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L’ailier fort NBA (presque) parfait

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Dunkhebdo vous emmène dans le laboratoire du docteur Frankenball, le cousin fou du célèbre Krankenstein qui lui est un fan de basket. Après avoir passé des heures devant la saison NBA, le docteur a remarqué une chose: l’imperfection présente chez tous les protagonistes. Aucun joueur n’est parfait et ça a le don de l’énervé. Du coup, le chimiste fou a décidé de construire ce joueur en prenant le meilleur joueur dans un aspect précis du jeu. En additionnant tous ces petites perfections dans un point du jeu, Frankenball espère construire le joueur parfait à chaque poste. Aujourd’hui, place aux ailiers forts.

Pour cette édition sur le portrait d’un arrière, 6 critères seront pris en compte:

– le physique qui ne prend pas seulement en compte le gabarit (taille, poids, musculature) mais bien l’ensemble des qualités athlétiques (vitesse, endurance, détente, explosivité…). Dernier point à prendre en compte: la faculté qu’à le joueur à rester en bonne santé.

– le shoot concerne lui seulement la mécanique et le taux de réussite, la sélection de shoot n’est pas prise en compte.

 la défense c’est tout simplement la faculté qu’à le joueur à bien défendre

– l’intelligence de jeu est peut-être le critère le plus important. C’est l’aptitude du joueur à faire les bons choix, comprendre ce qui se passe autour de lui et connaitre les ficelles du jeu.

– le mental s’intéresse à la force du joueur d’un point de vue psychique. C’est un joueur battant, guerrier et prêt à tout pour jouer sur le terrain.

les rebonds qui représentent la faculté du joueur à prendre des rebonds, aussi bien offensifs que défensifs, ainsi que son placement et on envie.

Physique:  Blake Griffin

Blake Griffin est au poste d’ailier fort ce qu’est Russell Westbrook à celui de meneur. C’est un joueur anormalement physique pour sa position. Avec ses 2m08 sous la toise, il a la taille dite «normale» pour un 4 NBA, mais c’est bien la seule chose normale chez lui. Commençons par le plus évident : sa détente. Kendrick Perkins, Timofey Mozgov ou Pau Gasol peuvent en témoigner, le jeune homme vole et à un malin plaisir à atterrir sur le visage de ses adversaires. Un autre aspect de son jeu qu’on a tendance à sous-estimer c’est sa puissance. Car sans puissance et malgré la plus grande détente possible, impossible de réaliser des posters. Les joueurs précédemment cités le confirmeront, c’est bien l’alliance de détente plus puissance qui les ont fait entrer dans la postérité. Les mauvaises langues diront que Griffin pourrait être encore meilleur en s’appuyant d’avantage sur son physique, au lieu de jouer un peu soft. Il en reste que «The Quake» est un des joueurs les plus craints de la ligue et en grande partie à cause de ses qualités athlétiques. Ajoutez à ce cocktail une vitesse au-dessus de la moyenne et vous comprenez l’évidence de ce choix.

Alternatives possibles : Serge Ibaka, Aaron Gordon

Shoot : Dirk Nowitzki

C’est d’un de ces magnifiques cheveux soleil que l’allemand dépasse ici Kevin Love. La longévité a payé. A 36 ans, Drik reste la référence niveau shoot à ce poste. Grâce à une mécanique qui le rend quasiment impossible à contrer, il terrasse toutes les défenses NBA depuis 16 ans. Sa signature : son fadeway au poste sur un pied, tir décortiqué par l’émission américaine Sport Science qui l’a démontré scientifiquement impossible à contrer. Mais le limiter à ce move est proche du blasphème. Que ça soit à 3 points, à mi-distance sur la ligne de réparation ou au poste bas, il trouvera toujours un moyen de planter un shoot. Et ce ne sont pas ces pourcentages en carrière (48% aux tirs, 38% à trois points et 88% aux lancers francs) qui vous diront le contraire.

Alternatives possibles : LaMarcus Aldrigde, Kevin Love

Défense : Anthony Davis

Il n’aura fallu que deux petites saison, et encore moins si l’on compte ces multiples blessures lors de sa première campagne, à Anthony Davis pour devenir la référence de la ligue à son poste en défense : un sacré exploit. Alors qu’est ce qui le rend si fort ? Trois mots : envergure, vitesse et intelligence. Deux premières compétences qui semblent plus avoir leur place dans la partie physique mais pourtant non. Meneur de formation qui a poussé sur le tard, Davis est très vif pour sa taille. En plus de ça il a de longs segments. Enfin, c’est un joueur qui possède un vrai sens de l’intimidation. Mélangez tout ça et vous obtenez le joueur le plus intimidant et le meilleur contreur de la ligue. Pas mal pour un jeune homme de 22 ans…

Alternatives possibles : Serge Ibaka, Taj Gibson

Rebonds : Kevin Love

Certains polytechniciens pédants de la balle orange aiment bien critiquer l’intérêt des statistiques. Quand on en arrive à parler des rebonds, avouez que c’est quand même difficile de ne pas largement s’appuyer sur elles. Partant de cela, le choix de Kevin Love tombe sous le sens. Sur les 4 dernières années, c’et le meilleur dans cette catégorie tout postes confondus ! Avec une moyenne de 13.7 prises sur cette période, c’est sans débat l’aspirateur le plus puissant du magasin NBA. Là encore, certains diront qu’il a tendance à privilégier ses rebonds à la défense. Quand on se penche sur ses matches, on remarque que c’est en partie vrai. Mais ce n’est pas ce qu’on note ici. Et puis, toujours en étudiant ces matches, on se rend compte que sa faculté de placement est absolument fantastique. A tel point que c’est à se demander s’il ne sait pas déjà on va tomber le cuir. De quoi clore tout débat…

Alternatives possibles : Anthony Davis, Kenneth Faried

Intelligence de jeu : Tim Duncan

On peut faire un parallèle entre Tim Duncan et Andre Miller. Tous les deux ne sont pas  les plus athlétiques mais tous les deux  restes très compétitifs, voire même plus pour Duncan qui est toujours une référence à son poste.  Si vous doutez du choix de Duncan une seule chose à faire : regarder les matches des finales. C’est l’illustration parfaite du Q.I basket de Duncan. En défense, malgré un physique d’un joueur de son âge, il sait comment changer sur les écrans et aider ses coéquipiers. En attaque, c’est un peu comme un vieux renard au foot. Il est toujours au bon endroit au bon moment pour gratter un rebond, un panier facile ou autre chose. Et ça, ça ne s’apprend pas.

Alternatives possibles: Pau Gasol

Mental : Kevin Garnett

Qu’on le considère comme un fou ou un guerrier. Qu’il nous effraie ou qu’on l’admire. Qu’il nous révulse ou nous attire. On ne peut pas nier que Kevin Garnett est un personnage. Un homme qui voit plus le basket plus sous l’angle d’une guerre de tranchés ou d’un combat de bar. Une attitude qui peut être épuisante à la longue mais qui ne nous laisse pas indifférent face au personnage. A ses côtés sur le parquet, vous pouvez être sûr qu’il deviendra votre meilleur ami tant il est capable de mourir sur le terrain pour ses couleurs. Mais là aussi encore, KG peut être excessif. Comme le prouve l’anecdote d’un échange entre lui et Glen Davis qui avait fini par des larmes de Big Baby.

A propos de Benjamin Ringuet

Créateur de Dunkhebdo en août 2012. Architecte de notre podcast éponyme, auteur de la plupart du contenu draft et bien plus encore. Ne supporte aucune équipe et déteste probablement la tienne. Allergique aux nostalgiques de l’âge d’or de la ligue. Pape du small ball.

«Patron relou mais grave kiffant» selon un des rédacteurs.

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  • K270

    Bosh ?

    • Il aurait pu apparaître dans les mentions pour shoot, mais je pense que l’hésitation sur son poste lui a couté sa place. C’est un 4 mais il joue 5 la majeure partie du temps

      • Benjamin

        Ah non c’est pas l’hésitation sur le poste. C’est juste qu’il a pas sa place dans une catégorie

        • K270

          Duncan aussi. Je le mets à la place de Duncan personnellement et je mets Duncan pour le pivot presque parfait