Boston Celtics

L’inaction parle souvent plus que l’action elle-même, n’est ce pas Danny Ainge ?

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L’inaction peut parfois se révéler plus significative que l’action. Depuis deux semaines, Danny Ainge fait parler de lui alors que l’effectif des Celtics n’a quasiment pas changé, seul Jayson Tatum est venu le renforcer en lieu et place d’un Markelle Fultz à qui la 1ère place de la Draft était promise. Pourtant, on ne cesse de parler de Ainge et des C’s, certains ne comprennent pas le projet et la visée du Front Office, on aurait aimé Paul George, Jimmy Butler, mais aucune de ces stars n’est à Boston en ce début juillet. Pourquoi ? Simplement car Danny Ainge attend le deal parfait, un deal qui n’existe en fait pas.

Quand on regarde ce qu’Indiana et Chicago ont récupéré et donc accepté pour leur star, tout le monde se demande comment Boston n’a pas pu battre ces offres. La triplette LaVine-Dunn-Markkanen est mauvaise mais a réussi à être battu ce vendredi par la doublette Oladipo-Sabonis, encore plus mauvaise et même plus onéreuse. Les Celtics auraient proposé des tours de Draft (Clippers 2019, Grizzlies 2019), Jae Crowder et un autre titulaire, le problème c’est que les équipes sont envieuses, et à juste titre, les équipes parlant aux Celtics connaissent la superpuissance des assets bostoniens. Ainge possède en fait 4 assets principaux : Jaylen Brown, Jayson Tatum, le pick des Nets de 2018 et le pick Lakers/Kings de 2018. Le voilà le problème, une équipe qui laisse partir son meilleur joueur veut en retour ce que la franchise d’en face à de mieux, elle ne veut pas avoir l’impression qu’elle a laissé à la franchise son ancienne star et en plus des assets à hautes valeurs. Voilà pourquoi Danny Ainge n’a pas réussi à gargariser Indiana, et cela car les Pacers avaient et à juste titre, plus de demandes que dans leurs tractations avec Oklahoma City. Bien sur l’offre de Boston est meilleure que celle d’OKC, Indiana a quand même réussi à se séparer de sa superstar et à commencer sa reconstruction en augmentant son cap, mais les Pacers voulaient à juste titre un Jaylen Brown, un pick comme celui des Nets, un Jayson Tatum… Ainge est en quelque sorte victime de son succès, les franchises n’entendent plus se faire rouler dans la farine.

Il ne s’agit donc pas de réprimander Ainge, Danny Ainge en l’espace de dix ans à réussi à interrompre une reconstruction en amenant 2 All-Stars (Kevin Garnett et Ray Allen), faire 2 Finales NBA et en gagner une, envisager en avance et mettre en place une reconstruction, accumuler les jeunes talents/tours de Draft/contrats avantageux tout en jouant les premiers rôles à l’Est. Ainge n’a donc fait aucunes erreurs en tant que GM, pourtant son inaction récente pose question. Avec pas mal d’éléments centraux dans leurs dernières années sous contrat (Isaiah Thomas, Avery Bradley et Marcus Smart), avec un meeting important qui arrive avec Gordon Hayward, Danny Ainge peut voir quelques unes de ses cartes s’écrouler et un futur bien plus incertain que prévu. En effet, et comme je l’entend souvent, Ainge semble tout jouer sur un seul mouvement, un seul échange, quitte à être frileux pour acquérir un Paul George, un Jimmy Butler (les rapports disant que Boston n’a jamais été intéressé par Butler existent, mais Butler devait être visé par Boston, surtout quand on voit ce que les T-Wolves ont lâché pour l’amener dans le Minnesota).

Il y a deux semaines, les Celtics pouvaient envisager de drafter Markelle Fultz, de signer Gordon Hayward et d’acquérir Paul George. Aujourd’hui, aucun de ces trois éléments n’est dans le Massachusetts et Ainge semble attendre, continuer sa collection d’assets avant le deal parfait, un deal qui, désolé Danny, n’existe pas.

A propos de Alan

Aficionados des sports américains, rédacteur NCAA sur Dunkhebdo. A tendance a regretter le passé NBA mais passe son temps à parler des futurs prospects : oui, la bipolarité me caractérise. Fan des Celtics de Boston et adulateur de Tracy McGrady, je participe aussi au podcast tous les mardis.

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