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La pre-agency : Le nouvel événement qui rythme nos saisons nba!

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Kawhi Leonard et la pre-agency

A mesure que les saisons nba se succèdent, nous sommes à la recherche d’histoire. Bien que ce qu’il se passe sur le terrain suffit à créer de longues discussions, le hors terrain prend parfois le dessus sur le parquet. Ainsi les périodes de bouleversement d’effectifs sont les plus scrutées. Après les playoffs, ce sont la draft, la free agency et la trade deadline qui créent le plus d’attrait. Désormais un nouvel élément contribue à ajouter de l’incertitude à nos saisons et notre podcast nba « la pre-agency ».

Qu’est-ce que la pre-agency?

L’expression pre-agency a été popularisée par Jalen Rose (figure de la nba des années 2000) actuellement journaliste tv pour ESPN. Elle est souvent reprise depuis par Bill Simmons. La pre-agency est la période où un joueur à 1 ou 2 ans de devenir agent libre demande à être transféré. Plutôt qu’être free agent, le joueur devient pre-agent car il n’est pas libre et est toujours sous contrat. Nous avons eu droit à 3 pre-agency d’all stars ces dernières saisons avec Kyrie Irving, Paul George et plus récemment Kawhi Léonard. Malgré un contrat les liant à la franchise qui les a draftés, les trois joueurs ont réussi à partir de leur initiative avant d’être libre. Eric Bledsoe est aussi un pre-agent mais ne rentre pas dans cette « starosphère ».

Quelles sont les conséquences de la pre-agency?

Les conséquences peuvent-être diverses selon que l’on se place du coté de la franchise ou du coté du joueur. Certaines conséquences s’appliquent aux deux.

Un transfert avant la fin du contrat!

La nba est une ligue de joueurs. Ceux-ci obtiennent souvent gain de cause quand ils rentrent en pre-agency. Ainsi, les pre-agents se font toujours transférer avant la fin de leur contrat. Les franchises qui détiennent les droits ne prennent pas le risque de perdre leur joueur contre rien. Pire, elles ne veulent pas installer une ambiance délétère dans leur vestiaire. Plutôt que de se dire que le joueur est sous contrat et qu’elles n’ont aucune obligation de le transférer, elles cèdent généralement.

Une destination non-contrôlée?

Dans les trois derniers cas, les joueurs avaient tous exprimés une petite liste de franchises dans lesquels ils aimeraient être échangés. Autre point commun, aucun d’eux n’a été transféré dans une des franchises de son choix. Irving est parti à Boston alors que sa liste comprenait San Antonio, Miami, Minnesota et New-York selon Brian Windhorst. Paul George visait lui Los Angeles et est parti au Thunder où il a prolongé depuis. Dernier pré-agent en date, Kawhi Leonard débarque lui à Toronto alors que lui aussi semblait vouloir rejoindre les Lakers.

Le podcast: Kawhi transféré aux Raptors 

Une fin de relation amère.

Les pre-agency amènent un soupçon de dramaturgie au sein d’une franchise. En exprimant des envies d’ailleurs, les joueurs s’exposent à des réactions véhémentes des fans de la franchise dans laquelle ils sont. Autre effet de cette décision, le peu de levier que possède la franchise dans les négociations.

Premièrement, le joueur par sa situation contractuelle (moins de 2 ans de contrat) laisse peu de marge de manœuvre à sa franchise. Ensuite, la nouvelle valorisation des choix de draft et l’avantage contractuel qu’ils procurent malgré leur incertitude en font des assets de haute valeur (parfois à tort). Les équipes sont obligés de prendre des paris ou de se satisfaire d’offres qui peuvent paraître dérisoires. Lorsqu’un joueur exerce sa pre-agency, la franchise où est le joueur est en position de faiblesse.

Et les fans dans tout ça?

La pre-agency mène souvent à une rupture amère entre le joueur et les fans de cette dernière. Cela est en partie due à la contrepartie ainsi qu’ au choix du joueur de bouleverser les « plans » de la franchise. Pourtant dans l’autre sens c’est vu comme du business. L’exemple de Kawhi Leonard est criant. Après douze mois Kawhi la superstar non reconnu est devenu Kawhi le traite avide de popularité. Alors que de l’autre côté les fans de Toronto se gargarisent d’accueillir « The Hand » et ont rapidement tourné la page avec Derozan le visage des années 2010.

S’accrocher à des espoirs de titre est l’essence du fan nba. Qu’un joueur les contrarie en éloignant la  franchise de ce but est un acte de guerre. Les joueurs nba sont des millionnaires salariés de milliardaires, mais sont avant tout des hommes. Ils ont des émotions et cherchent à se mettre dans la meilleure situation pour s’accomplir en tant qu’homme et en tant que joueur.

La pre-agency est très froide et brutale. Elle risque de s’inscrire au fur et à mesure dans nos saisons nba. Plusieurs joueurs pourraient être concernés pour diverses raisons dans les saisons à venir. Un article en complément de celui-ci leur sera consacré à cet effet.

 

A propos de ThomasF

Intéressé par la nba depuis tout jeune, c'est le dunk de Vince Carter sur Fred Weiss qui m'a définitivement fait basculer. Amoureux du jeu old school notamment celui prôné par les Kings de 2002, j'ai au fur et à mesure appris à cultiver ma culture basket jusqu'à aujourd'hui m'intéresser aux statistiques avancées. Fan de Paul Pierce, de Brandon Roy mais surtout des Memphis Grizzlies, j'ai rejoint le site en début 2013, et je vis ma passion au quotidien avec mes acolytes.

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