite face aux Spurs aux NBA Finals 2014 en cinq matchs. De plus, les interrogations sur la décision de James, désormais libre de son contrat, hantent les couloirs de l’American Airlines Arena depuis un moment…

 

Free Agency 2014: Comment réagir au départ de James?

LeBron JamesLes rumeurs disaient vraies: le 10 Juillet 2014, LeBron annonce son retour à Cleveland dans une lettre sobrement intitulée « I Coming Home« . Coup de tonnerre sur Miami. On pourrait penser que le cerveau de Pat Riley entre en surchauffe, car tout le monde envisage le scénario catastrophe pour Miami avec une cascade de départ, celui de James risquant notamment d’entrainer celui de Bosh. Le dirigeant du Heat ne se laisse pas prendre par le désespoir et réagit dans la foulée, moins de 24 heures après le départ du King, pour refaire signer Chris Bosh pour 5 ans. Le contrat est énorme (118M$) et beaucoup critiqué par la communauté de fan NBA. Pat Riley a fait un choix. Soit il laissait partir Chris Bosh et entamais une reconstruction qui risquais d’être longue, soit il offrait le max à son intérieur star pour permettre à son équipe de rester compétitive. Gagnant dans l’âme, Riley s’est rapidement décidé: ce sera la compétitivité. Ce choix, réalisé dans l’urgence, était il le bon choix? Nous tenteront d’y répondre dans la suite de l’article.

En tout cas, Riley ne s’arrête pas là. Deux jours plus tard, il attire dans ses filets Luol Deng, encore à ce moment là un des dix meilleurs à son poste, pour 20M$ sur deux ans, avec la deuxième année en player option. Ce contrat n’est pas anecdotique mais encore une fois, nous expliquerons pourquoi plus tard. La troisième bonne nouvelle vient de la re-signature de D-Wade, la figure du Heat, lui aussi pour deux ans avec la seconde année en player option, mais pour environ 35M$ sur la durée. Suivent ensuite Mario Chalmers pour 4M$ et deux ans et Udo Haslem (5M$ sur deux ans) et nous en sommes à quatre contrats se terminant en 2016. Avec la re-signature de Josh McRoberts qui avait eu lieu avant le départ de LeBron, le Heat est prêt à entamer l’après James en faisant un joli pied de nez au phénomène du tanking.

Et pourtant, alors que le club floridien venais de perdre LeBron James, il n’est pas passé loin de la catastrophe. Chris Bosh himself assure qu’il a failli partir: « Je ne vais pas mentir, j’étais tout proche d’un départ. C’était bizarre comme situation car l’attente a été très longue, et on ne savait pas ce que nous allions faire. ». Et comme il le dit si bien lui même, Miami est loin d’être mort: « On a une bonne équipe, avec les gars qu’on a faits venir. Bien sûr, nous n’avons plus le meilleur joueur du monde mais si l’équipe est soudée, on peut réussir de grandes choses.« .

 

2014-2016: La gestion de l’après LeBron James

L’ombre du King va planer sur la saison 2014/2015 du Heat. Pourtant, le niveau de Miami est des années lumière au dessus de celui de Cleveland après le départ de James en 2010. En effet, lors de la saison 2010/2011, les Cavs offrent un bilan minable de 19 victoires pour 63 défaites, soit 42 victoires de moins que la saison précédente! Pour Miami, la saison 2014/2015 se termine avec 37 victoires et 45 défaites, « seulement » 17 victoires de moins que l’année précédente. Et pourtant, cela aurait pu être tout autre… En effet, Pat Riley avait tout donné pour rendre à son Heat la puissance des années précédentes.

Chris BoshTout commence avec la signature, d’abord anecdotique, d’Hassan Whiteside, lui qui n’avais fait que 19 petites apparitions en NBA avec Sacramento entre 2011 et 2012. Petit à petit, il gagne la confiance du staff ainsi que le statut d’une des plus grosse révélation de la saison. La NBA découvre un monstre athlétique, qui finira la saison avec 11,8 points, 10 rebonds, et 2,6 contres par match. Une sacrée trouvaille! La date limite de trade s’approche et Riley va de nouveau offrir un cadeau à ses fans, avec l’arrivée de Goran Dragic, en fin de contrat l’été même mais qui s’est engagé à resigner à Miami, dans un échange à trois équipes (Miami reçoit aussi Zoran Dragic et John Salmons, Phoenix reçoit Danny Granger, Justin Hamilton et deux choix de Draft au premier tour et New Orleans récupère Norris Cole et Shawne Williams). Alors pourquoi le Heat s’est écroulé en fin de saison, au point de rater les Playoffs? Malheureusement parce qu’il a été détecté chez Chris Bosh une embolie pulmonaire, et ce simultanément avec l’arrivé de Goran Dragic. Chris Bosh ne rejouera pas de la saison à cause de cette maladie qui met dangereusement sa santé en danger. Chris Bosh et Goran Dragic ne joueront pas ensemble de la saison. Sans leur meilleur joueur, le Heat termine l’exercice 2014/2015 avec 6 défaites sur les 9 derniers matchs.

Un mal pour un bien, Miami obtient le 10ème choix pour la prochaine draft et a la chance de pouvoir sélectionner Justise Winslow, un ailier excellent défenseur. Comme prévu, lors de la Free Agency, Wade reste au Heat en déclinant sa player option et en signant un contrat d’un an (encore un qui se termine en 2016..) et 20M$. Deng valide sa player option et sera bien présent en Floride pour la saison 2015/2016. Agressif sur le marché des transferts, Miami enregistre plusieurs arrivées, dont celle d’Amare Stoudemire et de Gerald Green, tout deux pour un an et 1,5M$. La saison débute et le Heat se trouve une nouvelle identité: la défense. Après 65 matchs, Miami est la deuxième meilleure défense de la NBA en terme de points encaissés par match (97,2) et 5ème au défensive rating, le nombre de points que marque l’adversaire sur 100 possessions (100,5). Tout se passe bien pour le Heat, mais une fois n’est pas coutume, une mauvaise nouvelle tombe: Chris Bosh a de nouveau des problèmes de santé, avec la détection d’un caillot sanguin dans le mollet. A l’heure actuelle, il n’est toujours pas revenu mais laisse la porte ouverte à un come back cette saison. Ce sera déterminant pour le Heat, qui a enregistré avant la deadline l’arrivé de l’expérimenté Joe Johnson, coupé par Brooklyn, qui a signé pour 500 000$ jusqu’à la fin de la saison.

Avec un éventuel retour de Chris Bosh, le Heat fais peur à toutes les équipes de l’Est. Leur défense est redoutable, notamment avec des joueurs qui peuvent se sacrifier en se cantonnant à ce rôle (comme Justise Winslow), l’effectif est plein d’expérience avec Wade, Bosh, Deng ou encore le récent arrivé Joe Johnson, et il est aussi complet avec des forces sur tout les postes: Dragic à la mène, Deng/Wade/Winslow/Johnson/Green sur les postes extérieurs, Bosh/Stoudemire/Whiteside dans la raquettes. Le Heat est 4ème à l’Est actuellement avec 38 victoires et 28 défaites, en embuscade derrière Boston. Tout ça, moins de deux ans après le départ de LeBron James.

 

Le Heat a t-il fait le bon choix?

Justise Winslow

Pour tenter de répondre à cette question, nous allons analyser la situation à court terme (deux ans, sur la période 2014 à la fin de la saison en cours), à moyen terme (ce qu’il peut se passer l’été 2016 et la ou les deux saisons qui suivent), puis à long terme.

Comme nous l’avons dit précédemment, on peut déjà constater que la saison 2014/2015 à été un semi échec puisque le Heat n’a pas atteint les Playoffs. Semi, car il faut néanmoins nuancer: avec la blessure de Chris Bosh, les résultats sportifs peuvent passer au second plan au moment de faire le bilan, au profit du travail de fond du remaniement de l’effectif. Et sur ce point là, le maitre s’appelle Pat Riley. Après coup, nous pouvons remarquer qu’il y a peu de mauvais choix dans ses décisions et qu’il est fidèle à sa stratégie. Bien sûr il aurait pu choisir de tout casser et cela aurait peut être pu être un bon choix. Mais le dirigeant au look de mafieux a décidé que son équipe resterait compétitive malgré le départ de James et tout ses choix sont parfaitement logiques vis à vis de cette décision: d’abord avec la re-signature de Chris Bosh pour un contrat de longue durée et en conservant l’âme de la franchise, D-Wade, pour au moins deux ans supplémentaires. Ensuite, en consolidant son effectif avec un recrutement très intelligent en deux vagues selon les besoins de son équipe: D’abord avec Deng pour « combler » autant que possible le trou béant laissé par James, Whiteside pour amener de la puissance qui manque tant au Heat dans la raquette, et Dragic pour prendre la mène. Ensuite avec Stoudemire pour renforcer la raquette ainsi que Green et Joe Johnson pour amener du shoot, sans compter Winslow qui colle parfaitement à la nouvelle identité du Heat. Suffisant pour espérer faire un beau parcours en Playoffs cette saison? Oui, si Chris Bosh revient. Dans le cas d’un retour du poste 4, qui est confiant à ce sujet, le Heat n’a rien à envier aux autres équipes de l’Est mise à part Cleveland, et peut prétendre à une finale de conférence s’ils ne rencontrent pas les Cavs plus tôt. Difficile de dire que Pat Riley a fait le mauvais choix dans ce cas là. Du moins, pour le court terme.

L’été 2016 sera ultra décisif dans la stratégie de Riley. En effet, comme on l’a vu plus tôt, beaucoup de joueurs seront libres cet été. Sous contrat, il ne restera plus que Chris Bosh, Goran Dragic, Josh McRoberts, Josh Richardson et Justise Winslow. C’est très peu. Cela est en grande parti du à l’augmentation des droits TV pour la prochaine saison, ce qui va faire exploser les montants des contrats vers des sommets encore jamais atteints. Les joueurs, astucieux, ont fait en sorte que leurs contrats se terminent cet été pour toucher le pactole. Si on peut d’ors et déjà penser que D-Wade re-signera, qu’en est il du reste de l’effectif? Si Joe Johnson a déjà affirmer son envie de rester sous le soleil de Floride, que Tyler Johnson et Amare Stoudemire devraient resigner pour le Heat qui leur fait confiance et leur offre du temps de jeu, comment vont se comporter des joueurs comme Luol Deng et Hassan Whiteside? Le premier commence à vieillir et peut avoir des envies de titre qui le pousserait à se brader dans une équipe favori au Larry O’Brien Trophy, donc son choix dépendra de son niveau de confiance envers le projet de Miami. Pour Whiteside, le problème est autre: il ne touche que 980 000$ cette saison, mais il peut espérer se voir offrir un contrat longue durée à 20M$ la saison par des équipes en recherche de pivot, comme les Lakers par exemple ou les Hawks en cas de départ d’Horford. Laisser partir Whiteside, c’est prendre le risque de perdre une pièce maitresse. Le garder en le surpayant, c’est perdre du cap qui aurait pu servir pour signer d’autres agents libres. Surtout que Pat Riley a certainement dans un coin de sa tête l’idée de faire venir un certain Kevin Durant, libre cet été… Les dirigeants du Heat auront donc encore de gros choix à faire cet été. Néanmoins, nul doute que Riley restera encore une fois fidèle à sa recherche de compétitivité.

Que penser de cette gestion du Heat à long terme? Cela permettra-il à Miami d’être compétitif dans 4 ou 5 ans, avec un Bosh vieillissant et un Wade à qui il ne restera qu’un demi genoux? Ce serait surprenant. N’aurait-il pas mieux valu casser l’effectif et compter sur le combo draft et Free Agency pour reconstruire? Chacun peux avoir son avis. Mais honnêtement, on prend dix fois plus de plaisir à regarder une équipe qui fait tout pour rester compétitive et qui gagne des matchs plutôt qu’à regarder une équipe minable et pathétique dont le seul objectif est la place numéro 1 à la prochaine draft. De plus, le but du sport de compétition, n’est ce pas la victoire? Tenter de construire une équipe pour gagner des matchs, dans l’objectif d’aller le plus loin possible en post-season, c’est tout de même bien plus excitant que de regarder un assemblage de role player parodier notre sport. Oui Pat Riley a raison. Prenons du plaisir, soyons compétitif, la tête de l’équipe dans 5 ans, ce n’est pas encore le moment de s’en occuper.

 

 

[Power Ranking 2015-16] Conférence Est: Episode 3

Logo Conférence_Est_NBA

Bonjour à tous! C’est l’heure notre rubrique Power Ranking conférence Est. Le Power Ranking cherche à établir un ranking des équipes de chaque conférence à un instant T; sur une période donnée. Il est différent d’un classement classique même s’il peut y avoir des similitudes entre les deux. Le Power Ranking prend aussi en compte, les séries (victoires ou défaites), le calendrier et les blessures. Comme chaque année nous reviendront 2 fois par mois (EST-OUEST) sur la forme des équipes Nba durant les 30 derniers jours.Bonne lecture et n’hésitez pas vous exprimer dans les commentaires!

Episode 1                Episode 2

NBA_Team_Logos_Cleveland_Cavaliers

1-Cleveland Cavaliers (41 victoires et 16 défaites) (=)

Indéboulonnables à l’est les Cavaliers dominent la conférence sans partage. Lebron et ses hommes sont faciles et ce malgré quelques défaites parasites. Leur trio magique, « Irving-James-Love » commence à réellement jouer ensemble plutôt qu’un membre après l’autre, ce qui bénéficie grandement au système de Lue.

Comme l’année dernière, les Cavs ont fait des mooves en cours de saison mais cette fois-ci se sont axés sur des choix offensifs. Aurevoir Varejao remercié après 12 ans de service et bienvenu à Frye qui en quittant Orlando s’offre une belle chance de titre à court terme.

 

Raptors Logo2- Toronto Raptors (39 victoires et 18 défaites) (=)

S’il est vrai que les Cavs dominent la conférence est et notre Power Ranking, les Raptors sont eux solidement accrochés à leur deuxième place. Toronto a bien limité l’impact de la blessure de Carroll qui devrait revenir au début du mois prochain.

Les apports réels de Lowry et Derozan sont souvent sous-cotés par les observateurs qui gardent en tête leur incapacité à se sublimer en playoffs. Les voici sur une série de 18 victoires en 21 matchs, une première dans l’histoire de la franchise.

 

boston_celtics_logo3-Boston Celtics (35 victoires et 25 défaites) (+5)

Grand animateur en coulisse de la deadline, les Celtics n’ont pas réussi à faire le coup qu’ils espéraient mais ce n’est pas vraiment grave. L’équipe fonctionne, les role-players dépassent les attentes et la flexibilité est préservée. Voila qui devrait réjouir les fans qui commencent même à rêver de Durant en vert dès cet été.

En coupant David Lee depuis parti aux Mavs, Boston a récupéré son rim protecteur Jordan Mickey. Il devrait faire du bien à une équipe qui concède une adresse de 47% à 2pts à ses adversaires. Seuls ombres aux tableau, quelques défaites évitables mais surtout la perte de Kelly Olynyk suite à une blessure à l’épaule.

 

Heat Logo4-Miami Heat (32 victoires et 26 défaites) (+1)

Entre débâcles et victoires salvatrices le Heat repose sur un équilibre très fragile. Tout d’abord l’effectif est lourdement touché par les blessures de joueurs majeurs (Bosh gravement touché, Wade, Whiteside, Johnson) mais transfère tout de même des joueurs valides sans les remplacer. Ensuite Riley s’évertue à réduire les coûts et a réussi à passer sous la luxury tax avant de signer Joe Johnson.

Sportivement les blessures profitent à l’attaque du Heat dont les clés sont remises à Dragic. Ses qualités de vitesses balle en main offre au Heat un boost offensif dont l’équipe à besoin pour viser plus haut. Temporaire ou pas Spoelstra trouvent des solutions qui fonctionnent au meilleur moment.

 

hornetslogo5- Charlotte Hornets (30 victoires et 27 défaites) (+7)

De retour au complet durant quelques jours, les Hornets reperdent Kidd-Ghilchrist pour une nouvelle blessure à l’épaule. Son absence a été compensé par l’arrivée de Courtney Lee en provenance de Memphis. Son jeu est d’ailleurs, parfaitement complémentaire à celui des autres extérieurs titulaires que sont Batum et Walker.

Premier aux rebonds défensifs, les Hornets sont dans une bonne spirale. Ils viennent de glaner 8 victoires en 10 matchs et se classent actuellement 9ème meilleure défense de la NBA. Leur calendrier à venir est plutôt favorable, ils ont toute leur chance de faire les playoffs s’ils maintiennent un tel niveau.

Pacers logo6-Indiana Pacers (22 victoires et 17 défaites) (-1)

En début de saison, les Pacers ont fait le pari de jouer plus vite mais n’ont pas pour autant perdu leur culture défensive. Actuellement 2ème au défensive rating, ils peuvent s’appuyer sur leur socle défensif quand ils sont en difficultés en attaque.

Les Pacers sont en bonne forme mais peut-être trompeuse. En effet, ils n’ont battu que deux équipes en positif (Pistons, Thunder) en février sur six confrontations. Néanmoins, Myles Turner s’épanouit de plus en plus. Il vient de réaliser son meilleur mois à  14pts 7rebs 2cts en février. Ils auront besoin d’un Turner au top dans leur course aux playoffs.

 

Hawks Logo7-Atlanta Hawks ( 31 victoires et 27 défaites) (-2)

Bien que décevants, les Hawks sont toujours en course pour l’avantage du terrain en playoffs. Même si l’attaque est moins bonne, 102,7 points marqués sur 100 possessions (17ème) contre 106,2 l’an dernier, les Hawks peuvent s’appuyer sur une défense de fer (3ème).

Les rumeurs autour du duo Horford-Teague lors de la deadline sont la preuve que la franchise ne va pas très bien. Le timing lui est mauvais pour cause. Les Hawks s’apprêtent à vivre deux semaines intenses en se confrontant à 8 équipes virtuellement qualifiés en playoffs sur leurs 9 prochains matchs. Fédératrice ou destructrice cette série de match sera clairement décisive.

 

Pistons Logo8-Detroit Pistons (30 victoires et 29 défaites) (-1)

Ils pensaient avoir fait un grand coup en engageant coup sur coup Tobias Harris (Orlando Magic), Motejiunas, et Thorton (Houston Rockets) mais les hommes du Michigan ont vu leur deuxième deal avec Houston annulé. Dommage pour eux qui sont meurtris par les blessures en ce moment.

Les Pistons sont actuellement dans l’aspiration des équipes playoffables. Le prochain retour de Meeks et la responsabilisation de Bullock vont faire du bien aux pensionnaires du Palace dont 2 joueurs (Caldwell-Pope et Morris) figurent dans le top 7 au nombre de minutes jouées en moyenne.

 

Bulls Logo9-Chicago Bulls (victoires et défaites)

Les Bulls feront-ils les playoffs? Cette phrase n’aurait pas eu de sens il y a encore quelques semaines lorsqu’ils étaient 2ème ex aequo de la conférence. La blessure de Butler plus gros temps de jeu moyen de la ligue (38m/m) ainsi que celle de Rose qui revenait bien laissent Gasol orphelin d’all stars à ses cotés.

Les Bulls se battent chaque soir mais manquent cruellement de talent pour gagner des matchs. Fred Hoiberg peine à trouver des solutions tandis que ses dirigeants lui ont enlevé Kirk Hinrich à la deadline. Leur dynamique négative (7 défaites en 10 matchs) les remet à porté de fusil de Detroit Pistons actuellement 9ème au classement.

 

washington_wizards_logo10-Washington Wizards (27 victoires et 30 défaites) (+1)

Équivalent des Pélicans à l’est de par leur fragilité, les magiciens sont enfin au complet pour aborder leur course contre la montre. Non content d’avoir enregistrés les retours des blessés (Anderson, Nene), ils accueillent aussi Markieff Morris (trade) et JJ Hickson (FA).

Les Wizards sont tout justes à 50% en 2016. Ils possèdent un calendrier assez abordable mais ne doivent pas pour autant s’endormir. Les prochaines semaines nous en diront plus sur ce qu’ils sont capables de faire.

Bucks Logo11-Milwaukee Bucks (24 victoires et 35 défaites) (+2)

Le pari fou de Jason Kidd de mettre Antetokoumpo à la mène est en train de se matérialiser. En effet même si sur le terrain c’est Mayo qui occupe le poste 1, c’est le grec qui a le plus souvent la balle en main. C’est un pari fou mais plein de sens car sans shoot fiable (27% au jump shoot) « The Greek Freak » n’impacte pas assez le jeu lorsqu’il joue sans ballon.

Les Bucks sont en progrès malgré des résultats moyens (différenciel de -0.8 en février). Leurs recrues des 12 derniers mois sont désormais sur le banc alors même qu’elle devaient leur permettre de passer ce fameux pallier. Il faudra se poser les bonnes questions à la fin de la saison.

 

Magic Logo12-Orlando Magic (25 victoires et 32 défaites) (-3)

Pas très en verve sur le terrain, le Magic est actuellement classé dernier de sa division. Un terrible mois de janvier (2 victoires en 14 matchs) est venu doucher les espoirs des pensionnaires de l’amway center. Le Magic n’a plus grand chose à espérer cette saison mais fait le spectacle ailleurs.

Grosse attraction du all star week-end, Aaron Gordon est désormais un joueur surveillé. Devenu titulaire, il pèse 15pts 10 rebonds en 30 minutes sur les 5 derniers matchs. Les récentes arrivées de Jennings et Ilyasova apporteront un peu d’expérience au groupe floridien qui en manque cruellement pour viser plus haut.

 

Knicks logo13-New-York Knicks (25 victoires et 35 défaites) (-3)

En course pour les playoffs il y a encore quelques semaines, les Knicks sont irrémédiablement décrochés aujourd’hui. L’électrochoc voulu après le limogeage de Fisher n’a pas eu lieu car sous Rambis l’équipe reste sur 2 victoires en 7 matchs.

Dans l’oeuil du cyclone, Carmelo Anthony un temps invoqué dans les rumeurs de transfert réalise son mois le plus prolifique aux scoring (22pts 5passes) mais paradoxalement son moins efficient (39% au tir et 28 à 3pts). Encore une triste saison pour lui qui voit ses espoirs de titre s’amenuiser d’années en années.

 

Brooklyn Logo14-Brooklyn Nets (17 victoires et 42 défaites) (=)

Les Nets font plus parler d’eux en dehors que sur le terrain. Ils viennent de s’offrir Sean Mark au poste de GM qui a prit ses fonctions lors de la deadline. Alors qu’il prend à peine ses marques, il a d’ores et déjà pris la décision de couper son meilleur extérieur Joe Johnson ainsi que l’ex numéro 1 de la draft 2006, Andrea Bargnani.

Coté terrain, place à la jeunesse, les Bogdanovic, Karasev et autres Mc Collough auront la chance de pouvoir se montrer, à eux de la saisir. Ils ne seront pas de trop tant le duo Young-Lopez paraît isolé aujourd’hui. Danny Ainge s’en frotte les mains.

Sixers Logo15-Philadelphia Sixers (8 victoires et 50 défaites) (=)

Le soufflet Ish Smith retombé, Philadelphie a tranquillement repris son rythme de cancre. Avant dernier au net rating, les Sixers sont déjà au maximum de ce qu’ils peuvent faire dans cette configuration. Pire, ils viennent de s’affaiblir en perdant Jakaar Simpson l’un de leurs joueurs les plus polyvalent.

Rayon satisfaction, rappelons que Jahlil Okafor réalise une saison rookie extrêmement prometteuse à 17 pts 7rebs 1ct en 30 minutes à 50% du haut de ses 20 ans. Autre joueur en forme, Nick Staukas a retrouvé la mire en 2016 avec un joli 34/77 derrière l’arc soit 44%.

 

[Power Ranking 2015-16] Conférence Est: Episode 2

 

Logo Conférence_Est_NBA

Déjà une moitié de compétition jouée et c’est l’heure notre rubrique Power Ranking conférence Est. Le Power Ranking cherche à établir un ranking des équipes de chaque conférence à un instant T; sur une période donnée. Il est différent d’un classement classique même s’il peut y avoir des similitudes entre les deux. Le Power Ranking prend aussi en compte, les séries (victoires ou défaites), le calendrier et les blessures. Comme chaque année nous reviendront 2 fois par mois (EST-OUEST) sur la forme des équipes Nba durant les 30 derniers jours.Bonne lecture et n’hésitez pas vous exprimer dans les commentaires!

EPISODE 1

NBA_Team_Logos_Cleveland_Cavaliers1-Cleveland Cavaliers (27 victoires et 10 défaites) (=)

Tout juste nommé joueur de la semaine à l’est, LeBron James (26.0 points, 7.8 rebonds, 7.0 passes décisives de moyenne. Bilan : 4-0.) a enfin retrouvé sa joyeuse bande au complet et les résultats s’en ressentent.

Depuis le retour de Kyrie Irving dans le 5, les Cavs ont gagné 9 de leurs 11 matchs. Les deux défaites l’ont été contre les deux meilleurs bilan de la ligue (Warriors-Spurs). Les Cavaliers ont enfin lancé leur saison à l’image du duo Mozgov Thompson (le nouvel iron man de la nba « 325 matchs consécutifs »).

 

Raptors Logo2- Toronto Raptors (25 victoires et 15 défaites) (+4)

Bien placés dans la conférence est, la franchise canadienne est en train de s’imposer de plus en plus comme une valeur sûre. Vainqueur de leur rencontre à Londres face au Magic, les dinosaures restent sur une belle série de 4 victoires consécutives pourtant privés de leur meilleur recrue Carroll blessé au genou.

En l’absence de Demarre, Demar a appuyé sur le champignon et est devenu le 3eme joueur de l’histoire des Raptors avec une moyenne d’au moins 22,5 points/match à la mi-saison. Disciple d’Harden pour obtenir des lancers, il classe sa franchise 3ème aux nombres de lancers obtenus. Cela suffit pour l’instant mais le ballon doit plus bouger en attaque car être classée avant dernière aux passes décisives fait un peu tâche pour une équipe qui vise au moins la finale de conférence.

 

Bulls Logo3- Chicago Bulls (23 victoires et 15 défaites) (-1)

Depuis un mois, les Bulls alternent le bon et le moins bon collectivement. Fred Hoiberg commence même à être remis en question par la fanbase de la franchise. Non seulement ses rotations ne sont pas claires mais il doit composer avec les blessures (Rose-Noah-Dunleavy), méformes (Mirotic) et potentiels (Portis-McDermott) de ses joueurs.

Parmi les meilleurs défenses en décembre, les Bulls permettent 92 shoots tentés par matchs à leurs adversaires (30ème). Heureusement ils peuvent compter sur un Jimmy Butler survolté. 40 pts en 2nd mi-temps (dépasse Jordan « 39 ») face aux Raptors, 53 points contres les Sixers (1er Bulls à 50pts depuis Crawford en 2004); en 2016 Butler c’est 30pts 5.6rebs 6.5 passes à 48% FG et 40% à 3 pts. Malgré 3 défaites de suite les Bulls restent sur 7 victoires sur les 10 derniers matchs.

 

Hawks Logo4-Atlanta Hawks (23 victoires et 16 défaites) (+5)

En regardant leur bilan, on se dit que le collectif tant loué d’Atlanta semble avoir disparu cette saison. Pourtant certains chiffres disent le contraire. Les faucons sont 2ème aux steals mais surtout inscrivent 65% de leurs points sur passes décisives (2ème).

Sur le terrain on peut s’apercevoir que certains joueurs sont en plein doute, notamment Kyle Korver qui vient de réaliser un mois de décembre indigne de son rang au shoot longue distance (shotchart). Heureusement pour eux le duo Horford-Millsapp garde le contrôle de la volière pour des Hawks qui volent pour l’instant plus bas qu’attendus.

 

Pacers logo5-Indiana Pacers (22 victoires et 17 défaites)

Dans une conférence est ou tout va très vite, la régularité prime de plus en plus. A la recherche de cette régularité, les Pacers n’ont pas gagné plus de deux matchs consécutifs depuis le 3 décembre. A l’image de son équipe Paul George est lui aussi sur courant alternatif. Il oscille entre le bon, le moins bon et le moyen.

En dépit de cette irrégularité les Pacers sont solides et possèdent la deuxième meilleure défense de la ligue derrière les Spurs. Ancien texan, Ian Mahinmi s’éclate dans le 5. Il se contente de faire ce qu’il sait faire et il le fait bien. Bien joué Ian continue.

Heat Logo6-Miami Heat (22 victoires et 17 défaites)

Ogre annoncé au niveau des Bulls, le Heat suffoque à sa propre chaleur. Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas mis à part pour l’infirmerie qui ne se désemplie pas. Whiteside, Wade, Dragic, Deng, Winslow, Stoudemire, Green; tous ont manqué des matchs récemment au grand damne de coach Spoelstra.

Bien placé dans l’est, les floridiens ont peut-être un bilan trompeur dans leur conférence. Jugez par vous mêmes. 11 victoires/3 défaites face à l’ouest contre 11 victoire/12 défaites face à l’Est.Quoi qu’il en soit le Heat a entamé un road trip de 10 matchs/11 à l’extérieur commencé par 3 défaites consécutives. C’est une période charnière dans leur saison qui nous donnera dans quelques semaines une vraie indication sur leur niveau réel.

 

Pistons Logo7-Detroit Pistons (21 victoires et 18 défaites) (=)

Après un départ en fanfare les Pistons ont du mal à maintenir me rythme. Le duo Drummond-Jackson est moins impressionnant sans compter que le calendrier se corse un peu plus (San Antonio, Memphis, Golden State et Chicago cette semaine). Equipe qui joue le plus de minutes en moyenne (49), ils mettent aussi le plus de points dans le clutch time de toute la ligue mais le sont-ils vraiment? Face à Memphis ils perdent leurs deux rencontres dans les dernières secondes après avoir eu le ballon pour gagner.

Même si le retour de Jennings fait du bien au pire banc de la ligue en terme de scoring, les Pistons gardent quelques lacunes préjudiciables. Pas très collective dans la finition, (Le moins de panier assistés), Motor city occupe le 29ème rang au true shooting pourcentage. Les playoffs sont atteignables mais attention au retour des Wizards.

 

boston_celtics_logo8-Boston Celtics (20 victoires et 19 défaites) (+2)

Entre grosses performances et défaites incompréhensibles (Memphis, Nets), les Celtics ne trouvent toujours pas leur rythme dans cette campagne. Coach Stevens adoubé l’an passé est victime de son choix de ne pas définir de rotations ce qui agacerait ses joueurs. L’équipe est actuellement entre deux eaux à l’approche de la deadline qui verra certainement au moins un joueur être échangé.

Toujours prêt à dégainer (1er aux tirs tentés en moyenne) comme leur GM, les Celtics jouent vites (4ème tempo le plus rapide) et défendent bien (3ème défense). Sous l’impulsion d’un Thomas allstarisable et d’un Croawder qui réalise sa meilleure saison les celtics chassent à mi-parcours. D’ailleurs leurs fans francophones ont réalisé un podcast il y a 10 jours sur leur bilan à la mi saison que je vous invite à écouter.

 

Magic Logo9- Orlando Magic (20 victoires et 19 défaites) (-1)

En prenant le classement depuis noel, le Magic était dans le top5 de la nba jusqu’à peu mais leur spirale négative sur les 10 derniers matchs les a remis à portée de fusil des Celtics dans la course aux PO. Les floridiens sont justes et n’ont aucune marge comme en témoigne leur Net rating -0,2.

La bonne surprise pioche un peu après un début d’année compliqué (1v-6d en 2016). La défense s’améliore mais donne toujours 26 3pts en moyenne aux adversaires (3ème pire total de la ligue). Compte tenu de la nouvelle tendance de la ligue c’est un axe sur lequel les hommes de Skiles devront s’améliorer.

 

Knicks logo10-New-York Knicks (20 victoires et 21 défaites) (+1)

En plein road trip, les Knicks sont en train de se trouver une identité. Le garden revit complètement en assistant à l’éclosion du phénomène Porzingis. Depuis 10 ans, le Letton est le 3ème joueur au total de contre sur ses 40 premiers matchs en carrière avec 79.

En course pour le titre de meilleur rookie, il devrait être sans problème au rising star challenge dont son coéquipier Carmelo Anthony a été élu MVP en 2005. Mélo parlons-en. Il s’impose actuellement en vrai leader de l’équipe. En positif dans leur division (5-2) et à domicile (11-8), les Knicks devront prendre quelques matchs à l’extérieurs dans les prochaines semaines s’ils veulent jouer les trouble-fêtes d’ici mars.

washington_wizards_logo11-Washington Wizards (18 victoires et 19 défaites) (+2)

A l’image des Pacers ,les Wizards ont changé de style de jeu à l’intersaison. Bien qu’il offre beaucoup d’espace il les rend totalement tributaire de leur meneur de jeu. Seul réel créateur de son équipe John Wall (presque 12 passes/m en novembre) régale ses coéquipiers qui sanctionne les défenses sur du catch and shoot ou du spot up. (63% des points le sont assistés (3ème)

Actuellement en négatif, les magiciens n’ont malheureusement jamais été au complet depuis le début de la saison. Ils ont longtemps souffert de l’absence de leur meilleur scoreur Bradley Beal. Pourtant ils pointent au 5ème rang à l’adresse à 3 points avec un joli 37%.

 

hornetslogo12- Charlotte Hornets (18 victoires et 21 défaites) (-7)

La métamorphose annoncée au début de la saison et vérifiée lors des premiers match est en marche. Le jeu old school, back to the basket d’ Al Jefferson a été mis de coté au profit du « full court run » initié par le one-two punch Walker-Batum. Ce style les rend sympathiques, dangereux mais terriblement irréguliers.

En chiffre les Hornets tentent environ 29 3pts en moyenne par match (3ème) ce qui n’étonne que peu vu l’armé d’artilleur présente dans le roster. Beaucoup d’artilleurs mais peu de snipers ainsi ils occupent le 17ème rang au pourcentage avec 35% (shotchart). A noter que MKG blessé à l’épaule depuis la pré-saison est de retour à l’entrainement et pourrait effectuer un retour cette saison. Une bonne nouvelle pour l’un des joueurs les plus valuable de leur effectif.

 

Bucks Logo13-Milwaukee Bucks (16 victoires et 25 défaites)

Bonne surprise de l’an dernier la jeune troupe des bucks a du mal à confirmer cette saison. La greffe de Monroe ne prend pas et c’est en défense que le constat est plus édifiant. Ils ont actuellement la 29ème défense (106,9 pts/100 possessions) alors qu’ils étaient 2ème l’an dernier (99,3/100 possessions).

Bien heureusement leur potentiel reste intact vu la moyenne d’age et le talent de ses leaders qui devront apprendre à être plus performant à l’extérieur. En effet la franchise du Wisconsin possède le 2ème pire bilan de la conférence à l’extérieur (5v-18d) couplé d’un plus minus (+/-) de -9,6.

 

Brooklyn Logo14- Brooklyn Nets (11 victoires et 26 défaites) (=)

A l’actu des différents podcasts cette semaine (Posterdunk, Hoopcast, LowePost) les Nets ont fait le ménage au sein de la franchise. Au revoir Billy King (Gm), au revoir Lionel Hollins (coach), place à Tony Brown qui obtient un poste d’headcoach après 22 ans en tant qu’assistant dans cette ligue.

Coté terrain, c’est toujours compliqué. Les Nets ont perdu Jarett Jack (meneur titulaire) pour la saison. La seule éclaircie reste la victoire face aux Knicks privés de Carmelo Anthony. Grâce à ce succès, les Nets ont mis fin à leur série de 10 défaites consécutives à domicile. Les voila partis sur une autre série.

 

Sixers Logo15- Philadelphie Sixers (4 victoires et 37 défaites) (=)

Toujours bon dernier de la ligue, les Sixers font un peu moins rire depuis le retour de Ish Smith à Philly. Déjà 3 victoires…en 11 matchs pour eux qui n’avaient glanés qu’une victoire en 31 matchs. Les changements opérés en interne laissent paraître de léger progrès à la passe (5 de plus en moyenne) et à l’adresse aux shoots (+5% en moyenne).

Individuellement certains joueurs sortent la tète de l’eau à l’image de Stauskas qui avant de se blesser face aux Bulls compilait 43% d’adresse à 3pts. En dépit des défaites, les Sixers sont accrocheurs et il leur faudra du cœur pour ne pas finir avec le pire record de nba.