Bilan 2014-2015: Southeast Division

 

Comme l’an dernier Dunkhebdo vous propose les bilans de la saison par divisions. Pacific (Pacifique), Atlantic (Atlantique), Southwest (Sud ouest), Southest (Sud est), Central (centrale), Nordwest (Nord ouest). Nouveau cette saison la rubrique sera divisée en plusieurs sous-trophées attribués à des joueurs évoluant dans cette division. Après la Pacific division du champion NBA, la Central division du vainqueur de la conférence Est et la très forte Southwest division (5 équipes sur 5 en playoffs), place à la Southeast division, celle de la meilleure équipe de l’Est en saison régulière, les Atlanta Hawks.

(): bilan division

Classement

1-Atlanta Hawks

 60 victoires et 22 défaites (12-4)

Les Hawks ont totalement dominé la conférence est cette saison. Seule équipe de la conférence à 60 victoires, les hommes de coach Buldenholzer ont régné en maître sur l’Est.  Au final ce sont 4 joueurs au all star game, un coach élu coach de l’année, pourtant, aucun hawks ne figure dans une all nba team.  Le paradoxe géorgien s’explique en partie par la force du système de jeu. Ce système légèrement calqué sur celui des Spurs arrive à tirer le maximum des qualités des joueurs qui le compose.

Même s’il a été entaché par plusieurs affaires extra sportives (Buldenholzer (alcool), Ferry (Racisme), Antic-Sepholosha (bagarre)), cet exercice restera à ce jour dans l’histoire de la franchise comme étant le plus victorieux.  Espérons pour la ville d’origine de Ludacris que ses bons résultats permettront de remplir la Phillips Arena. Elle qui est bien souvent vide (17ème  attendance) alors que le spectacle y est souvent au rendez-vous.

Top 10 2014-15

2-Washington Wizards

46 victoires et 36 défaites (10-6)

Equipe programmée pour les playoffs avec des joueurs de jeu placé, les magiciens ont réalisé une très belle campagne. Dans le haut de la conférence pendant longtemps, ils ont tout de même souffert des absences à répétition de Bradley Beal, leur réel leader offensif. Car si John Wall est le franchise player, BB3 est tout aussi important dans le type de jeu prôné par Randy Wittman.

18 ème au rythme de jeu (Pace), les Wizards sont une équipe de demi terrain. Ils prennent leur temps pour jouer (44% des shoots tentés entre 7-15 sec à l’horloge) mais sont aussi chirurgicaux en transition (56% d’adresse après 6 sec de possession). Les magiciens ont posé cette année les bases d’un avenir éclatant. En attendant la possible signature de Kevin Durant à l’été 2016, la franchise de la capitale a fait le plus dur « être compétitive ».

Top 10 2014-15

3- Miami Heat

37 victoires et 45 défaites (6-10)

Quadruple vainqueur de la conférence est, le Heat a vécu une saison beaucoup moins rose que les précédentes de la décennie. Orpheline de son roi qui a quitté son trône de feu pour reconquérir sa terre natale, les texans ont vécu une saison surprenante à bien des égards. Entre les satisfactions du niveau de Bosh, la Whiteside story, l’acquisition de Dragic puis les contrastes apportés par les blessures de Bosh, Mc Roberts et le « déclin » de Wade, les heat fans ont subi un ascenseur émotionnel jamais vu auparavant.

Sur le terrain ce fut aussi beaucoup plus compliqué, avec la 27ème position aux points marqués mais aussi la dernière position à la passe. Les floridiens ont beaucoup souffert en attaque et n’ont jamais pu retrouver un semblant de ce qu’apportait Lebron à leur jeu offensif. Vous l’avez compris c’est une saison à oublier pour Miami qui avait habitué ses fans à de biens meilleurs résultats. A Riley de donner le ton lors de la free agency et la draft.

Top 10 2014-15

4- Charlotte Hornets

33 victoires et 49 défaites (8-8)

En playoffs pour la dernière année des bobcats, les hommes de coach Clifford étaient attendus pour la confirmation cette saison. Armés de leur mentalité défensive l’an dernier, les néo hornets ont tenté de rajouter un brin de folie en signant Lance Stephenson. Malheureusement pour eux la greffe n’a jamais prise et les résultats s’en sont fait sentir.

Entre blessures, méformes et malchances, les hornets auront connu une saison très difficile à l’image de leur franchise player Al Jefferson bien loin de son impact de la saison passée (16 pts 8 rebonds en 2014/15 contre 21 pts 10 rebonds en 2013/14). A contrario, les fans de la caroline du nord pourront être satisfait des progrès affichés par Zeller, Kemba Walker et Kidd-Gilcrhist qui commencent vraiment à assumer leur statut. Avec eux Charlotte a des pièces valables pour aller bien plus haut dans un futur proche.

Top 10 2014-15

5- Orlando Magic

25 victoires et 57 défaites (4-12)

Pour la seconde saison consécutive, Orlando est dernier de la division southeast. Pas encore remise du départ de son ex franchise player Dwight Howard, le Magic peine toujours à décoller dans une faiblarde conférence Est. Pourtant ce n’est pas le talent qui manque à Orlando. Il y a l’un des effectifs de jeunes joueurs les plus talentueux et plus prometteurs de la nba (Gordon 19ans, Payton 21 ans, Oladipo 22 ans, Fournier 22 ans, Harris 23) .

Malgré les apports de vétérans tels Ben Gordon ou Chamming Frye pour aider les jeunes hors du terrain, il leur faudrait davantage d’aide sur le terrain pour enfin parvenir à prendre l’envol. Dans les 10 derniers aux rebonds (25ème) , aux points (25ème), à la passe (23ème) et aux points encaissés (23ème), les jeunes bleus ont été une mauvaise équipe cette année. A l’inverse leurs joueurs majeurs ont paradoxalement tous progressé statistiquement.

Top 10 2014-15

6th Man Of The Year

Dennis Shroder

 

 

Leader de la seconde unit de la meilleure équipe de l’est, D-Shrod est un élément essentiel dans le bon fonctionnement des Hawks. Shooteur acceptable (39% en pull up) mais slasheur d’élite, le meneur allemand est chirurgical  en pénétration. Souvent en « attack mode », il n’a ni peur d’aller chercher le contact, ni de se frotter aux intérieurs quand il pénètre dans la raquette.

En tant que sophomore, il a déjà démontré une grosse progression entre sa première et sa seconde saison ( 3 points, 2 passes à 38% en 13 min  rookie contre 10 points 4 passes à 43% en 19 min sophomore). Barré par le très bon Jeff Teague au poste de titulaire, il excelle dans son rôle de 6ème homme en Géorgie. Attendons donc qu’il continue son développement avant de peut-être tenter de mener sa franchise à l’image d’un Reggie Jackson.

Son top 10

Rookie Of The Year

Elfrid Payton

Si Orlando est resté dans les bas-fonds de la ligue ces dernières années, l’effectif ,lui, regorge de jeunes talents. Parmi eux, le jeune meneur Elfrid Payton. Tout droit sorti de la petite fac de Lafayette, il a été cette saison le meilleur rookie de toute la division. 4ème du vote , de la nba, le dreadlocksé a distribuée 533 passes décisives cette saison ( à 11 passes du record de la franchise détenu par Penny Hardaway).

Entré dans l’histoire du Magic comme étant le premier rookie a compilé deux triple doubles consécutifs (7ème rookie de l’histoire), il s’est installé comme une réelle pièce du futur au sein de la franchise floridienne. Dernier point et non des moindre, il a disputé la totalité des matchs de la saison régulière soit 82. C’est une réelle performance quand on sait que c’est sa 1ere saison professionnelle, puis c’est le 1er Magic à le faire depuis la paire Howard-Redick  en 2010-2011.

Son top 10

Defensive Player Of The Year

John Wall

John Wall est un joueur spécial. Très aimé par les fans (plébiscité cette année comme meneur titulaire à l’est aux ASG grâce aux votes des fans), possédant même sa propre dance, le franchise player des Wizards impose le respect par ce qu’il apporte sur le terrain. Intense des 2 cotés du terrain, il a la capacité de lire le jeu avant les autres que ce soit en attaque ou en défense.

Présent dans la 2nd all defensive team (1er Wizards depuis Larry Hugues en 2004/05), John Wall a passé un réel cap défensivement cette saison notamment dans la régularité et sur pick and roll. Bon en défense visuellement Wall confirme cette tendance dans les statistiques avancées. 4ème arrière aux interceptions, 1er de sa position au contre, John Wall limite ses adversaires à 42.7% sur la saison. Mieux il est classé second au défensive real plus minus à son poste derrière E.Bledsoe. A seulement 24 ans Wall est mûr des deux cotés du terrain, sa carrière n’en sera que meilleure.

Most Improoved Player

Hassan Whiteside

Depuis maintenant 4 ans la nba nous gratifie chaque année de son lot de break out player. Après Sundiata Gaines, Jeremy Lin et Troy Daniels ces dernières saisons, ce fut au tour d’Hassan Whiteside cette saison. Journeyman atypique passé par la chine  et les autres ligues mineures, l’ex meilleur contreur Ncaa a su saisir la balle au bond chez le Miami Heat. Gros rebondeur et féroce contreur, il a montré pas mal de bonnes choses de l’autre coté du terrain.

C’est la première fois depuis bien longtemps qu’un intérieur non référencé sort de telles statistiques et enchaînent les matchs de haut niveau de la sorte. En mettant sont temps de jeu à 36 minutes ces stats sont énormes « 18.4points, 15.6 rebonds, 4.6 contres ». Bien qu’il n’ait joué que 4 mois, seuls Jeff Teague ou Demarre Carroll auraient pu venir lui contester ce trophée. Hassan a fini la saison blessé alors qu’il avait entamé le mois d’Avril sur les chapeaux de roues en compilant 16 points 12 rebonds à 68% le tout en seulement 32 minutes. A n’en pas douter, ce sera l’une des attractions de la prochaine saison.

Most Valuable Player

Paul Millsap

Role player « plus », lorsqu’il évoluait dans la conférence ouest au Utah Jazz, Millsap est depuis deux ans maintenant devenu l’un des meilleurs joueurs à son poste en NBA. Joueur sur lequel le système Hawks repose, il est clairement le meilleur joueur de la meilleure équipe de la conférence est cette saison. Souvent oublié dans les discussions au titre de MVP de la nba aux profits de joueurs plus sexy, Paul Millsap n’est ni un prolifique scoreur, ni un gros rebondeur mais sa polyvalence fait des ravages en Géorgie.

Capable de driver, passer, se sortir des prises à deux, trouver le joueur ouvert entres autres, il sublime le jeu de son équipe quand il touche le ballon. Vous comprenez bien que c’est la pierre angulaire (63 touches/matchs; 2ème hawks derrière Teague) des faucons offensivement mais aussi défensivement. Eh oui, Millsap est un 2 way player de haut vol. Alors non, ce n’est pas un grand rim protector mais il n’en reste pas moins un défenseur d’élite comme en témoigne son défensive rating (99). Il se classe devant Davis (100) et Ibaka (104) pourtant plus impressionnants visuellement dans ce domaine.

Highlights

All Southest team

Guard: John Wall

Stats: 18 points 5 rebonds 10 passes en 36 minutes

40 double doubles, 25 matchs à 20 points et plus, 37 matchs à 5 rebonds et plus, 44 matchs à 10 passes et plus

 

 

Guard: Dwayne Wade

Stats: 22 points 4 rebonds 5 passes en 32 minutes

3 double doubles, 37 matchs à 20 points et plus, 15 matchs à 5 rebonds et plus, 31 matchs à 5 passes et plus

 

 

Forward: Paul Millsap

Stats: 17 points 8 rebonds 3 passes en 33 minutes

15 double doubles, 21 matchs à 20 points et plus, 16 matchs à 16 rebonds et plus, 10 matchs à 5 passes et plus

 

Forward: Al Horford

Stats: 15 points 7 rebonds 3 passes en 30 minutes

14 double doubles, 1 triple double, 19 matchs à 20 points et plus, 16 matchs à 10 rebonds et plus

 

Center: Nikola Vucevic

Stats: 19 points 11 rebonds 2 passes

45 doubles doubles, 30 matchs à 20 points et plus, 45 matchs à 10 rebonds et plus