Chris Bosh, la transformation

Lorsque l’on pense au Miami Heat on pense forcément au Big Three acquis en 2010. Cependant, la plupart du temps deux noms ressortent de ce trio : LeBron James et Dwyane Wade. Il est donc temps de remettre les pendules à l’heure de rendre à Chris Bosh les louanges qu’il mérite.

Le sacrifice

Lorsqu’il a annoncé qu’il s’engageait avec le Heat ( avant LeBron James) Bosh sortait d’une saison grandiose sur le plan individuel. Jugez plutôt : 24 pts et 10,8 reb de moyenne par match. Meilleur marqueur de l’histoire de la franchise et surement l’un des trois meilleurs ailiers-fort de la ligue. En un mot Chris Bosh est une Superstar. Alors quand il arrive à Miami, il sait qu’il ne sera pas la première option mais la deuxième derrière Dwyane Wade et éventuellement la troisième si le Heat parvient à attirer LeBron James. Cela va être le cas pour les résultats que l’on connaît. Le contraste apparaît déjà : un Franchise Player d’une franchise va être contraint de devenir la troisième roue du prestigieux carrosse. Forcément on sait que CB va devoir faire des efforts et c’est là qu’il va se montrer exemplaire.

La première année 

On attend donc avec impatience les débuts du monstre à trois têtes que sera le Heat cette saison. Ce seront des débuts…..poussifs. En effet, Miami a du mal à démarrer sa saison à l’image des trois stars qui cherchent encore à se connaître. Chris Bosh joue encore à son poste naturel, le poste 4. Après des débuts moyens, le Heat pousse une gueulante et le voilà lancé pour une saison régulière qui se finira de manière satisfaisante et intéressante. Cependant avec ses deux compères de la draft 2003, Chris voit déjà ses statistiques retombées : 18pts et 9reb par match sur la saison régulière. Mais place aux Playoffs là où tout se joue. Après avoir éliminé assez facilement Philadelphie au premier tour puis de manière plus combative les Celtics en demi finale, Miami s’apprête à jouer le titre de champion de l’Est face aux Chicago Bulls de Derrick Rose, le MVP . Et c’est là qu’on se rend compte que Chris Bosh est un joueur incroyable. Il tourne tout simplement à 22 points de moyenne sur la série après la large victoire du premier match et participe grandement à la victoire finale du Heat : avec cette performance de choix, il montre à tout le monde qu’il reste un joueur au dessus du lot. Cependant une défaite en Finale NBA provoquera un flots de critiques envers Miami ( et en particulier un certain joueur..)et ceux malgré des prestations correct de l’intérieur floridien.

La seconde année

Nouveau système de jeu ! coach Spoelstra décide de révolutionner le jeu de Miami en utilisant le small ball. Ou plutôt comme aime le dire Spo : le positionless. Chris Bosh quitte son poste naturel pour se positionner en Pivot. Mais pas d’appréhension de son côté, il est prêt à tout pour l’équipe et pour un titre. Sur cette saison régulière, Chris Bosh est moins à l’aise dans son jeu mais ses statistiques restent globalement les mêmes que l’an dernier avec 18pts et 8reb. C’est reparti en pour aller en Playoffs : premier tour contre les Knicks relativement simple pour l’équipe floridienne. Un second nettement plus corsé face aux Pacers d’Indiana qui possède dans la raquette deux gros clients avec Roy Hibbert et David West. Bosh est en demi-teinte sur cette série d’une part à cause de l’opposition et du fait qu’en PO, il est plus dur d’être efficace à un poste qui est relativement nouveau. Cependant le Heat s’en sort grâce aux deux monstres James et Wade et un Bosh réveillé. En Finale de Conférance Miami s’en sort encore une fois avec un LeBron James stratosphérique, un DWade tranchant et un Chris Bosh guerrier. Chris est cette fois sur de sa force et de son jeu et il va avec le Heat remporté son premier titre face aux jeunes du Thunder emmené par Durant et Westbrook. CB1 est enfin au sommet, non plus individuel mais collectif et cela change tout.

La troisième année 

Chris Bosh revient avec un nouvel état d’esprit : être agressif aux rebonds. En effet sans être particulièrement médiocre sur ce registre il ne faut pas se voiler la face : il peut vraiment mieux faire. Sur les premiers matchs de la saison Bosh va effectivement montrer une agressivité rare chez lui dans la raquette pour les rebonds. Malheureusement, son effort ne durera pas et malgré quelques pointes Bosh descends dans toute les catégories statistiques ( les plus basses depuis sa saison rookie ). Paradoxalement le Heat réalise la meilleure saison de son histoire ( 66-16 ) et enchaîne 27 victoires d’affilés ce qui les classe deuxième dans l’histoire de la NBA ( derrière les 33 victoires des Lakers en 1972 ). Dans les faits, Bosh sacrifie son jeu et son volume de jeu pour le bien de l’équipe. Le coach ira même jusqu’à dire qu’il s’agit du joueur le plus important de l’équipe. Pas forcément vrai mais pas forcément faux non plus.

Le Heat arrive en PO en rouleau compresseur écrasant les pauvres Bucks, puis infligeant le tarif habituel aux Bulls dans une ambiance électrique et des matchs serrés ( en l’absence de Derrick Rose ). Puis une énorme série face à Indiana qui se jouera en sept manches. Le Heat en sort vainqueur avec cependant des interrogations et en particulier pour Chris Bosh. En Finale NBA on repart en sept matchs face aux Spurs de San Antonio. Et si offensivement Bosh a plutôt souffert il a par contre été exemplaire en défense. Ses contres, son activité, sa mobilité ont gênés les pénétrations de Tony Parker ou parfois (un exceptionnel) Tim Duncan . C’est même lui qui offre la passe décisive de la série pour Ray Allen sur un rebond…offensif ! Le momentum change de camp et le Heat réalisera le back to back quelques jours plus tard.

Après avoir rempli ses objectifs de titres avec le Heat ( et encore il reste encore cette année pour un éventuel three-peat historique ), Bosh ressort donc serein. Il entre dans sa dernière année de contrat et donc on se pose la question : voudra -t-il encore être la troisième option ou partira-t-il dans une autre franchise après cette saison ( et un éventuel troisième titre ) ?

Quoiqu’il en soit Chris Bosh est un joueur majeur de l’effectif floridien tant sur le terrain que dans les vestiaires. Et les fans du Heat le savent : sans Chris Bosh pas de titre. Chris Bosh n’est pas et ne sera surement pas ( enfin sait-on sait jamais..) une légende. Mais il est et sans aucune contestation possible un Hall of Famer.

6 Comments

  • LeBronIsSoGood-NN

    Corrigé merci 🙂
    Bosh est la présence intérieure offensive que le Heat cherchait pour ouvrirdes boulevard à LBJ et Wade. Malheuresement son volume de jeu entier a baissé et donc il a perdu en rendement à bien d'autres égards. Etça j'ai voulu le souligner car c'est un grand sacrifice pour une superstar dans la force de l'âge

  • Nico (DH)

    Article pas mal dans l'ensemble, ça résume bien la situation.

    Par contre erreur ici : 'Il tourne tout simplement à 30 points de moyenne sur la série après la large victoire du premier match et participe grandement à la victoire finale du Heat"

    Concernant Bosh, il n'est que très rarement la présence intérieure que le Heat souhaitait. En PO, il est devenu un simple shooteur mi distance. Il n'allait même plus dans la raquette. Il s'est bien repris en Finales où il a été très important, notamment dans le match 4 et 6 avec une vraie présence défensive…

    Offensivement, Bosh est vraiment un bon joueur, mais il a un peu trop délaissé son rôle d'intérieur à mon gout.

  • jejevert01_MLV

    Joli travail. De toute façon, on oubli souvent qu'on ne gagne pas un titre avec deux joueurs.. Bosh est forcément important. Comme le souligne Nico, il m'a réellement impressionné en finals de part sa défense. Il fait le taf, et comme le basket est un sport collectif c'est nickel

  • Pistons31

    Pas très objectif je trouve à certains moments et quelques fautes de frappes des fois ^^
    Sinon, pas mal dans l'ensemble, je penses que tu aurais du peut-être developper son apport défensif dans les finals (Block face à Green au G6 notamment) ainsi que son aura (La gueulante face à Chalmers, son game-winner en SR face aux Spurs etc…).
    Bonne chance !

  • LeBronIsSoGood-NN

    les fautes de frappe c'est pas moi par contre. Cet article ne se voulait pas objectif et voulait mettre en lumière l'apport plus que véritable de Chris Bosh. Ce n'était vraiment un recap et j'yai fais allusion parfois à ce que tu dis

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