[Billet du lundi] Dallas, ton univers qui n’attire pas les stars

Tous les lundis, la rédaction de Dunkhebdo vous propose un billet. Dans cet article, un auteur du site émet un avis personnel en moins de 700 mots sur l’actualité NBA sans les contraintes journalistiques habituelles. 

Mark Cuban est un homme ambitieux. Forcément, on ne passe pas d’un poste de barman en début de carrière à une fortune estimée à plus de 3 milliards de dollars en étant humble. Pourtant, cette ambition qui l’a aidé a réussir en affaires le mène à sa perte dans le monde NBA. Oui, on parle ici du marché des agents libres. Marché où Mark Cuban se promet d’être un acteur tout les ans. En effet il l’est, mais plus comme figurant que premier rôle. Ce n’est pas la volonté qui manque, ni les effets d’annonces racoleurs. Avec toutes les superstars qu’il a annoncé chez ses Mavericks (LeBron James, Dwight Howard Carmelo Anthony ou même Chris Paul), Dallas aurait pu gagner plusieurs titres.

Sauf que aucunes d’elles n’est venu. A la place, Dallas a plutôt vu arriver Chandler Parsons, Wesley Matthews et Deron Williams (pas le joueur dominant d’Utah, celui qui squatte Chipotle). Les supporters font grises mines. Parier sur la free agency ce n’est pas un problème, c’est même une bonne chose et puis les dirigeants des Knicks font bien pareil depuis 10 ans pour maintenir la fan base éveillée. L’erreur que répète inlassablement Mark Cuban c’est de tout sacrifier pour la free agency, quitte à mettre son équipe en difficulté. Il se débarrasse de certains éléments clés de son équipe mais ne parvient pas à signer la superstar tant convoitée, et doit donc se rabattre sur des quatrièmes choix. Ainsi, année après année, alors que l’effectif entourant Dirk Nowtizki devrait se renforcer pour palier le vieillissement de la superstar, c’est le contraire: il perd en qualité. Cette année, il avait promis Hassan Whiteside aux supporters. Ils récupèrent finalement Andrew Bogut et Harisson Barnes au maximum, ce qui constitue sans doute le pire contrat de l’intersaison. Quand on peut dire cela alors qu’un joueur qui n’a jamais joué un All Star Game a obtenu un contrat à 153 millions de dollars la même intersaison c’est vous dire à quel point ce contrat est cataclysmique.

Tenter constamment de tirer le gros lots c’est se priver de la possibilité de récupérer les lots intermédiaires et donc souvent repartir bredouille. Si en business, gagner gros représente – en quelque sorte – la finalité, en NBA, les petits ajouts sont souvent ceux qui sont décisifs. Même si attirer une superstar pourrait faire passer un cap à une équipe, elle ne sert à rien sans la présence de bons roles players.

La volonté qu’a Cuban de constamment être compétitif pour Dirk Nowtizki (version naïve) et aussi tout simplement gagner des titres (version réaliste) le tue à petit feu. Pat Riley connait exactement le même problème avec le Heat, en bien plus grave. Cuban continue de miser gros à chaque partie de poker free agency et continue de voir son capital se dilapider.