Il faut se rendre à l’évidence, les Warriors sont déjà champions

Et à la fin, les Warriors gagnent.

Au cours du meilleur match de saison régulière depuis bien longtemps, les Warriors se sont imposés à Oklahoma City, porté par un Stephen Curry surnaturel (46 points). Chahutés pendant la majeure partie de la rencontre, tout proche de perdre, Golden State s’est encore une fois sortie d’une situation étriquée pour accrocher une nouvelle victoire. Plus que la victoire d’hier, les hommes de Steve Kerr ont prouvé que personne ne les battra cette année dans un match où ils sont investis. Les Warriors sont déjà champions.

Impériaux dans les matches importants

16-0. Le bilan de Golden State contre les 10 meilleurs équipes du championnat parle de lui-même. Les Warriors aiment les grands matches, meilleur moyen de montrer leur supériorité sur cette ligue. Quand elle aborde le match sérieusement, sans tomber dans son arrogance quasi-naturel, cette équipe est imbattable. Ces 16 matches en sont la preuve éclatante. A chaque nouvelle difficulté, à chaque nouveau scénario de match, la bande à Stephen Curry trouve un moyen de s’en sortir.

Face à Cleveland, le soir de Noel, les Warriors ont été embarqué dans un match étriqué, au scoring très bas. Le traquenard parfait en somme. Trop peu pour eux qui ont su s’en échapper après une dernier quart-temps de folie. Face aux Raptors, dans l’enfer du Air Canada Centre, les Raptors ont réussi à maîtriser Curry pendant trois quart-temps. Pas assez pour gagner. Les Warriors les ont crucifié dans les derniers instants malgré un Kyle Lowry étincelant. Le premier affrontement face au Thunder avait lui aussi tout du match parfait pour faire tomber le champion en titre. Encore plus après un premier quart-temps maîtrisé de la part des hommes de Billy Donovan. Mais les Warriors sont revenus, tranquillement, profitant de la fragilité du banc de leur adversaire pour recoller puis passer devant pour gagner le match. Et cette nuit, malgré une réussite collective médiocre (en dehors de Stephen Curry) et Curry absent pendant quelques minutes suite à une cheville foulée, les Warriors ont gagné. Encore.

Golden State a pour l’instant trouvé réponse à toutes les configurations proposées par leurs adversaires. Small Ball, jeu rapide, jeu lent, équipe qui joue grand, qu’importe. Stephen Curry et ses coéquipiers ont toujours su créer la faille. Leur domination est écrasante, indiscutable, totale. Cette supériorité est telle qu’elle incite les adversaires à adopter les mêmes standards que les Warriors. Le piège c’est justement de suivre leur small ball poussé à l’extrême. Car on ne peut pas dupliquer une telle maîtrise. Chaque joueur des Warriors est unique. Bien souvent, ce choix tactique conduit à la catastrophe. «Un lion qui copie un lion devient un singe» écrivait Victor Hugo. Les Warriors font de la NBA un zoo dont ils sont les gardiens.

L’équipe qui fait peur à la NBA

Alors, certes, les Warriors se sont déjà inclinés. Mais pas dans un match où ils ont été concentrés ou en forme. C’est sans doute le côté négatif de leur immense confiance en eux, qui virent parfois à l’arrogance. Ils se savent forts, se pensent des fois trop forts pour leur adversaire et pêchent par hubris. Le côté positif c’est cette capacité à toujours croire en eux. Toujours croire qu’ils pourront encore pousser les limites de l’excellence. Qu’importe l’écart ou la situation dans laquelle ils sont, ils se pensent encore vivants. Jamais une avance ne parait aussi fragile que contre Golden State. Et le pire, c’est que même les équipes adverses en ont consciences. Le manque de sérénité des adversaires qui mènent contre eux est palpable. Toute avance est précaire et à la merci d’un run dévastateur. La NBA a peur de ces Warriors, symbole ultime de leur domination.

Cette peur vient du fait que le menace est multiple. Certes, Stephen Curry marche sur la NBA en ce moment, et il est grand temps de considérer sa saison parmi les plus grandes de l’Histoire de ce sport. Mais Draymond Green, Klay Thompson, Harrison Barnes, Andre Iguodala, peuvent tous, à un moment donné, tenir l’équipe et la maintenir flot. Aucune équipe n’a une aussi grande densité de talents. Si Stephen Curry peut passer à coté d’une rencontre, de temps en temps, peu probable que tous les éléments du collectif se ratent. Pour preuve ce n’est pas encore arrivé cette saison.

En conséquence, se pose forcément la question de qui peut battre cette équipe. Actuellement, les Cavaliers peut-être, les Spurs peut-être, le Thunder peut-être. Ces franchises, dans une grande soirée, peuvent accrocher un match contre des Warriors chancelants. Mais pas de là à les accrocher au cours de toute une série. Battre cette équipe sur une série au meilleur des 7 matches n’est pas concevable actuellement, leur avance sur le reste de la ligue étant abyssal.

Désormais on peut l’affirmer, les Warriors sont déjà champions. Le suspens repassera. Pour l’instant, il faut admirer ce qui restera peut-être comme la plus grande équipe de tous les temps.

4 Comments

  • jejevert01

    J'aime le tag "opinion" ^^ Parce que c'est tout à fais ça, c'est une opinion, on a déjà vu des équipes très fortes en SR chuter en PO (même si on a rarement voir jamais vu une équipe aussi forte et que les dernières de ce niveau ou s'en rapprochant les dernières ont terminées champions)

    Maintenant ce sont les énormissimes favoris, mais on est pas à l'abri d'une surprise, ou moins drôle, d'une blessure.

  • Je l'ai pas précisé dans l'article, mais j'en suis au point de penser que, mis à part une blessure de Curry ou Green, ils iraient quand même au bout avec une blessure.

  • 1lolotw

    pour couronner une saison comme celle là jaimerai qu'ils soient champions, qu'ils continuent à fesser tout le monde jusquau back to back

    pour le mvp il ny a deja plus de doute depuis longtemps

  • Nash-sby le Magnifik

    "Le premier affrontement face au Thunder avait lui aussi tout du match parfait pour faire tomber le champion en titre. Encore plus après un premier quart-temps maîtrisé de la part des hommes de Billy Donovan. Mais les Warriors sont revenus, tranquillement, profitant de la fragilité du banc de leur adversaire pour recoller puis passer devant pour gagner le match. "

    Euh non, pas du tout ! On n'a pas vu le même match…
    Tout du match parfait ? OKC se fait manger et marcher dessus en première MT ( 14 à la MT)…
    C'est OKC qui a du revenir de très loin, notamment grâce à un exceptionnel 3eme QT (merci KD et Kanter).
    Et donc GSW a du galérer solide sur la fin de match.

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