Draft

[Prospect de la semaine] Thomas Bryant

Rédigé par

le

Thomas Bryant

Fiche présentation Thomas Bryant:

Poste : Pivot

Taille: 2.08m

Poids : 11 kilos

Date de naissance : 31 juillet 1997 (19 ans)

Université: Indiana

Présentation:

Premier prospect de la semaine et, déjà, un profil atypique en la personne de Thomas Bryant. Si le jeu du sophomore participe à son particularisme, ce qui le rend vraiment unique c’est tout simplement son profil: un pivot de deuxième année. Or, la draft 2017 s’annonce pauvre en pivots et riche en freshmen. Dans ce contexte, Bryant a la possibilité de s’affirmer comme le meilleur pivot de sa classe.

Thomas Bryant représente quasiment à la perfection ce que la NBA d’aujourd’hui demande chez un pivot – c’est à dire, selon certains, beaucoup trop peu. Mobile pour un joueur de sa taille, immensément long (envergure de 2m26) et capable de finir près du cercle. Seules ombres au tableau: son manque de rapidé et de verticalité.

Thomas Bryant offensivement: des exploits trompeurs

Le jeu offensif de Thomas Byrant est l’objet de curiosité. Et pour cause, très peu de pivots – même en NBA – sont capables de réussir ce genre d’action:

Ne vous y trompez pas, le pivot de la faculté d’Indiana n’est pas une menace extérieure, il n’a réussi que cinq petits tirs à trois points au cours de sa saison freshman. Quant à son gestuelle, elle mérite encore du travail. Mais voir un pivot de 19 ans réussir ce genre de prouesse fait logiquement fantasmer les scouts.

A l’heure actuelle, l’apport offensif de Bryant se cantonne à des paniers faciles près du cercle, là où il prend 76.5% de ces tirs selon Hoop-Math.com. Une sélection de shoots qui explique son très haut pourcentage de réussite à deux points (70,7%). Cependant, son manque de verticalité pose la question de la transposition de son jeu actuel en NBA. Au niveau supérieur, les pivots qui endossent ce rôle de finisseur près du panier sont souvent très athlétiques et aériens ou habiles de leurs mains. Bryant ne rentre dans aucune de ces catégories. Point remarquable pour un pivot d’un si jeune âge, il converti plus de 70% de ses lancers-francs.

Offensivement toujours, difficile de ne pas parler de son apport aux rebonds. Ses 11.2% de rebonds offensifs captés quand il est sur le terrain font de lui une vérirtable menace sous les panneaux. Dominant aux rebonds (en attaque comme en défense), il a l’étrange habitude de constamment ressortir vers ces coéquipiers à l’extérieur plutôt que de conclure avec un panier facile. Certes, Bryant est un passeur sous-estimé, apte à trouver des joueurs ouverts en périphérie, mais cette manie le pousse à commettre des pertes de balle, beaucoup de pertes de balle. Les turnovers sont un réel écueil dans son jeu. Son pourcentage astronomique de balles perdues (16%) s’explique à la fois par cette habitude et des séquences où il accapare la gonfle. Au poste, le hoosier est un non-facteur. Ses appuis sont brouillons, ses mouvements stéreoptypés et ses finitions inefficaces.

Un défenseur encore trop naif

La faiblesse défensive de Thomas Bryant, parfois criante, s’explique largement par sa médiocre intelligence de jeu. Illustration sur cette action où il switch sur le pick and roll adverse puis, inexplicablement, lâche son vis-à-vis pour retrouver son attaquant d’origine. Conséquence, son adversaire dispose d’un tir ouvert.

Comme le montre cette action, Thomas Bryant est en difficulté quand il s’agit de défendre le pick and roll. Mais, paradoxalement à ce qu’indique cette action, le point faible de Bryant n’est pas son habilité à changer d’homme. C’est sa tendance assez étrange à trop contenir le porteur de balle pour l’empêcher de pénétrer, quitte à perdre son attaquant d’origine qui n’a plus qu’à plonger vers le panier.

Autre démonstration de cette naïveté en défense sur cette action où Bryant se fait dépasser et dominer physiquement par Moritz Wagner, un freshman de Michigan plus léger que lui.

S’il veut devenir un solide pivot NBA, Thomas Bryant devra aussi s’améliorer au niveau de la protection de la raquette. Ses 0.9 contres – statistique certes imparfaite pour juger de son impact dans ce domaine – ne sont pas assez pour un joueur disposant d’une telle envergure. A titre de comparaison, son coéquipier OG Anunoby à un meilleur pourcentage de contres que lui, bien qu’étant un arrière. Or, s’il ne devient pas un joueur assez dominant en attaque, les franchises NBA pourraient être refroidi par ses lacunes défensives.

En outre, Bryant devra apprendre à jouer un peu plus tranquillement. Son énergie débordante est appréciable. Mais, trop souvent, elle l’amène à prendre des mauvaises décisions. C’est un trait commun à beaucoup de freshmans qui souhaitent mettre à profit leur temps de jeu. A l’aube de sa seconde saison, le pivot devra corriger ce trait.

Thomas Bryant, en bref

Point forts:

– Dominant aux rebonds

– Joueur toujours à fond

– A montré, sur des courtes séquences, qu’il pouvait être spécial

Points faibles:

– Défenseur naif

– Intelligence de jeu déficiente

– Manque de verticalité

Toutes les statistiques de l’article sont issues de sport-reference.com

A propos de Benjamin Ringuet

Créateur de Dunkhebdo en août 2012. Architecte de notre podcast éponyme, auteur de la plupart du contenu draft et bien plus encore. Ne supporte aucune équipe et déteste probablement la tienne. Allergique aux nostalgiques de l'âge d'or de la ligue. Pape du small ball. «Patron relou mais grave kiffant» selon un des rédacteurs.

Recommandé pour vous