[Power ranking rookie Dunkhebdo] : Episode 1

Faire un power ranking en début de saison est toujours difficile et ça l’est davantage quand on parle comme ici de rookie. Entre ceux qui ont joué plus de beaucoup matches que d’autres, ceux qui ont manqué des rencontres, d’autres qui ont un temps de jeu vraiment fluctuent, difficile de faire un classement !

Il semble néanmoins bon de rappeler quelques uns des critères qui permettent de ranger les rookies. Tout d’abord, bien évidemment, leur niveau, qui ne se reflètent pas toujours dans les stats comme vous le verait pour certains. Ensuite leur production par rapport à leur temps de jeu, en effet marquer 7 points de moyenne en jouant dix minutes est beaucoup plus impressionnant que marquer 15 points de moyenne en 38 minutes. Enfin, contrairement à une course au MVP, les résultats de l’équipe ont une importance mineure car, aucun de ses rookies ne doit faire gagner son équipe.

Maintenant, place au classement, qui fera forcément débat :

1. Michael Carter-Williams (Philadelphie 76ers)

Après une pré-saison mitigée, on n’attendait pas beaucoup de MCW. Maladroit aux shoots et en difficulté avec des pertes de balles, le meneur a su se créer une armée de haters qui lui prédisaient l’enfer en seulement quelques matches de summer league. Mais en un seul match, son  premier officiel en NBA, l’ancien protégé de Jim Boeheim a forcé tous les analystes à revoir leur jugement portant son équipe, annoncée comme la plus faible de la ligue, a la victoire face à l’ogre Miami. Les stats sont éloquentes 22 points, 12 passes, 7 rebonds et 9 interceptions (nouveau record pour un premier match d’un rookie). Trois jours plus tard, il remet ça en se payant le scalp de Chicago, grâce à un nouveau match dantesque (26 points et 10 passes décisives). Une semaine historique qui se conclura par un titre de joueur de la semaine de la conférence Est. Une première semaine folle et une seconde tout aussi extraordinaire lui ont permis de devenir le second rookie, après le légendaire Oscar Robertson, a enregistré plus de 130 points et 50 passes décisives au cours de ses 7 premiers matches chez les pros. En seulement quelques matches, Carter-Williams, présent dans le tiercé de tête de toutes les grandes catégories statistiques chez les rookies, vient de frapper un grand coup dans la course au ROY et surtout de marquer la ligue de son empreinte.

2. Victor Oladipo (Orlando Magic)

Sans les débuts autant inattendus que fantastiques de Michael Carter-Williams, c’est de Victor Oladipo que tout le monde aurait parlé comme le rookie de ce début de saison. Car force de constater que, dans une indifférence quasi-générale, le deuxième choix de la draft a fait de bons premiers matches dans la grande ligue. Sa toute première rencontre a été particulièrement révélatrice, malgré un vibrant soutien de ses anciens fan à la fac d’Indiana, il a su rester dans le match et ne pas céder à la pression.  Mis à part son gros problème de balles perdues (plus de 4 par matches), qu’on peut incomber à son changement de positon qui est pour l’instant plutôt probant, il fait ce qu’il a déjà montré à l’université, c’est à dire un peu de tout. Au scoring, à la passe, au rebond et surtout en défense, il a su apporter à sa nouvelle équipe ce qui fait de lui le joueur le complet de cet draft. Il doit maintenant réussir à intégrer le 5 de départ des magiciens pour complétement exploser, ce qui ne devrait être qu’une question de temps.

3. Nate Wolters (Milwaukee Bucks)

Saisir la chance qu’on lui a donné, voilà ce qu’a  réussir à faire Nate Wolters, la surprise de ce classement. Drafté en 38ème position, il a profité des blessures de Brandon Knight et de Luke Ridnour pour intégrer le 5 des Bucks et se faire sa place. Loin d’être une machine à stat, le gaucher mène pourtant solidement cette équipe de Milwaukee en jouant particulièrement juste, chose rare pour un débutant à fortiori dans une équipe aussi bancale. S’il trouve un moyen d’améliorer ses pourcentages au shoot (moins de 40% à 2 points et moins de 20% à 3 points) et surtout à mieux défendre, il pourrait devenir une des bonnes surprises chez nos rookies. Attention tout de même à ne pas disparaître de la rotation quand les titulaires seront de retour.

4. Ben McLemore (Sacramento Kings )

Ben McLemore était considéré comme le meilleur shooteur de la classe durant le processus draft et il le prouve en ce début de saison. Pour un rookie qui tente autant sa chance, ses pourcentages sont bons mais ce qu’ils ne reflètent pas  c’est son inconstance. Après avoir débuté difficilement en NBA avec 6 points en deux matches (à 2/9 aux shoots), l’ancien JayHawk a inscrit 34 points les deux suivants avant de rester muet le suivant à cause de 4 fautes prises très rapidement. De nombreuses fautes qu’il commet à cause d’une défense vraiment défaillante, on a pu le voir complètement perdu sur certains phases défensives, ce qui explique pourquoi il n’a pas plus de temps de jeu. Pour gagner du temps de jeu et plus important, grimper dans le power ranking de Dunkhebdo, il devra aussi se forcer à jouer légèrement contre nature et à faire plus de passe décisives (il n’en a réalisé que 4 en 3 matches)

5. Steve Adams (Oklahoma City Thunder)

Piquer des minutes de rotation au Kendrick Perkins actuel est plutôt simple, mais le faire comme le fait Steve Adams c’est fort. Encore un peu brute (enfin moins que Kendrick Perkins), il permet au Thunder d’avoir un pivot un minimum dangereux en attaque, notamment aux rebonds offensifs où il apporte un vrai plus à son équipe. Comme la majorité des rookies, ses pourcentages au shoot ne se sont pas fameux et ses erreurs de jeunesse  ont tendance à se multiplie mais cela devrait s’améliorer au fil du temps. Même s’il est encore limité au niveau des minutes, il fait déjà forte impression et pourrait très vite se  retrouver propulser titulaire.

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