Bilan 2014-2015: Southwest Division

 

 

Comme l’an dernier Dunkhebdo vous propose les bilans de la saison par divisions. Pacific (Pacifique), Atlantic (Atlantique), Southwest (Sud ouest), Southest (Sud est), Central (centrale), Nordwest (Nord ouest). Nouveau cette saison la rubrique sera divisée en plusieurs sous-trophées attribués à des joueurs évoluant dans cette division. Après la pacific division du champion NBA, et la Central division du vainqueur de la conférence est, voici le bilan de la division la plus dense (5 équipes sur 5 en playoffs) et la plus victorieuse (261 victoires en 410 matchs « 64% ») cette saison la Southwest division.

(): Bilan de division

Classement

1- Houston Rockets (56 victoires et 26 défaites) (8-8)

En constante progression depuis 2013, les Rockets ont passé un cap supplémentaire cette saison en devenant un réel favori au titre. Dans le sillage d’un James Harden Mvpiesque toute la saison durant, les Texans ont réussi à arracher le titre de la division southwest, la plus relevée de son histoire à ce jour. Connu pour leur jeu offensif, les hommes de Mc Hale ont montré en début de saison qu’il savait défendre (1ere défense sur les 20 premiers matchs) avant de retomber dans leurs travers un peu plus tard dans la saison.

Orphelin de plusieurs joueurs importants forfaits sur blessure au cour de la saison (Howard (41) , Beverly (26) , Jones (49) , Papanikolaou (39) matchs manqués) Houston a su garder un rythme élevé comme en témoigne son bon parcours en 2ème partie de saison (9 défaites en 28 matchs après le ASG). Les pensionnaires du Toyota Center ont été cette saison l’illustration du changement du jeu et la nouvelle importance du tir à 3 points (32 par match « 1er »). Saison positive donc pour les Rockets qui risquent d’être de plus en plus dangereux au fil des années.

2- Memphis Grizzlies (55 victoires et 27 défaites) (9-7)

Outsiders régulièrement oublié des observateurs, les Grizzlies ont réalisé une saison au dessus des standards auxquels ils étaient attendus. Suivi du coin de l’oeuil après avoir été difficilement sorti en 7 matchs par OKC (légitime favori) en 2014, les  joueurs du Tennessee ont attaqué la saison tambour battant en réalisant le meilleur départ de la franchise (21 victoires en 25 matchs). Connue pour sa défense très agressive ainsi que sa hargne sur le parquet la Grit and Grind team a progressé en attaque pour devenir un vrai prétendant.

A l’image de Marc Gasol qui a passé un cap offensivement cette saison (27 matchs à plus de 20 points cette saison contre 22 matchs sur les deux dernières précédentes saisons combinées), Memphis a comblé ses manques en attaque en allant chercher les points sur la ligne (10ème). En effet, ils ont convertis 17% de lancers francs de plus qu’en 2013-2014. Perturbés par les blessures de cadres et la greffe pour l’instant manqué de Jeff Green; ils gardent tout de même une marge de progression intéressante pour aller plus haut même si leur manque de régularité en attaque et d’adresse extérieure les empêchent de viser plus haut.

3- San Antonio Spurs (55 victoires et 27 défaites) (8-8)

Sous estimés sans vraiment l’être, les champions en titre de 2014 ont réalisé une saison régulière très solide malgré les aléas. Leur bilan moyen de 25 victoires et 16 défaites à la mi saison s’est transformé en un 55-27 de haut vol en fin de cette dernière. Rappelons au passage que le champion n’a pas été épargné par les blessures puisque seuls 3 joueurs majeurs de l’effectif ont disputé plus de 70 matchs cette année (Green et Diaw 81, Duncan 77).

Sans parler des playoffs « Bilan de la saison régulière oblige », les Spurs pourront s’en vouloir d’avoir perdu face à la faible équipe des Knicks durant leur fameux road trip. Cette défaite qui arithmétiquement leur coûte au final le titre de division et la mauvaise surprise d’affronter les Clippers au 1er tour des playoffs. La saison des pensionnaires de l’AT&T center reste quand même énorme en chiffre puisqu’ils terminent dans le top 10 à l’efficacité de toutes les catégories majeures sauf au pertes de balles. Ils sont d’ailleurs top 5 en défense (3ème) à la passe (4ème),  field goal (5ème), true shooting (5ème).

4- Dallas Mavericks (50 victoires et 32 défaites) (7-9)

Troisième franchise du texas de notre classement, Dallas aura connu une année très mouvementée à l’image de son sulfureux propriétaire. Habitué à tenter des paris chaque saison pour donner une chance supplémentaire au wonderkind de remporter le titre, Cuban n’a pas failli à sa réputation. En récupérant un joueur dominant comme Rajon Rondo la franchise a pris un risque qui s’est malheureusement avéré perdant.

La greffe n’aura donc jamais prise; pire, cette addition a perturbé l’équilibre de l’équipe. Beaucoup tourné vers l’attaque (5ème) mais pas vraiment impliqué de façon régulière en défense (18ème), ils ont subi de très lourdes défaites les décrédibilisant en tant que réel contender. Malgré tout, Dallas est resté une place forte de l’ouest comme en témoigne les 50 victoires acquises cette saison. Nul doute qu’ils reviendront l’an prochain avec un nouveau groupe plein de potentiel.

5- New-Orleans Pelicans (45 victoires et 37 défaites) (8-8)

Petit poucet de la division de par son historique, mais aussi ses précédents bilans, les Pélicans sont une équipe qui monte. 1er choix de la loterie en 2012, les voila en playoffs 3 ans plus tard. L’effectif est jeune, talentueux et athlétique mais est malheureusement soumis régulièrement aux blessures de cadres (seuls Asik 76 et Evans 79 ont joué plus de 70 matchs dans l’effectif cette saison).

Évoluant plus sur du demi terrain (27ème au Pace), les pensionnaires du smoothie King center ne jouent peut-être pas assez sur les qualités maximales de leur effectifs. Néanmoins, ils suivent la tendance des équipes qui réussissent en ce moment en augmentant de 20% le nombre de 3 pts rentré par rapport à l’an dernier. La présence et le danger représentés par Anthony Davis lorsqu’il est dans la raquette peuvent aussi expliquer l’amplification du phénomène. L’année prochaine sera l’année de la confirmation pour les palmipèdes à bec large qui s’ils restent en santé pourraient très bien bouleverser la  hiérarchie de la division dès l’an prochain.

6th Man Of The Year

Corey Brewer

 

Arrivé en cours de saison en provenance de Minnesota, l’ex gator, double champion ncaa a mis tout le monde d’accord dès les premiers matchs. Ce n’est pas un remplaçant, c’est un titulaire qui ne commence pas les matchs. Les 6ème hommes sont généralement choisis pour les points qu’ils marquent mais la rédaction a choisi de récompenser l’impact qu’a le joueur lorsqu’il entre en jeu. A ce jeu Brewer est devant tout le monde dans la southwest division.

Intercepteur qui ne manque pas d’audace, il sait sentir les coups et forcer les pertes de balle de ses adversaires. Capable de sanctionner à 3 points dans le coin, Corey Brewer est avant tout un excellent joueur de transition. Rapide, athlétique, il fait payer chaque relance rapide de son équipe ou mauvais repli défensif de ses adversaires. A noter qu’il inscrit la majorité de ses points dans le derniers quart temps et qu’il y joue 8 minutes en moyenne. Les fans du dicton « l’important n’est pas de commencer mais de finir les matchs » apprécieront.

Rookie Of The Year

Kostas Papanikaulaou

 

Récemment impliqué dans le transfert de Ty Lawson aux Rockets, le grec est le seul rookie qui a émergé assez longtemps dans cette division pour être considéré dans la course au ROY . La southwest division est une division d’équipes fortes. Les joueurs draftés (souvent en fin de 1er tour) n’y ont pas forcément l’occasion d’avoir un temps de jeu régulier.

Les Jordan Adams, Nick Johnson, Kyle Anderson et Clint Capela n »ont quasiment pas foulé les parquets cette saison contrairement à l’international grec qui malgré un temps de jeu limité avait un rôle bien défini notamment en attaque avec la seconde unit. Belle saison mais trop courte pour le rookie grec qui a le potentiel pour devenir un maillon important pour sa futur équipe.

Defensive Player Of The Year

Kawhi Leonard

 

Enfin, Enfin! Kawhi Leonard a mis fin à l’hégémonie des intérieurs qui avaient la main mise sur ce trophée depuis 2005. Absents quelques matchs cette saison pour des blessures diverses, son impact se faisait ressentir dès qu’il était sur le parquet. Capable de défendre efficacement par séquences sur 4 positions, le texan est un féroce défenseur qui apporte de la dureté et de la dissuasion par sa simple présence sur le terrain.

A seulement 24 ans Leonard dit « The Hand » vient de s’engager sur le long terme avec les Spurs. Ils viennent de lui offrir une prolongation au montant maximum auquel il pouvait prétendre. Vainqueur de ce trophée en devançant Tim Duncan et Tony Allen dans la division, le natif de river side en californie aura forte affaire pour conserver son trophée.

Mention tout de même à Tim Duncan qui a encore été le pilier défensif toute la saison durant. Il a permis au sien de rester dans les meilleures défenses de la ligue du début à la fin et ce malgré les forfaits à répétition des cadres de l’effectif.

Most Improoved Player

Anthony Davis

Monstrueux lorsqu’il n’est pas blessé, Anthony Davis a clairement franchi un cap cette saison. All star l’an dernier alors qu’il n’était que sophomore, il est cette année clairement devenu un « MVP caliber player ». Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder les chiffres. Il affiche cette saison un PER de 30,89 (1er et seul à plus de 30) pour la saison 2014-2015. (Kevin Durant élu MVP l’an dernier affichait un PER de 29.90). Pour faire simple depuis 2003, seul Tracy Mc Grady a fait mieux avec 31.01 en 2002-2003.

Cette campagne monstrueuse lui a d’ailleurs ouvert les portes à une prolongation record de 145 Millions de dollars sur 5 ans (sous réserve qu’il soit titulaire au ASG ou présent dans la all nba 1rst team l’an prochain) à tout juste 22 ans. Ce fit donc une saison bien rempli pour le leader des Pélicans qui a ponctué le dernier exercice par une première qualification en playoffs, ainsi qu’une première apparition dans la all nba 1rst team dans sa jeune carrière professionnelle.

Most Valuable Player

James Harden

 

Récemment élu MVP par les joueurs au nez et au protège dent de Steph Curry, le barbu n’a vraiment pas volé ce trophée tant il a dominé cette année en nba. Leader charismatique, James Harden, 1ère option pour sa troisième année est définitivement rentré dans une autre catégorie en 2014-2015. Surfant sur le avec team USA aux championnats du monde, il a attaqué la saison tambour battant et l’a terminé en trombe sur un titre de division puis une finale de conférence avec ses Rockets.

Franchise player, superstar, the bearded one a tout pour devenir la référence à son poste pour la décennie en cours et peut-être celle à venir. Clutch au possible, créateur génial, il nous a gratifié de quelques games winners et autres actions de très grande classe. Au jour d’aujourd’hui seule sa défense reste contestable et nulle doute qu’il devra passer un palier de ce coté du terrain pour pouvoir viser plus haut.

All Southwest team

Guard: Monta Ellis

Stats: 19 points, 4 passes, 2 rebonds, 2 interceptions en 34 minutes

3 double-doubles, 35 matchs à 20 points et plus, 32 matchs à 5 passes et plus.

 

Guard: James Harden

Stats: 27 points, 6 rebonds, 7 passes, 2 interceptions en 37 minutes

21 double-doubles, 4 triple-doubles, 62 matchs à 20 points et plus (dont 35 à 30 points et plus), 47 matchs à 5 rebonds et plus, 58 matchs à 5 passes et plus

 

Forward: Kawhi Leonard

Stats: 17 points, 2 passes, 7 rebonds, 2 interceptions en 31 minutes

14 double-doubles, 19 matchs à 20 points et plus, 52 matchs à 5 rebonds et plus, 9 matchs à 5 passes et plus, 29 matchs à 3 interceptions et plus

 

Forward: Anthony Davis

Stats: 24 points, 10 rebonds, 3 contres en 36 minutes

42 double-doubles, 52 matchs à 20 points et plus, 42 matchs à plus de 10 rebonds, 12 matchs à 5 contres et plus

 

Center: Marc Gasol

Stats: 18 points, 8 rebonds, 4 passes, 2 contres en 33 minutes

20 double-doubles, 27 matchs à 20 points et plus, 21 matchs à 10 rebonds et plus, 27 matchs à 5 passes et plus

 

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